samedi, août 06, 2005

Jour 132-Dualité

Une fois de plus, je me retrouve pris entre deux. L’ennui dans tout ça, c’est que peu importe la décision que je vais prendre, je vais m’en vouloir d’une certaine manière. Disons simplement que le résultat qui risque de sortir sera peut-être pas exactement celui que je voudrais. En fait, le problème est, une fois de plus, cette putain de tendance à être indécis que j’ai. C’est plus fort que moi, j’arrive jamais à faire un choix éclairé. Ma tête est même pas foutu de s’entendre avec elle-même, et là, dans la situation présente, le cœur s’en mêle. C’est vraiment trop compliqué, situation que je déteste et qui m’arrive malheureusement trop souvent. J’en ai marre de toujours vivre sans arrêt les mêmes choses, à quelques variables près. On dirait que peu importe ce que j’essaye de faire, peu importe les résolutions, tout fini toujours par revenir au même point. Peut-être que je manque d’indulgence envers moi-même…

Résumé de la situation : Tout va trop vite. Deux personnes, une bonne ambiance, du plaisir. Rien de plus banal quoi! En fait, le problème arrive à ce moment là : Quoi faire? D’un côté, j’ai envi de foncer à 100 miles à l’heure sans me poser de questions, de me dire que j’ai droit moi aussi d’être heureux, que ça vaut la peine d’essayer et que finalement c’est peut-être réellement ce que je veux et ce que j’attend : aller plus loin! Mais bon, c’est bien une envie car ne pas me poser de questions, enfin, ça relève du miracle en ce qui me concerne! Enfin, tout ça pour dire que j’ai peur. Je souffre malheureusement encore pour une situation semblable et disons que de me remettre les pieds dans les plats une autre fois ne m’intéresse pas beaucoup. Trop souffert avant pour pouvoir penser que l’avenir me réserve éventuellement quelque chose de meilleur. Dans cette histoire là, pour l’instant, j’en sort pas trop gagnant! Tout ça pour dire que j’ai peur de brûler les étapes…peur de me brûler à mon tour surtout.

Où se trouve la limite entre le ‘’je peux’’ et le ‘’je veux’’? J’aimerais trop le savoir mais je crois que c’est au-delà de mes capacités, du moins pour l’instant. D’une façon ou d’une autre, il est évident que la différence entre le vouloir et le pouvoir est trop vaste. Les deux sont cependant intimement liés dans mon cas, mais encore là, mon cerveau ne sait plus trop ce qu’il veut. Déchirement, je crois que c’est le mot exact qui s’applique. Je peux approfondir la relations, il est évident que je le peux. Est-ce que je veux? Je dis oui, mais cependant je reste lucide, du moins je l’essaye. On dirait que chaque fois que quelque chose ne va pas, ce sont toujours les mêmes éléments qui sont remis en cause, enfin, je ne me fait pas trop d’idées. Pour une fois, j’ai envi d’être certain, de garder la tête hors de l’eau tant et aussi longtemps que je ne serai pas certain à 110% de ce que je fais. Mais pour ça, j’ai besoin de temps, trop de temps. Encore là, c’est un facteur que j’ai trop souvent tendance à négliger.

J’ai le cœur qui me dit de foncer, la tête qui dit d’arrêter. Faut pas trop s’en faire à croire non plus, disons que le général est au garde-à-vous, en attente des instructions! Ça fait chier parfois. Enfin, comme je le disais, les deux lobes de mon cerveau n’arrivent même pas à s’accorder entre-eux, alors quand on rajoute le cœur, c’est peine perdue! Me voilà un au cœur d’un superbe cercle vicieux, et l’ennui, c’est que plus le temps passe, plus il se resserre contre moi. Est-ce que je suis bien dans cette situation? Non, ça c’est l’évidence même. Le problème, c’est que j’ai besoin de temps pour me mettre les idées au clair, vraiment apprendre ce que je veux, ce que je peux faire et en même temps, découvrir petit à petit ce que l’avenir pourrait me réserver. J’en ai marre de monter trop vite dans ma bulle et de m’écraser allègrement au sol aussitôt que tout s’écroule autour de moi. Je ne veux plus souffrir, mais je crois que pour cela il faut malheureusement faire de nombreux sacrifice, et souffrir à nouveau. Enfin, un mal pour un bien, du moins c’est ce que j’espère…
Je suis heureux, un peu incertain, comme toujours, mais encore là, je souhaite rester heureux et semer le doute…j’espère ne pas me tromper cette fois!