mercredi, juin 29, 2005

Jour 97-Canicule

C'est la canicule, enfin, je crois. J'ai jamais trop compris les trucs de météo. Peu importe, le fait est qu'il fait chaud, trop chaud même. Mon corps transpire surement plus qu'il n'est humainement possible de le faire par des endroits de mon anatomie dont j'ignorait presque l'existence. Mais bon, tout ça pour dire qu'il fait extrêmement chaud, c'est à la limite du supportable. Quand il est question de chaleur et d'humidité accablante à la télé, vaut mieux ne pas trop penser à son confort. En fait, c'est le mot ''accablante'' qui me dérange le plus. Comme si le fait de devoir supporter la chaleur n'était pas suffisant, on lui attribue un qualificatif, question de la rendre encore plus désagréable. Perte de temps! On le sent bien qu'il fait chaud, voilà! Il y a trop de trucs insignifiants et stupides de ce type là dans le monde, j'imagine que ça fait parti de la ''game''.

Respirer, de l'air frais, quel plaisir! Je me sens revivre de plus en plus à chaque seconde que je passe à l'extérieur, au frais. Non seulement j'arrive à survivre quelques minutes de plus, mais surtout je m'éloigne, je j'isole, je réfléchie...surtout au travail. Oui, enfin mon cerveau arrive à fonctionner au boulot, à mon grand soulagement, il faut le préciser. Actuellement, je crois que l'une de mes plus grandes préoccupations est de demeurer au moins où j'en suis, question de ne pas trop régresser, ne pas m'abrutir. Je sais que j'apprend, j'apprend toujours, et sincèrement c'est ce qui me fait peur. L'abrutissement est un phénomène quelque peu paradoxal si on y pense bien. Il ne consiste pas à se vider la tête de toutes les choses sensées mais plutôt de la remplir de trucs stupides. Donc on apprend à être con.... Mais bon, avec tout ça, j'ai parofis l'impression que tout cet apprentissage est de trop. Surcharge d'information dans mon crâne, quoi faire? Quoi penser? Je ne sais même pas qui je suis moi-même, je ne sais pas vivre MA vie parce que j'ai toujours préféré vivre ou essayer de vivre celle d'un autre, je ne suis pas honnête avec moi. Je suis une cause désespérée. J'ai besoin d'être seul, faire un peu le point je crois. En fait, c'est ce dont j'ai besoin, pourtant je ne veux pas car il y a un autre besoin qui entre en ligne de compte: celui d'être heureux. Dans mon cas, ça implique la nécessité de ne pas être seul, du moins pas trop longtemps.

Je me demande où je me situe par rapport à tout ce qui est stupide.Dans le favorable? C'est peut-être le contraire. La question restera surement sans réponse car je crois qu'il est du devoir de tous et chacun de porter un jugement sur moi. Dans cette histoire là, je suis spectateur, vous avez le bénéfice du doute. Je n'ai toujours pas trouvé de sens à mon existence, pas de chemin précis. J'ai cependant trouvé la personne avec qui je veux m'aventurer dans ce chemin indéterminé, un personne qui donne une raison d'être à ma vie désordonnée. Pour moi, c'est tout ce qui compte, malgré la chaleur qui me déshydrate et l'abrutissement qui me guette...