lundi, juin 27, 2005

Jours 93 à 96- Vivre

Quatre jours que je ne suis pas passé ici. Sincèrement, je me demande si ça m'a manqué. Ça devient en quelque sorte une habitude de passer sur mon blog, d'y inscrire mes états d'âme, d'y étaler ma vie d'une façon plus ou moins directe. Enfin, il suffit de lire entre les lignes pour tout comprendre, mais pas forcement pour apprécier. Je sais que ma cervelle c'est plutôt un bordel, donc c'est pas toujours des plus agréables à consulter et pas toujours simple non plus. Mais bon, il suffit de savoir en tirer le meilleur afin de l'apprécier pleinement. La vie est ainsi faite, il faut apprendre à saisir le bon et repousser le mauvais. Chose difficile, mais pas impossible.

C'est quelque chose que j'ai appris en quatre jours, enfin, quelque chose auquel j'ai été confronté durant les derniers jours qui se sont écoulés. Le problème, c'est que j'me sens plutôt mal de savoir que j'ai attendu aussi longtemps avant de me permettre de vivre enfin pleinement, être qui je suis. En fin de semaine, j'ai enfin réussi, pour la première fois, à être à l'aise avec moi-même, à être enfin heureux. Oui, j'étais définitivement heureux, plus que jamais. C'est fou à quel point on peut être dépendant du bonheur, il me manque déjà, tellement. J'ai peur de le perdre, de ne plus le retrouver, me voir une fois de plus abandonné par ce bonheur que j'ai eu tant de difficulté à trouver et qui peut me glisser des mains à tout instant. C'est fragile, si important. J'aime ce plaisir, ce bonheur qui m'a été donné pour je ne sais quelle raison. J'suis tellement pas certain de le mériter, mais en même temps, je n'ai pas envi de me poser de questions sur le pourquoi du comment, il est là et je compte en profiter, vivre heureux pour le peu de temps qui m'est alloué avec lui. Pour une fois que je le tiens, je ne veux pas le voir partir, ce serait trop difficile, surtout que mon bonheur a un nom, un nom tellement important pour moi...

Je suis retombé en enfance, du moins dans ma tête j'avais l'impression d'être quelqu'un d'autre. Je ne me connais pas, je suis un étrangé pour moi, comment me saisir en entier?J'en sais trop rien, mais je m'en fou. Quelqu'un qui sait m'apprécier m'apprécie tel que je suis, dans le bien comme dans le mal. J'ai peine à me comprendre, je ne suis pas assez rationnel peut-être. Je n'ai tellement plus envi de me poser de questions, ce sera pour plus tard. J'ai envi de jouer, d'avoir le plaisir que je n'ai jamais eu. Faire comme vendredi et faire une guerre de fusil à l'eau, sauter dans des flaques, courir sous la pluie en criant, lancer des roches dans l'eau pour faire des ricochets...Je veux tout simplement vivre, vivre comme je n'ai jamais vécu, mais pas vivre seul..

1 Comments:

Blogger .-Ess-0-esS-. said...

Mon bonheur s'appelle Mathieu. Mais je reste tout anonyme sur mon blog, même mes amis proches n'ont jamais été mentionnés. Mais tu sais que je parlais de toi.

9:47 a.m.  

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