mardi, août 23, 2005

Jour 149- Perception

Avant toute chose, je dois dire que j'ai remaqué que depuis quelques jours, mes écrits étaient un peu moins négatifs, ou du moins un peu moins déprimants sans être totalement réjouissant. Enfin, dison que c'est peut-être un peu plus neutre, plus détaché de ma personnalité, comme si mon blog devenait une entité à elle-même: la voix de mon cerveau en tant qu'être et non comme partie intégrante de ce que je suis. J'ai remarqué aussi qu'il y avait une touche d'humour , enfin, bien souvent sarcastique mais tout de même, c'est tout à fait dans ma nature.

Alors, pour en revenir à nos moutons ( si moutons il y a ), j'ai eu l'occasion de penser cette nuit au travail. Cerveau en bon état de marche, ça fait changement de ces derniers jours à ne plus savoir exactement ce que je voulais. J'ai surtout réalisé que depuis quelques jours j'arrive enfin à faire abstraction de ce que je pourrais penser, ou du moins à l'aborder avec un peu de recul ou de modération: ''faut en prendre et en laisser''.

Hier soir, on nous a donné de nouvelles lunettes, question de sécurité qu'ils ont dit. Une superbe paire de lunettes jaune, vraiment moches en fait. Pourtant, ça fait tout un changement. Voir la vie en couleur, un peu de ''simili-soleil''. Ironiquement, ça m'a mis de bonne humeur. La température a une importance non négligeable sur mon humeur. Avoir su que des lunettes colorées pouvaient mettre fin à un coup de blues, j'en aurais fait des provisions bien avant. Enfin, avoir une paire de lunette dans la figure, ça fait une différence, aussi con que cela puisse paraitre. C'est comme si j'étais deux personnes différentes avec et sans lunettes. La sitation était assez bizarre, pourtant je ne voulais pas me poser de question à savoir si c'était bien ou si j'me sentais heureux ou simplement moins triste. En fait, je redoutais la question, fort probablement de peur d'en arriver à une réponse négative, ce qui, en bout de ligne, m'aurais fait carrément régressé.

Aujourd'hui, deux personnes que je connais vont vivre une expérience exceptionnelle ensemble. Je les envie beaucoup. C'est quelque choses qu'ils attendent depuis un long moment déjà, donc l'excitation est au rendez-vous...presque palpable. J'ai pensé à eux une bonne partie de la soirée, à tout le bonheur qu'ils penvent rescentir, essayer d'imaginer le comment du pourquoi du quand et du où, enfin, tous les scénarios imaginables. En fait, j'ai surtout réalisé que de voir les autres heureux me rendait heureux a mon tour, ou du moins content pour eux. Je me sens bien à voir les autres heureux, car j'ai l'impression que ça ne m'est pas destiné, donc je me contente du bonheur des autres, me disant que c'est mieux que rien. Mais en y pensant bien, j'ai surtout réalisé que c'est peut-être une vocation éducative: à force de regarder je finirai peut-être un jour par y arriver....sans me faire trop d'idées.