vendredi, juin 10, 2005

Jour 79- Tombé

Enfin, j'ai terminé. C'est fou ce sentiment du stress qui tombe enfin. On dirait que je ne sais pas trop à quoi m'accrocher maintenant, mais en même temps j'ai des projets en tête, question de ne pas être trop déboussolé. Je crois que je dois rester tout de même la tête froide. Les cours sont finis, les projets aussi, mais rien nest gagné tant que l'exposition n'est pas réemballée. J'ai peur....

Je sais que c'est fini, que je vais partir....il y a même longtemps que je me suis fait à l'idée. Mais en même temps, on dirait qu'aujourd'hui, personne ne le réalisait vraiment. La journée s'est déroulée normalement, on a fini quelques trucs et puis un salut, comme d'habitude. On va partir chacun de notre côté et pourtant, c'est exactement comme si on entrait à l'école pour un cours de sculpture lundi. On ne saisit pas toute l'importance de ce qui nous arrive...La belle insouciance affective, le dénie des adieux peut-êtreé Je déteste les adieux, trop définitif, surtout pour moi qui change de décisions aux 30 secondes. Je suis trop indécis, j'ai pourtant peur de me tromper. Peu importe, le stress tombe enfin, le mode de vie aussi. Les souvenirs, je l'espère vont rester. Je crois que la dernière année a été celle durant laquelle j'aurais le plus progressé, à tous les points de vue. Tant de rencontres, tant de changement, tant de perturbations, de peines, de joies, de haut et des bas...un genre de grosse recette pas toujours intéressantes, mais qui fait tout de même tou le charme de ce que j'ai l'audace d'appeler ma vie. Oui, je crois que je l'aime.Une page de ma vie vient de tourner, c'est triste mais il faut progresser.

Aujourd'hui, une amie m'a demandé l'heure. En regardant ma montre, j'ai réalisé que c'était toujours la même montre, la même heure, les mêmes aiguilles. J'ai trouvé ça un peu paradoxal d'utiliser quelque chose de constant pour représenter quelque chose de changeant. On dit qu'il est 11h20...d'accord. il y a un 11h20 tous les jours. Pourtant, ce 11h20 n,est pas le même que celui d'hier, ni que celui de demain. Une minute ne revient donc jamais sur elle-même...je déteste le temps. C'est ce qui me manque le plus souvent et qui me fait également sacrer beaucoup trrop souvent..... Peu importe, il y a un moment pour tout...c'est donc sur cette citation tirée de Marie-France Bédard que je termine ce message:

'' I survive projet d'integ!''

1 Comments:

Anonymous Anonyme said...

Tu sais, à lire cette note, j'ai eu un pincement au coeur...
Ca m'a rappelé qund je suis parti du collège puis du lycée. Le lycée surtout. M'est arrivé une bien triste anecdote à ce propos... L'an dernier, jour de grand soleil au printemps, je décide de prendre mon char et de faire ls 21km qui me séparent de Haguenau depuis le village de mes parents, direction le lycée, retrouver quelques personnes encore connues là-bas, et comme d'antan, battre les cartes et boire un café à la cafétéria. J'y vais tout sourire, et arrivé sur le parking je sors, et là choc : j'avais complètment oublié... "mon lycée" n'existe plus, il avait été démoli peu de temps avant, pour céder la place à de nouveaux bâtiments...
Je n'avais pas réalisé tout ce temps, que de mes plus beaux souvenirs avaient foutu le camp...

8:00 p.m.  

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