mercredi, août 31, 2005

Jour 157- Tourner en rond

Les jours passent et se ressemblent. Enfin, le seul réel point commun entre chaque jours est fort probablement sa durée puisque le temps change les choses, inévitablement. Cependant, j'ai l'impression que ma vie est plus routinière que jamais. Il ne me reste que très peu de temps ici avant de déménager et pourtant j'ai l'impression que la grande majorité de mon temps est gaspillé à ne foutre soit absoluement rien, soit à être utilisé de façon stupide.

J'essai de ne pas trop penser, question de m'épargner les 1001 questions sans réponses qui m'assaillent de part et d'autres généralement. Non, ça je garde ça pour mes longues soirées à végéter comme un insociable, bien isolé dans ma chambre éclairée par l'écran de mon portable. En fait, je ne veut pas trop m'encombrer la tête avec des hypothèses assez tordues sur ce que va avoir l'air ma vie quand je serai là-bas. Il y a deux conceptions que je peux aborder, l'ennui c'est que l'une me ressemble plus que l'autre, mais je doute un peu de son efficacité si je peux le dire ainsi.

La première est bien simple: m'attendre au pire! Je sais, c'est ce que je fais toujours. L'avantage de cette méthode c'est que ça évite la déception et ça n'amène que des surprises. Le problème est surtout que j'ai l'air particulièrement blasé et que mon fabuleux pouvoir d'auto-suggestion fait que j'risque d'être pris avec cette vision jusqu'à la fin de mes jours et que quelques heureux après mon arrivée j'vais déjà vouloir me trancher un membre Enfin, le pire dans tout ça, c'est que c'est généralement l'optique que j'adopte face à la grande majorité des situations, ce qui rend ma vie un peu moins intéressante. Je critique tout, peut-être parce que pour moi voir le côté positif des choses était une erreur qui entraîne trop de déceptions. Enfin, l'optique-carapace protège tout ou presque. Imperméable au monde extérieur. L'ennui c'est que l'extérieur ne peut entrer mais l'intérieur ne peut sortir. Fermentation de tout ce qui ne va pas bien, grosse boule mal digérée à conserver et un moment donné tout éclate. C'est pas beau à voir....

L'autre approche que je pourrais avoir ce serait d'être optimiste, mais en même temps de me dire que les choses ne peuvent pas toutes aller comme je le voudrais. De façon pratique, ça reviendrait à adopter une attitude complètement différente de celle que j'ai d'habitude. Je sais que ce serait fort probablement mieux, mais en même temps j'ai l'impression que de me dire ça serait un peu comme si je renierai ma personnalité, sorte d'hypocrisie envers moi-même en essayant de me faire à croire que tout va bien alors que dans ma tête c'est l'évidence-même que les choses ne sont pas à mon goût.

Pour être heureux, il faudrait peut-être que je ne sois pas moi-même, ou que je le sois moins. Je me connais assez maintenant pour dire ce qui fait que j'ai de la difficulté à m'avouer heureux: ma peur d'être déçu. Je sais ce que je veux, je sais ce que j'aime et ce qui compte pour moi. L'ennui, c'est que dans tous les petits trucs que je devrais travailler ou changer de A à Z afin d'avoir une ''meilleure'' qualité de vie, j'ai l'impression que c'est au-delà de mes moyens. Je ne sais pas si c'est par lâcheté que je ne veux pas les affronter ou si c'est simplement parce que je crois que je ne me reconnaitrait plus en changeant. On dirait que ce n'est que ma vision qui change et non mon attitude, et je dois avouer que ça m'énerve particulièrement de voir que malgré tous mes efforts intellectuels pour m'améliorer et tenter d'enrayer mes problèmes, celui de la différence entre ce que je pense et ce que je fais et toujours le plus grand des problèmes qui m'habite.....

J'aimerais être en mesure d'avoir plus de contrôle sur ce que je suis, sur qui je suis... et pourtant. Mais en même temps, je devrais me faire à l'idée que je n'arriverai pas à changer du jour au lendemain une personnalité que j'ai mis 19 ans à forger. Et en plus, je réalise de plus en plus que le problème que je vois est peut-être simplement le produit de mon manque de confiance en moi. Si j'étais vraiment aussi ignoble que je prétend l'être, je ne serais fort probablement pas aussi entourré que je le suis. Entourré de gens formidables que je craint de perdre de vue....

mardi, août 30, 2005

Jour 156- Elle

Que dire de plus aujourd'hui? Seulement ''WOW!''. La journée a été des plus agréable. Une seule raison: ma meilleure amie. C'est fou à quel point le fait d'être en compagnie d'une personne qu'on aime peut nous rendre le sourir. Enfin, ce fut une journée bien banale dans nos vie, rien d'extraordinaire ou de plus extravagant que les autres fois, sinon le fait que c'était fort probablement notre dernière rencontre avant mon déménagement.

Ça m'ennui de devoir encore une fois la remener celle-là. On dirait que toute ma vie est basée sur ce foutu déménagement, mais pourtant aujourd'hui je n'y ai presque pas pensé. C'était tout simplement une journée passée en agréable compagnie, à tout faire et à rien faire, à parler de choses sérieuses comme de toutes les autres conneries qui nous passaient pas la tête.

Journée mélancolique, nostalgique même. C'était le bon temps, c'était aujourd'hui. Pourtant,dans quelques jours, rien ne sera plus comme avant. Mais en même temps, c'était le dernier de mes soucis. J'étais là, j'étais heureux....ou du moins je crois l'avoir été. Comment on sait quand on est réellement heureux de toute façon? Aucune importance, j'étais bien et c'est un moment que j'aurais voulu voir s'éterniser.

Je ne voulais pas me poser de questions. Pour une fois que tout m'apparaissait si simple, si clair...juste sous la main. Je crois que c'était la meilleure chose à faire. J'ai trouvé quelque chose qui me faisait plaisir, quelque chose qui pouvait me mettre le sourir au visage sans que j'ai à me forcer pour l'avoir.

Nous nous sommes baladés, nous avons admiré le paysage, je lui ai acheté deux roses, nous avons été soupé dans un restaurant que nous adorons...tout était tellement banal. Pourtant, qu'est-ce que j'aurais pu demander de mieux? C'est tout ce que je voulais, tout ce que je désirais. Parfois j'ai l'impression que j'ai tellement de pression sur moi, comme si tout ce que je faisais devait servir les autres plus que moi. Tendance à stresser, pourtant, aujourd'hui je crois que j'ai été moi-même. Enfin, c'est ce qu'il me semble. Moi-même ou pas, j'étais dans un état qui me plaisiait. Peut-être pas le bonheur, mais on s'en fou, ce fut un agréable moment qui ne se reproduira malheureusement pas assez souvent à mon goût.

Le temps est cruel. Il semble prendre un malin plaisir à me faire drôlement chier! Enfin, vient un moment où on doit revenir à la réalité, train train quotidien, retourner à la maison et se dire ''salut, on se reparle bientôt''. Pourtant, dans le ton de sa voix ce soir, j'ai bien plus senti un ''adieu''... J'espère tellement ne pas avoir à la perdre de vue, ne pas l'oublier et passer à autre chose. La situation est complexe, mais pourtant je me rend bel et bien compte que ce n'est qu'un début et que chaque personne que j'aurai l'occasion de voir d'ici mon départ, ce sera toujours le même manège qui se reproduira. Quand on parle de tourner le fer dans la plaie, difficile de faire mieux. Les aurevoirs vont devenir coutume dans les prochains jours, aussi bien se faire à l'idée et faire tout ce qui est en mon pouvoir pour que ce soit le moins désagréable possible.....

Message pour cette personne qui m'a enduré aujourd'hui( je sais que tu vas le lire)....

Merci beaucoup d'avoir passé la journée avec moi. Je n'ai pas toujours été correct avec toi, mais je sais bien que les regrets n'effacent pas ce qui est fait. J'ai peur de te perdre de vue.....on se revoit bientôt et on se reparle. Merci encore d'avoir été là pour moi...je pense à toi.

dimanche, août 28, 2005

Jour 155-Philosophie

Il y a des jours comme ça où le brocoli ça te fait pas! N'essayez pas de comprendre, c'est une ''inside joke'' entre moi et quelques amis. Enfin, phrase sans but mais qui fait toujours sourir un peu, que l'on peut utiliser en toutes circonstances et qui décrit souvent très bien la situation. Enfin, j'ai seulement l'impression que ces temps-ci, je ne suis pas seul à me sentir un peu déprimé et je ne peux m'empêcher de me dire que c'est peut-être mon comportement quelque peu négatif que j'arbore à longueur de journée qui y est pour quelque chose. Je veux tellement rendre les gens qui m'entourent heureux, l'idée de penser que c'est peut-être moi qui les rend triste ou qui les empêche littéralement d'être malheureux me terrorise fort probablement que les américains face à ces foutus terroristes.

Enfin, le temps est parfois une denrée qui se fait rare et en d'autres circonstances bel et bien de trop. Aujourd'hui c'était un très bon exemple de journée qui passe malheureusement pas assez vite. Mais bon, ce fut le genre de journées où le cerveau à tout le loisir de s'adonner à des réflexions parfois stupides à propos de tout et de rien. Comme le temps semblait interminable, j'ai eu l'occasion de rejeter un oeil sur la fameuse revie philosophique dont j'ai déjà parlé auparavant. Je suis tombé sur une page consacrée à Marc Aurèle, empereur romain et philosophe qui, à ma grande surprise, me ressemble beaucoup. Impossible pour moi d'approfondir sur l'auteur en question, mais le fait est que le texte que j'ai lu était un extrait tiré d'un livre qu'il avait rédigé et intitulé ''Pensée pour(ou sur) moi-même''. De façon assez vulgarisée, le mec écrivait un blog comme je le fais il y a de celà plus de 2000 ans. Je savais que je n'inventais rien en faisant cela, mais je n'avais jamais pensé à chercher depuis quand est-ce qu'une telle pratique était utilisée. Mais bon,tout cela pour dire que plus je lisais, et plus je me reconnaissais dans ce qu'il écrivait et ça m'a ouvert les yeux sur une foule de trucs.

Après avoir lu ce texte, j'ai réalisé que ma vision très négative des choses est en fait quelque chose de normal. Après tout, rien n'est donné dans la vie...c'est pas toujours un cadeau que d'exister. Cependant, on pourrait comparer ça à un vieil ordinateur. Le tout est passablement chiant mais avec quelques détails de plus, une petite retouche par-ci par-là on peut aboutir à quelque chose de bien.

Enfin, je réalise surtout que je m'attarde trop à me plaindre que ma vie est moche et toutes ces conneries là puisque de toute façon, c'est dans l'ordre des choses. Je devrais plutôt me concentrer sur ce que je suis prêt à investir pour la rendre plus agréable, pour être heureux ou du moins essayer de l'être. Mission impossible peut-être, enfin, la question n'est pas là.

Qu'est-ce que je peux faire? Changement d'attitude? Changement de vision? Cesser de focusser? Aussi bien croire que je dois changer de A à Z pour être heureux. Enfin, je sais que j'ai du travail à faire, reste seulement à voir par où commencer.....

Par là, ça serait un bon début.....Demain est un autre jour.

samedi, août 27, 2005

Jour 154- Questionnement

Période de questionnement aujourd'hui. En fait, c'était surtout un questionnement sur la validité de mon questionnement, ou plutôt sur le réel intérêt que j'avais à me casser la tête ainsi. La plupart de mes questionnements n'ont pas de réponses et n'en auront probablement jamais, faut de temps pour les approfondir, faute de vivacité d'esprit pour bien saisir, manque de courrage pour accepter la réponse qui ne ferait pas toujours mon bonheur...enfin...la vérité a un prix souvent lourd à payer.

Je ne sais plus ce que je veux vraiment. En fait, je crois que je ne veux surtout même plus me le demander. Tout devient tellement répétitif: pense, cherche, trouve, tourne le fer, souffre. Une belle série quand on y pense bien, l'ennui c'est que la routine est déjà emmerdante au départ sans qu'elle n'ai à faire souffrir. Enfin, nous revolà une fois de plus dans un méga cercle vicieux. À trop tourner en rond on a mal au coeur.....

Je ne doute pas du fait que d'écrire ici m'aide, si ce n'est pas pour m'aider psychologiquement, la pratique de l'écriture m'aide en français donc c'est un mal pour un bien. Le besoin de bien paraitre cependant, toujours vouloir écrire quelque chose de pertinent, de constructif, d'innovateurt et de pas trop banal, pas toujours évident. Disons qu'on n'a malheureusement pas toujours la tête à l'écrire ni à le lire. Parfois je me demande si c'est plus difficile pour moi de l'écrire que pour vous de le lire. Enfin, le temps m'a appris que quand on n'a rien a dire, la meilleure chose à faire est de se taire.....

Méditation sur mon silence, prise 1....

vendredi, août 26, 2005

Jour 153- Musique

Je ne sais pas si j'en ai déjà parlé. En fait, comme je l'ai souvent dit, j'oublie presque systématiquement ce que je dis ou pense, alors c'est quelque peu complexe d'innover à chaque fois, surtout en considérant que ma vie est malheureusement peu diversifiée ces jours-ci. les jours se suivent et se ressemblent, malheureusement trop à mon goût mais on s'y fait. Enfin, pour en venir au vif du sujet, j'ai réalisé aujourd'hui que la musique, bien qu'étant une de mes grandes passions, est beaucoup plus importante que je le croyais dans ma vie.

Je me surprend à chanter, à sifflotter, à fredonner....bref à faire tout ce qui est imaginable pour passer le temps. Au travail, je crois que c'est vraiment la seule chose qui fait que le temps passe vite. Douze heures à n'entendre que le son des machines, c'est long. Un peu de musique, même si elle n'est que dans ma tête, ça fait un peu changement. Stimulation de mon intelligence musicale peut-être. Peu importe, le fait est que c'est toujours plus agréable avec une petite musique bien au fond de moi.

Pendant tout mon secondaire, la musique a été une façon pour moi de continuer, sorte de motivation que j'avais. En fait, j'ai eu la piqûre de la scène à cette période de ma vie: j'avais un but, j'avais une ambition, j'avais du plaisir. Apprend plusieurs instruments, devenir meilleur, faire quelque chose d'exceptionnel..j'ai toujours été un peu trop ambicieux je crois. Le fait est que j'ai développé une passion, presque une obsession même à un certain moment de ma vie. J'étais bien, voilà tout. En plus, j'y ai rencontré des gens formidables, aussi passionnés que je l'étais. Qui se ressemble s'assemble. Aujourd'hui, c'est un peu différent. En fait, les cours de musique sont surement la chose qui me manque le plus du secondaire.

Mais la musique ne m'a pas simplement donné des points de repères à suivre ou une bouée à laquelle m'accrocher. Je crois que la plupart des rares chansons que j'écoute qui ont des paroles racontent toutes quelque chose qui signifie quelque chose pour moi. Cependant, je crois que la chanson qui a le plus d'importance à mes yeux (devrais-je dire à mes oreilles...) est une chanson que j'ai découvert récemment. En résumé, les paroles disent qu'on devrait toujours s'écouter, faire ce qui nous intéresse sans se préoccuper de ce que les autres peuvent en penser. Bon, je dois avouer que l'orchestration m'a séduite bien avant les paroles, mais pourtant, la dernière fois que j'ai écouté cette chanson, j'avais les yeux pleins d'eau. Je crois que c'est en fait ce que je devrais faire, m'écouter plus et foncer sans me poser de questions....je sais j'en ai déjà parlé mais pourtant c'est une influence majeure sur mon comportement et passer à côté serait comme oublier un détail important. Peut-être que j'arriverai un jour à me comprendre....

Metallica
Nothing else matters

So close, no matter how far
Couldn't be much more from the heart
Forever trusting who we are
and nothing else matters

Never opened myself this way
Life is ours, we live it our way
All these words I don't just say
and nothing else matters

Trust I seek and I find in you
Every day for us something new
Open mind for a different view
and nothing else matters

never cared for what they do
never cared for what they know
but I know

So close, no matter how far
Couldn't be much more from the heart
Forever trusting who we are
and nothing else matters

never cared for what they do
never cared for what they know
but I know

Never opened myself this way
Life is ours, we live it our way
All these words I don't just say

Trust I seek and I find in you
Every day for us, something new
Open mind for a different view
and nothing else matters

never cared for what they say
never cared for games they play
never cared for what they do
never cared for what they know
and I know

So close, no matter how far
Couldn't be much more from the heart
Forever trusting who we are
No, nothing else matters

jeudi, août 25, 2005

Jour 151 et 152- Confort, sécurité et...déstabilisé!

Un autre retard qui vient s'ajouter à la longue liste qui, visiblement, ne cessera jamais de s'allonger. Mais bon, le temps de réfléchir est toujours quelque chose d'utile. En fait, je voulais m'assurer que pour faire mon ''portrait psychologique'', je serais en mesure d'utiliser des mots qui me représentent bien mais surtout qui n'ont pas été forcés. Ce que j'entend par là c'est que bien souvent je me force un peu à écrire sur mon blog, ou du moins l'exercice de réflexion se fait vraisemblablement au moment où j'écris. Ce coup-ci, je voulais quelque chose de bien encré en moi. Comme le disait l'artiste Michel Goulet, une bonne idée est une idée récurente:elle revient toujours d'elle-même. Ne pas penser, laisser les idées venir d'elles-mêmes, savoir les accueuillir et les approfondir le temps venu, c'est peut-être ça le secret du bonheur après tout. Ou du moins, un truc pour le faciliter sans se pourir la vie avec des réflexions qui n'en finissent et une critique (trop négative dans mon cas) de la société et de ceux qui m'entourent.

Le confort, première chose qui m'est venue à l'idée. En fait, je dois avouer que cette idée m'est venu pendant que j'étais allongé dans une boîte de carton remplie de tissu: le rêve, surtout quand on travaille de nuit et qu'il n'y a pas grand chose à faire. La réflexion sur le coup n'a pas été très longue, se concluant surtout pas une remarque sur le plafond de l'usine qui est, avouons-le, particulièrement laid! Enfin, le fait est que j'ai réalisé que le confort importait beaucoup pour moi, et cela est visible dans mon comportement: ma tendance à trainer mon oreiller quand je ne dort pas chez moi, mon besoin de tout décorer l'appartement avant même d'y avoir mis les pieds, ma façon presque méthodique d'organiser l'espace de mes futurs camarades de chambres(des poissons)...Enfin bref, je tiens à mon confort, je tiens à être bien et j'aime être à l'aise. Je sais que je n'apprend rien, mais en même temps, je réalise à quel point c'est présent dans ma vie.

Même manège encore une fois avec la sécurité, mais bonm pour ça je crois que c'est l'évidence même. Tout planifier, partir avec un bagage qui me permettrait de vivre pendant 2 semaines aloprs que je part deux jours... Enfin, j'en ai trop souvent parlé pour que ce soit réellement intéressant que j'en refasse tout un discourt interminable.

Déstasbilisé un peu cependant. Disons que ce que je considérait comme important m'apparait encore plus important aujourd'hui. En fait, j'ai visité mon appartement aujourd'hui, pour la première fois. Un choc, non seulement de réaliser que je vais peut-être passer les 4 prochaines années là, mais aussi de voir que c'est un monde différent. Déstabilisé je dirais dans l'image que je m'étais faire de mon appartement, un peu perturbé de voir que le rêve et la réalité c'est beaucoup plus éloigné que je n'aurais aimé que ce le soit. J'ai tendance à mal faire la distinction entre ce qui est idéal et ce qui est réel, l'éternel débar entre Platon et Socrate version 2005, rien de nouveau.....

Laisser le temps de me faire à l'idée...rien de mieux pour que la pillule passe je crois.....

mercredi, août 24, 2005

Jour 150- Revirement

Encore une fois, la réflexion était au rendez-vous au travail. Avouons-le, ça change des conversations à propos des pénibles responsabilités face aux cruelles bonnes femmes ou des innombrables péripéties issues de la vie ‘’amoureuse’’ pour ne pas dire simplement sexuelle de ces éternels adolescents que sont mes collègues de travail. Peu importe, le fait est que mon hamster cérébral s’est une fois de plus activé, preuve que la nuit n’a pas été trop pénible côté ouvrage.

À quoi ai-je pensé? Question de circonstance car en fait, j’oubli 95% de ce à quoi je pense. Je ne suis donc pas très avancé. En fait, j’ai tout de même eu quelques réflexions qui m’ont marquées.

C’est en feuilletant un magasine consacré à la philosophie grecque ( revue appartenant à un collègue, preuve comme quoi il n’y a pas que des revues pornographiques qui circulent au boulot) que je suis tombé sur une citation que j’avais déjà entendu mais qui, à l’époque, ne m’avait pas accrochée :

‘’Une vie sans examen ( à comprendre analyse ou compréhension ) de soi ne vaut pas la peine d’être vécue ‘’
-Socrate

Se comprendre, se connaître. Plus ça va et plus j’ai l’impression que le ‘’moi’’ qui me paraissait pourtant si bien défini vient de prendre le bord. Je voudrais me comprendre. J’analyse mes pensées, mais d’un autre côté, j’ai l’impression de ne faire qu’un large recensement de tout ce qui ne va pas dans ma vie. Qui suis-je? Moi? Connaît pas….Enfin, l’éternelle quête du bonheur vient de foutre le camp, ou du moins elle s’aventure sur une avenue bien différente : savoir ce qui importe pour moi, déjà là ça serait un bon début. Rester objectif…penser à moi, le moi solitaire, le moi profond, primitif et égoïste.

Au départ, trois choses me viennent en tête : Confort, sécurité et stimulation.

La suite sera pour plus tard car, une fois de plus, le temps passe vite, le manque de temps, mais cette fois, pas le manque d’inspiration

À suivre….

mardi, août 23, 2005

Jour 149- Perception

Avant toute chose, je dois dire que j'ai remaqué que depuis quelques jours, mes écrits étaient un peu moins négatifs, ou du moins un peu moins déprimants sans être totalement réjouissant. Enfin, dison que c'est peut-être un peu plus neutre, plus détaché de ma personnalité, comme si mon blog devenait une entité à elle-même: la voix de mon cerveau en tant qu'être et non comme partie intégrante de ce que je suis. J'ai remarqué aussi qu'il y avait une touche d'humour , enfin, bien souvent sarcastique mais tout de même, c'est tout à fait dans ma nature.

Alors, pour en revenir à nos moutons ( si moutons il y a ), j'ai eu l'occasion de penser cette nuit au travail. Cerveau en bon état de marche, ça fait changement de ces derniers jours à ne plus savoir exactement ce que je voulais. J'ai surtout réalisé que depuis quelques jours j'arrive enfin à faire abstraction de ce que je pourrais penser, ou du moins à l'aborder avec un peu de recul ou de modération: ''faut en prendre et en laisser''.

Hier soir, on nous a donné de nouvelles lunettes, question de sécurité qu'ils ont dit. Une superbe paire de lunettes jaune, vraiment moches en fait. Pourtant, ça fait tout un changement. Voir la vie en couleur, un peu de ''simili-soleil''. Ironiquement, ça m'a mis de bonne humeur. La température a une importance non négligeable sur mon humeur. Avoir su que des lunettes colorées pouvaient mettre fin à un coup de blues, j'en aurais fait des provisions bien avant. Enfin, avoir une paire de lunette dans la figure, ça fait une différence, aussi con que cela puisse paraitre. C'est comme si j'étais deux personnes différentes avec et sans lunettes. La sitation était assez bizarre, pourtant je ne voulais pas me poser de question à savoir si c'était bien ou si j'me sentais heureux ou simplement moins triste. En fait, je redoutais la question, fort probablement de peur d'en arriver à une réponse négative, ce qui, en bout de ligne, m'aurais fait carrément régressé.

Aujourd'hui, deux personnes que je connais vont vivre une expérience exceptionnelle ensemble. Je les envie beaucoup. C'est quelque choses qu'ils attendent depuis un long moment déjà, donc l'excitation est au rendez-vous...presque palpable. J'ai pensé à eux une bonne partie de la soirée, à tout le bonheur qu'ils penvent rescentir, essayer d'imaginer le comment du pourquoi du quand et du où, enfin, tous les scénarios imaginables. En fait, j'ai surtout réalisé que de voir les autres heureux me rendait heureux a mon tour, ou du moins content pour eux. Je me sens bien à voir les autres heureux, car j'ai l'impression que ça ne m'est pas destiné, donc je me contente du bonheur des autres, me disant que c'est mieux que rien. Mais en y pensant bien, j'ai surtout réalisé que c'est peut-être une vocation éducative: à force de regarder je finirai peut-être un jour par y arriver....sans me faire trop d'idées.

lundi, août 22, 2005

Jour 148- Discussion et psychanalyse

Parler, discuter, réfléchir, penser, chercher, trouver....des trucs que je fais malheureusement trop souvent sans obtenir de résultats cependant. Perte de temps? Peut-être mais enfin, la question n'est pas là. Faut croire qu'à un certain moment vient un temps où on a seulement besoin d'ouvrir son sac, et ce moment est arrivé ce soir pour moi. Ce n'est pas le genre de chose à laquelle je m'attendais ce soir, ce qui est d'autant plus intéressant.

Ingrédients:
  • Un parc avec endroits isolés ( de préférences balançoires ou truc en corde qui tournent )
  • Du sable pour laisser ses empreintes de pied et sentir à quel point ça fait une sensation bizarre entre les orteilles
  • Une bonne amie avec qui on aime bien discuter
  • Un esprit philosophe
  • Un intérêt
  • Du temps

Préparation:

  • S'installer confortablement et prendre conscience de la situation
  • Discuter de tout et de rien
  • S'ouvrir tout simplement l'esprit et les oreilles
  • Remuez les idées et servez pendant qu'on les a bien en tête

Enfin, tout ça pour dire que ce soir, pour la première fois, j'ai été capable de tout déballer, tout dire et laisser libre cours à ma pensée. En fait, j'avais vraiment l'impression d'écrire mon blog, mais à haute voix. J'ai tout simplement changé de médium pour m'exprimer, mais c'est ce qui est le plus génial parce qu'avant, je n'y arrivait tout simplement pas. Dire ce que je pense, c'est toute une avancée! Mais bon, tout ça pour dire qu'on a pu parler de tout et de rien. De ce qui va, de ce qui ne va pas, de ce qui nous tracasse. Bref de tout et de rien mais surtout que nos problèmes respectifs. La question du jour : ''est-ce qu'on pense trop?''. À trop penser on ne pensepas à vivre, telle fut notre conclusion ce soir. Enfin, elle aurait pu être différente, mais le temps nous manquait. En fait, c'est fou à quel point le temps passe vite quand les grands esprits se rencontrent.

Tout d'un coup, tout semble clair, non pas parce que j'en ai parlé, mais surtout parce que j'ai peut-être enfin mis le doigt sur un problème, sur des problèmes. En fait, je souffre surtout de mes mécanismes de défence. J'essaye trop de me protéger contre tout, contre rien...j'en fini par m'oublier et ne pas laisser les bonnes choses m'approcher. La peur, à quand remonte-t-elle? Ça c'est une autre histoire, mais je n'ai pas du tout envi d'en parler, mon passé est mon passé et je ne veux pas me concentrer sur ça. En cherchant plus profondement, je réalise que mes problèmes ont une source, mais qu'ils ne vennent pas forcement de moi. En fait, un problème peut très souvent venir d'ailleur, mais on l'entretient tellement bien qu'on fini par le considérer comme sien. Lourd bagage en fait, tout fini par s'accumuler malheureusement et on fini par se retrouver à un point où on ne peut plus en supporter, il faut se débarasser de quelques trucs, fair sortir le méchant comme on dit.

dimanche, août 21, 2005

Jour 147- Heu....

''Comment ça va?'', question banale, plus de politesse que d'intérêt à mon avis. C'est le genre de truc qu'on demande simplement pour engager une concersation ou simplement pour ne pas avoir l'air trop sauvage, enfin, c'est toujours agréable de sentir qu'on peu nous porter un soupçon d'intérêt, mais si on sait très bien dans le fond que tout le monde s'en foue royalement. Enfin, peu importe la réponse, j'ai souvent l'impression que ça ne changera pas grand chose. J'ai moi-même tendance à négliger ce genre de truc. En guise de réponse à cette question, je me contente généralement d'un ''pas trop mal'' ou d'un ''bof''. Ce n'est ni un oui, ni un non mais au moins ça n'attire pas trop l'attention...ça devient une habitude.

En fait, aujourd'hui je ne sais plus trop. Est-ce que je vais bien? Est-ce que je vais mal? Bonne question. Je dois avouer que je ne m'étais même pas posé la question avant de l'écrire ici. C'est un peu étrange, du nouveau pour moi. J'ai tendance à tout mettre au clair le plus rapidement possible, savoir à quoi m'en tenir et faire mon possible pour arranger la situation du mieux que je le peux. Pourtant là, c'est l'incertitude complète et pourtant je m'y plais bien. Il faut dire que pour une question de ''ça va'' ou ''ça va pas'', il n'y a pas de quoi fouetter un chat, mais encore là, c'est une question relativement primaire à laquelle je n'a pas de réponse en ce moment et surtout à laquelle je n'ai pas l'intention d'en trouver une. Étrange....

Les choses sont ce qu'elles sont, voilà tout. Pourquoi s'arrêter à des détails insignifiants? Je focus trop je crois, ou du moins plus qu'il n'est sain de le faire. Pourquoi ne pas appeler une pomme une pomme, un sourd un sourd et ma prof de dessin d'interprétation une incompétente?

vendredi, août 19, 2005

Jour 145 et 146- Second regard

Retour en arrière. Il y a de cela quelques mois je suis allé voir un film au cinéma. Très bon film, j'ai bien aimé mais sans plus. Pourtant, aujourd'hui j'ai revu ce même film, mais sous un oeil différent. En fait, j'ai vraiment préféré la seconde fois. C'est comme si j'étais maintenant capable de bien apprécier le film dans son intégralité. Peut-être est-ce le recul que j'ai pris par rapport au film, un état d'esprit plus apte à bien saisir l'essentiel de ce que je voyais ou encore la situation actuelle qui fait que je me reconnais plus dans ce que le film présentait...peu importe, le fait est que j'ai bien aimé. Je suis plus superficiel que je ne voudrais l'être, ce qui est quelque chose de très mauvais selon moi. J'ai tendance à me borner à mes premières impressions. Déjà que je suis difficile, ça complique grandement les choses pour moi. Enfin, on fait avec le peu qu'on a comme on dit.

J'ai trop tendance à focusser sur les détails. J'suis plus du genre à regarder la feuille morte que l'arbre qui est bel et bien vivant d'où elle vient. Disons-le ouvertement, j'vois tout de façon trop négative. Peur de souffrir je crois, ça doit être ça mon problème. Enfin, il y a un moment dans la vie où on finit par saisir qu'à se priver on ne vit pas plus heureux de toute manière. On a beau se protéger de toutes la manières possible, tôt ou tard on finit écrasé sous nos propres boucliers. La vie est ainsi faite, on ne peut pas y échaper je crois. Suffit de se servir de sa tête non pas comme d'un moyen de défense, mais également comme une arme. ''Philosopher à coup de marteau'' disait Nietzsche. L'idée n'est pas bête, le cerveau est tout de même une arme puissante quand on sais s'en servir, tout comme une cuiller de plastique en fait. La technique compte pour beaucoup. Certains s'entraînent le corps, d'autre l'esprit, moi je ne foue pratiquement rien. Je sais que je pense plus que j'agis, mais d'un autre côté ce n'est pas avec mes idées que je vais faire avancer le monde. Manque de rigueur, trop de contradiction...probablement que ça fait parti de mon charme. Enfin, l'important c'est de penser.

Parfois je me dis que je pense trop, mais après mûre réflexion je me dis que ce sont peut-être les autres qui ne pensent pas assez. D'un autre côté, c'est peut-être mieux pour eux, la réflexion provoque souvent des dilemmes complexes là où il ne devrait même pas y en avoir. Trop indécis, c'est peut-être ça mon réel problème. Un choix élimine trop de possibilités pour qu'on prenne une décision à la légère. J'aimerais tant être fonceur parfois, prendre plus de risques. Faut croire que j'ai été programmé en mode ''sûreté''. Mais bon, à stresser comme je le fais, c'est-à-dire pour absoluement rien, ma vie sociale, affective et professionnelle en prend un coups. Qu'est-ce qui vaut le plus la peine entre risquer une petite erreur de parcours et risquer de mettre à mort le peu de vie que j'ai réellement? Tout est tellement relié, enfin....le choix reste complexe.

Je me demande pourquoi je dis ça en ce moment. Sûrement encore parti sur l'écriture automatique parce que j'avais pas l'intention d'en parler. Sincèrement, je me surprend de plus en plus à faire des choses auxquelles je ne m'attendais pas du tout. Bon signe? Qui sait....le fait est que les choses sont différentes, bien différentes. Peut-être que je commence à réaliser que ma vie va prendre un autre tournant. Dans une courbe, il faut accélérer vers la fin, c'est en tout cas ce que dis le CD de la SAAQ que j'étudis présentement en prévision de mon test théorique de conduite automobile. Enfin, peut-être que je commence tout simplement à me lancer davantage dans ce qui m'attend, sans réellement savoir ce qui se trouve devant moi. Avec un peu de chance, je serai en mesure de garder la route et les yeux bien ouverts. Prochaine sortie: l'inconnu!

mercredi, août 17, 2005

Jour 144- Revirement

Je voulais commencer en écrivant quelque chose du genre ''tout change tellement vite'', mais j'ai réalisé que ça devenait un peu répétitif. En fait, ma vie est répétitives, cercles vicieux et tourments...enfin, un gros tourbillon à l'intérieur de mon crâne, tout finit par revenir, c'est comme la mode, sauf que ça ne prend pas 20 ans. En tout cas, tout ça pour dire qu'aujourd'hui je me suis senti...plutôt bien. Enfin, je crois. Je ne peux pas dire que j'étais heureux, simplement bien. Quand on ne prend pas le temps de penser à tout ce qui ne va pas, quand on cesse de se dire que tout va mal...je me sentais tout simplement en équilibre entre le bien et le mal..sans souci. Hakuna Matata! On dirait que j'ai été un peu plus moi-même aujourd'hui..plus vrai, plus simple, plus ouvert...plus bizarre. En fait, je crois simplement qu'aujourd'hui j'ai commencé à être à l'aise au travail. Chose un peu stupide, se dégèner quand il ne reste que 9 jours de travail, mais n'empêche, vaut mieux tard que jamais. Enfin, je crois que j'ai rarement lancé autant de conneries qu'aujourd'hui. Libération je crois, j'en avais besoin...vraiment besoin.

En rentrant de travailler ce soir, je regardais le ciel. Les jours racourcissent, je part bientôt. Je sais que c'est profondément ''quétaine'', mais je ne peux m'empêcher de trouver un ciel au coucher du Soleil joli, c'est plus fort que moi. C'est si grand, si vide mais en même temps je me sens tellement insignifiant chaque fois. Disons que ça te replace assez vite un égo. En tout cas, tout ça pour dire que j'ai vu la Lune, encore une fois. Elle m'a toujours impressionnée, et elle m'impressionnera toujours. Ça m'a fait pensé à un récit que j'ai lu hier dans un livre qui concerne une journaliste française en Afganisthan et qui s'est fait réveillées par une prière dans un haut parleur durant la nuit. Les ''prêtres'' imploraient Allah de ne pas faire disparaitre la Lune, inconscient de ce qu'est le phénomène des éclipses. Enfin, pour en revenir à ce que je disais, j'ai regardé la Lune. La dernière fois que je l'avais regardé, j'avais les yeux pleins d'eau et une paire de sciseaux appuyée contre le poignet droit. Aujourd'hui, c'était une autre situation, un autre moment....beaucoup d'eau a coulé sous les ponts.

C'est en train de devenir une obsession, moi qui riait d'une amie qui avait littéralement une fixation sur la Lune, me voilà bien mal parti pour la juger à nouveau. Peu importe, le fait est que j'ai pensé à quelque chose qui m'a un peu fait réfléchir sur ma vie actuelle. En fait, toutes les personnes qui ont participées à la fameusse course à la Lune dans les années 60 étaient, comment dire, quelque peu étranges selon moi. C'est vrai quoi! Si on y pense bien, la Lune est une réalité, quelque chose de fantastique, de gros, de meiveilleux...mais en bout de ligne, c'est comme l'envers de la médaille. Si loin, si inaccessible. Pourtant, ces cinglés ont investis autant en temps qu'en argent afin de trouver un moyen de s'y rendre, d'accéder à l'impossible, de se rendre si loin..atteindre une fois pour toute l'inaccessible, un point de mire si important que plusieurs ont même laissé leur vie pour cette quête. Pourtant, c'est quelque chose de simple, de banal....la Lune, c'est beau mais faut pas en faire tout un plât. Mais pourtant, ils ont trouvé moyen de tout arranger, tout préparer, et enfin parvenir à leur fin.

Pourtant, avec tout ça, j'ai l'impression que je m'investis pas assez pour ceux que j'aime, que malgré toute la volonté du monde, je ne peux pas toujours être là....j'aime plusieurs personnes à un point tel que je devrais complètement tout arrêter, se sorte à pouvoir être là pour eux. Est-ce que je dois arrêter de vivre pour ceux que j'aime? Je ne crois pas. Ils sont là, ils sont accessibles....faire des sacrifices oui, mais jusqu'où? Là n'est pas la question... Je dois cesser de me poser des questions, je dois tout simplement faire tout ce qui est en mon possible pour ceux personnes, les aider du mieux que je le peux, les aimer de toutes mes forces sans jamais me demander si c'est raisonnable, si c'est sensé ou si j'obtiendrai quelque chose en retour. Arrive un jour dans la vie où on se dit tout simplement ''ha pi d'la marde!!''. Il est temps de foncer vers ce qu'on veut: le bonheur!Peur de souffrir? Et alors, chaque bien comporte une part de mal, aussi bien vivre avec. J'en ai marre de me priver du bonheur en me disant que je finirai par souffrir. Est-ce que je souffre plus de ne pas être heureux? Faudrait se le demander...mais peu importe le résultat de la question, j'en ai rien à faire...pour une fois je sais ce que je veux, je sais que je suis prêt, je sais que je veux faire le grand saut sans parachute pour me retenir....voilà tout!

mardi, août 16, 2005

Jour 142 et 143 - Tout et rien...ou l'inverse

Résumé de la journée d'hier: absoluement rien. Enfin, presque rien, disons seulement que je n'ai rien vécu qui m'ai ''allumé'' si je peux dire, ce qui fait que je n'ai pas trop pris le temps de m'attarder sur ça. Je sais qu'il y a fort probablement une foule de détails qui m'échappent, des éléments très importants pour ce qui va suivre qui se sont produits, mais en même temps, vient un moment dans la vie où on se dit tout simplement qu'il faut prendre le temps de respirer et tourner le fer dans la plaie allègrement. Comme on dit en cuisine: ''Bien remuer et laisser reposer''.

Hier, c'était bonne journée. Bon, une journée normale peut toujours commencer de la bonne façon: en se réveillant heureux. Hier cependant, un réveil quelque peu banal, le retour de mes parents qui, pour la première fois en 21 ans, ont décidé de prendre des vacances sans traîner leurs enfants derrière-eux. Sérieusement, il y avait une impression de deuil dans l'air. Alors, hier, retour triomphant si on peut dire. Inévitablement, pas moins de 5 minutes après avoir posé le pied à l'intérieur, mon père se mettait déjà à chialer....ça devient une habitude, on s'y habitue. Faut croire que c'est génétique, je suis pire que lui. Dans mon cas, je suis plutôt du genre à me critiquer moi-même, fort probablement par habitude de recevoir des reproches de mon père qui est tellement(trop) fier de moi....enfin il le démontre moins bien qu'il ne le dit. Enfin, tondre le gazon semble le calmer....avec le temps on apprend des trucs qui sont parfois profitables, c'est bien la seule chose positive que le temps m'ai jamais apporté!

Aujourd'hui cependant, c'est un changement radical. Pour la première fois depuis que l'idée a germée dans mon cerveau, je me sens réellement prêt à partir. Bonne chose, ça fait déjà un souci de moins à me faire, j'ai tendance à tout dramatiser absoluement pour rien. Enfin, disons que matériellement je me sens fin prèt, à quelques détails près. J'ai surtout compris que je me cassais la tête pour rien, que tout irait bien et que parti comme ça, j'aurais même pas assez d'espace pour tout entasser ce que j'ai d'accumuler. Vaut mieux trop que pas assez, je sais, mais en même temps faut pas exagérer. En tout cas, tout ça pour dire qu'aujourd'hui je me suis attaqué à tout ce qui concerne ma scolarité, en passant du matériel scolaire en pasant par les derniers arangements pour les prêts et bourses pour finalement terminer avec des trucs de décoration de ma chambre(on est dans son chez-soi ou on l'est pas après tout!) et des vêtements que j'devrais avoir sali d'ici quelques semaines. Mais bon, moi je m'attaque aux préparatifs, eux s'attaquent à mon compte de banque....bref on s'en sort finalement jamais! Enfin, tout est prêt, a quelques détails près. Mon sac est préparé, tout est bien rangé à l'intérieur, des trucs essentiels, de cochonneries purement inutiles, tout y est. Il y a tellement de trucs cependant, je ne sais pas si je vais devoir faire le tri dans tout ça, en tout cas, je verrai en temps et lieux. Pourtant, on dirait que j'en amène autant juste pour e pas être dépaysé. Je suis prêt à partir, prêt à affronter ce qui m'attend dans le futur, mais pourtant j'ai l'impression que je dois laisser mon passé derrière moi, et ça sincèrement je crois que je ne suis pas totalement prêt. Je sais que je n'ai pas à tout amener, pas de meubles à sauver, rien a laisser aller, pas de ponts à couper....en fait je dois entretenir ce que j'ai actuellement plus que jamais, en plus ce que j'aurais rendu là-bas. Je crois que le gros du travail sera à faire sur ce point, mais peu importe, il est trop tard pour faire marche arrière. Tout va bien aller, c'est tout ce que je veux me dire maintenant, et c'est tout ce à quoi j'ai envi de croire......

19 jours maintenant avant le jour fatidique où je quitterai ma maison, ma famille mes amis. Situation temporaire mais tellement déchirante. Je sais que j'en sortirai grandi, toute expérience est bonne à vivre. La liberté me fait peur, je réalise seulement maintenant à quel point il est compliqué de voler de ses propres ailes, pourtant, je sais que j'y arriverai....

lundi, août 15, 2005

Jour 141- Tiempo

C'est un peu traumatisant quand on y pense. Tout va vite, tellement vite. En fait, une seconde n'attend pas l'autre. C'est peu dire! En fait, le temps est surement la seule chose qui ne s'essouffle pas, qui ne change pas...il progresse tout simplement, sans s'arrêter, sans se poser de questions....c'est pas humain quoi! Pourtant, on dirait qu'il est l'un des principaux facteurs de stress chez moi. Créé par l'humain, mais certainement pas en sa faveur! Il est maintenant possible de calculer en nanosecondes. Quelle importance de savoir tout ça? Besoin de précision qu'ils disent...j'en sais trop rien. De toute façon, le temps de réaliser tout ce qui se passe, il est bien souvent trop tard. Pendant une seconde on vit un événement, la suivante c'est quelque chose. L'évolution qu'ils appellent ça.

Je suis toujours là à parler du temps, pourtant je ne m'étais vraiment arrêté à savoir ce que c'était vraiment. Je crois que je n'ai pas de définition précise, à part de dire que c'est le truc le plus inutile, le plus stupide et le plus chiant qui soit! En termes simples, c'est tout simplement le déplacement d'une aiguille sur une horloge ou le changement de chiffre sur un écran digital. Mais bon, c'est un peu trop primaire comme définition, vive le premier degré! Enfin, si on creuse un peu plus, on pourrait y aller de façon un peu plus ''visuelle'' en comparant le temps à une corde, d'où l'appellation de ''ligne du temps''. Tout est linéaire! En fait,c 'est un peu l'idée reprise par la performance que nous avons réalisé au Cégep: ''Au fil du temps''...ce fut une expérience assez particulière...quelque chose à vivre dans une vie. En fait, c'est un peu comme si on laissait notre passage ( à la quantité de trucs qu'on jette de toute façon, qu'on le veuille ou non notre passage est allègrement marqué par toutes les cochonneries qu'on laisse derrière nous! ), une trainée, un fil. Enfin, n'importe quoi qui peut suivre mais être quelque peu encombrant...notre passé influence notre présent et notre futur, le présent organisé en fonction du futur, en tenant compte de l'expérience acquise dans le passé, tout en gardant dans l'idée qu'il est impossible de revneir en arrière et que le futur est peut-être déjà tout écrit. Bordel, il y a sérieusement de quoi se prendre la tête et se la fracasser une couple de fois sur un bloc de béton!Mais bon, tout ça pour dire que je pense peut-être trop. Le temps est mon obsession, je ne sais pas quoi en faire quoi penser.....

Qu'est-ce qui arrive après? Après quoi? Après la vie? Après la mort? Avant la vie? C'est tellement difficile à concevoir. Quelque chose peut-il être inengendré? L'univers a peut-être toujours existé..pourtant on essaye de comprendre d'où il vient.... Que se passe-t-il après la mort? Ça, c'est la fameuse questions que les religions tentent de résoudre, sans d'autres succès de des guerres pour des idéologies stupides et sans fondement sinon l'aliénation totale d'un peuple soumis à un livre mal traduit. L'inconnu est effrayant. Pourtant, on vit avec le temps qui apporte sa dose d'imprévu et d'inconnu à chaque seconde qui vient s'ajouter à la dernière...j'arrive pas à saisir pourquoi. L'homme a inventé le temps sans trop savoir ce qu'il allait en faire ou même comment l'utiliser judicieusement.....

J'ai pris trop de temps pour écrire ce message. En fait, je n'ai pas eu assez de temps pour pouvoir réfléchir sur la question et trouver quelque chose de sincèrement pertinent à dire, mais pourtant, tout vient naturellement. Je crois qu'inconsciemment, je viens de toucher une de mes cordes sensibles....

J'ai peur du temps!

dimanche, août 14, 2005

Jour 140- Turn on!

Je ne sais pas ce qui s'est passé hier soir, mais une chose est sûre, mon cerveau s'est remis à fonctionner. The switch has been turned on! C'est peut-être dû au fait que j'ai été en solo pas mal toute la nuit au travail, ce qui m'a donné l'occasion de sacrer allègrement, de chanter des airs que j'inventais au fur et à mesure, de penser tout haut des trucs que je penses tout bas...bref une sorte d'écriture automatique multidisciplinaire mais sans crayon ni papier...seulement mon corps. Pour une fois qu'il me sert convenablement, aussi bien profiter du fait qu'il soit soumis à ma réflexion! C'est un peu emmerdant cependant cette vision du corps soumis, enfin, je veux dire que c'est quelque peu ridicule de penser que l'individu est lui même en proie à une certaine forme de hiérarchie à l'intérieur de son être. Mais bon, je ne commencerai pas à remettre en doute la théorie de Freud...j'aime bien mon ça, mon moi et mon sur-moi....presque autant que j'aime ma grand-mère.....

Quelle connerie. Ces temps-ci, c'est fou à quel point je peux dire n'importe quoi. Mais plus j'y pense, plus je me dis que celui qui a un jour décrété qu'il vallait mieux se taire que de parler pour ne rien dire mériterait sérieusement qu'on lui arrache un rein en le sortant par l'oreille droite! En fait, j'ai surtout l'impression que souvent, ce sont les trucs les plus brillants que l'on ose pas dire, de peur de se faire ramasser dans un coin, la peur de l'innovation, de l'inconnue. Enfin, on se tait malheureusement trop souvent, et je suis bien placé pour en parler. Il y a un temps pour tout, suffit seulement de savoir quand dire quoi. Je me retiens tellement, j'en ai marre de tout garder pour moi. Un commentaire stupide, quelque chose à quoi je pense, un des nombreux pop-ups gracieuseté de mon cerveau. Rien n'est mauvais, tout est simplement le fruit de mon cerveau, à prendre ou à laisser. Enfin, j'aurais tellement envi d'être moins cérébral parfois, être en mesure de me dire que ce que je fais peut être quelque chose de bien, de songé, de profond malgré une certaine forme de ridicule. C'est un peu paradoxal de penser ainsi, mais il y a une part de sens dans tout ce qui est absurde. L'absurdité est tout de même justifiée alors...

Je voudrais pouvoir arrêter de me censurer des fois, mais j'y arrive pas, c'est au-dessus de mes forces. Il y a tellement de choses que j'aimerais pouvoir faire, mais que je n'arrive pas...

J'aimerais ceci
J'aimerais cela....
J'aimerais qu'on aimerait que....

Les cours de français ça remonte à loin....je ne me rappelle même plus quel est le temps de verbe de ''j'aimerais''. Le conditionnel je crois..enfin....un autre temps de verbe qu'on devrait illiminer....lui et l'autre fendant de ''plus-que-parfait''... On fini toujours par se tanner d'attendre....attendre après quoi? J'aime mieux ne pas le savoir.

J'ai réalisé qu'il fallait être cruel pour vivre. Peu importe ce qui arrive, on fini toujours par causer du tors, par faire des erreurs, des gaffes....un accident est si vite arrivé. Mais pourtant, je me dis que la vie, c'est chiant, vraiment chiant. Je ne comprends pas pourquoi on tue des gens, c'est ridicule. Pour emmerder quelqu'un royalement, suffirait plutôt de le laisser vivre. Beaucoup plus cruel selon moi. En fait, en tuant quelqu'un, on vient de lui couper toutes les chances de vivre quelque chose d'autre....ce qui inclut nécessairement des expériences particulièrement douloureuses....Enfin, la vie est cruelle, suffit juste de s'enfoncer cette idée tellement profondement dans le crâne qu'on fini par l'oubier.

samedi, août 13, 2005

Jour 139- Trahison

Pas de panique, on se calme, il n'y a pas de quoi s'affoler. Je n'ai pas été victime de trahison, du moins pas à ce que je sache. Du moins, si il y a eu une quelconque forme de trahison, elle était de moi et pour moi. C'est fou à quel point je peux être cruel envers moi-même parfois. En fait, la trahison dont je parle, c'est principalement l'une de mes plus grande peur en ce moment. Et oui, l'angoisse qui fait des sienne encore une fois. Mais bon, ça ne fait pas vraiment changement, sauf que sur ce coup là, j'me sens sur le point de devenir paranoïaque et/ou agoraphobe, bref c'est pas la joie.

J'ai tendance à être aveugle. Je sais que l'humain est fort probablement la créature la plus stupide sur Terre, ex equo avec le crapet-soleil...et pourtant, j'ai la fâcheuse manie d'aller donner ma confiance à qui bon me semble digne de l'avoir. Enfin, bien souvent des gens qui en n'ont totalement rien à foutre, mais disons que ce ne sont pas toujours entre bonnes mains ou plutôt dans une oreille sûre que les choses que je dis se retrouvent. Résultat? Je suis berné de A à Z....zéro sur toute la ligne.....vlan dans les dents...enfin, on comprend. Pourtant, j'ai des dizaines de personnes autour de moi, des personnes de confiance avec qui je peux discuter de tout, sans aucune retenue....mais pourtant. Et là, ça se corse! Je part. Bon, d'accord il reste toujours le téléphone, les quelques jours que j'vais passé chez moi, l'internet...la liste est longue pour pouvoir garder contact. Sincèrement c'est génial, mais en même temps, je crois avoir besoin de plus. Toujours besoin de plus....c'est maladif!

J'ai peur de me faire avoir une autre fois. Peur de me tromper. Peur de souffrir à nouveau. Peur de vivre tout simplement parce que la vie est trop risquée pour que je puisse être parfaitement à l'aise. J'ai peur que ça tourne mal. J'ai peur de me retrouver seul.....vous savez, au sens propre. Seul comme dans ''personne à côté''. L'internet c'est bien beau, mais une sortir de temps en temps, une conversation en s'empriffrant d'une poutine bien grasse( mauvais pour le coeur mais oh combien délicieux! )..c'est le genre de trucs qui me manquent déjà. Je sais que j'vais m'arranger, mais j'ai peur. Et si ça recommençait?

Je vais devenir dingue avec tout ça. Je sais que je m'en fais pour rien, que tout va bien aller, mais en même temps, je ne peux pas m'empêcher de me dire que bien souvent, le pire arrive quand on ne s'y attend pas parce que tout va bien, trop bien. Je ne veux pas quitter l'idée que ça va peut-être aller mal. Pour un départ, c'est drôlement négatif, mais c'est la seule façon de rester objectif.

Je paranoye, c'est fait. Au moins sur ce point, je crois que je peux dire que je suis fidel à moi-même.

vendredi, août 12, 2005

Jours 137 et 138- Laisser aller

Laisser aller. Deux mots, un espace, douze lettres....si peu et pourtant tout un plat a faire avec tout ça. C'est fou a quel point mon cerveau tente parfois d'être plus rationnel qu'il ne sait l'être. Sincèrement, ça m'énerve au plus haut point! Mon cerveau est tellement spontané dans ses réflexions, mais pourtant on dirait que dans mon être, je n'arrive pas a l'être entièrement; sorte de barrière psychologique qui me ramène sans cesse a la dure réalité des contraintes de ce foutu monde ou on se prive malheureusement trop pour rien.

J'en ai marre de me censurer
J'en ai raz-le-bol de me dire ''ne fait pas ça''...
de ne pas oser...

J'aimerais être capable de me dire ''go! Allé, fonce!''...c'est complexe.

Une chose que j'ai retenu, bien malgré moi, bien malgré ce que je peux penser de la personne qui me l'a appris, c'est qu'il vaut mieux regréter avoir fait quelque chose que de regréter de ne pas l'avoir fait...

J'ai envi de me dire ''Et alors!!!'' et je crois que c'est ce que je vais faire...le respect de soi commence par l'écoute.

mercredi, août 10, 2005

Jour 136- Un moi??

Qui suis-je? Sérieusement je me le demande. On dirait que l’espace d’une nuit, je me suis créé une carapace, un nouveau visage, un nouveau moi. Est-ce une impression ou est-ce la réalité? J’en ai aucune idée. Pourtant, ce matin en me levant, j’avais la tête vide. Rien qui me tracassait, rien qui me stressait. Un lever dans les normes au son du réveil que je ne me rappelle même plus avoir entendu sonner dans le bus de passer une autre journée excitante dans la routine qu’est mon été, mon travail. Enfin, tout ça pour dire qu’il n’y avait rien pour me faire déprimer, sinon qu’il ne restait plus de cerises dans le frigo. Il y a des matins comme ça où on sait que tout peut arriver, une sensation tellement neutre mais en même temps bien en équilibre entre le ‘’ça va’’ et le ‘’ça va pas’’…bref une journée du genre ‘’bof’’. Peu importe, le fait est que c’est un départ qui devient routinier, mais en même temps ce bref sursis où mon cerveau ne s’est pas encore mis en marche ne peut que faire du bien, surtout après ce qui s’est passé hier matin.

Le seul problème dans tout ça, c’est que j’ai une mémoire qui ressemble sensiblement à un ordinateur sur un site Internet : il y a beaucoup trop de ‘’pop up’’ qui apparaissent comme ça, sans prévenir. Parfois ça donne lieu à des situations pour le moins cocasses, mais cette fois-ci, je dois avouer que les événements m’ont rattrapés, me replongeant à nouveau dans une déprime que j’appréhendais tant, principalement au travail. Tout ça pour dire que sans m’en rendre réellement compte, j’ai trouvé une sorte de substituts pour remplacer tous les démons qui me rongent l’intérieur de la boîte crânienne : je pense tout simplement à ce qui me plait. En fait, j’ai surtout pensé à des gens que j’aime, à quel point je voulais les voir heureux, et je crois que pour certains, c’est vraiment ce qui se produit. J’aimerais tellement être témoins du bonheur des gens, mais ce que je voudrais par-dessus tout c’est pouvoir en faire parti intégrante, en être la cause. Je reste lucide, bien souvent, je suis trop pessimiste pour pouvoir en faire réellement partie. On m’apprécie, je le sais. Est-ce qu’on m’aime? Je ne le sais pas sincèrement, mais je crois que j’aime mieux ne pas savoir la réponse, principalement dans mon état.

‘’I know you’re sometimes worried
I know you want everything’s right
And you want to make everyone happy...’’

[ Paroles tirées de la chanson Margaret-Ann de Goldfinger]

Mais bon, de façon générale, je crois que je peux dire qu’aujourd’hui j’étais…comment dire? Heureux? Certainement pas, c’est un trop grand mot, un sentiment trop intense que je ne connaîtrai fort probablement jamais de toute évidence. Alors, comment décrire ce que je ressentait aujourd’hui? Je crois que c’était en fait une sorte de soulagement, principalement causé par le fait que j’ai réussi à me changer les idées, à penser à autres choses que tous les trucs parfois bidon qui polluent ma cervelle. Enfin, je n’étais pas heureux, mais je crois avoir atteint un niveau satisfaisant pour pouvoir dire que ça allait bien, ou du moins que ça allait mieux. Je suis souriant, je plaisante un peu…j’ai l’esprit tranquille. Belle nuit en perspective quoi…

L’ennui avec tout ça, c’est que je n’ai pas d’idées où je dois me situer. En fait, je crois que je suis en quelque sorte un peu caméléon ( même si mon animal préféré reste l’escargot (bien plus parce que tout le monde trouve cet animal insignifiant que parce que j’y porte une réelle attention, faut tout de même le préciser ) ). Ce que je veux dire par là, c’est que je change. Oh oui, je change à une vitesse folle. En fait, je change, mais je n’évolue pas. Je suis toujours le même, simplement que mon comportement varie grandement en fonction de mon humeur. De son côté, celle-ci fait la vague, ou plutôt un réel tsunami depuis environ 4 ans. Des hauts, des bas…mais beaucoup plus de bas. Enfin, en l’espace de quelques heures je peux passer d’une extrême à l’autre. Changement d’humeur, changement de comportement…où suis-je? Le véritable moi est-il celui qui est désespéré ou celui qui déborde d’énergie? Le véritable moi est-il l’hypocrite qui fait semblant que tout va bien ou l’individu dépressif qui ne fait que se plaindre à propose de sa situation? Est-ce que j’ai une personnalité propre? Est-ce réellement celle que je montre le plus souvent, ou est-ce que la vérité est toute autre? Je ne sais tellement pas qui je suis. Tous mes efforts pour essayer de le comprendre jusqu’ici ne m’ont pas servi à grand chose. En fait, j’irais jusqu’à dire qu’à chaque tentative j’en suis sorti plus perdant.
J’aurais besoin d’un moi, de savoir qui je suis. Semblerait que 19 ans de cohabitation avec mon moi-même ne suffisent pas à réellement tout savoir. On ne connaît jamais assez une personne, on ne se connaît jamais assez semblerait-il. J’aimerais comprendre l’incompréhensible…j’aimerais être capable de me comprendre. J’ai besoin d’un moi…..

lundi, août 08, 2005

Jour 135- Déprime et D'

En mathématique, le point D' ( D prime ) est le résultat obtenu par une modification de l'emplacement du point D sur un plan. Une réplique parfaite d'une autre journée, du déjà vu.Enfin, c'est de la merde. Le fait est que ma déprime refait à nouveau surface. Sincèrement, j'devrais faire un calendrier des jours où je vais bien, quelque chose d'exceptionnel quoi.

J'ai réalisé en fait que ce qui m'aidait surtout avec ce blog, c'est le côté écriture automatique. En fait, tout est sincère, quoi que quelque peu censuré. Mais dans bien des cas, j'arrive à faire sortir le méchant, et c'est ce qui compte. Le seul hic, c'est que maintenant que j'en ai conscience j'ai peur que ça deviennes moins efficace, sorte d'effet placebo en fait.

Je ne veux pas en parler, je sais que ce serait trop répétitif de toute façon. Rien de nouveau.....je ne sents mal, voilà tout ce qu'il y ade bon à savoir. J'aimerais tellement être imperméable à toutes ces merde qui me font sentir mal, trop souvent....si intensement. J'aimerais être une roche parfois, être froid, dur. On ne s'attend à rien d'une roche...trop d'attentes envers moi même, de ma part et de celle des autres. On est exigeant et je ne sais plus òu donner de la tête.

En fait, je sais que plus rien n'est pareil depuis quelque temps. Tout change, c'est dans la logique des choses, même moi je change. Pourtant, c'est là que tout tourne à la catastrophe. J'ai réalisé qu'avant, je n'étais pas moi même, je n'étais pas honnête avec moi-même. Besoin sécurisant de me cacher, question d'éviter la réalité, ce que je suis vraiment. Et puis, au diable toutes ces conneries de cachotteries, j'ai choisi un jour que je devais vivre. Je suis humain, je dois vivre après tout, quoi faire d'autre? Pourtant, j'ai l'impression que tout ce que j'ai entrepris dans une perspective de ''mieux-être'' s'est avéré n'être qu'un beau rêve, rien ne va plus. J'ai tout abandonné afin d'être heureux, et pourtant, j'en suis au même point que j'en étais. Je suis déchiré en deux. Je me sens dénudé, à découvert et particulièrement vulnérable; la sensation est désagréable. Qu'est-ce que je donnerais pour qu'il en soit autrement. Je n'arrive même pas à savoir ce que je veux, je n'arrive même pas à être moi-même. J'ai toujours opté pour quelqu'un que j'aimerais être, un moi idéalisé, au-dessus de toutes contraintes, de tous les sentiments qui font que ça peut aller mal, un quelqu'un de chaleureux mais impénétrable qui ne se laisse pas avoir par les événements. Et dans tout ça, j'en suis même pas au quart de ce que je voudrais être. Mon objectif, c'est moi. C'est trop compliqué d'avoir à se travailler soi-même, surtout quand on en demande trop. J'aimerais pouvoir me montrer tel que je suis, sans avoir peur. Mais pourtant, c'est au-delà de mes forces. Rien ne marche comme je le voudrais, j'en ai tellement marre!

Ce soir, c'est trop, tout en même temps. Tellement trop, rien à en dire sinon ''J'veux la paix!''. J'ai tellement envi de tout arrêter, de cesser de bouger, de vivre, d'exister, juste quelques secondes pour pouvoir faire le point et revenir une fois que tout sera passé. Fuir mes problèmes on dirait, mais je dirais plutôt tenter des les esquiver quand on les voit venir.Voilà! Ma vie commence à devenir prévisible, j'ai pas de quoi me plaindre. Des hauts et des bas, comme tout le monde. Le problème c'est qu'un bas est entourré de deux haut, et donc de deux pentes. La gravité ne déroge jamais! Tout retombe au centre, au point le plus bas....sur moi. Un moment donné c'en est trop. Plus envie de partir, plus envie de continuer, plus envie d'aimer, plus envie de me faire jouer dans le dos, plus envie de croire, plus envie de jouer à ce jeu stupide qu'on a le culot d'appeler l'existence...

Je déprime...je vais surement m'en sortir, du moins ce serait dans mon intérêt.

dimanche, août 07, 2005

Jours 134- Préparatifs

Un peu de ménage, un peu d'achats, voilà ce qui était au programme pour aujourd'hui. Rien de très exceptionnel, sinon le fait que j'ai passé une grande partie de la journée avec ma meilleure amie. On ne se voit pas assez à mon goût, conflits d'horraires, comme toujours. Enfin, on profite du temps qu'on a, mais encore là je ne peux m'empêcher de penser que ça risque d'aller en diminuant, et j'dois avouer que ça me fait vraiment peur parce qu'à force d'en enlever, graduellement on se ramasse avec plus rien sans trop s'y attendre.

Ce soir, j'ai préparé un aquarium. Je l'ai nettoyé, je l'ai aménagé, je l'ai décoré...enfin j'ai fait tout ce qui était en mon possible pour que le futur locataire qui me tiendra compagnie une fois que je serai déménagé puisse être heureux. Le perfectionniste en moi à encore fait des sienne. J'ai dû prendre pas loin d'une heure pour tout arranger, l'aquarium doit avoir une capacité maximale de 5 litres d'eau. Pourtant, j'ai réalisé que c'était une partie intégrante de ma personnalité. Tout doit être parfait, tout doit prêt. En fait, c'est une véritable obsession pour moi, particulièrement ces temps-ci avec le déménagement qui s'en vient. Le problème c'est principalement que j'ai tendance à tout préparer, sauf qu'au moment venu, tout est vraisemblablement prêt, sauf moi. Peut-être que je ne focusse pas exactement sur ce que je devrais, ou tout simplement que je ne met pas assez d'énergie là où c'est vraiment nécessaire.

C'est maintenant que je réalise que je ne suis peut-être pas aussi prêt que je voudrais l'être. Tellement de responsabilités, de discipline personnelle, de gestion du temps, de travail, de relations à entretenir....Quatre ans encore. Paradis ou enfer....ou pire encore..ma vie actuelle? Trop tôt encore pour le savoir. J'ai pourant envi de laisser parler le Jean Charest en moi et de me dire ''Je suis prêt!''

samedi, août 06, 2005

Jour 133- Question de temps

C'est bizarre, mais on dirait qu'aujourd'hui encore plus qu'avant, j'ai réalisé toute l'importance du temps. En fait, j'ai surtout réalisé que j'avais un horraire serré. Sur les 29 jours qu'il me reste avant mon déménagement, je passe encore 14 jours à travailler. Quinze jours de libre, quinze jours pour voir les gens que j'aime, quinze jour pour faire toutes les choses que j'aurai vu. L'ennui avec tout ça, c'est principalement le fait que les autres travaillent également. Conflits d'horraire par-dessus emploie du temps qui se coincide pas, bien des plans qui finissent par tomber à l'eau. C'est chiant tout ça. Tout était si simple quand on était jeune...

La vie a quelque chose d'assez ironique. Étant tout jeune, on souhaite tous être plus grand, plus fort, plus vieux..avoir une vie qui peut au moins porter ce nom. Mais en vieillissant, la chose perd un peu de son intérêt, et c'est seulement là, au point de non-retour, qu'on réalise malheureusement que la belle-vie c'est quand on est jeune. Trop tard pour regretter, c'est malheureux, mais c'est comme ça.

Mais sincèrement, je commence sérieusement à angoisser. Il ne reste que 29 jours à vivre comme je le vis présentement. C'est trop court. On dirait que depuis quelque temps, les événements s'enchaînent à une vitesse folle. Tout s'accumule, je n'ai pas le temps de respirer. Sort du secondaire, Cégep, premières véritables relations, nouveaux amis, fin du Cégep, Université...deux ans ça passe vite. J'ai changé, c'est évident. Mais pourtant, on dirait que tout reste tellement superficiel, si éphémère. Tout ce que je vis me semble si peu durable. Je tiens quelque chose, deux secondes plus tard je n'ai plus rien. Difficile parfois de vivre dans une telle situation. Pas le temps de faire le tri, pas le temps d'analyser la situation et de prendre du recul pour bien comprendre que je me retrouve déjà avec autre chose sur les bras. Et là, je déménage. Bordel, quoi d'autre? J'suis en plein dans une période de ma vie où la stabilité est la seule chose dont j'ai réellement besoin et tout doit changer. Le dépaysement va être atroce. Je sais que je peux compter sur mes amis, heureusement que je le peux car je vais avoir besoin d'eux, c'est évident.

En fait, la véritable angoisse vient surtout du fait que c'est une nouvelle situation qui s'impose à moi. Avec le calendirer que je regarde tous les jours, disons que je vois le jour approcher à grand pas, sans pouvoir y changer quoi que ce soit. Pas question de mettre un terme à tout ça, la machine est déjà en route de toute façon.Reste seulement à garder la tête haute et à se préparer mentalement. Côté matériel, j'suis prêt depuis longtemps, la plupart de mes choses sont déjà dans des boîtes, prêtes à partir. En ce qui concerne le mental cependant, c'est là que le hic est, mais il reste encore 29 jours, j'ai le temps d'y penser.

Ce qui fait peur en fait, c'est l'inattendu, mais je suis certain que je dois le faire. Franchir le cap et me dire que tout ira bien...c'est comme un saut en parachute très très long.....

Jour 132-Dualité

Une fois de plus, je me retrouve pris entre deux. L’ennui dans tout ça, c’est que peu importe la décision que je vais prendre, je vais m’en vouloir d’une certaine manière. Disons simplement que le résultat qui risque de sortir sera peut-être pas exactement celui que je voudrais. En fait, le problème est, une fois de plus, cette putain de tendance à être indécis que j’ai. C’est plus fort que moi, j’arrive jamais à faire un choix éclairé. Ma tête est même pas foutu de s’entendre avec elle-même, et là, dans la situation présente, le cœur s’en mêle. C’est vraiment trop compliqué, situation que je déteste et qui m’arrive malheureusement trop souvent. J’en ai marre de toujours vivre sans arrêt les mêmes choses, à quelques variables près. On dirait que peu importe ce que j’essaye de faire, peu importe les résolutions, tout fini toujours par revenir au même point. Peut-être que je manque d’indulgence envers moi-même…

Résumé de la situation : Tout va trop vite. Deux personnes, une bonne ambiance, du plaisir. Rien de plus banal quoi! En fait, le problème arrive à ce moment là : Quoi faire? D’un côté, j’ai envi de foncer à 100 miles à l’heure sans me poser de questions, de me dire que j’ai droit moi aussi d’être heureux, que ça vaut la peine d’essayer et que finalement c’est peut-être réellement ce que je veux et ce que j’attend : aller plus loin! Mais bon, c’est bien une envie car ne pas me poser de questions, enfin, ça relève du miracle en ce qui me concerne! Enfin, tout ça pour dire que j’ai peur. Je souffre malheureusement encore pour une situation semblable et disons que de me remettre les pieds dans les plats une autre fois ne m’intéresse pas beaucoup. Trop souffert avant pour pouvoir penser que l’avenir me réserve éventuellement quelque chose de meilleur. Dans cette histoire là, pour l’instant, j’en sort pas trop gagnant! Tout ça pour dire que j’ai peur de brûler les étapes…peur de me brûler à mon tour surtout.

Où se trouve la limite entre le ‘’je peux’’ et le ‘’je veux’’? J’aimerais trop le savoir mais je crois que c’est au-delà de mes capacités, du moins pour l’instant. D’une façon ou d’une autre, il est évident que la différence entre le vouloir et le pouvoir est trop vaste. Les deux sont cependant intimement liés dans mon cas, mais encore là, mon cerveau ne sait plus trop ce qu’il veut. Déchirement, je crois que c’est le mot exact qui s’applique. Je peux approfondir la relations, il est évident que je le peux. Est-ce que je veux? Je dis oui, mais cependant je reste lucide, du moins je l’essaye. On dirait que chaque fois que quelque chose ne va pas, ce sont toujours les mêmes éléments qui sont remis en cause, enfin, je ne me fait pas trop d’idées. Pour une fois, j’ai envi d’être certain, de garder la tête hors de l’eau tant et aussi longtemps que je ne serai pas certain à 110% de ce que je fais. Mais pour ça, j’ai besoin de temps, trop de temps. Encore là, c’est un facteur que j’ai trop souvent tendance à négliger.

J’ai le cœur qui me dit de foncer, la tête qui dit d’arrêter. Faut pas trop s’en faire à croire non plus, disons que le général est au garde-à-vous, en attente des instructions! Ça fait chier parfois. Enfin, comme je le disais, les deux lobes de mon cerveau n’arrivent même pas à s’accorder entre-eux, alors quand on rajoute le cœur, c’est peine perdue! Me voilà un au cœur d’un superbe cercle vicieux, et l’ennui, c’est que plus le temps passe, plus il se resserre contre moi. Est-ce que je suis bien dans cette situation? Non, ça c’est l’évidence même. Le problème, c’est que j’ai besoin de temps pour me mettre les idées au clair, vraiment apprendre ce que je veux, ce que je peux faire et en même temps, découvrir petit à petit ce que l’avenir pourrait me réserver. J’en ai marre de monter trop vite dans ma bulle et de m’écraser allègrement au sol aussitôt que tout s’écroule autour de moi. Je ne veux plus souffrir, mais je crois que pour cela il faut malheureusement faire de nombreux sacrifice, et souffrir à nouveau. Enfin, un mal pour un bien, du moins c’est ce que j’espère…
Je suis heureux, un peu incertain, comme toujours, mais encore là, je souhaite rester heureux et semer le doute…j’espère ne pas me tromper cette fois!

vendredi, août 05, 2005

Jour 131- Vision

Qu'est-ce que ça donne? Voilà fort probablement la question la plus démoralisante qui soit. En fait, je crois que c'est surtout par rapport à cette phrase que je m'emmerde aussi souvent. Qu'est-ce que ça donne? Au travail, disons que ce n'est pas ce qu'il y a des plus stimulants si on se base sur cette série de mots. J'entre le tissu dans la machine, la machine teint le tissu, je dort le tissu de la machine. Et par la suite? Néan, rien, nada...ou du moins rien qui me concerne. En fait, c'est quelque chose que je trouve un peu déplorable. Chaque jour on utilise des tats de trucs, sans rien savoir réellement en quoi ça consiste. J'suis peut-être le seul à toujours me demander le pourquoi du comment de qui...le genre de truc intéressant qu'on néglige trop souvent. Mais bon, tout ça pour dire qu'on ne se pose peut-être pas assez de questions. En fait, parfois il m'arrive de me dire que je m'en pose trop, mais ça, sincèrement, c'est parce que j'ai tendance à tourner profondément le fer dans la plaie.

Hier, j'ai été surpris. Quelqu'un m'a dit qu'après avoir lu mon blog, il s'était mis à se questionner, à réfléchir pour finalement comprendre des tats de trucs. Sincèrement, je trouve que c'est génial que mes propres réflexions puissent aider (si on veut) certaines personnes qui vivent une situation similaire ou simplement par le fait que mes interrogations soient peut-être moins individuelles que je ne le croyais. D'une certaine façpn, je suis flatté. Mais d'un autre côté, je ne sais pas trop quoi en penser. Est-ce vraiment le but? Enfin, je crois que ça faisait un peu parti du jeu si on peut dira ainsi. Si le but du blog aurait été simplement de mieux me comprendre, j'y serait parvenu seul. Mais comme je partage mes réflexions, je crois qu'il est normal que les gens qui se donnent la peine de lire les conneries que je peux écrire ici aient des réactions.Tout ça pour dire que ça m'a fait un peu bizarre de savoir que j'avais ''aidé'' quelqu'un sans le voiloir réellement. Ironiquement, pendant quelques secondes j'ai eu une image très clichée en tête: moi, baignant dans un faisceau de lumière blanche, la tête surmontée d'une auréole. Mon cerveau peut être abominable parfois....

jeudi, août 04, 2005

Jour 130- Retour et constatations

Bouleau de merde! Usine de merde! Employés de merde! Température de merde! Ambiance de merde! On dirait que tout ce qui se fait dans cet endroit c'est de l'engueulade, de l'hypocrisie, mais surtout une interminable complainte sur les pauvres petites existances de tous et chacun. Décidement, j'entre parfaitement dans le moule et c'est ce qui me fait peur. Avec un peu de recul cependant, j'ai tout de même réalisé que, malgré tout ce que j'en dis, ce boulot n'est pas si mal. J'ai tendance à me convaincre trop facilement, ou plutôt que je reste malheureusement trop fixé sur une idée première qui est bien souvent préconçue. J'adorais mon travail de l'été dernier mais là, c'est complètement différent. Pas mauvais pour autant, mais on dirait que le fait de ne pas avoir cet autre travail que j'adorais fait que mon cerveau assume systématiquement que celui-ci est vraiment merdique, ce qui n'est pas le cas après mûre réflexion. Différent, voilà tout! Plus payant surtout, mais n'empêche, c'est beaucoup plus manuel que communicatif. J'ajoute des cordes à mon arc, c'est la meilleure façon de voir la chose. C'est quand même surprenant que je finisse par le réaliser, surmonter une idée bien imprégnée dans mon cerveau. Je ne suis peut-être pas une cause désespérée après tout. En situation critique c'est évident, mais la situation reste tout de même récupérable. Je me dis qu'avec l'université, il va surement se produire la même chose. Mon problème c'est surtout que j'ai tendance à avoir des attentes ou une image bien précise en tête. Le choc se produit en voyant que la chose est toute autre...

Constatation étrange cependant, j'ai réalisé que certaines personnes que j'aimais beaucoup avaient peut-être une place plus importante que je le croyais. J'ai beaucoup pensé aux gens que je fréquente, mais principalement à certaines personnes avec qui, à cause de la distance qui nous sépare, je n'ai jamais eu la chance de parler en face à face et, dans bien des cas, je n'ai jamais même entendu la voix. Enfin, c'est tout de même étrange de voir à quel point une relation peut s'établir malgré des centaines, voir même des milliers de kilomètres. Pourtant, malgré toute la distance, j'ai toujours l'impression que ces gens sont près de moi. Au travail la nuit dernière, je me suis surpris à passer le temps d'une bien étrange façon: j'essayais de trouver ce que je leur dirait si j'avais ces personnes en face de moi. De la véritable torture. Peser chaque mot comme si c'était le dernier et toujours chercher à trouver l'expression exacte, enfin...faire de son mieux afin de bien démontrer ce que l'on rescent. Inévitablement, le fameux ''sois heureux(se), c'est tout ce que je désire'' revenait sans cesse.

Je crois que j'en attend tellement des autres que je me brime moi-même. Comment peut-on s'attendre à ce que les autres soient heureux si on ne l'est pas soi-même? En fait, j'ai surtout réalisé que j'étais heureux. Évidement, j'avais des coups de blues parfois, mais de façon générale, je crois que j'ai tendance à trop dramatiser. Je n'ai pas de quoi me plaindre en fait..même si c'est ce que je fais de mieux. Le bonheur est là, il est accessible. Je ne sais simplement pas comment être heureux, ou du moins, je crois que je ne sais tout simplement pas en profiter. Oui ça va, non ça ne va pas. Peu importe, le fait est que rien n'est jamais noir ou blanc, mais un gris pâle vaut toujours mieux qu'un gris foncé!

mercredi, août 03, 2005

Jour 129- Promenade

Belle journée aujourd'hui. Belle promenade surtout. Très bonne compagnie, ça fait du bien. J'crois que j'avais envi de parler, surtout de tout et de rien...plus de rien que de tout en fait. Enfin, que dire de plus, ce ne fut pas fantastique, faut pas exagérer, mais très agréable, je dois l'avouer. Disons que pour se changer les idées, c'est toujours une bonne chose que de faire quelque chose qui IMPOSE au cerveau de se concentrer un peu plus sur quelque chose. Sortir de l'égocentrisme, voilà la solution!

En fait, hier j'ai réalisé qu'il était posssible de créer un rapprochement entre mon cerveau et un site pornographique. D'un certain côté, on pourrait dire que moralement, il y a certains trucs qui passent dans mon cerveau qui ne sont pas tout à fait digne d'y être et qui, malgré moi, peuvent choquer certaines personnes. Disons que mon esprit est un peu tordu, particulièrement dépressif et surtout déconseillé pour certaines personnes. Ne s'y aventure pas qui que ce soit! En tout cas, il y a aussi le fait que, ne nous le cachons pas, des fois je pense à certains trucs qui se raconteraient mal sans qu'on se retrouve bientôt avec un ''blog érotique''. J'm'efforce d'arrêter, c'est trop pour mon âme chaste et pure ( j'aime bien m'y faire à croire.. ).Enfin, tout ça pour dire qu'il y a aussi une multitude de pop-ups si on veut, toujours en train de rediriger mon attention à gauche et à droite. Je suis indécis...

Pourquoi est-ce que je suis comme ça. À quoi ça me sert de me démoraliser? D'être triste? D'être nostalgique? À quoi ça me sert de dire que je ne vaux rien? D'attendre après le bonheur? De me dire que je ne veux tout simplement plus??... Je sais qu'il n'y a pas vraiment de réponse, mais de plus en plus, j'ai l'impression que dans cette histoire là, l'histoire de ma vie, je n'en sortierai pas gagnant d'une façon ou d'une autre. Vraisemblablement, je crois qu'il ne me reste qu'à laisser les choses arriver commes elles passent. Les gérer du mieux que je peux et, si tout vient à planter, tout simplement me dire ''tant pis, j'aurais essayé''. Cinq mots, insignifiants, sans signification précise et surtout sans but si on les séparent. Pourtant, je n'arrive même pas à me les enfoncer dans le crâne. J'en ai marre.

Aujourd'hui, j'ai été drôlement tiraillé à cause de tout ça. Mon passé me joue des tours, tout revient, c'est cyclique, presque habituel quoi. D'un autre côté, mon futur, encore mon futur, toujours mon futur. Et moi dans tout ça? Dans un putain de présent, voilà! Qu'est-ce que je veux? Ce que je voulais et ce que je voudrai..l'ennui c'est qu'encore là, tout est trop relier..et tout est tellement flou. Je ne sais plus quoi faire. J'ai besoin de temps, c'est évident. Le temps arrage-t-il vraiment les choses? Parfois j'ai l'impression qu'il ne fait que démolir ce qui est déjà construit. Ce que l'on veut aujourd'hui peut aussi être ce que l'on voudrait demain, ce que l'on voulait hier...Je sais que mon objectif restera le même, simplement que maintenant, il me semble un peu loin, très difficile à atteindre. Mon objectif, je ne sais même pas comment l'appeler, c'est bien pour dire! Je sais simplement que j'ai besoin d'ordre dans ma vie, et d'un sacré ménage! Pour ça, il faut du temps, malheureusement trop de temps. Et plus le temps passe, plus je m'éloigne...mon objectif m'apparait de plus en plus inateignable.....Je ne veux pas me tromper, non, pas une autre fois.

mardi, août 02, 2005

Jour 128- Trouble et jeu

1920: une femme bat à mort sa belle-fille prétextant avoir à l'éduquer convenablement. Violence quelque peu gratuite. Enfin, c'est au programme dans Aurore. J'en suis un peu perturbé. C'est sincèrement la chose la plus dégueulasse qu'il m'est arrivé de voir dans toute ma vie. Et quand on pense que des choses pareilles arrivent pour vrai encore aujourd'hui...faut pas se demander pourquoi j'méprise la race humaine. Des cris de fillette, c'est tout de même troublant. C'est fou ce qu'une coupe de cheveux manquée et de la boue au visage peuvent faire....

En dehors de ce choc, quoi dire de la journée. Un jeu quoi. Oui, la vie est un jeu, ou plutôt une série de jeux. L'ennui, c'est que certains jeux sont emmerdants, chiants, difficiles. La vie est belle et bien comme un casino. Parfois on gagne, parfois on perd. Suffit simplement de savoir miser sur les bonnes cases pour que tout marche bien et sinon, on doit recommencer. Ça fini par être chiant un moment donné, mais d'un autre côté, faut croire que les règles sont là pour être suivies.

Ce soir, j'étais un enfant. Gros trip de jeunesse réalisé ce soir avec ma meilleur amie. Image un peu spéciale, surement perturbante j'avoue, mais l'imagination a eu le dessus pour une fois. C'est étendu dans l'herbe qui forme un immense drapeau du Québec en face de la centrale de Beauharnois, sous la lumière des quelques lampadaires qui éclairent le pont que nous avons regardé les étoiles et discuté pendant...un bon bout de temps. On a courru sans but....on était des enfants, on rêvait d'être astronaute et de partir pour cette étoile là, ou celle-là....peu importe, il fallait partir. Penser à tout, à rien, tout oublier, tout se remémorer...en une franction de seconde ou peu importe.....juste faire quelque chose de différen, penser à autre chose l'espace d'un moment pour bien profiter de ce temps qui nous est donné. On se sent tellement insignifiant à la vue d'une étoile....J'ai envi de partir des fois, pour voir d'autres choses. Mais le prix est tellement grand, je ne peux pas me le permettre. Les obligations de la vie d'adulte sont sincèrement les pires choses qui existent en ce monde. Tout peut être si simple, mais pourtant...

Profiter du temps, c'est tout ce que je peux faire.....