mercredi, juillet 20, 2005

Jour 115- Lune

La nuit fut magnifique. Il y avait longtemps que je n'avais pas admiré la splendeur de l'obscurité. J'aime bien la nuit, son petit côté mystérieux, les étoiles....c'est la nuit qu'on comprend qu'on n'est tellement rien à comparé tout ce qui existe ailleur.... En regardant le ciel au crépuscule, je me suis senti bien, tellement bien. Le ciel avait l'air d'une peinture à numéro, mélange de couleurs qui ne vont généralement pas ensemble mais qui, contre toute attente, fusionnaient bien dans ce qu'on s'attend d'un coucher de Soleil.J'ai compris que peu importe où on se trouve, si on regarde le ciel, on apparait toujours comme étant au centre: je suis là, j'ai une place centrale. Il y a tout un monde qui gravite autour de nous, un monde que l'on influence, qui nous influence et qui besoin de nous, malgré que la relation de dépendance est moins importante dans ce sens que nous par rapport à lui. Enfin, la vie est belle quand on sait la regarder sous un angle appréciable.

La Lune était magnifique, si grosse, si ronde, si brillante. On aurait dit qu'elle était là, tout simplement parce qu'elle n'avait rien d'autre à faire. Pourtant, j'ai pu en comprendre long sur ma situation en regardant la Lune. Si on compare la Lune à la Terre, le satellite est petit, plutôt insignifiant, dépouvu de contenu...Inversement, la Terre est si riche, si belle, bien plus grande....vivante! Pourtant, depuis des millions d'années, les deux se tiennes compagnies, tirant bénéfices l'une de l'autre. C'est fou à quel point une relation peut s'instaurer sans tenir compte de certains facteurs..relation durable surtout! J'espère tellement que les relations que j'entretiens présentement vont dure elles aussi, c'est mon souhait le plus cher.

Mais comme je l'ai dit, ça m'a fait réfléchir sur ma situation.En fait, j'aurais tendance à me comparer à la Lune. Je suis entourré de gens extraordinaires, que j'adore et que je ne veux pas quitter. Cependant, en me regardant, j'ai de la difficulté à trouvé mes points forts. J'ai l'impression que mon existence n'a pas trop de but. Je suis là, je fais ce que j'ai à faire, sans trop savoir ce que je dois faire. J'obéis, tout simplement.

J'ai réalisé que j'étais superficiel, du moins plus que je ne voulais me l'avouer. Je n'aime pas la superficialité, c'est ridicule. En fait, c'est tout de même normal d'avoir un avis dès le premier regard. L'ennui, c'est quand on reste figé à cet avis, sans passer au stade suivant, sans analyser. J'ai toujours trouvé que la superficialité était l'un des pires défaux de l'être humain. Je sais que je suis humain, je ne l'ai jamais nié. Pourtant, j'aimerais parfois m'en dissocier, être un peu plus que ce que je devrais être....l'humain aspire au développement, ça ne m'avance pas du tout! Enfiin, l'humain est trop humain, comme le disais si bien Nietzsche. Je veux dépasser ce que je suis...j'ai eu une révélation nietzschenne....

Enfin, quoi qu'on en pense, le sommeil est indispensable.......