Jour 57 et 58- Two Become One
Retard, comme toujours, comme c'est de plus en plus fréquent...comme ça m'écoeure! Mais bon, la santé avant tout,surtout lorsqu'il est question de sommeil. Je dort peu, j'arrête pas de m'en plaindre, sans cesse en fait. Je cours après faut croire, en parler n'arrangera rien....peu importe. Le fait est que je préfère mettre une énumération de stupidités, de conneries de toutes sortes, un ramassi de larmes tournées en forme de mots, de la grosse émotion comme seul la platitude du dictionnaire peut en exprimer. Mais bon, dormir ça fait du bien, du moins j'espère. Ce qu'il y a de bien quand on dort, c'est justement qu'on ne réalise pas qu'on dort. En fait, j'aimerais pouvoir décrire cette impression de dormir, de ne pas exister, de ne pas être couché, de ne pas avoir les yeux ni ouverts ni fermés, de ne pas avoir d'yeux quoi! Oui, je crois que j'aimerais le savoir, vivre le sommeil pour savoir ce que c'est. Parfois j'ai l'impression de ne pas rêver, alors j'imagine que je ''dort''...bref que je me repose les yeux fermés, déconnecté de toutes réalités et la tête plus vide que celle de ma prof de dessin. C'est fou tout ce que je donnerais pour pouvoir voir ma vie de l'extérieur, voir de quoi j'ai l'air, comment j'agi, ce que je dis, ce que je fais....bref être capable de me détester plus que je ne le fais présentement. Mais bon, on est pas là pour parler du sommeil, malgré le fait que j'ai l'impression de n'avoir rien dit d'aussi brillant depuis bien longtemps....
Enfin,concernant les deux journées qui viennent de passer, j'ai un peu de difficulté à les décrire, surement à cause du manque de sommeil qui,une fois de plus, compresse mon cerveau et m'empêche de penser ''normalement'' si normalité il y a dans le cas présent. Mais bon, on s'en fou! Le fait est que je suis sorti de ma phase nostalgique pseudo-dépressif à tendances parano. En fait, je crois que j'ai seulement été capable pour une fois de me dire un gros et vulgaire ''TA GUEULE!'' bien fort, bien profond...fort probablement que pour une fois, il n'entrera pas par une oreille et ne sortira pas par l'autre. En fait, j'dois dire que je ne l'ai pas réalisé seul...je ne suis pas seul. Révélation! Oh que oui, en fait le traumatisme dans ma vie c'est de considérer que je peux faire du mal tandis que je ne veux pas souffir...égoïsme quoi...Le fait est qu'on m'a parlé,on m'a rassuré et on m'a simplement dit de vivre....tout simplement.
C'est quoi vivre? À quoi ça sert? Qu'est-ce que ça rapporte?.....J'crois qu'il n'y a qu'une seule réponse pour toutes ces questions: RIEN DU TOUT! Les standards sont pas placés trop haut en fait, c'est tout de même pas mal,surtout quand on considère que chaque vie se solde par un échec lamentable et éventuellement sous terre. Enfin bref, peu importe ce qui arrivera, j'devrai faire avec ce qui arrive. A-t-on le choix? Théoriquement oui mais en pratique,c'est différent. La vie de société impose. Fait ce que tu as à faire, laisse les choses aller, concentre toi sur......rien du tout et fonce! Tout simplement!!
J'aimerais être un enfant....
À quoi sert la déprime sinon qu'a être déprimé? Est-ce que c'est dans l'intérêt de quelqu'un d'être déprimé? Fort probablement pas, à part pour se donner un look wannabi-goth...on en est pas à un détail près, de toute manière pour eux c'est une question vestimentaire. Pourquoi est-ce que je me plaint? Pourquoi est-ce que je j'suis triste? Pourquoi tous ces pourquoi? La réponse d'un pourquoi peut être tellement large, tellement insignifiante. Une réponse est une réponse, bonne ou mauvaise...j'exige une constatation, un fait, une explication rationnelle,une affirmation, une élaboration qui va dans le sens positif....J'EXIGE....je n'obtiens jamais..
Est-ce que je suis heureux? C'est le dernier de mes soucis, je sais seulement que je ne veux pas être triste ou déprimé, voilà. C'est pas trop compliqué. Il n'y a pas que deux choix je sais, rien n'est blanc ou noir, mais bon,les différentes valeurs de gris c'est assez large. Une large gamme d'émotion,reste juste à trouver où se positionner par rapport tout ça. L'inventaire est trop long, mon attention trop faible, ça sera pour une autre fois. J'ai toute la vie pour décider comment je me sens. De toute manière, je sais que je ne m'en sortirai pas vivant, aussi bien se laisser une plus grande liberté d'ici là.

1 Comments:
c'est intéressant de se questionner sur le sommeil, c'est encore plus intéressant d'en priver les autres...
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