De retour chez moi. Enfin, partir de chez nous pour rentrer chez moi, c'est tout de même une aventure. Le pire c'est que je croiyais que j'en serais bouleversé mais pourtant ce ne fut pas le cas, ou du moins beaucoup moins intense que ce que j'aurai cru. En fait, je réalise surtout qu'après une semaine passée à vivre sous ma propre responsabilité, j'ai surtout appris à me débrouiller par moi-même et à affronter avec toutes les ressources disponibles les situations auxquelles je suis confronté. Pourtant, j'ai réalisé que je suis bien plus vulnérable que je ne voulais le croire...
Je sais que je ne cesse de me plaindre depuis bientôt deux mois, mais c'est plus fort que moi. Ordinairement, j'ai une mémoire particulièrement merdique qui me permet d'oublier vraisemblablement n'importe quoi dans un intervalle s'étallant de 46 secondes à quelques jours. Mais bon, semblerait que sur ce coup là, c'est beaucoup plus complexe. Pour une fois que je devais oublier quelque chose, j'en suis incapable. J'en parle ici ouvertement pour la première fois parce qu'aujourd'hui, tout est clair: je n'ai rien oublié et j'y pense encore.
Le temps est en fait quelque chose de linéaire, j'en ai déjà parlé.Enfin, c'est un peu comme si chaque seconde qui passe est le centimètre de corde qui suit le précédent, de sorte que plus le temps passe, plus le bagage d'accumule derrière nous et devient malheureusmeent de plus en plus encombrant. Je crois que j'ai touché le fond du baril. Enfin, je stagne sur place mais le temps continu à passer, la corde s'accumule et je suis vraisemblablement prisonnier dedans. Le fait est là, malheureusement beaucoup trop présent pour que je puisse l'oublier ou en faire abstraction.
Je sais que d'oublier n'est pas la solution, après tout on ne peut pas mettre une croix définitivement sur une relation qui, de mon côté du moins, a été la meilleure chose qui me soit arrivée dans ma vie. J'étais bien, j'étais heureux. J'avais enfin une raison pour vivre, un plaisir dans mon insignifiante existence mais surtout, je savais que j'avais quelqu'un pour moi. C'est peut-être mon côté serviable, je ne sais pas, mais je crois que le fait de devoir prendre en charge une relation me faisait plaisir. Enfin, j'étais heureux...Dans ma tête, tout était comme cela devait être: ni blanc ni noir,simplement naturelles mais toutes à leur place respective. Pour une fois que les choses marchaient...j'avais le monde qui m'ouvrait enfin ses bras....
Et maintenant, il me reste quoi? Rien....absoluement rien. Je ne sais plus qui je suis, je ne sais plus ce que je veux....Je ne sais même plus si j'existe encore. J'ai l'impression d'avoir changé. Je n'ai pas progressé, j'ai simplement adopté son comportement. Je suis devenu, malgré moi, ce que j'ai toujours détesté. J'ai perdu toute conviction, toute envie de continuer. Je sais que c'est stupide de focusser ainsi, mais j'ai eu l'impression pendant un bon moment que le monde entier avait cessé de tourner. Je sais qu'il est en mouvement, en éternel changement, mais encore là, je crois que je n'ai pas encore su reprendre à la vitesse à laquelle je le devrais. Résultat: Je suis dépassé par les événements. Évidemment, tout ne pouvait pas mieux tomber.
Je ne suis même pas capable de tourner la page. Cette foutu relation est en train de me pourir la vie...Il ne se passe pas une journée sans que j'y pense. Oui, j'ai été heureux. Mais où est-ce que tout est parti? Cette étincelle qu'il y avait en moi, qui faisait que je me sentais pour la première fois dans ma vie réellement vivant et enfin dans la possibilité d'être moi-même (ou ce que je croyais être moi-même), je l'ai perdu. On dirait que j'ai perdu tout intérêt réel à ce qui m'était réellement important. J'ai peur d'être trahis à nouveau, j'ai peur de souffrir encore. Le pire dans tout ça, c'est que je fais souffrir les gens à force de me souvenir sans cesse de cette foutu histoire que j'ai eu le malheur de considérer comme un amour inconditionnel réciproque qui durerait peut-etre même plus longtemps que ma propre carcasse.
Et qu'est-ce que j'en pense maintenant? Je ne le sais même pas. Une obsession, ça c'est clair. J'y pense trop, malheureusement...sans arrête. Est-ce l'amour? De la frustration? Du regret?...Je ne veux plus souffrir...Je crois que c'était le sentiment de bonheur qui me manque le plus, savoir que j'avais tout avant que tout éclate.J'étais heureux dans cette relation et je crois qu'elle me manque plus que tout. J'étais bien, je sentais enfin que tout pouvait marcher...je n'ai simplement pas été en mesure de choisir une personne qui sache me rendre la pareille. Je m'ennui de cette époque où tout était clair dans mon cerveau.
Pourquoi suis-je incapable de mettre une croix sur ce qui est arrivé? Pourquoi est-ce que j'y pense sans arrêt? J'ai beau tout faire, je n'arrive pas à me chasser cette idée de la tête. C'est comme si à comparé ce que je rescentait à cette époque, rien d'autre n'avais d'importance. J'ai dans ma vie des tonnes de gens fantastiques, des personnes que j'adore par-dessus tout et avec qui j'aurais pu vivre une relation avec tout ce que je désire, sans le moindre accroc...sinon moi. J'ai tellement l'impression que rien d'autre n'a d'importance. J'aimerais ressentir un bonheur aussi intense que celui que je vivais à l'époque, mais pourtant j'en suis incapable. Je ne suis pas prêt à passer à autre chose, pourtant j'en aurai tellement envie! Je veux être heureux, mais pourtant j'ai cessé de croire au bonheur....comme j'ai cessé de croire à l'amour réciproque.
Je me sens tellement insignifiant et incapable. J'ai l'impression que tout est de ma faute et que m'ai vraisemblablement courru après. Finalement, peut-être que je mérite ce qui m'est arrivé.
Mais que ce soit arrivé pour une cause justifiable ou simplement parce que ce n'était pas la bonne personne(malgré le fait que j'étais persuadé du contraire), le fait est que me voilà dans un sale état.Tout le monde qui est plus ou moins au courrant de la situation (j'en ai jamais autant parlé que ce soir cependant, en fait je suis rendu à un point où je ne penses plus qu'à ça...l'évidence est là et je ne peux l'éviter malheureusement. Seulement, j'avais peur de tout dire de travers, de là ma préférence à l'écrire ici...) ont tous insité sur le fait que je devais oublier ou du moins passer par-dessus cette épreuve. Je sais que je n'en donne pas vraiment l'impression, mais pourtant je fais tout ce que je peux. J'aimerais m'en sortir, mais pourtant je sais que ce n'est pas pour tout de suite. C'est peut-être un mode de protection dont je me suis muni, mais on dirait que le fait de fuir le bonheur signifie pour moi que je vais cesser de souffrir. C'est absurde, je sais....
J'aimerais oublier, mais j'suis incapable. J'aimerais tourner la page, mais j'y arrive pas. Je peux maintenant faire deux choses: faire semblant et ne pas être honnête avec moi ni avec les autres ou simplement vivre avec cette situation. Je me demande ce qui est le pire. Forcement, la première aide en rien parce que jusqu'à maintenant, j'ai bien voulu y croire, mais pourtant me voilà en train de battre un record de longueur sur mon blog à me plaindre une fois de plus de tout ces trucs insignifiants qui ne vont pas dans man Oh combien misérable existence (notez la pointe de sarcasme). Vivre le problème, tente de l'apprivoiser, c'est ka seule solution qu'il me reste. Mais encore là, je me trompe peut-être. Le problème ne vient peut-être pas de mon incapacité à surmonter cette épreuve mais peut-être tout simplement de ce que je suis...
Ce soir j'aimerais sourir....Next time maybe.
J'ai toujours dit que je ne serai pas capable de vivre avec quelqu'un que je n'aime pas, mais pourtant aujourd'hui, j'ai l'impression qu'avec tout ce qui arrive, cette personne que je n'aime pas c'est moi.....