jeudi, juin 30, 2005

Jour 98- Break

Pas de travail pour aujourd'hui. Fait du bien, tellement de bien. Cependant, je ne sais pas trop pourquoi, on dirait que mon cerveau est comateux.C'est surement à cause du peu de sommeil que j'ai eu. Enfin, on s'en fou, j'ai simplement aucune idée de quoi inscrire pour ce soir.

Je m'interroge des fois sur l'importance d'écrire. C'est sur qu'au début, c'est une quête, une façon de me comprendre, de me trouver. Mais maintenant que c'est fait, que je vis ma vie ( ou du moins que je tente de la vivre du mieux que je le peux ), je crois que c'est devenu une habitude, une routine, un besoin. Oui, j'aime écrire, c'est une de mes nouvelles passions. Je me plait à m'exprimer, à dire tout ce qui me passe par la tête. Je ne sais pas si je m'améliore, le but n'est pas là de toute façon, mais le fait est qu'avec la pratique on finit pas développer certaines aptitudes, choses non négligeable. Mais bon, savoir écrire ne signifie pas forcement avoir l'imagination requise pour écrire, malheureusement.

Je suis allé au cinéma plus tôt dans la soirée. Nouveau film: La guerre des mondes. Pas mauvais, mais j'ai pas l'intention d'en faire une critique. C'est fou cependant à quel point une explosion peut rendre la foule hystérique. Le public veut de la violence. Non seulement il en mange, mais il en redemande. Assez paradoxal quand on considère toute la censure qui est fait. On se la joue ''je n'aime pas la violence'' quand on est vraisemblablement des consommateurs abusif de cette même violence. Je n'arrive pas à comprendre l'être humain....

Pour en revenir au film, c'est fou à quel point on est vulnérable. Tant de dangers, partout. Il y a vraiment de quoi virer parano, mais bon, l'inquiétude modérée n'a jamais tué personne. Le fait est qu'il ne fait tellement rien négliger, être attentif à tout, surveiller chaque détails afin que tout aille pour le mieux. Un catastrophe et un succès c'est la même chose, à un infime détail près. Il y a tout de même matière à réflexion. Ne rien sous-estimer, car ce serait la pire erreur de le faire!

mercredi, juin 29, 2005

Jour 97-Canicule

C'est la canicule, enfin, je crois. J'ai jamais trop compris les trucs de météo. Peu importe, le fait est qu'il fait chaud, trop chaud même. Mon corps transpire surement plus qu'il n'est humainement possible de le faire par des endroits de mon anatomie dont j'ignorait presque l'existence. Mais bon, tout ça pour dire qu'il fait extrêmement chaud, c'est à la limite du supportable. Quand il est question de chaleur et d'humidité accablante à la télé, vaut mieux ne pas trop penser à son confort. En fait, c'est le mot ''accablante'' qui me dérange le plus. Comme si le fait de devoir supporter la chaleur n'était pas suffisant, on lui attribue un qualificatif, question de la rendre encore plus désagréable. Perte de temps! On le sent bien qu'il fait chaud, voilà! Il y a trop de trucs insignifiants et stupides de ce type là dans le monde, j'imagine que ça fait parti de la ''game''.

Respirer, de l'air frais, quel plaisir! Je me sens revivre de plus en plus à chaque seconde que je passe à l'extérieur, au frais. Non seulement j'arrive à survivre quelques minutes de plus, mais surtout je m'éloigne, je j'isole, je réfléchie...surtout au travail. Oui, enfin mon cerveau arrive à fonctionner au boulot, à mon grand soulagement, il faut le préciser. Actuellement, je crois que l'une de mes plus grandes préoccupations est de demeurer au moins où j'en suis, question de ne pas trop régresser, ne pas m'abrutir. Je sais que j'apprend, j'apprend toujours, et sincèrement c'est ce qui me fait peur. L'abrutissement est un phénomène quelque peu paradoxal si on y pense bien. Il ne consiste pas à se vider la tête de toutes les choses sensées mais plutôt de la remplir de trucs stupides. Donc on apprend à être con.... Mais bon, avec tout ça, j'ai parofis l'impression que tout cet apprentissage est de trop. Surcharge d'information dans mon crâne, quoi faire? Quoi penser? Je ne sais même pas qui je suis moi-même, je ne sais pas vivre MA vie parce que j'ai toujours préféré vivre ou essayer de vivre celle d'un autre, je ne suis pas honnête avec moi. Je suis une cause désespérée. J'ai besoin d'être seul, faire un peu le point je crois. En fait, c'est ce dont j'ai besoin, pourtant je ne veux pas car il y a un autre besoin qui entre en ligne de compte: celui d'être heureux. Dans mon cas, ça implique la nécessité de ne pas être seul, du moins pas trop longtemps.

Je me demande où je me situe par rapport à tout ce qui est stupide.Dans le favorable? C'est peut-être le contraire. La question restera surement sans réponse car je crois qu'il est du devoir de tous et chacun de porter un jugement sur moi. Dans cette histoire là, je suis spectateur, vous avez le bénéfice du doute. Je n'ai toujours pas trouvé de sens à mon existence, pas de chemin précis. J'ai cependant trouvé la personne avec qui je veux m'aventurer dans ce chemin indéterminé, un personne qui donne une raison d'être à ma vie désordonnée. Pour moi, c'est tout ce qui compte, malgré la chaleur qui me déshydrate et l'abrutissement qui me guette...

mardi, juin 28, 2005

Jour 96(suite)- Compétition et contradiction

La soirée a été complètement à l'opposé de la journée. Malheureusement, toute bonne chose à une fin, retour au travail signifie malheureusement trop souvent dure retour à la réalité, ma réalité. Elle est assez emmerdante en fait, mais bon, que dire de plus, la vie est banale, suffit seulement de savoir bloqué le négatif pour qu'il ne passe pas par-dessus le positif. Peu importe, le fait est que je n'aime pas mon boulot. Je sais que je ne cesse de m'en plaindre, mais je crois que c'est viscéral, trop imprégné en moi. Sincèrement, je crois même que je n'y prendrai jamais plaisir, sauf peut-être en voyant l'argent se déposer automatiquement dans mon compte en banque chaque mercredi soir, minui tappant! Mais bon, un boulot chiant qui paye bien, ça vaut tout de même quelque peu la peine de se faire chier quelques heures, ça réduit l'orgueil, ça fait transpirer un bon coup. J'ai moins l'impression de m'abrutir maintenant, quoi que j'ai toujours l'impression que je ne suis pas en mesure de réfléchir, du moins pas autant que je le voudrais. Je songe à trimbaler un bloc-note, question de pouvoir écrire ce qui me passe par la tête pendant les temps morts. Mon mépris pour le genre humain est à son zénith quand je suis au boulot.... Tout ça pour dire qu'en moins de 12h je suis passé d'un étant de bonheur intense à un état semi-dépressif à moitié assomé par la température trop élevée, le bruit assourdissant des machines et des travailleurs pas toujours futés. Le bonheur se déplace, il ne disparait pas. Il reviendra en force, je le sens car il prend déjà des forces!

J'aime pas trop la compétition. Il y en a trop, et partout surtout. Ça m'énerve royalement même. En fait, ça m'a marqué hier quand j'attendais mon ''lift'' pour aller travailler. Au-dessus de la route, il y avait des mouettes qui volaient. Étrangement, elle se sont toutes mises à relacher allègrement leurs selles au-dessus des voitures, un peu comme des enfants qui lancent des roches sur les poissons à partir d'un pont, sorte de jeu à savoir laquelle à le trou du cul qui vise le mieux... Au travail c'est pareil. On dirait tout le temps qu'il y a quelqu'un qui te regardes de haut pour te dire ce que tu fais de pas correct. Blasphème!La terre arrête de tourner! J'ai fait une gaffe. Bordel, on s'en fou, 2 secondes et j'arrives à la réparer, plus de peur que de mal. Pourtant, on en entend parler toute la soirée. Un bon coup? Nah, ça passe trop inaperçu, on s'attarde pas à ce qui va bien de toute façon. Ça m'énerve d'avoir toujours quelqu'un sur le dos pour me dire ce qui ne va pas, comme si j'étais trop stupide pour m'en rendre compte...On est pas là pour montrer qu'on est le meilleur, le but de la vie est tout autre. Je ne sais pas si l'existence à un but précis, mais chose sure, il n'est pas là.

J'ai pensé un peu au destin aujourd'hui, en regardant les mouettes en fait. Je n'ai pas compris. Disons que ces jours-ci, j'ai entendu quelques histoires un peu absurdes concernant le tarot, les arts divinatoires et tout. Je me suis un peu interrogé. Si le destin existe, forcement qu'il est inscrit quelque part. Sincèrement, j'y crois pas, mais d'un autre côté c'est tout autant intéressant puisqu'il faut chercher plus afin de pouvoir apporter des éléments qui le rendrait quelque peu...croyable.Enfin bref, l'idée des cartes c'est tout de même intéressant, les dessins sont souvent particulièrement kitch en plus. Mais bon, tout ça on s'en fou, le fait est que j'en suis venu à me dire qu'il n'y avait rien de logique dans tout ça. Comment des cartes tirées au hasard pourraient donner la réponse à une formule écrite d'avance. C'est un peu comme le jeu du cadavre exquis qui donne parfois des résultats intéressants, voir cohérents, mais parfois ça n'a ni queue ni tête.

Si le destin est écrit, dans un livre, dans le ciel, dans la terre, dans l'eau, dans le jus de melon d'eau ou peu importe, je ne sais pas comment décrire le récit de ma vie. Drame? Tragédie? Comédie? Enfin, c'est tout de même étrange à quel point je ne sais jamais comment me positionner face à cette question..Pour l'instant, je suis heureux, tellement heureux, c'est tout ce qui importe!

L'amour donne parfois un sens à l'existence, une raison d'être à la vie, j'aime aimer car j'aime vivre ma vie....

lundi, juin 27, 2005

Jours 93 à 96- Vivre

Quatre jours que je ne suis pas passé ici. Sincèrement, je me demande si ça m'a manqué. Ça devient en quelque sorte une habitude de passer sur mon blog, d'y inscrire mes états d'âme, d'y étaler ma vie d'une façon plus ou moins directe. Enfin, il suffit de lire entre les lignes pour tout comprendre, mais pas forcement pour apprécier. Je sais que ma cervelle c'est plutôt un bordel, donc c'est pas toujours des plus agréables à consulter et pas toujours simple non plus. Mais bon, il suffit de savoir en tirer le meilleur afin de l'apprécier pleinement. La vie est ainsi faite, il faut apprendre à saisir le bon et repousser le mauvais. Chose difficile, mais pas impossible.

C'est quelque chose que j'ai appris en quatre jours, enfin, quelque chose auquel j'ai été confronté durant les derniers jours qui se sont écoulés. Le problème, c'est que j'me sens plutôt mal de savoir que j'ai attendu aussi longtemps avant de me permettre de vivre enfin pleinement, être qui je suis. En fin de semaine, j'ai enfin réussi, pour la première fois, à être à l'aise avec moi-même, à être enfin heureux. Oui, j'étais définitivement heureux, plus que jamais. C'est fou à quel point on peut être dépendant du bonheur, il me manque déjà, tellement. J'ai peur de le perdre, de ne plus le retrouver, me voir une fois de plus abandonné par ce bonheur que j'ai eu tant de difficulté à trouver et qui peut me glisser des mains à tout instant. C'est fragile, si important. J'aime ce plaisir, ce bonheur qui m'a été donné pour je ne sais quelle raison. J'suis tellement pas certain de le mériter, mais en même temps, je n'ai pas envi de me poser de questions sur le pourquoi du comment, il est là et je compte en profiter, vivre heureux pour le peu de temps qui m'est alloué avec lui. Pour une fois que je le tiens, je ne veux pas le voir partir, ce serait trop difficile, surtout que mon bonheur a un nom, un nom tellement important pour moi...

Je suis retombé en enfance, du moins dans ma tête j'avais l'impression d'être quelqu'un d'autre. Je ne me connais pas, je suis un étrangé pour moi, comment me saisir en entier?J'en sais trop rien, mais je m'en fou. Quelqu'un qui sait m'apprécier m'apprécie tel que je suis, dans le bien comme dans le mal. J'ai peine à me comprendre, je ne suis pas assez rationnel peut-être. Je n'ai tellement plus envi de me poser de questions, ce sera pour plus tard. J'ai envi de jouer, d'avoir le plaisir que je n'ai jamais eu. Faire comme vendredi et faire une guerre de fusil à l'eau, sauter dans des flaques, courir sous la pluie en criant, lancer des roches dans l'eau pour faire des ricochets...Je veux tout simplement vivre, vivre comme je n'ai jamais vécu, mais pas vivre seul..

jeudi, juin 23, 2005

Jour 92- Étrange

Il m'est difficile de me comprendre, principalement ces jours-ci. On dirait que je passe d'un stade très sensible à une étape de totale indifférence dans un temps record. Mon cerveau ne fonctionne peut-être pas bien, ou il se peut que je sois tout simplement blasé. Le fait est qu'aujourd'hui au travail, c'était relativement mort, du moins entre mes deux oreilles. J'essaye de ne pas penser, de toute manière c'est peine perdue. Le bruit est sincèrement assourdissant, bref je ne m'entendrais pas moi même. Cependant j'ai remarqué aujourd'hui que ma tête est plus stupide que je ne voudrais le croire. En dialoguant intérieurement avec mon moi-même, celui qui réside dans ma tête, j'ai réalisé que le discourt contenait non seulement des erreurs de prononciations, mais aussi que je déparle. Je fais même des lapsus. Ça augure bien. J'crois que c'est un signe flagrant que j'ai besoin de repos, mais surtout de temps pour réfléchir, mettre les choses au clair car je suis plus embrouillé que jamais.

On distingue trop l'homme de l'animal, chose stupide selon moi. C'est la même chose en bout de ligne. Mais bon, faut comprendre que l'homme est une créature narcissique, faut donc pas se poser de question s'il s'auto-proclame créature appartenant à une catégorie ''dominante'' et qu'il se dissocie complètement du reste du règne animal par pure égocentrisme. Enfin bref, aujourd'hui, je me suis senti beaucoup plus près de l'animal que de la ''créature rationnelle'' que je devrais logiquement être de par mon code génétique. En fait, j'avais envi de sang, de voir quelqu'un souffrir, quelqu'un se vider, s'affaiblir, agoniser et mourir sous mes yeux. Il y a des jours comme ça où ce serait la plus grande satisfaction qui pourrait m'être donnée. Cependant, j'ai été un peu surpris car cela ne m'était pas arrivé depuis plusieurs mois. Ce n'est pas habituel, mais en même temps j'en ris toujours puisqu'à chaque fois je ne peux m'empêcher de penser à tout mon potentiel créatif lorsqu'il est question d'acte de violence porté sur une tierse personne: les autres employés de l'usine dans le cas d'aujourd'hui. Mais bon, tout ça pour dire qu'à défaut de pouvoir tuer quelqu'un, je me suis contenté de colorier à l'aide d'un stylo qui ne coûte pas cher et qui ne vaut par le fait même pas plus cher, mes veines qui ressortaient beaucoup aujourd'hui. Une ligne bleue, une autre suivie d'une autre...Ainsi de suite jusqu'à aboutir à un semblant de système sanguin presque élaboré sur mon bras qui devenait finalement une sorte de grillage bleu, inutile et particulièrement insignifiant sur mon bras. Ressortir des caractéristiques physiques, les rehausser, question de montrer que je suis moi-même comme un animal.

mercredi, juin 22, 2005

Jour 91-Nada

Il n'y a pas grand chose à dire concernant la journée d'aujourd'hui. Comme je travaillais, mon cerveau s'est inévitablement remis à mode veille. Les réflexions se font rares, peu élaborées et très peu intéressantes. Bref, pas de quoi passer à l'histoire avec les trucs qui m'ont trotter dans le crâne au cours des dernières heures.

Je suis encore un peu sous le choc de ma révélation d'hier. Je prend conscience que parler des vraies choses n'est pas évident, mais que l'après implique tellement de conséquences. J'ai l'impression que tout est différent. J'espère sincèrement me tromper à ce sujet. Je déteste voir mes relations changer, du moins les voir régresser. Mais pourtant, c'est ce que je ressent présentement. Un vide s'installe, l'incertitude grandit...la seule chose qui occupe mon esprit est le doute. Je ne veux pas revenir en arrière, celà est impossible de toute façon. Mais d'un autre côté, je n'arrive pas à m'enlever de la tête le fait qu'il aurait pu en être autrement. Réalité plutôt déchirante, principalement en considérant la tournure des événements dans la situation actuelle. J'espère sincèrement que tout va s'arranger, ou du moins que j'arriverai à m'habituer à ce type de comportement dans le cas contraire. Je ne sais à quoi m'attendre, c'est fort probablement ça la source de mon problème, s'il en est réellement un.... Le fait est que dans un cas comme dans l'autre, j'aurai à vivre avec, assumer les conséquences de mes actes, mais avant tout je dois commencer par savoir assumer mon identité que je ne discerne pas totalement moi même. Je n'ai pas fini d'avancer. Il ne resque qu'à espérer que je ne reculerai pas. Du courrage, c'est ce dont j'ai besoin....

Aujourd'hui, j'ai pris du Soleil durant une de mes pauses. Étrangement, je me suis assis dans l'herbe. Il y avait tellement longtemps que je n'avais pas fait cela. Geste insignifiant, mais qui m'a fait du bien. Quand on travaille dans une usine où les seuls sons sont ceux des machines, où les seules couleurs sont celles des pignments qui colorent le tissu, où les seules odeurs sont celles des produits chimiques...il est impossible de décrire le sentiment que l'on éprouver à la vue, à l'odeur et au toucher d'un brin de gazon, aussi insignifiant soit-il! Contraste assez brutal entre le naturel et l'artificiel, je déteste ces différences trop prononcées. On dirait que tout est cloisonné. J'avais envi de me sauver en courant, profiter de la journée....mais l'argent ne se gagne pas sans effort....On devrait lapider celui qui a inventer l'argent...

mardi, juin 21, 2005

Jour 90- Enfin....

Fini, enfin terminé. Plus rien ne sera comme avant, j’en suis malheureusement trop conscient. Est-ce que tout va changer pour le mieux?Pour le pire? Aucune idée, mais chose certaine, ça va changer. Le changement est nécessaire, pas seulement optionnel, il fallait que ça se fasse, un jour ou l’autre, c’était inévitable. Et maintenant, c’est fait. Finalement je dois dire, mais d’un autre côté je crois qu’on est jamais assez préparé. Personnellement, je dois dire que ce fut l’un des moments les plus désagréables de ma vie, mais comme une mise au point s’imposait, on doit faire avec. Très sincèrement je crois que c’est tout de même un des moments marquants de ma vie. Fort probablement que la date va m’échapper ,mais n’empêche que l’événement en lui-même ne peut que rester présent, trop présent même, dans ma mémoire qui a cependant tendance à tout oublier.

C’est sorti, tout à explosé, tout est su, tout à été dit. La question est maintenant de savoir combien de temps reste-t-il avant que tout le monde le sache. Les paris sont ouverts….

Présentement, j’hésite. Je ne sais pas comment je me sens. Soulagé? Peut-être un peu oui, surtout que la situation devenait de plus en plus corsée, mais en même temps, il ne pouvait en être autrement. C’est fait, c’est fini. J’en suis heureux, mais en même temps je suis très mal à l’aise, pas autant par rapport à moi que par rapport à la situation. On dirait que tout à coup, le fait de ne plus me censurer me confronte à la réalité, peut-être un peu difficile pour moi. En fait, vivre sans arrêt derrière une carapace pour finalement en sortir et voir de quoi à l’air le monde, je me sens tellement vulnérable. C’est sortir complètement d’un mode de vie que j’avais adopté depuis si longtemps pour finalement être confronté à moi-même, à ma propre réalité. Je me fais peur parfois…

J’en enfin pris ma place, ou du moins j’ai enfin réussi à m’affirmer dans mon choix. Suis-je plus heureux maintenant? J’en sais trop rien, seul le temps me le dira, mais en même temps je peux affirmer que j’ai progresser…On dirait que je n’ai que ce mot en bouche depuis quelque temps. J’ai avancé dans mon cheminement personnel, mais je n’y serais jamais arrivé seul. Il y a tant de chose à dire, mais si peux de mots et si peux de temps pour les décrire. La communication m’exaspère parce qu’elle est trop contrainte. Je déteste avoir à dire ça, mais même avec la magnifique langue qu’est le français ( langue que j’arrive à utiliser à outrage à mon avis ), il est impossible de décrire ce que je ressent. Merci est probablement le mot qui s’applique le plus aisément dans le cas présent, mais encore là il est infiniment petit à comparé ce que je voudrais dire. Le fait est que j’ai enfin pu dire ce que j’avais sur le cœur depuis si longtemps…J’ai enfin été en mesure de parler des vraies choses….

Jour 89- Dormir

J'ai dormi, trop, pas assez, peu importe, le fait est que dans ma journée je n'ai fait que ça. Discuter un peu trop, sans savoir parler des vraies choses, ça devient une habitude.

J'ai des problèmes de connections, ça m'énerve. J'ai peine à me connecter, à discuter, bref à faire comme je le fais chaque soir depuis déjà trop longtemps. Je déteste la routine, pourtant, je n'arrive pas à m'en défaire. C'est plus fort que moi,j'en ai besoin. D'un certain côté, c'est surement par besoin de stabilité. En regardant ça d'un autre oeil, c'est surement aussi par paresse: je n'ai pas a me demander quoi faire, je le sais déjà. J'aime pas trop cette vision de la chose, mais en même temps faut pas s'en cacher. C'est un peu comme les minorités visibles, il faut pas faire semblant de les voir, elles sont là! J'aimerais pouvoir parler des vraies choses parfois...

Ça m'emmerde un peu de me lever aussi tard, ne pas pouvoir faire grand chose dans une journée. Je suis resté en pyjama toute la journée...belle vie. Non sincèrement, je crois que ma tête est plutôt vidée, surtout après ce que j'ai dit dans le message d'hier...En tout cas, je crois que pour ce soir, ma réflexion va s'arrêter là, les neurones sont encore trop figées dans l'andorphine pour pouvoir réfléchir.

lundi, juin 20, 2005

Jour 88-Idées et faits

Ma tête est bizarre parfois. Il y a tellement de trucs que je n’arrive pas à expliquer, tellement de détails qui m’échappent. Mais bon, au moins j’en ai une, c’est déjà ça. Pas convaincu que je m’en sert adéquatement cependant, j’aurais au moins essayé. En fait, le problème c’est que j’ai les idées un peu baladeuses, dans le sens où j’ai peine à me concentrer sur un truc en particulier, et certains trucs viennent un peu sans raisons apparentes.

Hier soir, j’ai pensé à ma grand-mère qui est décédée. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai pensé à elle, du moins ce fut ma réaction sur le coup. Bon, ça a sûrement duré un gros maximum de 4 secondes et 38 centièmes, mais le fait est que j’ai tout de même pensé à elle, sans raison apparente. Ça m’a fait un peu bizarre. En fait, j’ai trouvé ça plutôt drôle parce que je crois que c’était quelque chose d’inconscient. Après une réflexion aussi brève que celle durant laquelle j’ai pensé à elle, j’ai réalisé que l’odeur du savon utilisé à l’usine pour nettoyer le tissu est sensiblement la même qu’elle prenait pour sa lessive. Drôle de coïncidence, mais en même temps c’est fou de réaliser à quel point un petit détail peut en rappeler un autre. J’aime bien ce genre de situation, principalement parce que j’oubli toujours tout, bref des aides-mémoires ça fait toujours du bien, question d’avoir l’air moins stupides quand on pose des questions.

Je m’ennui de ma grand-mère. En fait, je crois que de la perdre fut l’un des plus grands traumatismes de ma vie. J’étais vraiment pas dans mon assiette par la suite. Beaucoup de réflexions, beaucoup de désespoir…très peu de larmes. En fait, je n’arrivais pas à comprendre pourquoi une chose pareille pouvait arriver. Pourtant, c’était il y a 4 ans de cela, donc j’étais parfaitement en mesure de comprendre ce qu’étais un décès et tout ce que cela impliquait. Mais d’un autre côté, tout mes apparut si absurde après cet événement. Plus rien n’avais de sens, tout devait se terminer de toute façon, inutile d’entreprendre quelque chose si la fin est prédite d’avance. Depuis le temps, ma vision a un peu évoluée, mais en même temps, c’est vrai que la vie est absurde parfois. En tant que telle, elle n’a pas de but précis, pas de raison d’être….la vie est la vie parce qu’elle est là et qu’elle doit passer…elle doit être vécue, peu importe comment. J’ai choisi de la vivre d’une certaine manière, qui peut déranger certaines personnes, plaire à d’autres…peu importe je suis bien dans ce que je vis et j’ai eu le privilège de pouvoir m’entourer de gens super! Enfin bref, même si mes idées sont parfois floues et que j’ai l’air perdu, perturbé ou quoi que ce soit, je crois que ça n’a pas d’importance. Mon problème vient probablement du fait que je cherche les causes de mon bonheur tandis que le bonheur est là, et que je ne devrais pas avoir à me demander le pourquoi du comment ou encore comment maximiser le bonheur…non, trop cérébral, trop empirique comme approche. Je ne sais pas comment profiter des choses simples, voilà mon problème. Suis-je heureux? Oui! Est-ce que je veux être heureux? Oui…voilà, tout est dit, tout est clair. Aujourd’hui, j’ai progressé…

dimanche, juin 19, 2005

Jour 87-Retour de pensée

Je sais qu'une première impression pour être trompeuse, mais pourtant je reste généralement fixé sur ma première idée, même si je ne le devrais pas. En fait, je me trompe assez souvent, mais j'ai peine à l'admettre.Peu importe, le fait est que j'avais une mauvaise opinion sur mon emploie et que, finalement, bien malgré moi, je dois admettre que je me suis quelque peu trompé. En fait, la nuit s'est parfaitement bien déroulées, au-delà de mes attentes même! Mais bon, il faut mentionner que pour la première fois depuis mes débuts dans l'usine, j'ai été assigné à un poste fixe: aide au ''dye house''. Bon, c'est sur que côté francophone on peut trouver mieux, mais d'un autre côté, c'est quelque chose d'intéressant. Du moins, de ce que j'ai vu jusqu'à date, c'est le travail le moins emmerdant, possiblement le plus dangeureux mais surtout celui qui demande le plus au hamster cérébral de s'activer dans la boîte crânienne.

Tous les trucs de teintures, de produits chimiques, de couleurs, d'arrangement pigmentaires....c'est ce qui est le plus près de mon dommaine d'étude selon moi. En tout cas, ça bouge pas mal. J'dois avouer que les machines me font peur, mais en même temps, il faut savoir une tonne de trucs. Non pas savoir le pourquoi du comment, mais simplement savoir comment se sortir du pétrin, ou plus simplement comment faire arrêter la putain d'alarme qui gazouille trop fort à mon gout. Tout ça pour dire que je ne suis pas convaincu que tout le monde sait en quoi consiste un test de Ph, que tout le monde sais à quoi sert un test de sel ou encore tous les procédés pour obtenir une couleur....des trucs de sciences que je ne saurais même pas expliquer moi-même, MAIS au moins c'est un peu plus complexe que de monter des boîtes de carton ou que de s'assurer que le tissu entre bien dans le séchoir...mais bon, c'est mon avis personnel. Bref, je me suis peut-être trompé, j'ai jugé trop rapidement le boulot, mais en même temps, je crois que si tout l'été se passe comme la nuit qui vient de passer ( principalement au niveau de la température qui était idéale pour travailler à l'intérieur ), je n'aurais plus de quoi me plaindre. Encore là cependant, ça restera à vérifier puisque c'est ma spécialité. Peu importe, ma pensée réflexive sur moi était plutôt au neutre, mais d'un tout autre côté, j'ai su tirer le bon côté de la situation. Bien malgré moi, je suis positif...

vendredi, juin 17, 2005

Jour 85 et 86- L'autre et aboutissement

Tant de changement au cours des derniers jours, des dernières semaines, des derniers mois. On dirait que ma vie a changé, pas d'un bout à l'autre, mais du moins une bonne partie. J'ai emprunté une voie que je n'aurais peut-être jamais osé envisagé. J'ai plus d'audace que je le croyais, mais encore là pas assez pour ce que je voudrais. C'est ma façon d'être, j'ai besoin de plaire. Une fois de plus, en écoutant les critiques sur mon projet d'intégration ( dont je suis particulìèrement fier ), j'ai vu que la professeur d'histoire de l'art avait vu juste: j'ai besoin de satisfaire à des critères bien précis, je n'ose pas trop m'aventurer en dehors des sentiers. Ça c'est ce que j'appelle le syndrôme herbe à puce. Mais peu importe, le fait est que pour une fois, pour une autre fois si j'peux l'exprimer ainsi, j'ai envi de m'oublier, me mettre de côté. Je sais que mon existence est importante ( encore là il faut savoir si j'existe ), mais d'un autre côté, j'ai envi d'oublier mon ''JE'' pour opter pour un ''NOUS''. En fait, j'ai trouvé une personne fantastique, quelqu'un que j'aime, que je n'ai pas peur d'aimer, malgré le fait que j'ai peine à l'exprimer...le besoin de plaire. C'est fou à quel point on peut se sentir vivre, à quel point on a une raison d'exister. Toute les questions trouvent leur réponse dans l'autre, ou encore l'autre peut y répondre si on en est incapable. Relation d'interdépendance, mais en même temps quelque peu indépendante....je me sens bien. Je suis amoureux, oui c'est bien le mot exact. Je suis heureux de l'être, je sais que je vais surement avoir mal un jour, mal d'aimer, mal d'être loin, mal de ne pas pouvoir être aussi présent que je pourrais l'être, mal de ne pas savoir quoi faire dans une situation X.....mal de trop aimer. J'ai tellement envi de prendre le risque. Chaque seconde que je passe me rend heureux, je suis heureux, je vis, j'ai enfin une raison d'exister...ou du moins de croire que j'existe et de m'accrocher à cette idée avec une force herculéenne. J'ai peur de lâcher, ou de n'avoir rien à quoi m'accrocher....j'ai enfin quelque chose pour moi, je serais tellement stupide de tout abandonner!

J'ai beaucou réfléchi à ce sujet, surtout aujourd'hui. Non seulement parce qu'à la question ''qu'est-ce que je ferais sans toi?'' je n'ai pu que répondre ''tu te ferais cuire de toast au beurre de peanut'', mais aussi car aujourd'hui c'était le jour des funérailles d'une ami, ou plutôt d'une connaissance, ou de l'ami d'un cousin....peu importe une personne que j'ai plus ou moins côtoyer durant mon secondaire. Bref une personne qui m'était pas très proche mais que je connaissais tout de même, un être qui ne m'était pas étranger mais qui me laissait plutôt indifférent. Cependant, on ne saisit que trop bien toute l'importance que peut avoir une vie lorsqu'une personne décède, surtout lorsqu'elle s'enlève la vie volontairement. En fait, cette personne s'est enlevée la vie`à cause de problèmes personnels que je ne connais pas vraiment, mais le fait est que c'est dommage de constater à quel point tout peut dérapper...le contrôle que nous avons sur notre vie peut nous échapper tellement facilement. J'ai une raison pour vivre maintenant. En fait, j'en ai toujours eu plusieurs, mais maintenant que j'ai quelqu'un dans ma vie, j'ai toutes les raisons possibles pour m'y accrocher davantage...j'ai peur de perdre les personnes qui me sont chères...

Aujourd'hui, c'était vraisemblablement la fin. Inévitablement, des larmes sont coulées, de gros ''mottons'' se sont installés dans la gorge de plusieurs. Les adieux, même les au revoirs ne sont jamais faciles à vivre. Toute bonne chose à une fin, c'est une chose qu'on ne dit malheureusement pas assez, de sorte qu'on l'oublie. C'est douloureux, c'est la réalité. On ne peut pas faire comme si la vie n'était pas ainsi faite, chaque chose doit malheureusement se terminer tôt ou tard, ne reste seulement qu'à espérer que ce soit le plus tard possible. Tout ça pour dire que j'ai terminé, enfin si je peux dire, mon cégep. Après deux ans bien entourées, fortes en émotions, bien instructives surtout, j'ai fini. Je sais, les cours sont terminés depuis quelque temps, mais là, c'est bel et bien fini. Mon casier est vidé, on s'est revu, mes amis et moi, pour une dernière fois à l'école aujourd'hui. J'en ressort un peu traumatisé. J'ai peur de les perdre de vue, ou qu'on continu à se voir, sans avoir quoi que ce soit à se dire. Je crois que ce serait la pire chose qui puisse m'arriver. Je n'ai pas le choix de le réaliser, la réalité est là, je dois la confronter:Je passe à une autre étape. Trop de changement en même temps, difficile de savoir où donner de la tête, garder ses idées au clair, savoir exactement ce qui doit être fait. Je sais ce que je veux...mes buts sont fixés mais la voie pour les obtenir est un peu floue. Je sais que j'y arriverai.

Je ne suis pas seul, je le sais....

mercredi, juin 15, 2005

Jour 84-Fin

Enfin fini, finalement...je ne sais pas trop quoi en penser. Ça m'énerve un peu de penser que je viens de terminer une grande étape de ma vie. Pourtant, ce n'étaient que deux petites années, deux petites périodes de temps qui se sont écoulées...trop rapidement. En fait, j'ai tellement progressé, c'est fou. J'ai vraiment appris beaucoup, autant sur l'art, sur les autres, sur la vie en générale, mais sur moi surtout. Un pas de géant dans ma vie, dans ma démarche personnelle. Comment l'oublier. Pourtant, j'ai toujours l'impression que je n'ai pas tout vu ce que j'avais à voir ici, j'ai encore tellement à apprendre...je ne suis pas prêt à partir je crois.

C'est dur de dire adieu, mais pas plus facile de dire au revoir. J'ai peur de perdre de vue mes amis, tellement peur. C'est épouvantable ce sentiment d'incertitude, à savoir si la relation va réellement durer. Je ne sais pas trop quoi en penser. C'est sur que j'aimerais que rien ne change, mais en même temps tout le monde change, c'est inévitable, et les relations changent aussi. J'ai peur de trop changer, de devenir trop différent. J'angoisse, et juste en y pensant, je ne suis pas moi-même.

Le stress devrait redescendre, ça fait du bien. Mais en même temps, c'est une autre inquiétude qui la remplace, preuve comme quoi je serai toujours dans la même situation. Plutôt désagréable mais bon, faut se faire à l'idée: c'est ÇA mon existence....

mardi, juin 14, 2005

Jours 82 et 83- Réalisation et Équipe

Encore un programme double, comme ça arrive trop souvent à mon goût. Peu importe, le fait est que la journée d'hier et celle d'aujourd'hui m'ont fait réaliser quelques trucs, insignifiants peut-être, mais en même temps vraiment importants à mes yeux presque aveugles.

En fait, hier c'était le montage de l'exposition des projets d'intégration que, par grace, j'ai réussi à terminer. Que dieu soit béni s'il existe ou que ce jour soit inscrit au calendrier!Mais bon, tout ça pour dire que de voir ma réalisation m'a foutu un choc!C'était en quelque sorte un aboutissement, comme si je venais de donner naissance à quelque chose, quelque chose de concrèt surtout! Je suis parti d'une idée que j'ai conçu, que j'ai formulé dans ma cervelle qui a faillit surchauffer à bien des reprises pour finalement réussir à la mettre sur papier, puis en maquette. Étape assez impressionnante quand on considère qu'on est déjà à des années-lumières du concept élaboré à la base...Puis, finalement, le vrai, l'idée concrétisée, le produit final! C'est fou à quel point il est difficile de concevoir un résultat final. Mon problème c'est que je me fixe toujours trop d'attendre, j'ai de la difficulté à être fier de ce que je fais car le résultat n'est jamais celui que j'aurais espéré. La différence entre l'idée parfaite et la réalisation est généralement énorme, j'ai peine à tenir compte de mes qualités et de mes défauts. Cette fois par compte, c'est encore mieux que ce que j'aurais élaboré. J'ai tellement investi dans ce travail, tellement espéré quelque chose.....j'en suis fier pour l'une des première fois de ma vie. C'est bon pour l'égo, c'est bon pour le port-folio, mais c'est surtout l'une des plus belles réalisations que j'ai eu la chance de mettre au monde. L'effort fut atroce, mais le résultat en vaut la peine. J'ai l'impression d'avoir accouché.....

Le stress n'est pas encore toutr a fait tombé cependant. Pendant l'accrochage, ça se faisait sentir, principalement de la part du prof qui transpirait plus qu'il est humainement possible de le faire. La chaleur n'aidait pas sans doute, mais le résultat en vallait la peine! Je suis qui je suis, avec mes qualités et mes défauts, je sais que je l'ai fait, mais je n'aurais pas du m'excuser pour être qui je suis....le stress relaché, j'ai tendance à relacher la frustration accumulée...

Aujourd'hui j'ai réalisé que les travaux d'équipe c'est pas fait pour moi. Trop de facteurs à considérer, principalement en ce qui concerne la capacité des travailler des autres. Il y a toujours quelqu'un qui se ''pogne le beigne'' comme on dit, ce qui est dommage. Mais bon, j'aimerais pouvior dire ''plus jamais'', mais c'est au-dessus de mes forces.

dimanche, juin 12, 2005

Jour 81- Cervelle

Quelle surprise aujourd'hui quand je me suis surpris à penser. C'est rare au travail. En fait, c'est principalement à cet endroit que j'ai l'occasion de mettre ma cervelle à off, d'arrêter tout cervellitude...réflexion. Enfin, on s'en fou, l'important c'est que j'arrive toujours à avoir un discourt cohérent ( ou presque ) avec mon intérieur. C'est fou à quel point je suis bavard avec moi-même dans de tels moments. Très peu de choses pertinante à dire,souvent du radotage. Personnellement, j'me trouve de bonne compagnie.

J'aimerais être quelqu'un d'autre des fois, question de pouvoir jeter un regard extérieur sur l'existance que j'ai présentement. Sinon, il y aurait toujours moyen de trouver quelqu'un qui est mon égal, mais ça serait une perte de temps. De toute façon, j'ai l'impression que de rencontré quelqu'un comme moi m'énerverait au plus haut point. Ce que je me demande cependant, c'est comment serait ce ''moi'' qui me regarde de l'extérieur. Ou encore, de quoi le ''moi intérieur'' qui me tient compagnie durant mes longues et pénibles heures de travail pourrait avoir l'air. Fort probablement très différent de ce que j'ai l'air présentement, mais peu importe. En fait, la question que je me suis surtout posé est à savoir que si je pourrais m'observer, est-ce que je serais différent? Est-ce que je m'aimerais ou est-ce que j'aurais envi de me lancer des briques? Bref, j'en sais trop rien. Avec certaines personnes, ça clique. Avec d'autres cependant, moins on se voit,mieux c'est!

En tout cas, tout ¸ça pour dire que la longue et emmerdante série de question sur le ''moi'' m'a amené à penser à un truc quelque peu ridicule. En fait, je me suis demandé si on pouvait faire confiance aux comédiens, aux acteurs. Ils vivent pour jourer, ou plutôt leur métier consiste à créer une vie qui n'existe pas, inventer quelque chose, fomer un caractère.....s'absenter de la personnalité pour être possédé par un nom fictif, un personnage imaginaire. Bref, ils ne vivent que pour être quelqu'un d'autre. Est-ce un complexe? Ce que je veux dire, c'est qu'il y a peut-être un problème d'identité pour ces gens là. Créent-ils des personnages pour avoir une vie différente de la leur ou parce qu'ils aiment simplement enfiler la peau d'un autre. Dans cette situation, l'acteur n'est rien d'autre qu'un travesti qui se censure..... Le comédien a donc comme fonction de mentir. Qu'est-ce qui différencie réellement l'acteur du personnage. Le corps est le même, un inconnu ne ferait pas la différence surement. Ça me fait un peu peur tout ça, surtout que plusieurs de mes amis sont en théâtre. En plus, j'en ai déjà fait et je songe sincèrement à m'y remettre. Je ne sais pas trop quoi en penser. Dans quelle catégorie je me situe, je ne sais pas, je ne sais plus....code 99!

samedi, juin 11, 2005

Jour 80-Chaleur

Horrible! Il fait tellement chaud! C'est le début d'une canicule, l'avènement d'une période désertique peut-être? Peu importe, le fait est que je transpire de partout et en quantité inquiétante! La journée a été pas si mal, si on fait abstraction du fait que je travaillais et qu'il faisait particulièrement chaud. Je n'ai pas les capacité physiologiques pour connaitre les douleurs d'un acouchement ( qui sont soit-disant particulièrement insupportables ), mais je peux vous assurer que les 12 heures passées au travail ont fort probablement été les plus longues de ma jeune vie!

En fait, le problème réside principalement dans le fait qu'il y a presque 70 degrés de différence entre nos hivers et nos étés. Difficile de s'adapter à un climat aussi variable. Faut croire que la sélection naturelle doit y être pour beaucoup.

Lueur d'espor à l'horizon. J'ai peut-être parlé trop rapidement la semaine dernière. En fait, c'est vrai que vien souvent, ça ne vole pas très au haut travail. Cependant, aujourd'hui j'ai eu la preuve que tout n'était pas petrdu, il y un minimum d'espoir. Les gens ne sont pas si mauvais que je le pensais, un peu trop bizarre à mon goût, mais il y a tout de même quelque chose à faire. Fort heureusement, le temps aurais été particulièrement long!

À part un ''j'ai chaud'' très très très sincère, je crois que je n'ai plus rien à rajouter. J'espère réussir à faire diminuer ma propre température sinon, bonjour la nuit blanche!

vendredi, juin 10, 2005

Jour 79- Tombé

Enfin, j'ai terminé. C'est fou ce sentiment du stress qui tombe enfin. On dirait que je ne sais pas trop à quoi m'accrocher maintenant, mais en même temps j'ai des projets en tête, question de ne pas être trop déboussolé. Je crois que je dois rester tout de même la tête froide. Les cours sont finis, les projets aussi, mais rien nest gagné tant que l'exposition n'est pas réemballée. J'ai peur....

Je sais que c'est fini, que je vais partir....il y a même longtemps que je me suis fait à l'idée. Mais en même temps, on dirait qu'aujourd'hui, personne ne le réalisait vraiment. La journée s'est déroulée normalement, on a fini quelques trucs et puis un salut, comme d'habitude. On va partir chacun de notre côté et pourtant, c'est exactement comme si on entrait à l'école pour un cours de sculpture lundi. On ne saisit pas toute l'importance de ce qui nous arrive...La belle insouciance affective, le dénie des adieux peut-êtreé Je déteste les adieux, trop définitif, surtout pour moi qui change de décisions aux 30 secondes. Je suis trop indécis, j'ai pourtant peur de me tromper. Peu importe, le stress tombe enfin, le mode de vie aussi. Les souvenirs, je l'espère vont rester. Je crois que la dernière année a été celle durant laquelle j'aurais le plus progressé, à tous les points de vue. Tant de rencontres, tant de changement, tant de perturbations, de peines, de joies, de haut et des bas...un genre de grosse recette pas toujours intéressantes, mais qui fait tout de même tou le charme de ce que j'ai l'audace d'appeler ma vie. Oui, je crois que je l'aime.Une page de ma vie vient de tourner, c'est triste mais il faut progresser.

Aujourd'hui, une amie m'a demandé l'heure. En regardant ma montre, j'ai réalisé que c'était toujours la même montre, la même heure, les mêmes aiguilles. J'ai trouvé ça un peu paradoxal d'utiliser quelque chose de constant pour représenter quelque chose de changeant. On dit qu'il est 11h20...d'accord. il y a un 11h20 tous les jours. Pourtant, ce 11h20 n,est pas le même que celui d'hier, ni que celui de demain. Une minute ne revient donc jamais sur elle-même...je déteste le temps. C'est ce qui me manque le plus souvent et qui me fait également sacrer beaucoup trrop souvent..... Peu importe, il y a un moment pour tout...c'est donc sur cette citation tirée de Marie-France Bédard que je termine ce message:

'' I survive projet d'integ!''

jeudi, juin 09, 2005

Jour 77 et 78- Opposition en double

C'est trop fou. Le temps passe vite, j'réalise à peine à quel point. Enfin, ça dépend du moment et des circonstances. Il y a des moments qu'on attend trop pour qu'ils arrivent qu moment où on voudrait et d'autres qui s'éternisent et dont l'arrivée parrait impossible. J'ai souvent le sentiment que je vais devoir attendre, trop longtemps. Enfin bref, tout ça pour dire que j'attendais cette journée depuis si longtemps....

En fait,la journée d'hier et la journée d'aujourd'hui sont, comment dire, deux extrêmes différentes. Il y a encore du progrès à faire, mais c'est déjà beaucoup mieux que ce l'était auparavant.

Il fallait remettre le texte accompagnant nos projets d'intégration aujourd'hui et terminer le projet pour demain, alors hier et aujourd'hui c'était le free for all...le gros rush. C'est fou à quel point on peut être productif sous pression. Bref les 48 dernières heures n'ont pas été de tout repos, le baillement que je pousse actuellement est là pour en témoigner. Mais bon, tout ça pour dire que ce ne fut pas facile. En fait, en plus d'avoir des tonnes de trucs à finaliser, il fallait préparer l'examen d'astronomie de ce matin. Comme si ce n'était pas assez, j'avais fait la promesse a une amie d'aller voir sa présentation de projet de cinéma hier. Bref j'ai travaillé comme un fou, j'me suis couché tard et je n'ai pas pu faire le 1/12 de ce que j'voulais et devait faire. Aujourd'hui même scénario. Pas question de prendre une pause. L'enfer, la concentration était pas trop au rendez-vous. Mais bon, après environ 1h à sacrer intensement, des litres de sueurs et un taux de désespoir plus haut que jamais, j'ai fini par finir...

J'ai fini...enfin...presque fini. N'empêche le gros du travail est fait.

Soulagement! Le stress redescend lentement mais surement. En fait, j'ai l'impression que je n'ai plus rien à faire maintenant que c'est terminé. Une grande partie de ma vie vient de partir, mon quotidien, mes préoccupations se sont envolées. J'étais tellement axé sur ce projet, j'ai l'impression d'être un parent qui voit son enfant partir. Oui, je crois que c'est la meilleure façon d'exprimer ce que je rescent. Je vis un deuil, mais en même temps ce projet devait se terminer. Ma santé s'en ressentait, trop de stress n'aide pas. J'ai sacrifié tellement de mon temps, tellement de mon énergie avec ce travail. C'est fou, on dirait que ça va me manquer. J'espère seulement m'en remettre plus facilement que je me suis embarqué dans ce projet. Reste juste à voir le résultat final lors de l'exposition de la semaine prochaine.

mercredi, juin 08, 2005

Jour 76- Souris souris

J'ai envi de sourir, d'être heureux. Je suis bien...un peu triste mais tout de même bien. On ne peut tout avoir, j'me suis déjà fait à l'idée. Aujourd'hui, tout vas bien. Un autre cours de fini, la fin approche! En fait, en dehors de l'incident du parking rien d'extraordinaire n'est arrivé ( du moins rien de racontable ).

En s'en allant au Diary Queen ( faut s'faire plaisir des fois ), j'ai faillit marcher sur une souris morte. Elle était là, gisant sur l'asphalte. En fait, ce fut tout un aventure. La pauvre a fini dans une boite de pillule contraceptives sur le petit toit de l'entrée de l'atelier où on a nos cours le lundi matin. Triste sort pour une si mignone créature. En fait, ce sont les petits moments comme ça, souvent insignifiants, qui donne envie de sourir et qui font réalisé que la vie mérite d'être vécue....

Merci petite souris pour cette leçon de vie.

mardi, juin 07, 2005

Jour 75- Seul?

La vie de solitaire, quoi que j'en dise, n'est pas faire pour moi. C'est vrai que je tiens à mon intimité, à rester seul parfois, à pouvoir penser par moi-même sans être influencé. Non, la vie de société est faite pour moi, même si je ne cesse de répéter le contraire. En fait, ce que je ne sais pas comment. Chose difficile à concevoir, difficile à apprendre et encore plus ardue à faire. Réflexion un peu bizarre en effet, mais je prends conscience de mon manque de savoir vivre. Je n'arrive pas à faire confiance...j'en ai marre. Voici un petit texte que je viens de pondre pour mon projet d'intégration. Personnellement, j'étais un peu sceptique sur le contenu de ce que j'écrivais, mais plus ça allait, plus les idées se clarifiaient dans ma tête: je dois apprendre. J'ai tant à apprendre des autres, et je crois que les autres en ont aussi à apprendre de moi, comme le hasard fait bien les choses!


Nous devons progresser. Le progrès fait changer, bouger, discuter, évoluer. Il ne laisse personne indifférent. Nous devons transformer, modifier, transfigurer, reformuler. L’avenir réside dans la société, dans le groupe , dans l’effort collectif car il est impossible d’y arriver seul. désarmé. La force d’un groupe est l’ensemble de ses membres. Mains dans la mains, les idées fixées, l’équipe est à même de fonctionner et d’évoluer. Le monde est construit par la société. Comme les maillons d’une chaîne, chacun des membres de la communauté est dépendant de ceux et celles qui l’entourent car la force de milliards de bras sait vaincre.

En groupe, il faut prendre sa place. Une voix s’élève, les autres se taisent. Il faut respecter, écouter, réfléchir, concevoir et favoriser le développement. Oublier l’individu est une erreur, mais laisser place à l’union rend hommage à la bonté humaine, à la nature de l’homme et à la volonté de sa patrie. Crier haut et fort n’auras jamais été aussi efficace que lorsque la population hausse aussi la voix, et que la pensée individuelle fait place à l’avis collectif.

Nous devons penser à nous, abolissons l’égoïsme, l’égocentrique et prenons la voie qui garantie le succès de la société. Ce chemin est indéfini, obscure même. Mais seul, il est d’autant plus inaccessible que dangereux. Il nous faut apprendre à faire des compromis, à faire confiance et à apprécier l’autre pour pouvoir mieux saisir toute l’ampleur de la tâche qui nous est destinés : réussir à vivre. Vivre mieux. Vivre en groupe.


J'ai appris beaucoup. Je sais que je ne suis pas seul, que je ne le suis plus. J'ai des gens qui m'aiment, j'aime des gens...je ne veux plus être seul.

lundi, juin 06, 2005

Jour 74- Du neuf?

En ce qui me concerne, rien de neuf entre le moment présent et mon dernier message. En fait, il ne s'est écoulé que quelques heureus depuis, donc rien de très important à dire. En fait, le travail de nuit fait que tu perds une grande partie de ta journée à dormir. Il ne me reste qu'à apprendre à vivre de nuit, mais sincèrmeent je ne suis pas intéressé.

Tout le monde connait ma longue histoire d'amour avec le sport. Donc, voilà mon résumé des trois session, ou du moins une partie du résumé que je dois remettre au professeur cette semaine:

Bien que j’ai grandement appris dans le cadre des trois cours d’éducation physique, je ne peux m’empêcher de penser à quel point le principe peut-être stupide. En fait, ce que j’entend par là c’est que je trouve stupide de voir qu’on évalue les étudiants sur leur condition physique quand on sait qu’il n’y a personne au même niveau, certaines personnes ont des troubles de santé. On ne cesse de nous répété que chaque personne est unique mais pourtant on tente de nous mettre tous au même niveau de condition physique, ce qui est un peu insignifiant selon moi. Les choix de cours étant limités, il est arrivé à 2 reprises ( sur 3) que je me retrouve avec une option d’éducation physique qui ne m’intéressait pas du tout. Quand il y a un désintérêt de la part de l’étudiant, il est évident que l’apprentissage sera beaucoup moins efficace, mais ce n’est pas le cas en ce qui me concerne. En fait, il est difficile pour moi de comprendre pourquoi on doit absolument noter pour un sport. Il est évident qu’une matière scolaire doit être comptabilisée, mais d’un autre côté, un résultat peu satisfaisant n’encourage pas l’étudiant à poursuivre la pratique d’un sport, l’objectif du cours n’est donc pas atteint. J’ai conscience de toute l’importance de faire de l’activité et des bienfaits que cela peut procurer, cependant, j’ai perdu tout intérêt pour le sport à cause des cours d’éducation physique qui m’ont donné une image plutôt négative de ce qu’est le sport.

dimanche, juin 05, 2005

Jour 73- Boost

Le corps a une capacité d'adaptation assez remarquable. Je n'ai pas dormi cette nuit, encore au boulot comme hier en fait. Le fait est que je n'ai pas souffert du manque de sommeil, pour la première fois depuis plusieurs semaines. J'ai hate d'aller au lit...sorte de dépendance affective cependant. Mais bon, travail lassant, un peu chiant..mais je le répète très payant. J'dois un peu m'entrer ça dans le crâne, trop besoin de cet argent, même si il est gagné. Cependant, je sens que je le mérite,donc ça s'équivaut.

Tenter d'être positif est plus facile que de l'être. L'avantage qu'on a quand on tente de l'être, c'est que si ça plante, on peut se contenter d'un ''j'aurai essayé''. J'suis perfectionniste, peut-être trop même. Je ne me contente généralement pas d'un ''j'aurai essayé'' sauf quand je suis à bout de nerf et prêt à frapper tout ce qui est à au moins 30m de moi à coup de masse.... Je dois donc faire de travail, même si il me fait un peu chier.

Autres facteurs agravants qui sont apparus aujourd'hui: les lieux et le personnel. En gros, les lieux sont pas mal, mais pas trop entretenus. La quantité de poussière est assez phénoménale...assez pour qu'elle soit compressée par son propre poid et former des croutes asses solides. Bref, je ne sais pas si c'est assez pour pouvoir être considéré comme de l'insalubrité ou quoi que ce soit, mais n'empêche que ça et la moisissure au plafond dans la cafétéria doit certainement pas aidé à la santé des employés. Le personnel lui est...un peu bizarre. En fait, je ne me sents pas trop à ma place dans tout ça. ''Troupe de vieux obsédés sexuels qui se pognent la graine mutuellement'' est probablement l'expression qui convient le mieux pour décrire la situation. C'est fou à quel point c'est perturbant de les entendre, principalement quand on mange. J'hésite encore, mais je crois que ça pourrait être un peu considéré comme du harcèlement sexuel. Mais bon, on'en fou, si ils font une blague de mauvais gout, j'ai toujours ma masse si je pête les plombs...

samedi, juin 04, 2005

Jour 72-Shop

C'est avec une impression bizarre que je ressort de ma première journée de travail à l'usine, ''à Shop'' comme on dit. En fait, c'est surement que je suis entré là avec certains préjugés dont je n'ai pas su me débarasser. Le travail est bien, un peu particulier je dirais, c'est pas du tout le genre d'emploi que je voudrais avoir. C'est sur que c'est payant,mais en même temps, c'est un peu emmerdant. On dirait que tous les gens là-bas sont épuisés, démotivés et blasés. Bref, comme ambiance, c'est 0!

Je suis tellement habitué d'interagir, d'expliquer, d'élaborer, de penser....mais dans ce boulot, c'est pas trop dans la définition de tâches. Tout doit être machinal, un réflexe, quelque chose de normal. Reste éveiller et fait ton boulot...pas besoin d'y mettre de l'émotion, pas la peine de stresser... J'en retire quoi?

C'était de nuit que j'ai fait ma première expérience de travail dans cette usine. Le truc le plus bizarre dans le travail de nuit, c'est qu'on assiste au coucher et au lever du Soleil. Il y avait tellement longtemps que je n'avais pas vu un lever du Soleil...au moins deux ans si ma mémoire se rappelle bien(ce qui est rarement le cas).... J'avais oublié à quel point ça pouvait être beau. Je sais, je suis profondément quétaine, mais un ciel coloré ça me fait toujours de l'effet. L'ennui dans tout cas, c'est que j'étais à l'intérieur, dans le bruit des machines, la possière, les mauvaises odeurs qui suivent inévitablement après près de 10h à travailler....Le Soleil s'est levé derrière une grille. Je me suis senti un peu claustrophobe pendant quelques secondes, enfermé.... Tout le romantisme ou la valeur symbolique que peut prendre un lever de Soleil s'est envolé..j'ai vécu un drame ce matin....

J'ai peur de m'abrutir. C'est clair, ce travail n'est pas des plus stimulant intellectuellement. J'ai besoin d'argent, et ça me fait chier parce que j'avais déjà un boulot, peu payant, mais vraiment intéressant et que j'adorais. L'avantage, c'est que j'ai un peu de temps pour moi. Pas l'occasion de faire grand chose, mais en même temps je peux réfléchir, faire le point, prendre du recul. Est-ce que ça va m'aider? Oui, surement, à moins que la fatigue détériore mon état de santé...je suis fait fort!

Non, je ne suis pas là pour me plaindre. J'ai entrepris cette aventure de mon plein gré, je vais la,poursuivre, la terminer et finalement en être heureux.

jeudi, juin 02, 2005

Jour 71- Temps

Où est-ce que j'en suis? Sincèrement,je me le demande. On dirait que tout va si vite, et si lentement. Pour la première fois depuis quelque temps, j'ai senti que les choses allaient bien. Faut dire qu'un cours de 6h ça aide. Mais en même temps, on dirait que j'ai tellement de choses à faire en si peu de temps,j'ai peur de ne pas arriver.

Ça va bien, ça j'en suis convaincu. Inévitablement, j'dois me mettre à chialer, pour faire changement quoi! Il faut beau,mais trop chaud. C'est plus fort que moi,j'dois toujours mettre le doigt sur un détail qui m'agasse. Mais bon, on fait avec le peu qu'on a, les beaux-jours se font rares ces temps-ci de toute façon. C'est juste dommage que je ne puisse pas en profiter davantage. Tant pis!

En fait, pas de grande réflexion aujourd'hui, donc pas de révélations. C'est un peu dommage, mais d'un autre côté j'me dis que ça va venir un jour,c'est inévitable ça aussi. J'me sens seulement un peu nostalgique. Plus qu'une semaine de cours et ensuite, parti! Ça va faire bizarre. Sincèrement, j'en suis un peu bouleversé, du moins plus que je ne semble l'être. Ça me fait tellement peur de quitter ce que j'ai présentement. Oui, l'inconnu ça fait peur et l'inconnu quand on est seul c'est traumatisant. Je sais que j'ai des amis, des gens qui m'aiment, une famille, mais la distance ça fait vraiment chier, je l'ai toujours dit. Je sais que j'vais pouvoir compter sur ces personnes, celles qui tiennent vraiment à moi, et ça me rassure. J'espère juste qu'elles pourront aussi compter sur moi.....

mercredi, juin 01, 2005

Jour 70-Avancement

Je me sens un peu bizarre aujourd'hui. Fatigué par-dessus tout, mais un sentiment étrange m'habite. On dirait que j'ai rien fait, mais pourtant ma vie a pris un tournant tout à fait différent.

Ce matin, rendez-vous chez le dentiste. Après 1h à endirer les supplices, j'apprend d'abord la bonne nouvelle: je n'ai pas de carie, mes dents vont bien et les oiseaux chantent la danse des canards. La joie quoi! Mauvais nouvelle, inévitable comme tojours, j'vais devoir me faire arracher une dent de sagesse. Quelle merde, j'vais sortir d'un bureau de dentiste avec moins de dents que j'en avais quand j'suis rentré, j'trouve ça quelque peu ironique. En fait, c'est bizarre de penser qu'à 5 ans, l'une de nos plus grande fierté c'est d'avoir toutes ses dents. À 9 ans, on les perds, la fée des dents s'en charge. Pourtant ce coup là, aucune fierté, aucune fée des dents. À la place, une douleur atroce, des médicaments à prendre, de la nourriture légère et douteuse, pas trop chaude. J'aimerais être un enfant.....

Nouveau travail. J'sais pas quoi en penser. Travail long, emmerdant...mais payant. D'un côté, quand j'suis pas motivé j,suis pas productif...j'verrai ce qui en est...j'ai une vie après tout. L'argent c'est bien, mais faut pas virer fou.

J'ai travaillé sur mes projets aujourd'hui, beaucoup plus qu'au cours des derniers jours en fait. Mais en même temps,j'ai tellement pas l'impression d'avancer.Mon rythme de travail est trop lent, je ne produit pas assez. J'étais pas motivé, les idées ailleurs comme toujours. Pas évident. La vie est un peu trop complexe pour qu'on puisse en tenir compte dans nos activité et beaucoup trop éprouvante pour qu'on puisse en fait abstraction. Résultat? On ne fait penser à notre situation plutôt que d'avancer....J'aimerais avancer, au moins à une vitesse raisonnable.Simplement avancer,je crois que c'est ce dont j'ai besoin. Le progrès c'est pour demain..