Jour 9- Pax
Pour ceux qui ne sont pas familiarisés avec le latin, le mot ''pax'' signifie ''paix''. C'est un petit mot, trois lettres, ou quatre en français, cinq en anglais...mais bon, c'est pas un cours de langue. Pourtant, je crois que c'est l'une des choses que je désire le plus en ce monde. Trois lettres, est-ce trop demandé? Cependant, à comparé d'autre jours vécus par le passé, cette journée s'est plutôt bien déroulée, malgré que mes craintes par rapport à la grève sont à leur appogée étant donnée que ma très chère et tant attendue compétition de musique n'aura peut-être pas lieu.
Dans ma vie, je n'ai pas grand chose à quoi m'accrocher. En fait, j'ai vite compris que dans la vie vallait mieux être accroché que suspendu...La musique fait parti de ces rares points de repère que j'ai réussi à me fixer au cours des années pour ne pas perdre la carte. Aucunement convaincu que ça m'aide à rester lucide, mais au moins ça me permet de rester concentrer sur quelque chose et, par chance, de me changer quelque peu les idées.
Disons que côté existence, la mienne ressemble un peu à un roman de Mary Heggins Clark, avec plus de rebondissements et des personnages plus convainquants, et le contrôle n'est pas laissé aux mains d'une américaine. Mais bon, il est évident qu'avoir à choisir, elle serait différente. Parfois il m'arrive de me dire que je devrais cesser de penser, de me torturer. Est-ce que ma vie serait meilleure ensuite? Sans penser? Sans contrôle? J'en doute mais un répit, un ''shut down'' de mon cerveau serait tout de même le bienvenue des fois. Il m'arrive de regretter d'avoir la foi. Assez inutile merci, mais au moins je pourrais jeter le blâme chaque fois que ça ne va pas sur une personne, une chose, une légende, un mythe....Dieu!
Je n'ai pas de conviction religieuses. En fait, j'ai toujours considéré que je devais me servir de ma tête et de ce que j'avais. Je ne suis pas rebel, mais j'aime prendre les choses en mains comme je le sens, donc les écrits religieux ont rapidement pris le bord dans ma tête. Une antité supérieure? J'y ai cru jusqu'au 5 janvier 2001 précisement, le jour où on m'a enlevé ma grand-mère...
Le cancer, ça frappe fort. C'est comme un coup de vent à 800 km/h, ça te jette quelqu'un à terre dans le cas de le dire sans que tu l'ai vu venir, mais surtout ça laisse pas trop de marques. Mais bon, ça gruge l'intérieur en prennant possession du territoire sans crier gare. Ça fait mal de voir quelqu'un qu'on aime et de ne pas le reconnaitre à cause de la maladie qui détruit tout son être. Je regardais ma grand-mère et j'avais l'impression d'assister à une scène de l'Exorciste, vomi inclut.
Quand, tout a été fini, c'est à ce moment là que j'me suis ouvert les yeux: Il n'y a rien qui puisse nous aider, personne qui nous écoute, ni géni, ni Dieu, ni Hobbit! La vie ne tient tellement à rien, faut savoir quand lâcher au bon moment! Mais bon, j'me suis dit que Dieu n'existait pas, ou qu'il était trop cruel.
Présentement, le pape Jean-Paul II se meurt. Une personne souffre, une personne croyante....Il y a peut-être de la justice en ce monde pourri.
