mercredi, mai 04, 2005

Jour 42-Analyse

Un regard critique à porté sur aujourd'hui s'impose je crois. En fait, c'est depuis longtemps la journée qui m'a le plus fait réfléchir. J'aime bien ce genre de journées, pouvu qu'elles n'arrivent pas trop souvent. J'aime réfléchir, c'est de plus en plus clair. Faut croire que j'aime tourner le fer dans la plaie, gratter mes gales comme on dit. J'aime penser, ça me torture, je dois être un peu masochiste, tout le monde ne cesse de me le répéter.

En histoire de l'art, on a un peu abordé le côté territorial du groupe. En fait, le Cégep c'est comme une mini-société à part entière. On a de tout,même des amis! Mais très sérieusement, en art, on a une aile juste pour nous, comme si on nous excluait du reste. Encore là,faut selement se demander si ce n'est pas nous qui nous isolons. La meilleure preuve c'est que lors de la grève et de la proposition de bed-in, la première chose qu'on a fait a été de se replier dans nos locaux. Est-ce que l'artiste est si différent de la masse? Je sais,la question suppose une certaine forme d'élitiste,mais l'incompréhension en est surement la source. Tout part de l'incompréhension,c'est vraiment abominable tout ce qui peut en résulter. Le comportement humain m'exaspère....

Un peu plus tard, j'ai reparlé a un ami de longue date. Ça rend toujours heureux de voir que les personnes évoluent, parfois en cachette, mais qu'ils finissent par revenir. Effet boomerang? Non, faut pas charier mais tout de même, j'aime bien l'idée de garder contact. J'ai toujours un sentiment bizarre cependant,un peu hésitant entre un plaisir intense de revoir quelqu'un et un certain reproche en voulant dire ''non mais donner signe de vie,ça t'es pas passé par la tête??''. Le second côté est le plus décevant, donc il est vite enterré par le premier, fort heureusement sinon les retrouvailles seraient d'une platitude frappante! N'empêche, ça fait toujours plaisir.

Une entrevue pour un travail: un mal nécessaire! Bordel,j'déteste ces trucs là. J'ai tellement l'impression d'être un paquet de viande à l'épicerie. C'est dégueulasse! T'es là,on te regarde, on te pose des questions...Quoi dire? Non...quoi ne pas dire surtout! Ça fait tellement égocentrique, se vanter, se décrire, bordel j'veux une job pas remonter mon égo! On te demande toujours de décrire ta réaction dans une situation. Comment puis-je le savoir? Le stress, mon humeur....bref tonnes de petites circonstances qui peuvent banaliser ou amplifier une situation. Comment être certain de ne pas se tromper? Ça m'énerve un peu ces trucs là,mais d'un autre côté j'crois que ça a relativement bien été. Peut-on s'en sortir mal durant une entrevue? On l'a ou on l'a pas je crois...ca s'arrête à ça! Dommage cependant qu'on nous laisse trop rarement notre chance.