vendredi, juillet 15, 2005

Jours 109 à 111- Inquiétude

De retour à mon ancien mode de vie: le doute, l'incertitude, l'inquiétude. C'est plus fort que moi, imprégné dans mon être jusqu'à la moelle. C'est atroce de toujours vivre ainsi, j'en ai marre, tellement mare. D'un certain côté, je crois que c'est normal de s'en faire un peu, mais à ce point, je doute que cela soit sain. En fait, c'est que dans mon cas, c'est vraiment pour un rien. J'aimerais tellement pouvoir m'arrêter et dire ''ok, laisse aller les choses, ça va bien se passer'', mais pourtant j'en suis incapable. Encore une fois, ma fâcheuse tendance à vouloir contrôler l'incontrôlable, je m'énerve moi-même. Je n'ai même pas le contrôle sur mes faits et gestes, alors pour contrôler ce qui m'est extérieur, j'crois que j'devrais oublier ça. Je ne suis pas seul, pourtant j'ai toujours la facheuse tendance à tout prendre, à m'engager dans des aventures impossibles desquelles je me sort généralement ( pas forcement de la façon dont je le voudrais ) mais sans toutefois obtenir de satisfaction.

Une amie a eu un accident. Je crois que le coeur m'est arrêté quand elle me l'a annoncé. J'ai eu tellement peur pour elle. D'une certaine façon, c'est sur que c'est le genre de nouvelles qui donne toujours un choc, mais en même temps, on dirait que je ne réalise pas toute l'ampleur de ce que ça implique. Elle est indemne, sans une égratignure, mais elle aurait facilement pu y rester. Crise existentielle de son côté, du mien une vaine tentative pour lui faire comprendre que ce n'est rien, que tout va bien et qu'elle devrait se tourner vers le futur. C'est ironique, j'aurais tellement voulu arranger les choses, lui changer les idées. C'est tellement difficile de ne pas pouvoir être là quand c'est nécessaire, quand on a besoin de nous. En fait, on devait ce voir et à à cause de l'accident, tout a été jeté à l'eau. Deux mois déjà sans se voir, c'est difficile. La vie est parfois cruelle. J'aimerais tellement être là pour mes amis comme ils l'ont été pour moi. Le plus traumatisant dans tout ça, c'est de savoir que je part, que je ne serai plus là, auprès de ceux que j'aime. L'idée qui me plaisait tant, de m'éloigner et tout, vient tout d'un coup de prendre le bord radicalement. C'est n'est qu'au bord de la situation que l'on réalise que tout ce que l'on a compte. J'avais jamais réalisé à quel point mes amis étaient importants, jamais réalisé à quel point j'ai besoin de mon amour...J'ai peur que tout change, que tout ne soit plus comme avant. Inévitablement, cela va se produire, mais en même temps, le changement peut être positif..mais risque d'être négatif. J'ai tellement peur de revenir, méconnaissable. Parfois, je m'énerve moi-même, j'arrive même à énerver les gens qui me sont proches, alors m'éloigner risque d'empirer.....j'ai peur, je ne veux plus.

Je croyais que je n'avais rien à quoi m'accrocher, je m'étais trompé.J'ai envi d'être avec ceux que j'aime, ma vie n'est tellement rien sans eux, et pourtant je me sauve, je m'en vais.....j'ai besoin de recul par-rapport à moi-même, et ce n'est qu'aujourd'hui que je le réalise! Je m'excuse de partir, je m'excuse d'avoir pris cette décision. Ce choix, je l'ai fait en sachant ce qu'il en résultait, sans toutefois imaginer toute l'ampleur que ce que ça impliquait. Je ne le regrette pas, je sais que c'est ce que je veux, mais le prix est tellement élevé!

J'ai peur pour vous....J'ai peur pour moi, j'ai peur de tout perdre une fois de plus......