Jour 145 et 146- Second regard
Retour en arrière. Il y a de cela quelques mois je suis allé voir un film au cinéma. Très bon film, j'ai bien aimé mais sans plus. Pourtant, aujourd'hui j'ai revu ce même film, mais sous un oeil différent. En fait, j'ai vraiment préféré la seconde fois. C'est comme si j'étais maintenant capable de bien apprécier le film dans son intégralité. Peut-être est-ce le recul que j'ai pris par rapport au film, un état d'esprit plus apte à bien saisir l'essentiel de ce que je voyais ou encore la situation actuelle qui fait que je me reconnais plus dans ce que le film présentait...peu importe, le fait est que j'ai bien aimé. Je suis plus superficiel que je ne voudrais l'être, ce qui est quelque chose de très mauvais selon moi. J'ai tendance à me borner à mes premières impressions. Déjà que je suis difficile, ça complique grandement les choses pour moi. Enfin, on fait avec le peu qu'on a comme on dit.
J'ai trop tendance à focusser sur les détails. J'suis plus du genre à regarder la feuille morte que l'arbre qui est bel et bien vivant d'où elle vient. Disons-le ouvertement, j'vois tout de façon trop négative. Peur de souffrir je crois, ça doit être ça mon problème. Enfin, il y a un moment dans la vie où on finit par saisir qu'à se priver on ne vit pas plus heureux de toute manière. On a beau se protéger de toutes la manières possible, tôt ou tard on finit écrasé sous nos propres boucliers. La vie est ainsi faite, on ne peut pas y échaper je crois. Suffit de se servir de sa tête non pas comme d'un moyen de défense, mais également comme une arme. ''Philosopher à coup de marteau'' disait Nietzsche. L'idée n'est pas bête, le cerveau est tout de même une arme puissante quand on sais s'en servir, tout comme une cuiller de plastique en fait. La technique compte pour beaucoup. Certains s'entraînent le corps, d'autre l'esprit, moi je ne foue pratiquement rien. Je sais que je pense plus que j'agis, mais d'un autre côté ce n'est pas avec mes idées que je vais faire avancer le monde. Manque de rigueur, trop de contradiction...probablement que ça fait parti de mon charme. Enfin, l'important c'est de penser.
Parfois je me dis que je pense trop, mais après mûre réflexion je me dis que ce sont peut-être les autres qui ne pensent pas assez. D'un autre côté, c'est peut-être mieux pour eux, la réflexion provoque souvent des dilemmes complexes là où il ne devrait même pas y en avoir. Trop indécis, c'est peut-être ça mon réel problème. Un choix élimine trop de possibilités pour qu'on prenne une décision à la légère. J'aimerais tant être fonceur parfois, prendre plus de risques. Faut croire que j'ai été programmé en mode ''sûreté''. Mais bon, à stresser comme je le fais, c'est-à-dire pour absoluement rien, ma vie sociale, affective et professionnelle en prend un coups. Qu'est-ce qui vaut le plus la peine entre risquer une petite erreur de parcours et risquer de mettre à mort le peu de vie que j'ai réellement? Tout est tellement relié, enfin....le choix reste complexe.
Je me demande pourquoi je dis ça en ce moment. Sûrement encore parti sur l'écriture automatique parce que j'avais pas l'intention d'en parler. Sincèrement, je me surprend de plus en plus à faire des choses auxquelles je ne m'attendais pas du tout. Bon signe? Qui sait....le fait est que les choses sont différentes, bien différentes. Peut-être que je commence à réaliser que ma vie va prendre un autre tournant. Dans une courbe, il faut accélérer vers la fin, c'est en tout cas ce que dis le CD de la SAAQ que j'étudis présentement en prévision de mon test théorique de conduite automobile. Enfin, peut-être que je commence tout simplement à me lancer davantage dans ce qui m'attend, sans réellement savoir ce qui se trouve devant moi. Avec un peu de chance, je serai en mesure de garder la route et les yeux bien ouverts. Prochaine sortie: l'inconnu!

2 Comments:
je vois que ça cogite beaucoup sur soi !! on se ressemble pas mal sur ce point.
Ton blog se transforme en receuil je trouve.
Et ma fois cela te va bien ;)
Les choses ont beau changer et ce, au travers des différents chemins, mais il ne faut jamais sous-estimer l'importance de certaines, car c'est lorsqu'on les perd qu'on en voit toute l'importance, et à ce moment, il est déjà trop tard. N'oublie pas ça.
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