Encore le retard, bien malgré moi. Il faut croire que j’ai mieux à faire, ou simplement que je n’ai pas toujours accès à un ordinateur. Ce n’est peut-être pas une mauvaise chose, c’est presque rendu une dépendance et de toute manière un peu de recul s’impose parfois. Me revoilà en force, ou du moins je l’aimerais. Pas facile d’être ailleurs sans cesse. J’aime bien être dans mes choses à moi, tout avoir à portée de main. Enfin bref, on s’en fou, ce n’est qu’une petite constatation comme ça après réflexion. Je suis enfin de retour, content de l’être mais en même temps trop loin de la personne qui m’est la plus précieuse au monde et trop près du boulot pour bien apprécier ce retour chez moi.
J’ai passé une agréable fin de semaine, très agréable. Cependant, j’en suis venu a une conclusion qui m’a dégoûté, en fait je me suis moi-même dégoûté, à un point ou j’en suis venu à douter de ce qu’on pouvait penser de moi. Le problème, il vient de moi, uniquement de moi. Il est évident que si j’étais seul, je ne serais sûrement pas jaloux, même si encore là c’est vérifiable. Le fait est que je n’ai jamais eu une très bonne estime de moi, ce qui m’a toujours fait questionné sur le ‘’pourquoi moi?’’. J’ai peine à m’imaginer pourquoi et comment quelqu’un peut m’accorder de l’importance, aussi minime qu’elle puisse être. Je suis moi, tout simplement. Je sais que j’ai une tête sur les épaules, tous les organes au bon endroit et que j’arrive quand même à me débrouiller dans a peu près tous, mais en même temps, ce n’est que moi. Après 19 ans à vivre dans ma peau, même si j’en ai encore long à apprendre sur mon compte, je trouve tout de même que je suis si banal, si ordinaire. Pourquoi moi plus qu’un autre? Question qui ne trouveras fort probablement pas de réponse objective, trop facile de choquer les autres avec des questions pièges du genre de toute façon. Dans cette situation, la réponse risque trop souvent d’être celle qui est la plus agréable à l’oreille, et non celle qui devrait être dite. Alors, je repose sans cesse la question : Pourquoi moi plus qu’un autre? Qu’est-ce que j’ai de si extraordinaire pour pouvoir retenir les gens?
Le pire dans tout ça, c’est que mon petit côté ‘’artiste’’ ressort un peu trop. Évidemment, c’est toujours flatteur d’avoir un rôle important en théâtre, un solo en musique ou tout simplement d’être nommé pour recevoir un prix ou peu importe ce dont il est question, je ne reste pas indifférent. J’aime recevoir de l’attention, c’est plus fort que moi. Besoin de plaire, besoin de faire quelque chose d’apprécié…besoin de capter l’intérêt surtout. Mais comment? Je suis tellement ordinaire comparativement aux autres…je souffre d’être moi-même. Ce n’est pas une crise d’identité, c’est bel et bien une crise de jalousie. Je me déteste! Je ne veux tellement pas être ainsi, tellement pas être contrôlant. Je sais que de regarder les autres est quelque chose de normal, je ne me le cache pas. Mais en même temps, c’est tout de même dur de sentir que l’autre apparaît tellement mieux, physiquement du moins. Je complexe peut-être trop. Je suis loin d’être une atrocité, un phénomène de cirque, mais en même temps je sais que je ne suis pas le prochain gars sur les boîtes de sous-vêtements Calvin Klein et ça m’énerve de penser que ça pourrait être différent si je l’étais. Si c’était au niveau mental, il y a toujours moyen de faire quelque chose, mais pour ce qui est du physique, c’est le conditionnement mental qui est plus complexe car je n’ai pas la motivation ni la volonté de m’entraîner. Le corps est malheureusement la seule partie visible de l’homme, mais tellement superficielle à comparé de ce qu’il peut réellement être. Le problème est donc là, je peux changer, je veux changer, mais je n’arrive pas à me mettre dans la tête que je devrais le faire, surtout que ce n’est pas vraiment pour moi que je le ferais.
Je suis jaloux, et je déteste ça. Mais après mure réflexion, je crois que c’est normal. Quand on aime, je crois qu’il est dans la logique des choses de s’inquiéter un peu, d’avoir peur de tout perdre. Je n’ai pas eu une vie amoureuse trop facile non plus, c’est pourquoi je me pose tant de questions, trop de questions. J’aimerais tant avoir la certitude que ce que je ressent est réciproque, au même points que je peux aimer, ou même plus. Je dois maintenant à faire confiance, car je sais que je peux faire confiance. L’ennui, c’est que c’est difficile, avec ce que j’ai vécu, la confiance est une chose que l’on offre pas à n’importe qui, mais j’ai trouvé la bonne personne, j’en suis convaincu. En gros, il ne me reste qu’à trouver comment lui accorder cette confiance, le bénéfice du doute.
Au comble du malheur, ma mère est jalouse à son tour. Pas exactement de la même façon que je le suis, mais je sens tout de même une certaine tensions. En fait, maintenant que j’ai quelqu’un dans ma vie, je la sent un peu plus hostile, comme si elle avait l’impression qu’on avait pris sa place, que son territoire devait à nouveau être reconquis, à n’importe quel prix! Mais bon, elle a peur de me voir partir je crois, elle a surtout peur de ne plus me voir comme c’est présentement le cas. À mon avis, être chez moi et ne pas lui parler et ne pas lui parler pendant que je suis dans les bras de l’être aimé, il n’y a aucune différence, sinon le bonheur que je peux ressentir à être en compagnie de la personne à laquelle je tiens le plus au monde!
Si on fait abstraction de l’amour, la jalousie est sûrement la chose qui permet au monde de rouler correctement, du moins en ellipse si ce n’est pas rond. C’est par jalousie, par envie qu’on en vient à vouloir être meilleur que celui ou celle qui nous devance, c’est ce qui nous motive à progresser, à avancer, à faire mieux, à nous surpasser! C’est par jalousie que nous voulons faire notre marque à notre tour, dans un domaine quelconque. C’est par jalousie que les pires crimes sont commis, l’amour a cette faculté de pouvoir tout détruire, même des vies. Mais bon, il faut savoir y aller avec mesure, imposer des limites et en parler avant que ça ne prenne des proportions phénoménales. Dans la vie, l’outil le plus utile est fort probablement une tasse à mesurer….
Drôle de journée. En fait, je ne sais pas trop si ça a bien été ou pas, si ça a passé rapidement ou lentement. En fait, c’était une journée chiante comme toutes celles où je travaille dans un environnement qui me dégoûte où je dois rester trop longtemps à mon goût et fort probablement aussi plus que ce que je devrais en prendre. À petite dose, ça se prend bien, mais avec la température qu’il fait, il y a tout de même des limites! Je m’ennui trop de toute façon. Mais bon, faut considérer cela comme une petite épreuve avant un grand changement, pas forcement pour le mieux mais bon, ça reste à voir. C’est quand même bon tout ça, exercice d’endurance, test de tolérance et examen sur la patience. Enfin, je devrais m’en sortir, c’est déjà ça.
J’ai décidé de travailler avec des bouchons dans les oreilles aujourd’hui. Pas de grand changement, je dort déjà avec des bouchons depuis plusieurs années. Mais bon, j’ai réalisé à quel point j’étais dépourvus quand on m’enlevait un de mes sens. Dans un lit, sans mes verres de contact et avec les bouchons, pas trop de problème, de toute façon je veux y dormir. Mais quand c’est en milieu de travail, c’est une autre histoire. J’ai besoin de mes oreilles, beaucoup plus que je ne le pensais. Entendre les choses me sécurise, me fait sentir que tout va bien, que tout est relativement normal. Mais en même temps, les sons peuvent être angoissants parfois. Le sujet n’est pas là, je n’écrirais pas un roman sur le sujet.
Je suis trop dépendant de ce que j’entend. Dépendant de la musique, dépendant du son de mon baryton, dépendant de tous les petits bruits qui sont rendu si communs qui font de ma vie ce qu’elle est, mais surtout dépendant de la voix de ceux que j’aime. Une voix peut être si cruelle mais si réconfortante. J’essaye tout de même de garder la tête haute, l’esprit clair et de voir le positif. Voilà! J’ai 2 yeux, temps mieux, deux oreilles, c’est pareil… Passe-Partout n’aurais jamais cru si bien dire. Je m’étonne à chaque fois de voir que ce sont les petites expériences qui peuvent parfois avoir l’air insignifiantes qui permettent de réaliser de grandes choses, toute l’importance de la vie..