Jour 11- Mélancolie
Le titre en dit encore une fois assez long sur la journée. En fait, je crois que c'était sans contredis l'une des journées les plus chiantes de ma vie. La température n'est pas de mon côté, je crois qu'il a plut toute la journée. En fait, comme à chaque averse, il y a une marre d'une taille phénoménale devant la maison du voisin. Plus le temps passe, plus cette mer d'eau de pluie se rapproche de chez moi. Ajoutez à cela la neige qui fond à vue d'oeil... Le sol est mouillé, l'air est humide, le ciel est gris; tout les ingrédients pour faire une journée qui part du mauvais pied.
Le pape est mort. Très sincèrement,j'aimerais pouvoir dire que ça me laisse indifférent, mais ce serait mentir. Je ne rescent pas un sentiment de deuil, pas de vide intérieur ou quoi que ce soit. Je ne le connaissais pas, ne croyait nullement en sa religion que je haissais au plus haut point, mais d'une autre côté, son départ apporte un certain changement. Cependant, je crois connaitre la raison à tout celà. Le problème réside dans le ''brain-wash'' que font les médias. Dans l'histoire, les papes ont toujours été des tyrans biens plus que des sauveurs, mais les médias en ont fait une sort de gros toutou bien dressé et sympathique, si bien que la population n'avait d'autres choix que d'y croire. Pour la première fois de ma vie, je crois que je peux affirmer que j'ai été manipulé par les médias, ou du moins c'est la première fois que je m'en rend compte à un tel point.
Il fallait s'attendre à cette mort,mais le fait de ne pas savoir ce qui va arriver avec tout ça, c'est un peu perturbant pour quelqu'un qui planifie tout tellement longtemps à l'avance. Mais bon, ça faisait deux jours qu'on ne parlait presque de ça sur toutes les chaînes télévisées. Reste seulement à espérer qu'on n'annoncera pas sa mort encore pendant deux jours sans arrêt.
Tout ça porte cependant à réfléchir. C'était le pape, un symbole pour la religion. Il est certain qu'il a fait bien plus que ce que la plupart d'entre nous ne pourrons jamais faire durant toute une vie. Il avait l'avantage d'avoir le pouvoir et la volonté. Quand je vais mourir, je sais que ce sera fini. Personne n'en parlera et c'est tout juste si j'aurai quelques lignes à ma mémoire dans un journal local.
Ce que je n'aime pas avec la mort, c'est le côté ''familial''. Le deuil est une épreuve difficile à passer, c'est pourquoi on essaye tant bien que mal de le passer en famille. Je parle par expérience, n'aillant pas vécu beaucoup d'enterrement dans ma vie, mais lors de la réception suivant l'enterrement de ma grand-mère il y a de cela quelques années, il y avait beaucoup d'alcool et très peu de chagrin. J'imagine que ce sera la même chose avec le pape, le vin de messe va couler à flot!

0 Comments:
Publier un commentaire
<< Home