mercredi, juin 22, 2005

Jour 91-Nada

Il n'y a pas grand chose à dire concernant la journée d'aujourd'hui. Comme je travaillais, mon cerveau s'est inévitablement remis à mode veille. Les réflexions se font rares, peu élaborées et très peu intéressantes. Bref, pas de quoi passer à l'histoire avec les trucs qui m'ont trotter dans le crâne au cours des dernières heures.

Je suis encore un peu sous le choc de ma révélation d'hier. Je prend conscience que parler des vraies choses n'est pas évident, mais que l'après implique tellement de conséquences. J'ai l'impression que tout est différent. J'espère sincèrement me tromper à ce sujet. Je déteste voir mes relations changer, du moins les voir régresser. Mais pourtant, c'est ce que je ressent présentement. Un vide s'installe, l'incertitude grandit...la seule chose qui occupe mon esprit est le doute. Je ne veux pas revenir en arrière, celà est impossible de toute façon. Mais d'un autre côté, je n'arrive pas à m'enlever de la tête le fait qu'il aurait pu en être autrement. Réalité plutôt déchirante, principalement en considérant la tournure des événements dans la situation actuelle. J'espère sincèrement que tout va s'arranger, ou du moins que j'arriverai à m'habituer à ce type de comportement dans le cas contraire. Je ne sais à quoi m'attendre, c'est fort probablement ça la source de mon problème, s'il en est réellement un.... Le fait est que dans un cas comme dans l'autre, j'aurai à vivre avec, assumer les conséquences de mes actes, mais avant tout je dois commencer par savoir assumer mon identité que je ne discerne pas totalement moi même. Je n'ai pas fini d'avancer. Il ne resque qu'à espérer que je ne reculerai pas. Du courrage, c'est ce dont j'ai besoin....

Aujourd'hui, j'ai pris du Soleil durant une de mes pauses. Étrangement, je me suis assis dans l'herbe. Il y avait tellement longtemps que je n'avais pas fait cela. Geste insignifiant, mais qui m'a fait du bien. Quand on travaille dans une usine où les seuls sons sont ceux des machines, où les seules couleurs sont celles des pignments qui colorent le tissu, où les seules odeurs sont celles des produits chimiques...il est impossible de décrire le sentiment que l'on éprouver à la vue, à l'odeur et au toucher d'un brin de gazon, aussi insignifiant soit-il! Contraste assez brutal entre le naturel et l'artificiel, je déteste ces différences trop prononcées. On dirait que tout est cloisonné. J'avais envi de me sauver en courant, profiter de la journée....mais l'argent ne se gagne pas sans effort....On devrait lapider celui qui a inventer l'argent...