dimanche, juillet 31, 2005

Jours 127-C'est ça qui est ça...

Impression? Zéro, rien, nada, nothing...on est mieux d'oublier ça pour aujourd'hui. J'ai beau penser, j'ai beau chercher, on dirait que tout ce qui se passe dans mon entre-oreille ne fait justement que passer. Aucun progrès en vue, c'est bien dommage, quoi que d'un autre côté ça fait du bien. Parfois, d'avancement en même temps ça rend simplement plus confus.

Il faut du changement dans ma vie, ça c'est clair. La seule chose qui m'énever, c'est de voir que ce changement peut se produire beaucoup plus vite que je ne le voudrais, et sincèrement, ça me fait très peur. Je ne sais pas comment envisager mon avenir au point où j'en suis, et c'est peut-être pour ça que je suis un peu insécure. Mais en même temps, pour la première fois depuis longtemps, je me dis que de laisser faire les choses ne pourra peut-être pas faire de mal. De toute façon, à quoi bon vouloir changer les autres...Le problème réside, je le redis, dans ma relation avec les autres, voilà. Je crois simplement que ce que j'attend des autres est trop souvent hors de mon contrôle...faut tout de même pas virer dingue avec un truc pareil. Je ne pense peut-être pas assez à moi dans tout ça. Peu importe, le fait est que d'attendre le bonheur des autres est quelque chose d'un peu ridicule, surtout en considérant que je ne fais peut-être même pas parti de ce qu'ils ont besoin pour être heureux...C'est beau de rêver, mais mes rêves sont généralement d'une insignifiance indescriptible.

J'aimerais pouvoir tout prévoir, tout anticiper....ne plus me tromper, ne plus me faire avoir....chercher la perfection car je crois que c'est ce que je cherche. Je veux être celui qui réussi bien dans tout, absoluement tout! C'est pourtant au-delà de tout ce que je peux faire, et sincèrement ça me fait particulièrement chier! Je n'ai pas vriament de repères, pas de modèles....rien d'autre qu'un idée que je poursuit. Peux-tu être plus vague?? Pas certain...je fonce à l'aveuglette alors que tout me rend insécure, l'art de savoir se faire du mal!

La meilleure chose à faire à l'étape de ma vie où j'en suis actuellement est surement de rester là à rien faire et à se demander tout simplement ce qui va arriver, sans même espérer quoi que ce soit, sans attendre, sans se créer d'illusions car les illusions sont malheureusement trop présentes dans ma vie...

Jour 126- Attente

Attendre, c'est surement la chose que je déteste le plus en ce monde, à part peut-être E.T...Enfin, le fait est que c'est ce que je considère comme étant la plus grande perte de temps qui soit. Obligation de présence en prévision de quelque chose qui tarde à arriver. C'est tout de même sympathique tout ce qu'on peut faire pour passer le temps, enfin, façon de parler puisqu'il avance toujours à la même vitesse. Toujours est-il que j'ai attendu, sans relâche, toujours sans avoir la certitude que j'avais bien compris, que je ne m'étais pas trompé. Visiblement, ce ne fut pas le cas, simple question de retard causé par une série d'événements sans grande importances. Enfin, on s'en fou, on n'est pas là pour blâmer qui que ce soit de toute façon.

Alors, attendre patiemment en se tournant les pouces? Sûrement pas! Que faire alors? Je ne sais pas pourquoi, mais dans l'abri d'autobus au coin de la rue, il y a toujours des feuillets d'informations distribués par les témoins de Jéovah. C'est tout de même quelque chose. Je ne tente pas d'ébranler leur foi ou encore de montrer un manque de respect face à leurs croyances, simplement, je ne les partage pas! Mais bon, tout ça pour dire qu'en lisant ça, j'ai tout de même réfléchi à ma condition, et vraisemblablement à la condition de plusieurs personnes car je sais que je ne suis pas le seul dans ma situation.

En y pensant bien, peut-être que le bonheur n'est pas quelque chose d'inné, pas quelque chose de naturel. En fait, je me suis demandé si être heureux n'était pas en fait quelque chose d'exceptionnel, mais surtout une illusion afin qu'on puisse bien saisir que tout a malheureusement un prix. C'est sur que cette vision de la chose est quelque peu pessimiste, mais d'un autre côté, il faut tout de même rester lucide: beaucoup plus de tristesse que de plaisir dans ma vie. Ce que je me dis en fait, c'est que ce n'est pas parce qu'il est plus douloureux d'être triste et malheureux que ça devient forcement anormal de l'être. Peut-être que la ''normalité'' est justement d'être triste et que le bonheur est une sorte de petite récompense que l'on a parfois. Chose claire, certaine personnes sont plus à même de recevoir ce bonheur, et je ne fais visiblement pas partie de ce groupe de personnes. La vie a le défaut de regrouper trop de sentiments qui sont parfois opposés. Je suis tellement indécis que j'arrive à peine à savoir quoi faire, quoi penser....Je ne sais même pas si je suis heureux ou triste...c'est peut-être ça d'être normal après tout...

L'humain a le défaut de vouloir tout normaliser, tout contrôler. L'ennui, c'est qu'il se rend malade et se détruit à force d'essayer....Comprendra-t-il un jour ce que même moi je n'arrive pas à comprendre? Comprendre quoi? Je ne le sais même pas, mais chose certaine, il y a quelque chose à comprendre, sinon nous ne serions fort probablement pas là....

samedi, juillet 30, 2005

Jour 125-Eau

Je ne sais pas pourquoi c'est ainsi, mais quand je vois de l'eau, je vire complètement fou. C'est comme si j'avais été mis hors de mon élément et que je voulais à tout prix y retourner. En tout cas, ça fait du bien pour une fois de tout oublier, de ne penser à rien, à personne pour finalement pouvoir se dire qu'on est là, qu'on existe, que la vie vaut la peine d'être vécue, à condition qu'il y ai de l'eau! Je sais, je suis bébé parfois, mais jouer dans l'eau, nager, courir, sauter dans une flaque d'eau ou simplement me faire arroser par un boyau d'arrosage, ça me rend heureux, ça me fait rire. Le bonheur est parfois difficile à avoir, suffit seulement de savoir en profiter quand il passe.

Le bonheur me fait peur un peu des fois. Il a tendance à partir sans prévenir ou simplement à te glisser des doigts. C'est frustrant de le voir partir, surtout qu'on reste généralement impuissant devant ça. Le destin est peut-être une des forces de la nature. Enfin, je sais que je n'ai pas grand chose à dire ce soir, mais j'crois que pour la première fois depuis une semaine, je peux dire que oui j'ai été heureux. J'ai eu l'air d'un con, j'étais dans la peau d'un enfant et probablement que j'ai fait peur à des touristes, mais j'étais heureux!

jeudi, juillet 28, 2005

Jour 124- Sortie

Se changer les idées, ça change le mal de place. Au lieu d'avoir le coeur qui souffre, c'est le compte en banque qui commence à rescentir un certain inconfort. Enfin, j'en suis pas encore au stade de dépenseur compulsif, j'suis trop gratteux pour ça. N'empêche, je crois avoir acheté assez aujourd'hui pour me priver de magasinage pour les 5 prochaines années. Tout ça pour dire qu'aujourd'hui, je vais bien, du moins je vais mieux.

Parler, parler, parler...toujours parler. Finalement, tourner le fer dans la plaie peut être plus bénéfique que je ne le croyais. On fini par devenir résistant à la douleur, pas tout à fait imperméable, mais tout de même plus apte à la subbir. Une bonne chose donc, à petite dose du moins. Enfin, c'est comme pas mal tout. Mais je crois que pour la première fois, je peux vraiment confirmer qu'un mauvaise expérience apporte son lot d'apprentissage et de bénéfices. Alors, allé, pendant qu'on y est, pourquoi pas profiter du célibat?

En fait, aujourd'hui, j'ai réalisé quelque chose que je m'étais refusé d'admettre jusqu'à aujourd'hui. Bon je sais que je suis loin d'être un de ces models de Calvin Klein avec des abdos sur lesquels on pourrait râper du fromage et avec des pectoraux plus gros que les seins de ma soeur, mais quand même, parraîtrait-il que je suis ''mignon''. Compliment? Pas certain. Enfin, j'attires les regards, ça c'est certain. Mais bon, j'ai toujours fait fuir les gens alors, c'est peut-être le dernier coup d'oeils qu'ils me porteront avant de prendre leurs jambes à leur coup. Peu importe, le fait est que j'ai réalisé aujourd'hui qu'on me regardait beaucoup plus que je ne le voudrais. Quel malaise! Je sais que c'est excessivement narcissique de le dire, très égocentrique et purement vantard, mais pourtant, quand je l'ai réalisé, j'ai vraiment rescenti pendant quelques secondes que j'avais le monde à mes pieds. Je sais que j'ai une volonté de fer et qu'avec un minimum d'effort je pourrait peut-être même tout avoir, et sincèrement, ça me traumatise au plus haut point. Moi? Qui suis-je? Bordel, quand j'y repense, c'est lamentable! Il y a de cela quelques années, je n'étais tellement rien, et puis là, sans crier garde, soudaine ''popularité''. Du moins, plus populaire que jamais, sans l'être réellement celà dit. Enfin, tout ça pour dire qu'intérieurement j'me sens, comment dire....comme une pute! Voilà! Bon, il faut faire abstraction de toute la définition de tâches, mais sentir qu'on pourrait devenir objet de fantasme, et ce seulement en un simple regard en croisant une personne dans la rue, je dois dire que ça me perturbe. Moi qui, il y a de cela quelque temps, ne demandait qu'un minimum d'attention, un compliment, me voilà en overdose! J'en ai marre d'être moi-même.Je voudrais savoir ce que je veux, mais encore là, je ne sais pas ce que je veux, donc je ne peux affirmer que je voudrais le savoir. La vie est parfois si complexe. Trois lettres et une définition interminable, la langue française est si bizarre parfois.

J'ai discuté longuement avec une amie aujourd'hui. On a passé la journée ensemble, on a parlé de tout et de rien, de ce qui va et de ce qui ne va pas, de notre avenir, bref une conversation normale entre gens civilisés. J'ai appris beaucoup sur elle, ça m'a plu. En discutant, j'ai appris que je n'étais pas seul à vivre le drame familial que je vis présentement. Aillant tous les deux étudié ensemble au cours des deux dernières années, nos visions respectives de la vie et de l"avenir ont évoluées en empruntant des chemins relativement près l'un de l'autre.Tout ça pour dire que, de son côté aussi, elle se sent rejetée, ou plutôt exclue par rapport aux autres. D'une certaine façon, nous avons tendance à nous isoler nous même, trop prisonniers dans nos idées et fort peu à l'aise avec les idées que les autres ont pu développer par rapport à leur propre expérience, expérience différence de la notre. Ce n'est pas une question de raison ou de tors, ce n'est que le fait qu'on puisse se sentir incompris. L'inconnu nous fait peut-être peur, le fait est que plus le temps passe, et plus j'ai l'impression que, comme un philosophe grec l'avait si bien dit '' pour vivre heureux, vivons cachés! ''. Se planquer? Pas certain que la solution soit la bonne. Enfin, le problème n'est pas encore tout à fait cerné, on verra plus tard pour la solution...

mercredi, juillet 27, 2005

Jour 123-Commun

Je ne suis pas seul. Je sais que je ne l'ai jamais été, mais je crois que le fait de vivre en parralèle quelque chose qu'une autre personne vit en même temps, pour la même raison, par rapport à la même personne, ça aide. Je ne sais pas trop comment l'expliquer, mais je crois que de savoir qu'on n'est pas seuls à être déprimé pour une raison X et qu'en même temps, on peut aider une personne qui vit la même chose en même temps que cette personne nous aide, c'est quelque chose d'unique, de spécial...mais surtout quelque chose de précieux.

C'est surtout de faire l'effort de faire sourir l'autre qui, inconsciemment, aide à passer par-dessus les fosses. Comment expliquer cette impression? En fait, c'est un peu comme si en consolant l'autre, on arrive à se consoler soi-même, c'est fou à quel point on est plus persuasif quand on s'adresse à quelqu'un d'autre. Je suis plutôt du genre à me foutre dans la merde et à vouloir y rester faut croire.

Enfin, il y a trop de choses qu'on s'empêche de vivre, trop de gens qu'on s'empêche de connaître, trop de situations qu'on se refuse d'explorer. Putain ce censure, j'déteste ça. Parfois je me dis que je vivrais plus heureux après une lobotomie. Je ne sais toujours pas comment me positionner par rapport à la situation. Je veux dire, est-ce que je dois envouloir à tous ceux qui m'ont fait du mal pour ce que ces personnes m'ont faite ou simplement me dire que ces personnes n'avaient peut-être pas conscience de ce qu'elle ont pu faire comme mal et qu'elle ont fort probablement agi dans leur propre bien? Quoi en penser? J'en sais malheureusement trop rien... Détester ne changera en rien les choses, mais pardonner trop facilement non plus, ce serait trop naïf. Quelle est la solution la plus normale? La plus logique? La plus mature.....j'ai été victime de l'immaturité et j'en ai été mis carrément K-O, ce n'est surement pas en agissant ainsi que tout va s'arranger.

Mais même avec tout ça, je crois qu'il n'y a rien qui ne peut égaler le sentiment que l'on éprouve à revoir les personnes qui nous sont chère. Peu importe ce qui se dit, peut importe la situation, ça fait toujours du bien, ça met toujours un sourir au visage et surtout, ça fait redonner une infime confiance en l'avenir de voir qu'il y a et qu'il y aura surement toujours quelqu'un là, quelque part, prêt à nous accueillir les bras ouverts à tout instant.

mardi, juillet 26, 2005

Jour 122-Parler, Talk, Hablar

La discussion est-elle la voie de la rédemption? Aucune espèce d'idée. En fait, je me demande de plus en plus l'utilité de parler. Je sais que je vante trop les mérites de la communication, mais en même temps, en plus parler règlerait tant de problème. On ne pourrait plus entendre des trucs du genre ''toute vérité n'est pas bonne à dire''. Je crois que ça me ferait le plus grand bien.

Plus sérieusement, je reste quelque peu confus. Ça ne va pas, c'est évident, mais en même temps, on dirait que rien n'arrange les choses. En fait, on dirait même que tout s'est arrêté, mon malheur est resté coincé quelque part dans le temps et il ne bouge plus. Je me pose des questions, tellement de questions. Plus ça va, moins je veux en savoir car tout est de plus en plus clair, de plus en plus douloureux. Quoi faire? Quoi penser? C'est clair, je ne survivrai pas longtemps dans cette situation.Faut que ça change, faut faire bouger les choses....

Plus ça va, moins j'ai de certitudes. Ça m'enrage un peu de savoir que je pense un peu pour rien, puisque ren ne change, bien malgré moi. J'ai beau y mettre tous les efforts du monde, rien n'y fait. Les faits s'accumulents et je plie sous la quantité impressionnante d'éléments recueuillis. J'aimerais savoir quoi faire dans cette situation....mais je ne le sais pas. Aimer ou détester? Peu importe, les deux sont trop intimement liés pour faire une distainction claire. Le fait est que je n'avance pas du tout.Je ne veux pas blâmer.....

J'ai simplement envi de parler, ne pas me sentir seul même si je le suis physiquement. J'ai envi de rien. Si je m'écoutais, j'arrêterais de penser, j'arrêterais d'exister...ou du moins cesser pour un instant, question de repartir à un autre moment donné, à un moment où ça irait peut-être mieux. Laisser l'eau couler sous les ponts, laisser la poussière retomber, prendre le temps d'avaler la pillule. Non mais j'en ai marre de tout ça? Est-ce que j'ai le droit ne ne vouloir rien faire? Est-ce que j'ai le droit de déprimer sans qu'on me pose 156 000 questions? Est-ce que je peux simplement vivre en me morfondant sans arrêt sans qu'on vienne me dire de me grouiller?

Est-ce que je peux exister tout simplement?

La vie me fait chier, tellement. Un bon moment pour en vivre 4 mauvais, où se trouve la logique dans tout ça. J'suis tanné de souffrir. À quoi bon être heureux, c'est surement la chose la plus éphémère qui soit de toute façon. C'est sur que d'être déprimé à l'année longue ça enlève quelque peu le goût de vivre et ça tue la motivation, mais d'un autre côté, ça enlève surtout les mauvaises surprises, mes méchantes débarques, ça fait seulement tomber de moins haut quand la bulle éclate. À quoi bon chercher le bonheur?

Tout est tellement absurde. Est-ce que ça vaut réellement la peine de se battre? Le combat est perdu d'avance, la vie est une aventure dont on ne se sort pas vivant comme on dit.Reste simplement à la regarder en face et attendre qu'elle en ai fini avec nous.......

Jours 119 à 121- Tourisme

Bonne idée ou mauvaise idée? Aucune idée, le fait est que ce fut une idée dispendieuse. Le tourisme, c'est pas trop pour moi. Le manque de patience, le manque de temps, le manque d'argent, le manque d'intérêt...le manque d'attention. J'croyais me changer les idées, je crois m'être trompé.

On a beau avoir toute la volonté du monde, on peut tenter l'impossible, rien n'y fait. J'ai beau me répéter sans cesse que tout va bien, que tout ira bien, que je m'en sort, que je n'ai pas de problème....conneries! Non ça ne va pas, non je n'ai pas envi de bien aller non plus. À toujours chercher le bonheur, on se rend malheureux. Un bonheur tant de fois rêvé et jamais atteint, ça laisse des traces, des blessures qui ne cicatriseront peut-être jamais. Je n'ai pas envi d'être heureux, je veux simplement continuer à me morfondre, à endurer ce que je vis. Considérer chaque seconde de souffrance comme si c'était la dernière pour pouvoir enfin se dire ''ce sera fini après...''.

Tout me fait penser, chaque instant que je passes, je me sens seul. Pourtant, à Niagara Falls, c'est pas le monde qui manque! Trop c'est comme pas assez. Je suis un dépendant agoraphobe, voilà mon problème. Combien de fois je me suis dit que ce serait bien de se lancer dans les chutes, passer à l'histoire, mettre fin à tout pour une fois et puis, après réflexion, je me suis trouvé ridicule. Ce n'était pas la première fois que je pensais à une telle chose, et la réflexion qui a suivie n'était pas la première, comme vous vous en doutez, sinon je ne serai plus ici. Mais bon, tout ça pour dire que la blessure fait encore mal.

Je sais que c'est peut-être mieux ainsi: le bonheur des autres avant le mien. L'ennui c'est que cette phrase, même si je la pense plus que tout, j'aimerais bien que faire le bonheur des autres fasse également mon bonheur. Les relations ne se vivent jamais seuls, j'en tire une grande leçon. Que faire de plus que de s'investir corps et âme dans une relation? Tout lâcher?Enfin, c'était peut-être la meilleur chose à faire. On souffre un coup et on se relève. J'en suis pas encore à ce stade là....patience.

Mis à part ce fait, le voyage a été pas trop mal. Mais bon, qui dit voyage dit tourisme et dit forcément touristes. Généralement, j'ai l'air d'un touriste dès l'instant où je met le pied en dehors de chez moi: tout m'impressionne, tout m'attire. Cette fois-ci par contre, c'était différent. Trop d'information pour mon cerveau en même temps. En un coin de rue, il y avait de quoi passer au moins 8h sans avoir de temps morts. C'est dingue! Tout pour attirer les touristes, plus de gens, toujours plus de gens, et toujours plus d'argent. C'est dingue dépenser autant. J'aurais jamais cru que l'on puisse être aussi naïf. La consommation est parfois abusive mais là, le mot est faible. C'est dommage de voir à quel point on peut être stupide parfois.

On s'émerveille devant une richesse naturelle impresionnante, mais pourtant, tout ce à quoi on pense, c'est d'acheter un souvenir, comme si la mémoire ne suffisait pas. On n'utilise que 10% de notre cerveau, par paresse principalement. Avec un minimum d'effort, on peut tout se rappeler, ou tout oublier, à notre guise! Pourtant, on dépense parfois une fortune pour des objets complètement inutiles pour se souvenir. La mémoire, même si elle n'est pas toujours fidèle, est capable de garder l'information. Avec un peu de chance, le souvenir sera encore meilleur car le cerveau est aussi capable de l'améliorer. Le cerveau est, en général, une machine exceptionnelle, si on fait abstraction du mien qui aurait fort besoin d'une trieuse...

Trop touristique, trop de gens, trop d'argent.....trop d'amour à mettre de côté.

samedi, juillet 23, 2005

Jour 118-Amitié

Laisser la poussière retomber. Je crois que c'est la seule chose à faire. De toute manière, je suis bien placé pour comprendre, j'ai toujours eu du ménage et du nettoyage à faire dans chacun de mes emplois, principalement en considérant que j'ai été concierge pendant 3 étés d'affilées. Enfin, tout le monde s'en fou, les choses ne vont peut-être pas s'arranger, mais au moins je serai davantage à quoi m'en tenir.

J'ai la chance d'être entouré, très bien entourré. Sorte de coussin émotionnels, j'devrais me considérer chanceux d'avoir des amis pour être là quand j'ai besoin d'eux. Je me sents tellement égoïste, j'ai toujours la foutu impression de ne jamais être là pour eux mais qu'eux sont toujours là pour moi. En plus, je m'en vais. Ça n'arrange en rien les choses. J'ai choisi de partir, je dois assumer les conséquences, même si c'est fort probablement la chose la plus difficile. Dans ma tête, je dois effacer l'idée d'un aurevoir, je dois plutôt me dire que c'est un nouveau départ, qui n'efface en rien ce qu'il y avait en rien, une sorte de ''on se reverra bientôt, je te le promet''....trop de promesse qu'on oubli malheureusement trop souvent de tenir.

Hier, j'ai passé la journée avec ma meilleure amie, et j'ai revu, pour la première fois depuis plus d'un mois, une amie que je ne voyais presque plus depuis la fin du secondaire. Les gens changent, mais pourtant tout reste pareil. C'est à ça qu'on reconnait les vrais amis. Je sais que je peux compter sur eux, j'ai simplement peur de les perdre, tout perdre. Traumatisé je suis, comme Yoda le dirais fort probablement. Enfin, la question n'est pas là. Je sais que je ne suis pas seul, je sais que le temps arrangera les choses, je sais que la blessure se refermera d'elle même...je sais que je souffre mais que ça va me faire avancer. Le progrès coûte malheureusement trop cher.....

vendredi, juillet 22, 2005

Jour 117-Amour perdu

La vie sert à deux choses principalement, c'est ce que j'ai appris aujourd'hui. Premièrement, elle sert principalement à donner des leçons qui, une fois assimilées, servent éventuellement à évoluer. En second lieu, elle sert surtout à faire chier!

Ce que j'ai appris, c'est surtout que l'amour c'est un peu comme dans un casino. C'est toujours difficile d'en ressortir gagnant. Comme on le dit si bien: les jeux sont faits. Malheureusement, rien ne va plus. L'amour a comme tendance à me mettre de côté, à me faire royalement chier! J'suis pas fait pour être en couple, j'suis pas né pour être aimé. On m'apprécie, c'est possible. Mais un véritable amour, réciproque surtout, j'crois que ça n'a pas été prévu dans le livre de ma vie...voué à passer mon existence seul.

Ça fait mal, le fait de savoir qu'on aime, qu'on se lie désespéremment à une cause et que finalement, contre toutes attentes, tout fini inévitablement par foutre le camp,c'est trop prévisible. J'aimerais tellement pouvoir être aimé en retour pour une fois. Les sens uniques ça n'a jamais été mon truc.

Je sais que j'ai ma part de responsabilité dans tout ce qui m'arrive, mais en même temps, certains trucs sont en causes, il ne faut pas se leurer. J'ai simplement horreur de jeter le blâme, alors j'encaisse tout, considérant que tout est de ma faute, j'me sens tellement mal!

C'est seulement difficile de s'entrer dans la tête qu'on ne pourra plus compter sur la personne qu'on aimait le plus au monde, pouvoir s'attendre à sa présence dans les circonstances difficiles comme joyeuses.J'aimerais tellement pouvoir dire ''je t'aime'' et avoir une réponse franche, dépourvue de tout doute...une réponse si sincère que même moi, éternel sceptique, j'arriverais à y croire. Je n'en demande pas beaucoup, du moins il me semble.

Pendant trop longtemps je me suis empêché d'être heureux, considérant que le déménagement compliquerait sans aucun doute la relation. Pourtant, à un moment donné, je me suis enfin décidé à mettre fin à tout ça. J'ai droit au bonheur, au même titre que tout le monde. Je me dois de vivre, de me le permettre. J'ai décidé d'aimer, malgré tout ce que ça impliquait. J'en ai toujours été conscient, tenant compte de toutes les difficultés qui pourrait être là. Je suis prêt à tout pour ceux que j'aime. Cependant, il faut croire que ma décision d'être heureux ne fait pas l'unanimité. On ne peut pas être heureux avec moi. On m'aime, de loin. Qu'est-ce que j'ai? Le bonheur ne m'est pas destiné.

Qu'est-ce qui m'a pris d'oser? Qu'est-ce qui m'a pris d'y croire? Je me sens tellement ridicule. Un peu comme Dorothée qui est la seule à croire à son beau pays d'Oz. Je crois à l'amour, ou plutôt j'y croyais. C'est exactement comme quand on est jeune. On a tous un monstre planqué quelque part. Avec l'expérience, mais surtout en se le faisant dire par les autres, on réalise qu'il n'y a rien, que ça n'existe pas, que c'est impossible. Après Dieu et le père Noël, l'amour est surement la plus grande connerie de ce monde. Je suis trop stupide, j'y ai cru, j'ai vraiment voulu y croire et je crois, malgré moi, que j'y crois toujours. Seulement, ces mots ne veulent plus rien dire pour moi...

Qu'est-ce qu'on peut fait quand la seule chose qui nous encourrageait à poursuivre vient de nous lâcher? Qu'est-ce qui est possible de faire pour retrouver le sourir quand on se lève et qu'on réalise que, dans le monde, il n'y a personne qui pense à nous, personne qui nous aime au point de préférer mourir que d'être sans cette personne?Ma raison de vivre a décidée de prendre une voie différente de celle que j'emprunte. J'en suis à un point où la seule chose qui me reste à faire, c'est justement de ne rien faire. Je peux m'estimer chanceux d'avoir des gens qui m'aiment, ou du moins qui le prétendent, qui me soutiennent. Heureusement, car je n'ai plus aucune envie de m'accrocher.

Le pire dans tout ça, ce qui me fait le plus mal, c'est que je viens de perdre une personne que j'aimais par-dessus tout.Le problème, c'est que je viens de perdre quelqu'un avant même de partir. Je n'ai plus envi de partir, depuis longtemps même. Mais là, c'est le comble! Pourquoi partir si c'est pour souffrir? Je vais être loin, tellement loin. J'ai peur de reperdre ce que j'ai....trop de souffrance en si peu de temps.Je n'aurais pas du faire de choix. Je ne le regrette pas, mais je sais que tout aurait été tellement différent, pas forcement mieux, mais fort probablement moins pire, si je n'avais pas fait ce satané choix...Cette amour n'a pas été une erreur. J'ai appris, tellement. Je ne suis peut-être pas plus éclairé, pas de certitudes n'ont été acquises, mais je sais que je suis plus apte à comprendre maintent. Non, ce n'est pas une erreur, ce ne fut qu'une aventure qui a tourné un peu différemment de ce que j'auvais voulu. Mais je n'étais pas seul là-dedans, je dois me faire à l'idée. S'en sortir de façon mature, malgré la douleur.

Je m'excuse pour ce que j'ai fait. Je m'excuse d'avor cru à l'impossible.

jeudi, juillet 21, 2005

Jour 116-Malaise

Il y a des jours comme ça où on aimerait tellement être tout petit, si petit qu'on disparaitrait de la vue de tous. Mais bon, tant de malaise dans une aussi petite personne, c'est impossible, c'est pourquoi on a toujours l'impression d'être plus grand, plus visible...oh la honte!

J'aime pas ce genre de situations, pourtant elles m'arrivent si souvent. C'est le genre de choses auxquelles on ne s'habitura jamais.

J'en suis encore quelque peu bouleversé. Je ne me permet pas l'erreur, je ne m'autorise pas à avoir un échec, mais sur ce coup là, chapeau, c'était raté sur toute la ligne.

J'ai honte.....je ne veux plus en parler, mais pourtant il n'y a rien d'autre à dire....le malaise s'installe une fois de plus en me voyant dans l'impossibilité de m'exprimer....je déteste ce genre de situations!

La vie est trop courte pour s'arrêter à ce genre de situations. J'aurais tellement envi de me mettre à crier, le plus fort que mes poumons me le permettraient, envi de changer des chançons de Noël même si on est en juillet, envi d'être ailleur....j'suis bon pour du changement. La fatigue se fair de plus en plus sentir et les gaffes s'accumulement. Le malaise s'intensifie de fois en fois....J'ai toujours l'impression que les autres sont encore plus exigeants envers moi que je ne le suis face à ma propre personne, et c'est là que réside le traumatisme.

J'ai toujours été le roi des cons. Les limites, je ne les connais malheureusement pas car je n'ai jamais songé les franchir, et je dirais même que j'avais toujours eu une trouille bleue de m'en approcher. Mais là, j'ai l'impression que mes erreurs me rapprochent du gouffre, je ne sais pas quoi en penser. Un accident peut arriver, peut se reproduire...mais en bout de ligne, il reste toujours le fait que quelque chose cloche, et puis il est difficile de bien saisir le fond de tout ce qui arrive...bref on n'en sort jamais blanc comme neige!

C'est presque fini...le plus dure est passer...ne reste qu'à espérer....

mercredi, juillet 20, 2005

Jour 115- Lune

La nuit fut magnifique. Il y avait longtemps que je n'avais pas admiré la splendeur de l'obscurité. J'aime bien la nuit, son petit côté mystérieux, les étoiles....c'est la nuit qu'on comprend qu'on n'est tellement rien à comparé tout ce qui existe ailleur.... En regardant le ciel au crépuscule, je me suis senti bien, tellement bien. Le ciel avait l'air d'une peinture à numéro, mélange de couleurs qui ne vont généralement pas ensemble mais qui, contre toute attente, fusionnaient bien dans ce qu'on s'attend d'un coucher de Soleil.J'ai compris que peu importe où on se trouve, si on regarde le ciel, on apparait toujours comme étant au centre: je suis là, j'ai une place centrale. Il y a tout un monde qui gravite autour de nous, un monde que l'on influence, qui nous influence et qui besoin de nous, malgré que la relation de dépendance est moins importante dans ce sens que nous par rapport à lui. Enfin, la vie est belle quand on sait la regarder sous un angle appréciable.

La Lune était magnifique, si grosse, si ronde, si brillante. On aurait dit qu'elle était là, tout simplement parce qu'elle n'avait rien d'autre à faire. Pourtant, j'ai pu en comprendre long sur ma situation en regardant la Lune. Si on compare la Lune à la Terre, le satellite est petit, plutôt insignifiant, dépouvu de contenu...Inversement, la Terre est si riche, si belle, bien plus grande....vivante! Pourtant, depuis des millions d'années, les deux se tiennes compagnies, tirant bénéfices l'une de l'autre. C'est fou à quel point une relation peut s'instaurer sans tenir compte de certains facteurs..relation durable surtout! J'espère tellement que les relations que j'entretiens présentement vont dure elles aussi, c'est mon souhait le plus cher.

Mais comme je l'ai dit, ça m'a fait réfléchir sur ma situation.En fait, j'aurais tendance à me comparer à la Lune. Je suis entourré de gens extraordinaires, que j'adore et que je ne veux pas quitter. Cependant, en me regardant, j'ai de la difficulté à trouvé mes points forts. J'ai l'impression que mon existence n'a pas trop de but. Je suis là, je fais ce que j'ai à faire, sans trop savoir ce que je dois faire. J'obéis, tout simplement.

J'ai réalisé que j'étais superficiel, du moins plus que je ne voulais me l'avouer. Je n'aime pas la superficialité, c'est ridicule. En fait, c'est tout de même normal d'avoir un avis dès le premier regard. L'ennui, c'est quand on reste figé à cet avis, sans passer au stade suivant, sans analyser. J'ai toujours trouvé que la superficialité était l'un des pires défaux de l'être humain. Je sais que je suis humain, je ne l'ai jamais nié. Pourtant, j'aimerais parfois m'en dissocier, être un peu plus que ce que je devrais être....l'humain aspire au développement, ça ne m'avance pas du tout! Enfiin, l'humain est trop humain, comme le disais si bien Nietzsche. Je veux dépasser ce que je suis...j'ai eu une révélation nietzschenne....

Enfin, quoi qu'on en pense, le sommeil est indispensable.......

mardi, juillet 19, 2005

Jour 114-Changement

Étrange à quel point l'accomodation peut se faire étrangement...surtout lentement. Changement d'équipe, vive les vacances. Enfin, façon de parler, des vacances dans mon cas, c'est pas pour tout de suite. C'est compliqué, j'aime mieux ne pas comprendre en fait. Mais bon, j'ai hate de finir de travailler, petit répis, rien de mieux pour se changer les idées car c'est vraiment ce dont j'ai besoin en ce moment.

Enfin bref, changement d'équipe de travail. La dynamique n'est pas du tout la même et je dois sincèrment avouer que je trouve ça plutôt désagréable. L'avantage de mon emploie, c'est le fait qu'on travaille en équipe, de sorte à faciliter le travail et alléger la charge. L'ennui, c'est qu'en équipe, il y a rarement que des points forts...La pression, la chaleur surtout, un environnement désagréable....rien de tel pour se mettre à sacrer allègrement. Avec un peu de temps, je vais m'y faire. Je connais l'emploi, il ne reste qu'à s'habituer...le temps est la seule chose à considérer. Un minimum d'effort et hop, je devrais être en business.

J'ai peur d'échouer. Ce n'est pas nouveau, j'ai cette phobie depuis toujours, plus grande crainte en ce monde. Échouer quoi? Mais tout, sans exception! Je n'ai pas à me poser de question, dans ma tête, tout est sur le point de foirer, fort probablement le fruit du brain-wash que je me suis imposé au primaire et au début du secondaire afin de justifier le pourquoi du comment de mes relations quelque peu tumultueuses avec les autres. Enfin, on n'en est pas au stade de la psychanalyse. Ces temps-ci, le plus grand échec que j'entrevois concerne mes relations, principalement en vue de mon déménagement. Traumatisme par-dessus traumatisme. Je n'ai plus envie de partir et j'ai bien peur que rendu là-bas, ce sera encore le même cirque qui recommencera. Si c'est le cas, j'aurai un choix à faire..choix plutôt déchirant. Je ne rescent plus ce besoin d'exil, donc pourquoi s'en aller? En fait, la réponse est malheureusement trop simple pour que je puisse passer à côté, l'esquiver, l'éviter....et il est malhereusement trop tard pour revenir en arrière...

C'est fou comme la vie peut changer. Disons que les chemins qu'elle tend à suivre peuvent être bouleversés par à peu près n'importe quoi, mais surtout à n'importe quel moment. Quelque chose se produit et hop, changement de cap. Le problème, c'est que pour l'instant, je me sens plutôt à cheval sur la ligne pointillée, hésitant encore entre poursuivre le chemin que j'avais choisi d'emprunter et prendre une sortie, question de faire demi-tour. Le temps m'emmerde car il n'est pas réversible...Avoir su.....les mots les plus meurtriers de ce monde. Trop tard pour les regrets, il faut assumer, malgré les difficultés. Le problème n'est cependant pas là. Enfin, il est évident que je le vis, mais d'un autre côté, il n'engage pas uniquement moi, et c'est ce qui me tue royalement. Le bonheur des autres avant le mien, je l'ai toujours dit. Cependant, mon bonheur dépend des autres. J'ai besoin d'eux mais comment les garder près de moi si la distance qui va nous séperer les rend malheureux. Situation déchirante, avis à tous, je ne le souhaite à personne!

La vie mérite d'être vécue, aujourd'hui j'en suis plus certain que jamais. Les relations que j'entretient méritent de l'être encore, et avec encore plus de soins que jamais. Je ne veux rien perdre, rien manquer, rien échouer. J'en ai marre de me poser des questions, de me torturer. Je n'arrive pas à répondre, de peur de me tromper, de peur d'avoir une réponse qui me déplaise, par crainte de ne pas comprendre, juste au cas....se poser une question puis un autre, puis une autre...c'est toujours le meilleur moyen d'éviter d'affronter la réalisé.

Je vis, je suis heureux. Je vivrai, et resterai heureux...

lundi, juillet 18, 2005

Jour 113- No Name

Comment qualifier cette journée. Sincèrement, on s'en foue. De toute façon, pour le peu d'importance que ça a, ce n'est pas un titre qui va changer grand chose. En fait, je suis présentement quel que peu embêté parce que j'ai pensé à quoi écrire et qu'une fois de plus, j'ai tout oublier. Enfin, rien de trop profond, c'est moins regrétable.

J'ai reçu un commentaire aujourd'hui, ça m'a fait tout drôle. En fait, c'est une amie avec qui j'ai repris contact. On ne s'était jamais vraiment quité complètement, mais en même temps, depuis la fin du secondaire, il faut dire que rien n'était plus comme avant. Hier, elle m'a dit qu'elle était passée sur mon blog, question de voir ce que je racontais de bon. Curieux, je lui ai demandé ce qu'elle en pensait. J'ai trop besoin de savoir ce que les autres pensent, non pas que je m'en soucie ou que je m'ajuste par-rapport à ça, mais toutes les opinions sont bonnes et à considérer, donc j'en prend connaissance, la plupart du temps du moins. Enfin, tout ça pour en venir au fait qu'elle m'a dit que ce que j'étais à l'époque et ce que je suis aujourd'hui c'est complètement différent. J'ai donc changé. Changement...positif ou négatif? Selon elle, le changement est une véritable révélation. Me voilà enfin quelqu'un à part entière, quelqu'un qui parle, quelqu'un qui sait, quelqu'un qui comprend...ou du moins quelqu'un qui tente de réussir tout cela. J'ai donc changé, j'ai donc progressé, j'ai évolué. Trois mots si simples mais pourtant si importants pour moi. Je suis tellement insécure par rapport à tout ça, peur de devenir quelqu'un de trop différent, quelqu'un de méconnaissable et de perdre ce que j'ai. Je vis présentement le plus grand traumatisme de ma vie, à savoir que tout ce que j'ai peut me glisser des mains d'une seconde à l'autre. C'est comme si le destin de toutes mes relations ne tenait qu'à mon simple comportement face aux autres. Pourquoi est-ce que je prend toute la responsabilité en ce qui concerne mes relations qui, par définition, se vivent entre deux personnes.... J'ai trop besoin des autres pour me permettre l'erreur. Je crois que c'est en prennant toute la responsabilité que je m'assurer de garder bonne conscience, je n'aime pas blâmer....

dimanche, juillet 17, 2005

Jour 112- Prise de conscience

Journée humide, trop humide. Sale temps pour travailler, sale boulot. Enfin, encore du chialage pour faire changement. Je crois que j'ai perdu le cours des jours...112, c'est approximativement là où je suis rendu, mais c'est encore incertain. Peu importe, on s'en foue, ce n'est qu'une question de temps....de temps en temps.

En fait, certains événements dans la vie font réaliser certaines choses. Par exemple, mon bracelet de montre est foutu, bref je me retrouve maintenant dans l'impossibilité de la mettre à mon poignet. Je la traine donc dans mes poches, question de pouvoir voir l'heure qu'il est. Je suis cependant trop lâche pour la sortir de mes poches, résultat, je ne regarde jamais l'heure. C'est fou à quel point on ne voit pas le temps passer quand on ne regarde pas sa montre toutes les 5 minutes. Le meilleur truc pour faire passer le temps est de le laisser filer. Je déteste le temps, je l'ai déjà dit. Notion abstraite pour quelque chose de quelque peu réel. Enfin, si on veut. C'est tout de même bizarre comme phénomène. J'aimerais tellement repartir avec mes amis sur un long débat sur le voyage dans le temps..discussion sans but qui n'aboutie jamais à rien, faute de preuves scientifiques, mais toujours agréables de voir les opinions. Les esprits s'élèvent, on ne niaise plus! En fait, tout ce que l'on sait sur le voyage dans le temps est basé sur des clichés, c'est ce qui le rend d'autant plus intéressant.

Tantôt, je réfléchissais. Je crois être plus indépendant que je le pensais, enfin, dépendamment de la situation. Je suis toujours en train de me plaindre que je m'ennui de mes amis, que j'ai besoin d'être entourré. Pourtant, au travail, c'est tout le contraire. On dirait que je fuie comme la peste les autres, peut-être plus par mépris que par besoin d'indépendance. Enfin, tout ça pour dire que j'aimerais pouvoir ne rien faire. Au travail, il y a parfois des temps morts, rien de plus assomant, surtout lorsqu'on travaille de nuit. L'ennui, c'est de ne rien faire dans un endroit qui n'est pas particulièrement agréable. Ce que je veux dire en fait, c'est que j'aimerais pouvoir être là et ne rien faire, mais être heureux. Bon, je peux cligner des yeux, respirer, avale....bref laisser mes fonctions vitales faire leur bout de chemin, mais sans toutefois trop penser, ne pas planifier, ne pas analyser. J'aimerais tellement pouvoir me de dire ''je suis là..et alors?''. En fait, je crois que ce n'est que dans ces circonstance que l'on peut pleinement comprendre que l'on existe, sans même se demander pourquoi ni comment....oui c'est ce que j'aimerais. Une autre fois peut-être.

Je m'ennui, tout me manque, tout me semble si loin. La question que je me pose c'est à savoir si je suis vraiment libre, en tenant surtout compte du faire que je ne peux rien abandonner pour l'instant. À quand la journée de 40 heures? J'ai des amis que je ne peux pas voir, j'ai un amour qui me semble si loin. Je l'ai dit une fois dans un autre message: ''le temps a cette facheuse tendance à effacer le passage des hommes''. L'ennui, c'est que j'ai vraiment peur que le temps où je ne suis pas avec ceux que j'aime atténue ce qu'ils peuvent rescentir pour moi. De mon côté, je me n'imquiètes pas trop. Du fait, je suis trop dépendant pour pouvoir me débarasser d'eux et en même temps, ils sont la seule chose qui me permet de continuer. Je ne suis pas fort, mais endurant. Je tiens le coup, tant bien que mal...pour le meilleur et pour le pire mais je n'ai pas l'intention d'abandonner.

Je me sens quétaine en ce moment....J'vous aime gang!

vendredi, juillet 15, 2005

Jours 109 à 111- Inquiétude

De retour à mon ancien mode de vie: le doute, l'incertitude, l'inquiétude. C'est plus fort que moi, imprégné dans mon être jusqu'à la moelle. C'est atroce de toujours vivre ainsi, j'en ai marre, tellement mare. D'un certain côté, je crois que c'est normal de s'en faire un peu, mais à ce point, je doute que cela soit sain. En fait, c'est que dans mon cas, c'est vraiment pour un rien. J'aimerais tellement pouvoir m'arrêter et dire ''ok, laisse aller les choses, ça va bien se passer'', mais pourtant j'en suis incapable. Encore une fois, ma fâcheuse tendance à vouloir contrôler l'incontrôlable, je m'énerve moi-même. Je n'ai même pas le contrôle sur mes faits et gestes, alors pour contrôler ce qui m'est extérieur, j'crois que j'devrais oublier ça. Je ne suis pas seul, pourtant j'ai toujours la facheuse tendance à tout prendre, à m'engager dans des aventures impossibles desquelles je me sort généralement ( pas forcement de la façon dont je le voudrais ) mais sans toutefois obtenir de satisfaction.

Une amie a eu un accident. Je crois que le coeur m'est arrêté quand elle me l'a annoncé. J'ai eu tellement peur pour elle. D'une certaine façon, c'est sur que c'est le genre de nouvelles qui donne toujours un choc, mais en même temps, on dirait que je ne réalise pas toute l'ampleur de ce que ça implique. Elle est indemne, sans une égratignure, mais elle aurait facilement pu y rester. Crise existentielle de son côté, du mien une vaine tentative pour lui faire comprendre que ce n'est rien, que tout va bien et qu'elle devrait se tourner vers le futur. C'est ironique, j'aurais tellement voulu arranger les choses, lui changer les idées. C'est tellement difficile de ne pas pouvoir être là quand c'est nécessaire, quand on a besoin de nous. En fait, on devait ce voir et à à cause de l'accident, tout a été jeté à l'eau. Deux mois déjà sans se voir, c'est difficile. La vie est parfois cruelle. J'aimerais tellement être là pour mes amis comme ils l'ont été pour moi. Le plus traumatisant dans tout ça, c'est de savoir que je part, que je ne serai plus là, auprès de ceux que j'aime. L'idée qui me plaisait tant, de m'éloigner et tout, vient tout d'un coup de prendre le bord radicalement. C'est n'est qu'au bord de la situation que l'on réalise que tout ce que l'on a compte. J'avais jamais réalisé à quel point mes amis étaient importants, jamais réalisé à quel point j'ai besoin de mon amour...J'ai peur que tout change, que tout ne soit plus comme avant. Inévitablement, cela va se produire, mais en même temps, le changement peut être positif..mais risque d'être négatif. J'ai tellement peur de revenir, méconnaissable. Parfois, je m'énerve moi-même, j'arrive même à énerver les gens qui me sont proches, alors m'éloigner risque d'empirer.....j'ai peur, je ne veux plus.

Je croyais que je n'avais rien à quoi m'accrocher, je m'étais trompé.J'ai envi d'être avec ceux que j'aime, ma vie n'est tellement rien sans eux, et pourtant je me sauve, je m'en vais.....j'ai besoin de recul par-rapport à moi-même, et ce n'est qu'aujourd'hui que je le réalise! Je m'excuse de partir, je m'excuse d'avoir pris cette décision. Ce choix, je l'ai fait en sachant ce qu'il en résultait, sans toutefois imaginer toute l'ampleur que ce que ça impliquait. Je ne le regrette pas, je sais que c'est ce que je veux, mais le prix est tellement élevé!

J'ai peur pour vous....J'ai peur pour moi, j'ai peur de tout perdre une fois de plus......

mercredi, juillet 13, 2005

Jour 108- Bonne question


Oh, la joie! J'ai eu des tonnes de questions qui m'ont traversé la tête aujourd'hui. Le seul ennui, c'est que je les ai toutes oublier. Ça m'arrive trop souvent, j'en ai marre sincèrement de toujours tout oublier dans les minutes qui suivent quelque chose. Étrangement, certains trucs ne me sortent jamais de la tête, certaines trucs importants surtout mais parfois même des choses insignifiantes dont j'aimerais mieux ne pas me rappeler. J'ai une mémoire sélective, mais l'ennui c'est qu'elle ne semble pas être en mesure de faire un tri très très significatif.

Je suis quelqu'un de cérébral faut croire, j'ai besoin de penser, faire courir le hamster dans mon crâne. Il semble essoufflé, je devrais peut-être lui laisser un petit répis. Je devrais vraiment me censurer moi-même, question de ne pas trop me tracasser avec des trucs insignifiants. Je déprime à trop penser, je dort mal à trop penser, je m'ennui à ne pas penser assez à mon goût. Je pense à quoi? À moi? Aux autres? À mon ennui? À tout et à rien? Le fait est que je ne sais pas quoi penser, c'est comme si je n'avais plus d'opinion sur quoi que ce soit, je n'ai jamais assez réfléchi pour savoir ce que je penses vraiment de quelque chose. Tout est si flou, tout est si loin, tout me semble si incertain. Est-ce que de penser m'aide vraiment?

J'ai tellement envi de m'enfoncer un tournevis dans l'oreille parfois. À défaut de le faire, car je craint de souffrir, je préfère lancer des stupidités, question de me dire que je suis capable de cesser de réfléchir. Au travail c'est l'endroit idéal, pas de gens avec qui parler trop sérieusement, une ambiance relavement détendue, un écoeurement commun à tous, bref on est en business pour dire des conneries, sans se baser sur le sens de ce qui est dit, sans avoir peur de blesser quelqu'un.Enfin, tenter d'être normal.....

Jour 106 et 107- Jalousie et Sens

Encore le retard, bien malgré moi. Il faut croire que j’ai mieux à faire, ou simplement que je n’ai pas toujours accès à un ordinateur. Ce n’est peut-être pas une mauvaise chose, c’est presque rendu une dépendance et de toute manière un peu de recul s’impose parfois. Me revoilà en force, ou du moins je l’aimerais. Pas facile d’être ailleurs sans cesse. J’aime bien être dans mes choses à moi, tout avoir à portée de main. Enfin bref, on s’en fou, ce n’est qu’une petite constatation comme ça après réflexion. Je suis enfin de retour, content de l’être mais en même temps trop loin de la personne qui m’est la plus précieuse au monde et trop près du boulot pour bien apprécier ce retour chez moi.

J’ai passé une agréable fin de semaine, très agréable. Cependant, j’en suis venu a une conclusion qui m’a dégoûté, en fait je me suis moi-même dégoûté, à un point ou j’en suis venu à douter de ce qu’on pouvait penser de moi. Le problème, il vient de moi, uniquement de moi. Il est évident que si j’étais seul, je ne serais sûrement pas jaloux, même si encore là c’est vérifiable. Le fait est que je n’ai jamais eu une très bonne estime de moi, ce qui m’a toujours fait questionné sur le ‘’pourquoi moi?’’. J’ai peine à m’imaginer pourquoi et comment quelqu’un peut m’accorder de l’importance, aussi minime qu’elle puisse être. Je suis moi, tout simplement. Je sais que j’ai une tête sur les épaules, tous les organes au bon endroit et que j’arrive quand même à me débrouiller dans a peu près tous, mais en même temps, ce n’est que moi. Après 19 ans à vivre dans ma peau, même si j’en ai encore long à apprendre sur mon compte, je trouve tout de même que je suis si banal, si ordinaire. Pourquoi moi plus qu’un autre? Question qui ne trouveras fort probablement pas de réponse objective, trop facile de choquer les autres avec des questions pièges du genre de toute façon. Dans cette situation, la réponse risque trop souvent d’être celle qui est la plus agréable à l’oreille, et non celle qui devrait être dite. Alors, je repose sans cesse la question : Pourquoi moi plus qu’un autre? Qu’est-ce que j’ai de si extraordinaire pour pouvoir retenir les gens?

Le pire dans tout ça, c’est que mon petit côté ‘’artiste’’ ressort un peu trop. Évidemment, c’est toujours flatteur d’avoir un rôle important en théâtre, un solo en musique ou tout simplement d’être nommé pour recevoir un prix ou peu importe ce dont il est question, je ne reste pas indifférent. J’aime recevoir de l’attention, c’est plus fort que moi. Besoin de plaire, besoin de faire quelque chose d’apprécié…besoin de capter l’intérêt surtout. Mais comment? Je suis tellement ordinaire comparativement aux autres…je souffre d’être moi-même. Ce n’est pas une crise d’identité, c’est bel et bien une crise de jalousie. Je me déteste! Je ne veux tellement pas être ainsi, tellement pas être contrôlant. Je sais que de regarder les autres est quelque chose de normal, je ne me le cache pas. Mais en même temps, c’est tout de même dur de sentir que l’autre apparaît tellement mieux, physiquement du moins. Je complexe peut-être trop. Je suis loin d’être une atrocité, un phénomène de cirque, mais en même temps je sais que je ne suis pas le prochain gars sur les boîtes de sous-vêtements Calvin Klein et ça m’énerve de penser que ça pourrait être différent si je l’étais. Si c’était au niveau mental, il y a toujours moyen de faire quelque chose, mais pour ce qui est du physique, c’est le conditionnement mental qui est plus complexe car je n’ai pas la motivation ni la volonté de m’entraîner. Le corps est malheureusement la seule partie visible de l’homme, mais tellement superficielle à comparé de ce qu’il peut réellement être. Le problème est donc là, je peux changer, je veux changer, mais je n’arrive pas à me mettre dans la tête que je devrais le faire, surtout que ce n’est pas vraiment pour moi que je le ferais.

Je suis jaloux, et je déteste ça. Mais après mure réflexion, je crois que c’est normal. Quand on aime, je crois qu’il est dans la logique des choses de s’inquiéter un peu, d’avoir peur de tout perdre. Je n’ai pas eu une vie amoureuse trop facile non plus, c’est pourquoi je me pose tant de questions, trop de questions. J’aimerais tant avoir la certitude que ce que je ressent est réciproque, au même points que je peux aimer, ou même plus. Je dois maintenant à faire confiance, car je sais que je peux faire confiance. L’ennui, c’est que c’est difficile, avec ce que j’ai vécu, la confiance est une chose que l’on offre pas à n’importe qui, mais j’ai trouvé la bonne personne, j’en suis convaincu. En gros, il ne me reste qu’à trouver comment lui accorder cette confiance, le bénéfice du doute.

Au comble du malheur, ma mère est jalouse à son tour. Pas exactement de la même façon que je le suis, mais je sens tout de même une certaine tensions. En fait, maintenant que j’ai quelqu’un dans ma vie, je la sent un peu plus hostile, comme si elle avait l’impression qu’on avait pris sa place, que son territoire devait à nouveau être reconquis, à n’importe quel prix! Mais bon, elle a peur de me voir partir je crois, elle a surtout peur de ne plus me voir comme c’est présentement le cas. À mon avis, être chez moi et ne pas lui parler et ne pas lui parler pendant que je suis dans les bras de l’être aimé, il n’y a aucune différence, sinon le bonheur que je peux ressentir à être en compagnie de la personne à laquelle je tiens le plus au monde!

Si on fait abstraction de l’amour, la jalousie est sûrement la chose qui permet au monde de rouler correctement, du moins en ellipse si ce n’est pas rond. C’est par jalousie, par envie qu’on en vient à vouloir être meilleur que celui ou celle qui nous devance, c’est ce qui nous motive à progresser, à avancer, à faire mieux, à nous surpasser! C’est par jalousie que nous voulons faire notre marque à notre tour, dans un domaine quelconque. C’est par jalousie que les pires crimes sont commis, l’amour a cette faculté de pouvoir tout détruire, même des vies. Mais bon, il faut savoir y aller avec mesure, imposer des limites et en parler avant que ça ne prenne des proportions phénoménales. Dans la vie, l’outil le plus utile est fort probablement une tasse à mesurer….

Drôle de journée. En fait, je ne sais pas trop si ça a bien été ou pas, si ça a passé rapidement ou lentement. En fait, c’était une journée chiante comme toutes celles où je travaille dans un environnement qui me dégoûte où je dois rester trop longtemps à mon goût et fort probablement aussi plus que ce que je devrais en prendre. À petite dose, ça se prend bien, mais avec la température qu’il fait, il y a tout de même des limites! Je m’ennui trop de toute façon. Mais bon, faut considérer cela comme une petite épreuve avant un grand changement, pas forcement pour le mieux mais bon, ça reste à voir. C’est quand même bon tout ça, exercice d’endurance, test de tolérance et examen sur la patience. Enfin, je devrais m’en sortir, c’est déjà ça.

J’ai décidé de travailler avec des bouchons dans les oreilles aujourd’hui. Pas de grand changement, je dort déjà avec des bouchons depuis plusieurs années. Mais bon, j’ai réalisé à quel point j’étais dépourvus quand on m’enlevait un de mes sens. Dans un lit, sans mes verres de contact et avec les bouchons, pas trop de problème, de toute façon je veux y dormir. Mais quand c’est en milieu de travail, c’est une autre histoire. J’ai besoin de mes oreilles, beaucoup plus que je ne le pensais. Entendre les choses me sécurise, me fait sentir que tout va bien, que tout est relativement normal. Mais en même temps, les sons peuvent être angoissants parfois. Le sujet n’est pas là, je n’écrirais pas un roman sur le sujet.

Je suis trop dépendant de ce que j’entend. Dépendant de la musique, dépendant du son de mon baryton, dépendant de tous les petits bruits qui sont rendu si communs qui font de ma vie ce qu’elle est, mais surtout dépendant de la voix de ceux que j’aime. Une voix peut être si cruelle mais si réconfortante. J’essaye tout de même de garder la tête haute, l’esprit clair et de voir le positif. Voilà! J’ai 2 yeux, temps mieux, deux oreilles, c’est pareil… Passe-Partout n’aurais jamais cru si bien dire. Je m’étonne à chaque fois de voir que ce sont les petites expériences qui peuvent parfois avoir l’air insignifiantes qui permettent de réaliser de grandes choses, toute l’importance de la vie..

jeudi, juillet 07, 2005

Jour 105(suite)- Version 2.1 l'ennui

C'est long, tellement long. On dirait que le temps est instable. Un moment passe à une vitesse folle et puis le suivent semble s'être presque arrêté dans le temps. L'horloge biologique s'essoufle. Le pire dans tout ça, c'est que je commence à peine à m'emmerder et en parler , quoi que je puisse en penser, n'aide en rien. Même écrire n'arrive pas à disciper cet ennui, fort probablement parce que c'est de l'ennui dont je parle.Enfin bref, je m'ennui à mourir. Je me demande s'il y a un seuil critique d'emmerdement que le corps humain est en mesure de supporter. Si une telle limite existe bel et bien, qu'est-ce qui peut arriver si on franchit le cap? J'en sais trop rien, et sincèrement je n'ose même pas imaginer la réponse, de peur qu'elle soit encore plus ennuyante que la situation qui a engendrée cette question dans mon cerveau.

Je n'ai rien à faire, j'écris, c'est au moins ça. Il y aurait pourtant tellement de choses à faire, mais je ne peux même pas les envisager. Pas le temps de faire ce que que je voudrais, ou plutôt pas assez de temps pour tout faire. Je crois que le temps ne m'aime pas. En fait, il n'avantage personne, mais il semble prendre un malin plaisir à s'acharner sur moi, à mon grand désespoir. On devrait lapider l'abruti qui a inventé la notion de temps....tout serait si simple sans ça: pas de stress, pas de conflit d'horraire, pas de routine...

Qu'est-ce que je donnerais pour ne pas avoir à travailler, ou du moins pas à l'endroit où je travaille actuellement. Je n'avais jamais réalisé à quel point 12h ça pouvait être long, principalement quand c'est passé en mauvaise compagnie dans un environnement particulièrement déplaisant...douze heures à travailler sans toutefois sentir que ce que l'on fait donne quelque chose en bout de ligne. Je m'ennui tellement.

En fait, ce qui me manque en ce moment, c'est d'être heureux. Grosso modo, il ne me manque que deux choses: un endroit où je me plais et des gens qui me plaisent ( on se cachera pas qu'il y a tout de même une personne en particulier avec qui je voudrais être à tout instant ).

Mes amis me manquent, mon amour me manque..ma vie me manque. On dirait qu'elle est mise en attente chaque fois que je part pour le travail et qu'elle tarde à se réactiver quand je suis de retour.Je m'ennui, je me sens si seul, pourtant je ne le suis pas. Je n'ai jamais été aussi près des gens que j'aime que je ne le suis présentement, pourtant j'ai l'impression d'être si éloigné d'eux, tellement loin. J'aime les personnes qui me sont chères à un point inimaginable. Je crois qu'il y assez de place dans mon coeur pour les gens que j'aime qu'il y a d'ignorance dans mon cerveau, donc c'est peu dire!

J'ai peur de tout perdre. Le temps a tendance à effacer le passage des hommes. En astronomie, on a vu que l'eau avait effacé la plupart des traces d'impacts météoritiques sur la surface de la Terre. J'ai beau pleurer, les larmes n'effacent pas mon désespoir et mes inquiétudes. Même la douche n'y change rien. Je tourne trop le fer dans la plaie, aucune chance de guérison, douleur en prime!Ce n'est pourtant pas en m'apitoyant sur mon sort que cela risque de changer.

J'ai peur de perdre ceux que j'aime, je dois changer. Peut-être pas de A à Z, mais au moins de A à B pour commencer. Pas de changement radical en vue, seulement un petit effort sur moi même, question de diminuer l'inquiétude, prendre confiance, tourner la page sur le passé pour une fois et me diriger vers l'avant. Je sais ce que je veux, j'aspire à l'amélioration mais je ne l'obtiendrai pas en restant les bras croisés. J'ai trop souffert de perdre des gens. Le deuil d'une personne chère est une chose pénible mais le deuil d'une relation avec une personne qui est toujours vivante et que l'on continu à cotoyer est quelque chose d'encore plus atroce à vivre, je ne veux plus souffrir et pour cela, je ne dois plus faire souffrir les autres.

mercredi, juillet 06, 2005

Jours 102 à 105-Contrôle

Je suis en amour, encore et toujours. Aujourd'hui, 6 juillet! Ça fait 1 mois que ma vie a pris un autre tournant, que je ne suis plus seul, que je suis heureux. Les derniers jours, j'ai été absent. Non seulement parce que mon ordinateur est particulièrement mauvais et que la connection l'est d'autant plus que je n'arrivais pas à me connecter, mais aussi parce que j'étais occupé à autre chose, avec mon étoile, mon amour, ma raison d'être. J'ai tellement pas la tête à écrire quand je suis en sa présence. Je me livre, corps et âme, aucun besoin de tout écrire car ce que je sens je le vis.

C'est pourtant difficile, tellement. Je suis contrôlant. Du moins,j'aimerais avoir le contrôle, sur tout. Pas de façon abusive ou exagérée, mais simplement que les choses fonctionnent parfois comme le je voudrait. Controler le temps, controler la météo ( une sortie sous la pluie c'est pas toujours agréable, surtout quand le prix d'entrée est de 30$ )....contrôler ma vie. Maintenant, je ne suis plus seul. Après 19 années de célibat, c'est complexe. Je ne sais pas trop comment négocier avec ça. J'ai toujours dit que le bonheur des autres passait avec le mien. Je le pense sincèrement, mais en pratique on dirait que c'est le contraire. J'ai tendance a me faire des scénarios et dès que ça s'éloigne un peu trop de ce que mon imagination m'a laissé entendre, je suis déçu. Opétation de sauvetage imminante, les résultats sont rarement ceux que j'aurais espéré.

Je suis con, des fois, même souvent. Je m'excuse de t'avoir blesser, je m'excuse de vous avoir fait souffrir. J'ai tellement de regrets a l'heure qu'il est, tant de choses que je voudrais changer, mais il est trop tard. Je perd mon temps à imaginer.....

dimanche, juillet 03, 2005

Jour 101-Désintérêt

On m’a dit aujourd’hui que j’étais travaillant. J’ai répondu ‘’merci’’, comme si c’était un compliment, mais je n’en ai pas fait un cas, principalement parce que je ne le crois pas vraiment. En fait, je le dis et je le répète, je me trouve lâche. Je suis paresseux, oui, c’est bel et bien le mot qui s’applique dans la présente situation. Pourquoi cette erreur dans ce cas? Tout simplement que je déteste m’emmerder. Rien de pire pour moi que de rester là à rien faire. Je crois que ce serait l’une des pires choses qui pourraient m’arrive de n’avoir plus rien à faire. Passer mon temps à me morfondre, sans cesse, ce serait atroce. En fait, quand je n’ai rien à faire, souvent il m’arrive de penser. L’ennui, c’est que généralement je pense à ce que j’ai fait, ce que je vais faire ou ce que j’aurais envi de faire. Bref, s’il n’y a rien à envisager, il n’y a rien à penser. Inversement, trop de temps pour réfléchir, ce serait pas mon truc. Je déprime trop facilement.
En fait, hier j’étais particulièrement déprimé. L’ennui, c’est épouvantable. Quand quelqu’un nous manque, c’est probablement l’un des pires sentiments au monde! C’est comme si il manquait une partie de nous, il y a surtout l’absence de bonheur. Difficile de se concentrer quand toutes nos pensées sont dirigées vers une seul et unique chose, une obsession. Je suis amoureux…
Je n’aime pas cette impression, je la déteste même. Mais en même temps, il faut savoir négocier, tirer le bon côté des choses. Je sais que si je m’ennui, c’est pour une bonne cause et que ma patience sera récompensée. J’hésite cependant. J’attend depuis si longtemps, je ne sais pas si mon ennui grandit encore à chaque seconde qui passe et qui devient finalement une répétition de déprimes. Inversement, je suis peut-être de plus en plus heureux, sentant qu’enfin je ne serai plus seul. En fait, je suis conscient que je serai à nouveau heureux bientôt, mais en même temps ce ‘’bientôt’’ m’apparaît encore comme trop loin…j’ai tant besoin de toi. ‘’Time is too long for those who wait’’. J’attend sans trop le vouloir, je sait que ça va en valoir la peine, je prend mon mal en patience et je regarde ma montre. Le problème c’est que je la regarde malheureusement trop souvent. À chaque fois, c’est comme être poignardé que de constaté qu’il n’est pas plus tard que ça. Le moment approche, le temps ne recule pas, c’est bon signe.
Quelques minutes de bref répit: une guerre d’eau! J’aurais jamais cru qu’être au boulot pouvait être amusant, ne serait-ce que quelque peu comme ce fut le cas hier. Relâcher son fou n’a jamais tuer personne, heureusement sinon j’y serait passé depuis des années.

vendredi, juillet 01, 2005

Jours 99 et 100- Dentiste et Introspection

!Une fois de plus, me revoilà à m’excuser pour le retard. Manque de temps, comme toujours. Sincèrement, j’en ai marre de me justifier chaque fois, les justifications sont toujours trop nécessaires et ça m’énerve à un point assez intense. Mais bon, je ne suis pas ici pour me plaindre, seulement la situation devient désagréable, surtout lorsqu’on considère le nombre de fois où je passe malheureusement une journée, ou plusieurs même. Enfin, tant que cela ne devient pas trop une habitude, je crois qu’il est possible de dire qu’on ne s’éloigne pas trop de la bonne voie. Oui, la bonne voie, c’est fort probablement ce que c’est. J’aime étaler mes idées, mes pensées, même si elles ne sont pas toujours constructives, réfléchies ou intéressantes. Dire ce que je pense, l’écrire plutôt, enfin, vous comprenez. J’suis toujours aussi perplexe quant au résultat, mais d’un autre côté ça me fait du bien de penser, savoir que je pense. Oh oui, c’est un petit plaisir dans ma vie et mettre des mots sur ces pensées me plait de plus en plus.

Aujourd’hui, j’avais envi d’écrire, terriblement envie même. Seulement, avec les autres travailleurs de l’usine, j’étais plutôt mal à l’aise. Je n’ai aucun problème à étaler mes idées ici car je sais que les seules personnes qui me lisent sont des gens qui sont soit intéressés, soit curieux, voire même voyeurs. Dans un cas comme dans l’autre, je me sens tout de même respecté. Peut-être pas écouté, certainement pas compris mais tout de même, on me respecte dans ce que je pense, ce que j’écris. Mes idées passent peut-être inaperçues, temps pis! J’aurais au moins essayé de faire partager ma vision des choses. Enfin, le but est peut-être plus là : pas vraiment de persuader mais plutôt d’offrir une nouvelle vision, un nouveaux choix possible, bref une vision qui propose une avenue différente avec laquelle il est possible d’aborder les choses. Vérité? Sûrement pas. En fait, je ne crois pas que la vérité existe, ou du moins il n’est pas possible de la connaître. Non, ce que moi je fais, j’écris des mots, tout simplement. Ces mots reflètent mes idées. Je n’ai pas l’impression que ces idées seraient bien perçues, bien accueillies par mes collègues de travail. Je n’ai pas trop envie de m’étendre sur je sujet, mais disons simplement que l’absence de discorde et une bonne communication qui permet de travailler en équipe ne signifie pas non plus que le courrant passe.

Je me suis toujours senti différent, ces temps-ci plus que jamais. Bonne chose ou mauvaise chose? Il faut croire que ça fait parti de mon charme. En fait, chaque personne est différente, dans une certaine mesure du moins. Dans mon cas, je ne sais pas jusqu’où la différence s’étend, et très sincèrement, je n’ai pas trop envi de le savoir. Je suis encore là à me poser des questions sur ma vie. C’est plus fort que moi, je dois sans cesse la remettre en question. Qu’est-ce qui ne va pas chez moi? Être différent est quelque chose d’extraordinaire. Savoir vivre avec cette différence n’a rien d’héroïque mais en même temps, c’est tout de même intéressant. Mes amis sont tous des gens différents. Non seulement ils ne se ressemblent pas trop entre-eux, mais en même temps ils ont tous un petit quelque chose de spécial. Une personne trop ordinaire est si peu intéressante.

J’aime les gens qui sont différents. Non seulement parce que ces personnes ont des particularités qui font qu’on ne fini jamais de les découvrir, mais surtout parce que je me reconnaît peut-être un peu en chacun d’eux. Oui, je suis influencé, et peut-être que j’influence aussi. J’en sais trop rien. Je ne me connais pas moi-même, connaître quelqu’un d’autre est quelque chose de complexe, un vrai casse-tête, quelque chose d’intéressant quoi!

Hier je suis allé chez le dentiste. Ironiquement, j’en suis sorti avec moins de dents qu’à mon entrée. J’déteste qu’on me joue dans la bouche, surtout si il y a du sang par la suite. J’ai un peu de difficulté à comprendre pourquoi ils ont fait ça : m’arracher une dent de sagesse. Tout d’un coup que je sois moins sage par la suite? Non mais sérieusement, la seule raison qu’ils m’ont sorti était purement esthétique. On s’en fou tellement! Je l’aimais ma dent, je l’aimais surtout à sa place. Maintenant, quelle élégance, j’ai un trou qui a saigné pendant des heures. La douleur est tout de même plus facile à supporter que je ne le croyais, en fait elle est même presque absente. Au comble du malheur, la fée des dents n’est même pas passée…