jeudi, août 25, 2005

Jour 151 et 152- Confort, sécurité et...déstabilisé!

Un autre retard qui vient s'ajouter à la longue liste qui, visiblement, ne cessera jamais de s'allonger. Mais bon, le temps de réfléchir est toujours quelque chose d'utile. En fait, je voulais m'assurer que pour faire mon ''portrait psychologique'', je serais en mesure d'utiliser des mots qui me représentent bien mais surtout qui n'ont pas été forcés. Ce que j'entend par là c'est que bien souvent je me force un peu à écrire sur mon blog, ou du moins l'exercice de réflexion se fait vraisemblablement au moment où j'écris. Ce coup-ci, je voulais quelque chose de bien encré en moi. Comme le disait l'artiste Michel Goulet, une bonne idée est une idée récurente:elle revient toujours d'elle-même. Ne pas penser, laisser les idées venir d'elles-mêmes, savoir les accueuillir et les approfondir le temps venu, c'est peut-être ça le secret du bonheur après tout. Ou du moins, un truc pour le faciliter sans se pourir la vie avec des réflexions qui n'en finissent et une critique (trop négative dans mon cas) de la société et de ceux qui m'entourent.

Le confort, première chose qui m'est venue à l'idée. En fait, je dois avouer que cette idée m'est venu pendant que j'étais allongé dans une boîte de carton remplie de tissu: le rêve, surtout quand on travaille de nuit et qu'il n'y a pas grand chose à faire. La réflexion sur le coup n'a pas été très longue, se concluant surtout pas une remarque sur le plafond de l'usine qui est, avouons-le, particulièrement laid! Enfin, le fait est que j'ai réalisé que le confort importait beaucoup pour moi, et cela est visible dans mon comportement: ma tendance à trainer mon oreiller quand je ne dort pas chez moi, mon besoin de tout décorer l'appartement avant même d'y avoir mis les pieds, ma façon presque méthodique d'organiser l'espace de mes futurs camarades de chambres(des poissons)...Enfin bref, je tiens à mon confort, je tiens à être bien et j'aime être à l'aise. Je sais que je n'apprend rien, mais en même temps, je réalise à quel point c'est présent dans ma vie.

Même manège encore une fois avec la sécurité, mais bonm pour ça je crois que c'est l'évidence même. Tout planifier, partir avec un bagage qui me permettrait de vivre pendant 2 semaines aloprs que je part deux jours... Enfin, j'en ai trop souvent parlé pour que ce soit réellement intéressant que j'en refasse tout un discourt interminable.

Déstasbilisé un peu cependant. Disons que ce que je considérait comme important m'apparait encore plus important aujourd'hui. En fait, j'ai visité mon appartement aujourd'hui, pour la première fois. Un choc, non seulement de réaliser que je vais peut-être passer les 4 prochaines années là, mais aussi de voir que c'est un monde différent. Déstabilisé je dirais dans l'image que je m'étais faire de mon appartement, un peu perturbé de voir que le rêve et la réalité c'est beaucoup plus éloigné que je n'aurais aimé que ce le soit. J'ai tendance à mal faire la distinction entre ce qui est idéal et ce qui est réel, l'éternel débar entre Platon et Socrate version 2005, rien de nouveau.....

Laisser le temps de me faire à l'idée...rien de mieux pour que la pillule passe je crois.....