lundi, septembre 26, 2005

184- Clair

Un éclair, une idée de génie. Pendant un instant tout est devenu tellement clair, tellement certain et puis pour....plus rien. Disparu aussi vite que c'est apparu. Pourtant, j'ai compris, l'espace d'un instant, tout ce que je faisais et tout ce qui justifiais mon comportement qui semble déranger les gens à ce point. J'ai pensé à le noter, mais pourtant, j'étais convaincu qu'une telle révélation me sauterais au visage une fois de plus.....mais NADA. La lumière s'allume que très rarement dans mon cas, ce qui explique peut-être ma tendance à être négatif. J'oublie peut-être trop facilement les événements positifs de mon existence.

Enfin, le fait est que j'ai réalisé que j'étais peut-être trop naïf. J'ai tendance à faire confiance trop vite...à me tromper et à en souffrir. L'erreur est humaine, je le suis également...logiquement c'est de pair! On se trompe on se relève, ça aussi c'est dans l'ordre des choses. Un bébé l'a compris, alors pourquoi pas moi? Enfin, serait temps que j'avance je crois... Pas grand chose à dire, les grandes idées sont celles qui savent revenir...une autre fois peut-être...

dimanche, septembre 25, 2005

Jours 182 et 183- Je...

Je, deux petites lettres, c'est tout de même étonnant de penser que quelque chose d'aussi insignifiant soit à la base même d'une personnalité et d'un des pires défauts(du moins à mon avis): l'égoïsme.

Je suis ce que je suis....la question est surtout de savoir qui ou qu'est-ce que je suis. L'éternelle question de la connaissance de soi. J'en ai marre de me la poser. L'ennui c'est que si je ne me la pose pas, quelqu'un d'autre me la pose. Assez frustrant de ne pas être en mesure de répondre à une question aussi banale. La compréhension de l'autre commence bien souvent par la compréhension de soi-même. Faut pas se demander pourquoi la plupart des relations que j'entretiens sont vouées à l'échec, je n'arrive pas à scerner qui je suis alors bonne chance à celui(ou celle) qui tenteras de me comprendre. Mais le pire dans tout ça, c'est que les personnes qui réussissent à y voir clair dans ce que je suis, j'ai tendance à les repousser. Jalousie? Je ne sais pas, chose certaine, je suis comme n'importe qui et je n'aime pas me faire dire mes quatres vérités.

J'aimerais me comprendre, j'aimerais ne plus avoir peur, j'aimerais être fonceur, j'aimerais avoir confiance en moi...mais tout ce que je sais faire c'est être négatif. C'est comme ça que je suis. Je sais que j'ai une certaine valeur, je sais que j'ai un certain tallent...mais pourtant... Est-ce assez pour rattrapper toutes les erreurs que j'ai faites par le passé? Est-ce que ça suffit pour que je puisse enfin me dire que tout va bien aller alors que rien n'a jamais bien été pour moi? Est-ce qu'avec tout ce qui s'est passé je peux encore espérer sans me poser de questions, sans avoir peur? Je ne dis pas que ma situation est différente de celle des autres, tout est dans l'attitude. Je sais que ma réaction n'est peut-être pas la bonne mais pourtant, c'est la seule que j'ai trouvé pour me protéger jusqu'à mainteant. Je ne veux pas souffrir mais pour celà, j'ai l'impression que je dois me protéger à un tel point que je me protège en même temps de tout ce qui est positif.

Pourtant, j'ai l'impression que la plupart des gens qui m'entourent ne sont pas en mesure de le comprendre. Je sais qu'il y a un bon côté aux choses, mais pourquoi focusser justement sur ce qui va bien? Les choses sont ce qu'elles sont, une possibilité en apporte une autre et en illimine une. Certaines personnes ont tendance à s'attardes aux avancements, moi je m'intéresse à ce qui aurait pu, voilà tout. Mais pourtant, ce n'est pas une mauvaise chose en soi. Je sais reconnaitre mes forces et mes faiblesses. On dirait que les gens de voient en moi que ce qu'ils voudraient voir ou qu'ils tentent de me changer. J'aimerais être apprécié pour ce que je suis, comme je suis... J'ai cette fâcheuse manie de tout foutre en l'air.

Qu'est-ce qu'il y a de mal à être négatif. Rien de plus mal que d'être positif. J'ai pourtant l'impression que dans la plupart des cas, je suis plus près de la réalité en étant négatif. Petit côté terre à terre peut-être? L'ironie dans tout ça, c'est que j'suis en train de trouver les aspects positifs de la négativité...qui est le plus négatif après ça???

samedi, septembre 24, 2005

Jours 180 et 181- Trop

Nietzsche a intitulé un de ses ouvrages Humain trop humain et sincèrement, je crois qu'il n'aurait pas pu mieux choisir comme titre, ou du moins comme sujet. Le terme le plus significatif dans ce qu'il dit est fort probablement le ''trop'' puisque ça représente surement avec le plus d'excactitide la situation présente.

Il arrive parfois que les choses aillent bien, trop bien pour que tout soit normal, trop bien pour que cela puisse durer assez pour que je le réalise pleinement. Pourtant, j'arrive toujours à faire la distinction entre un avant et un après, question de réellement saisir que la situation a déjà été pire...mais dans la plupart des situations je me rend surtout compte que c'était bien mieux par le passé...

On dirait que je n'en manque pas une pour me mettre les pieds dans les plats, pour tout foutre en l'air ce que je n'ai même pas encore. C'est plus fort que moi, j'dois toujours me lancer dans des situations impossibles. En fait, c'est peut-être plus que j'ai tendance à culpabiliser et à me prendre comme responsable dans des situations où je n'ai pas vraiment de rapport direct. Je crois que tout cela s'explique par le fait que je suis individualiste: je n'aime pas le travail d'équipe, je préfère contrôler tout par moi-même et, dans l'éventualité d'un échec, je sais que tout est ma faute, et pour cause...Cependant, dans la vie de tous les jours, je suis conscient que ce qui ne va pas est toujours une question relationnelle car j'ai visiblement toutes les misères du monde à entretenir des relations harmonieuses avec les gens, sans nécessairement être conscient de tout le tord que je peux faire.

Ça me tue de penser que plus je veux arranger les choses, plus je commet d'erreurs. J'ai l'impression d'être dans une sorte de sable mouvant psychique qui fait que toutes tentatives pour m'en sortir de font que me couler d'avantage. Jusqu'où je peux couler sans en mourir?? Je ne le sais pas et fort probablement que quand j'le saurai il sera déja trop tard pour moi. Pourtant, j'ai déjà l'impression d'avoir atteint un seuil critique. Je veux peut-être trop, je suis trop....

Trop, j'existe trop, c'est peut-être ça le problème. Moi, 1m67, 59kg et pourtant si présent dans la vie de bien trop de gens. C'est fou de voir que j'ai une influence sur autant de personnes et qu'avec le temps, ce nombre grandit. Influence bonne ou mauvaise, la question n'est pas là, elle réside principalement dans le fait que c'est trop pour moi. Je sais, je ne devrais pas penser à ce genre de trucs pour la simple et bonne raison que chaque fois ça me plonge dans un état lamentable. Pourtant, cesser de penser pour moi est l'équivalent de devenir stupide, ce qui implique le fait que je ferais encore plus d'erreurs, mais cette fois sans m'en rendre compre. Tout ça, c'est hors de question! Je ne me suis jamais permis l'erreur et ce n'est certainement pas aujourd'hui que cela va changer. Pourtant, de savoir que mes moindres gestes ont une influence sur autant de personnes, ça met une pression tellement grande. Je sais que je n'aime pas l'admettre, me je viens bien malgré moi dans le regard des autres. Je suis trop jugé...et je me juge trop.

Mes opinions par rapport à moi-même sont assez négatives, j'en suis conscient. Je me poses des tonnes et des tonnes de questions ( et ça, ça énerve! ) sur mes réelles motivations, sur ce que je souhaite réellement, sur ce que je suis, sur ce que je vaut, sur ce que je mérites...et tout ça pour en revenir généralement à la même réponse: Je ne le sais pas! Qu'est-ce que je sais? Ça non plus en fait je ne saurais le dire. C'est comme si tout ce qui m'apparaissait comme étant vraiment clair avait tendance à foutre le camp dans le temps de le dire. Je ne suis peut-être pas fait pour être heureux, quoi qu'on puisse en penser, la question est soulevée et ne trouvera jamais de réponse. Il y a trop de gens qui ont ce qu'ils ne méritent pas, et tellement de personnes qui n'ont pas ce qu'ils méritent....c'est stupide de croire que tout le monde est égal.

Il y a des moments où je me dis que je devrais tout lâcher, que rien ne va plus et que rien n'ira plus jamais. Trop défaitiste qu'on m'a dit . Je suis ainsi faut croire. Mais plus ça va, et plus je réalise que ça déplaît aux gens et qu'ils s'éloignent peu à peu de moi...j'ai toujours dit que j'avais un talent naturel pour faire fuire les gens.J'ai conscience du fait que je peux toujours m'améliorer sur certains points et qu'un minimum de positivité quand c'est nécessaire ne me ferais pas de mal, mais pourtant j'ai peur. Chaque fois où j'ai osé être positif je me suis retrouvé plus bas que je ne l'avais jamais été auparavant, et je ne veux plus revivre cette situation. Même si mon comportement semble déranger, qu'est-ce que je peux faire? Je suis ainsi, je suis peut-être trop ''moi'' pour être vivable. Mais pourtant, je ne peux pas changer quoi que ce soit. Je suis ainsi, que je le veuille ou non. Je sais que je peux améliorer certains trucs, mais il est hors de question de changer de A à Z, je suis ce que je suis....reste simplement à tout doser adéquatement. J'ai des problèmes, j'ai des défauts, mais je dois apprendre à vivre avec, pas tenter de les illiminer.

Je pense trop
J'écris trop
Mais je ne dort pas assez......

jeudi, septembre 22, 2005

Jour 179- À l'aise

Rien ne peut se comparer à cette sensation de confort et de bien être que l'on rescent quand on nage littéralement dans un contexte que l'on peut s'approprier, être dans son élément. Aujourd'hui, je me sentais bien dans ce que je faisais, comme si j'avais enfin pris le taureau par les cornes et que je m'étais une fois pour tout dit que j'allais faire ce que j'avais à faire. La liste est longue, mais pourtant j'en voyais le bout. Je sais que je dois travailler, et c'est ce que je compte faire. De toute façon, je n'ai pas vraiment le choix alors aussi bien se faire à l'idée tout de suite, mais je crois être sur la bonne route.

Il y a toujours eu des choses dans ma vie qui m'intéressaient moins, et c'est dans la normalité des choses en fait puisqu'il est techniquement impossible de tout aimer. Certaines de ces choses sont pourtant à première vue ennuyantes, mais pourtant je les fait souvent sans me poser de question, n'obtenant pas vraiment de plaisir directement en les faisant mais en rescentant une certaine satisfaction une fois terminé. Enfin, tout ça ce n'est que sur le moment, avant que la frustration ne puisse réellement passer sous une autre forme. Passer des commentaires à moi-même pour faire passer mon insatisfaction est quelque peu inutile, c'est pourquoi j'attend généralement d'être dans un autre contexte afin de poser des commentaires qui ne sont pas toujours très glorifiques. Pourtant, aujourd'hui je n'ai pas rescenti ce besoin de me défouler verbalement sur quelqu'un et/ou quelque chose. Je ne sais pas pourquoi, ce n'est pas vraiment dans mes habitudes pourtant. Enfin, j'arrive peut-être pour la première fois à réellement apprécier ce qui m'arrive.

Je sais que je me sens bien aujourd'hui, je sais que demain ce sera différent: peut-être pire, peut-être mieux....qui sait? Je n'ai plus envie de me poser ce genre de questions. J'hésite trop souvent à savoir si je suis réellement heureux. Mon cerveau fonctionne bien, je le sais maintenant, je devrais cesser de me demander comment il fonctionne et me contenter de vivre ce qu'il me dit de vivre et faire ce qu'il me dicte de faire.

J'aimerais être plus grand
J'aimerais être plus fort
J'aimerais être plus fonceur
J'aimerais être plus en sécurité
J'aimerais être avec ceux que j'aime
J'aimerais.....

J'en demande peut-être tout simplement trop pour pouvoir tout avoir, trop pour être en mesure de bien apprécier ce que j'ai déjà.

J'ai un passé que je voudrais trop souvent oublier....J'ai un futur qui me traumatise carrément juste à y penser..... Mais où est mon présent?

Je suis bien dans ce que je fais, dans ce que je suis, avec les gens avec qui je vis...voilà où j'en suis. Le reste, c'est à voir demain, après-demain, après après-demain...

mardi, septembre 20, 2005

Jours 177 et 178- Opposition et perfection

Les événements se produisent comme ils doivent se produire. Selon cette logique, il y aurait donc une certaine forme de déterminisme dans ce qui dois et ce qui ne doit pas arriver. Pourtant, cela n'empêche pas le fait qu'il ne semble y avoir aucune cohérence dans ce qui se produit, ou plutôt dans l'ordre dans lequel ces événements peuvent se produire. On dirait que tout est fait de façon à ce que je ne puisses jamais vraiment anticiper les chocs avant qu'ils ne se produisent.

À en croire mon humeur qui oscille vraiment trop à mon goût, je crois pouvoir dire que j'ai tout de même un certain pouvoir de suggestion puisque le simple fait de me dire que je ne dois plus m'en faire avec une situaiton qui me met mal à l'aise m'aide bien souvent à me dire que finalement c'est mieux ainsi, sans que j'ai réellement tourné la page. Mais bon, tout ce qui compte c'est de croire à ses propres mensonges. Un manque d'honnêteté face à soi-même reste et restera toujours un moyen de se sortir du trouble sans engager personne d'autre. À utiliser avec modération cependant... Enfin, tout ça pour dire que je passe peut-être trop facilement de noir foncé à blanc pâle par le simple fait que je le désires réellement, sorte de bonheur improvisé, plus désiré que réellement vécu.

J'aimerais tout de même comprendre par quel mécanisme toutes ces choses peuvent arriver dans un tel ordre. Peut-être que la vie n'est en fait qu'une succession de hasard, comme si le destin n'était qu'une partie de dés. Dans mon cas, semblerait que les dés ont tendance à former des combinaisons plutôt perdantes. Enfin, s'il y a quelqu'un a blâmer ici c'est uniquement moi.

Pourtant, on dirait que tout a tendance à être inversé ces temps-ci. Comme je le dis, le noir devient blanc, la tristesse devient de la joie...bref c'est à n'y rien comprendre. Je crois que plus je veux, moins j'obtiens ce que je désires. C'est peut-être la vitesse. On dirait que je ne me permet pas de passer aux stades gris, sorte de moment de transition, question de s'adapter un peu. Je suis peut-être trop exigeant envers moi, tout doit se faire dans l'immédiant, ''ici et maintenant'' ou ''icite et asteur'' comm le diraient si bien nos voisins du Nouveau-Brunswick.

Après y avoir pensé longuement, je crois que tout ça est dû a me bonsoin de perfection. Je sais, moi qui n'arrête pas de dire que je suis ci ou ça....enfin, je n'ai pas une très haute opinion de moi. Pourtant, je suis exigeant. Je cherche toujours la perfection, à faire plus, à faire mieux. Je n'ai pourtant pas un grand esprit de compétition, si ce n'est que contre moi-même. Me considérant comme une véritable merde, je me dis sans cesse que de me surpasser ne fera pas de tors. ''La perfection n'est pas de ce monde'', c'est ce que le professeur de dessin ( ha pitié!! ) m'a dit aujourd'hui. En fait, je l'ai réalisé le jour où ma grand-mère est décédée, cette journée du 5 janvier 2002 où tout ce qui m'apparaissait comme étant si clair s'est écroulé pour la première fois. En réalité, je cois qu'à partir de ce jour, tout a réellement changé dans ma perception d'à peu près tout ce que je suis, tout ce que je peux vivre et tout ce qui m'entourre. C'est surtout de là que vient ma tendance à être dure avec moi-même, ma peur de ne pas arriver à mes fins, mais surtout cette manie que j'ai de tout critiquer. J'aspire à mieux, j'aspire à la réussite...je suis quelque peu aveuglé par ma volonté et trop peu conscient de mes capacités. Je me fais du mal, comme je l'ai toujours fait.

D'un certain sens je me demande si le fait de me faire du mal à moi-même n'est pas une chose normale, mais surtout moins chiante que de se faire faire du mal par quelqu'un d'autre. J'aimerais être capable d'en vouloir aux gens qui m'ont fait souffrir, mais c'est tellement plus simple d'être simplement fâché contre la situation, fort probablement parce que la situation relève du temps et que celui-ci a tendance à passer beaucoup plus rapidement qu'une personne ne peut le faire.

Je suis, j'accepte d'être ce que je suis......Verbe au présent...qui sonne à l'imparfait....

dimanche, septembre 18, 2005

Jour 176- Morbide

J'ai toujours dis que j'avais le don de me lancer dans des situations impossibles. Aujourd'hui j'en ai eu un exemple assez marquant. Avec tout ce qui s'est passé ces derniers jours, j'étais tout de même surpris en me réveillant ce matin que j'étais dans un état qui s'approchait beaucoup du bonheur. Enfin, sans vouloir sauter aux conclusions, je peux tout de même dire que j'ai rescenti un sentiment de bien-être, chose qui se fait malheureusement de plus en plus rare depuis quelque temps. Je ne voulais pas trop me casser la tête, je sais que ce sont mes réflexions qui font que bien souvent, je me sens mal. Ironiquement, plus je me sens mal, plus je me pose de questions, bref me voilà plongé dans un autre cercle vicieux d'où j'ai peine à me sortir.

Mais bon, tout ça pour dire que cet après-midi j'ai décidé de prendre les photos que la prof nous a demandé de prendre, question de se familiariser avec le fonctionnement de l'appareil photo. Comme je ne connais pas très bien les environs et que l'adaptation à la lumière est beaucoup plus intéressant à l'intérieur qu'entre les quatres murs trop blanc à mon goût de ma chambre, j'ai décidé de me rendre dehors pour prendre les photos et, pour la première fois depuis un bon bout de temps déjà, profiter d'une des dernières journées où la température me permet encore de mettre le nez dehors sans avoir à m'habiller comme un ours.

Je ne connais pas trop les environs, c'est pourquoi j'ai opté pour une valeur sure: le cimetière qui se trouve juste de l'autre côté de la rue. Bref, c'est tout proche, c'est à l'extérieur, les éléments à photographier sont innombrables et le thème reste et restera toujours un thème intéressant à traîter.Enfin, c'est le meilleur des deux mondes, sans mauvais jeux de mots.

J'ai pourtant beaucoup réfléchi, sans trop savoir sur quoi. Je sais que je ne pensais pas à moi, c'est comme si toutes mes pensées égocentriques s'étaient envolées. Je n'étais rien au milieu de tout ça, c'est comme si je ne pouvais qu'être présent, sans réellement exister. Je longtemps eu peur de mourir, jusqu'au jour où j'ai réalisé que je finirai pas aboutir là, que je le veuille ou non. Arrive un moment dans la vie où tout semble tellement clair.Du moins, je sais que la mort est l'une des rares certitudes que j'ai. Mais cet après-midi, c'était différent. Je n'ai pas peur de mourir mais en même temps, je dois avouer qu'il y a quelques détails dans la mort qui m'achalent. Je n'ai aucune conviction religieuse et je dois avouer que le fait de considérer que la mort marque une fin définitive me rassure grandement. D'un autre côté, je dois dire que que ce qui arrive reste pour le moins assez malheureux.

Dans notre culture, généralement nous sommes portés en terre, dans un cercueil ou dans une urne remplie de nos cendres. Enfin, rien d'extraordinaire et de très original. Avec un peu de chance, on peut avoir une pierre tombale qui a un minimum de bon sens et qui, avec beaucoup de chance cette fois, peut refleter quelque peu notre personalité. C'est beau de rêver. L'industrie de la pierre tombale est une entreprise bien trop lucrative pour prendre en considération une seule seconde le fait que la pierre est bien souvent le seul souvenir concret qui restera d'une personne.

En fait, c'est surtout ce point qui me dérange le plus dans un cimetière. Je sais qu'une chaque personne est en mesure de garder un souvenir de la personne qui décède, mais d'un autre côté, dans quelques années, ce nom ne signifiera plus rien aux yeux de personnes, quand toutes les gens qui auront cotoyés cette personnes seront mortes à leur tour. Pourtant, je ne peux m'empêcher de penser que derrière chaque pierre qui est allignée là se trouve une personne, parfois plus qu'une même...Une personne avec un vécu, une histoire, une personne qui avait quelque chose à dire, qui a fait quelque chose de bien ou quelque chose de mal...mais, chose certaine, ce fut une personne qui a changé des tats de choses autour d'elle. Mais maintenant, que reste-t-il concrètement? Un nom sur une pierre. Pour qui est-ce qu'on nous prend?

Quand on y pense, il y en aurait tellement à dire sur chacune de ces personnes, pourtant on ne le fait pas. On se contente généralement d'inscrire un nom ( et ça ce n'est que dans la mesure où on a bien voulu nous en donner un, ce qui n'est pas toujours le cas, principalement dans la section des tombes anonymes ou des enfants morts-nés ) et de laisser les choses se faire. Ça m'enrage de penser qu'après ma mort on va me mettre en terre et me laisser pourir, autant au sens littéral du terme que du fait qu'on risque de me garder en mémoire jusqu'à ce que le temps efface toute trace de mon existence.

On dirait que les cimetières n'existent que pour nous faire à croire que nous avons parfaitement conscience de la mort, mais nous ne voulons pas trop en parler. Tous les cimetières sont entourés de clôture, contre le vandalisme est probablement le principal prétexte utilisé. Mais en y pensant, c'est un peu comme si on tentait réellement de séparer le monde des vivants et celui des morts. Et encore là, les cimetières sont souvent des endroits où la vie est très bien implantée, question de ne pas trop sombrer le désespoir d'un endroit où tout s'est éteint. L'herbe toujours coupée, les arbres bien hauts, les petites fleurs, les animaux ( les corneilles surtout aujourd'hui, ça donnait un petit air lubugre malgré la journée très ensoleillée). Qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour oublier que la mort s'en vient. Enfin, on tente de recréer un univers sécurisant et paisible: ce n'est jamais désagréable de visiter un cimetière, si ce n'est du petit côté ''respect des trépassés'' qui sent à des centaines de kilomètres à la ronde.

En y pensant attentivement, je réalise surtout que tout mon dégoût pour les cimetières vient peut-être du fait que je n'ai jamais vraiment vécu à 100% le deuil de ma grand-mère, il y a de cela bientôt 4 ans. J'ai peut-être un problème, mais je trouve que les gens ont tendance à tourner la page beaucoup trop rapidement. Je suis peut-être lent après tout. En fait, je crois que j'ai tendance à me mettre dans la tête d'une personne décédée, question de comprendre ce qu'elle peut ressentir. C'est une chose stupide je sais, mais en même temps je ne peux que déprimer en considérant toutes les personnes qui sont déprimée et me revoilà parti une fois de plus. J'absorbe peut-être trop les émotions des autres....

Je vais mourir, je le sais. J'ai au moins une certitude, reste à voir maintenant comment les choses se dérouleront en attendant que ce passage vienne.

''La vie est une aventure d'où on ne se sort pas vivant''.

Jour 175- Nouvelle vie...

C'est généralement par le biais d'expériences plutôt désagréables qu'on apprend le plus. En fait, je n'ai pas appris quoi que ce soit aujourd'hui, mais disons que les événements se sont présentés d'une telle manière que je n'ai pas eu le choix que de comprendre que j'étais effectivement passé à une autre étape, une nouvelle vie qui est pleine de responsabilités. Ce qui m'agace surtout dans les responsabilités, c'est le côté conditionnel qui est posé, le ''tu dois'' qui ne tient malheureusement pas assez compte de ce que je veux vraiment. Pour ce qui est de ce que je désire, tout n'est qu'une question de priorités. L'ennui c'est que je les connais plus ou moins ou sinon que je ne sais pas exactement l'ordre dans laquelle les placer.

En fait, pour la première fois aujourd'hui, j'ai vraiment vécu par moi-même. Je me suis fait à manger avec la nourriture que j'ai acheté, j'ai fait la vaisselle, j'ai fait mon lavage, le séchange, le pliage, le ménage et, en tant qu'étudiant modèle, je me devais forcement d'étudier un brin. Voilà, une petite liste des choses que j'ai réalisé aujourd'hui. Mais pourtant, tous ces gestes qui sont à tout le moins excessivement normaux et d'une banalité qui saute aux yeux sont en fait des activités que je n'ai pas eu la chance de vivre avant, ou du moins pas dans leur totalité. J'ai eu la chance d'avoir une mère qui subvenait à pratiquement tous mes besoins sur le plan ménager, bref je n'ai jamais vraiment eu à utiliser la machine à laver sinon pour donner un petit coup de main. Mais pourtant là, je suis dans l'obligation de le faire. Ce n'est pas que c'est désagréable, c'est juste que ça fait toujours étrange de passer à une étape où on a tout cuit dans le bec à une autre étape où tout ne dépend que de nous. J'ai au moin l'avantage de pouvoir considérer qu'un échec éventuel serait essentiellement de ma faute. Je n'aime pas le blâme, du moins pas quand il porte sur les autres.

Enfin, il n'y a pas grand chose à dire sur le sujet. En fait, je crois que ça fait parti des petits détails qui font que notre vie est ce qu'elle est. Tout dépend simplement de l'approche que l'on prend afin de passer à travers. Comment est-ce que je vais aborder cette nouvelle liberté à laquelle je suis confronté. Je ne sais pas exactement, mais pour une fois j'ai envi d'être positif, garder la tête hors de l'eau pour mieux voir. J'en ai marre de me planquer et de devoir revenir en surface de temps en temps question de ne pas me perdre.

samedi, septembre 17, 2005

Jours 173 et 174- Décision

Vient un moment dans la vie où on fini toujours pas s'écoeurer, parce que oui en ce moment j'en ai vraiment marre. Marre de quoi? Difficile à dire, ou plutôt difficilè à scerner exactement tout. Il y a tellement de trucs que j'aimerais changer, oublier, enrayer. Par où commencer? En fait, je ne sais pas trop et je ne considère pas que c'est LA question à se poser réellement. Il y a tellement de détails à analyser, tellement de facteurs à considérer, ce que je suis étant le facteur majeur à prendre en ligne de compte. Encore là, je suis plutôt indéterminé, alors ça part particulièrement mal. Mais bon , le fait est qu'aujourd'hui j'ai réfléchi et que, pour la première fois de ma vie, je crois que j'ai pris une décision qui va m'être favorable, principalement à long terme. En fait, j'ai choisi de ne plus me laisser abattre par les événements.

J'en ai marre de toujours être au plus bas. J'en ai marre d'être jaloux du bonheur des autres. J'en peux tout simplement plus de me dire que rien n'est fait pour moi et que le bonheur ne m'est pas destiné. Je ne veux plus vivre dans l'idée que je suis une mauvaise personne. Je veux arrêter de culpabiliser, arrêter de vivre dans le passé, pouvoir enfin tourner la page et affirmer enfin que je suis heureux parce que je le suis et non pour éviter qu'on me pose trop de question sur mon état psychologique. J'en ai marre de me mentir à moi même et de mentir aux autres...je suis tanné d'accorder ma confiance à des personnes qui ne le méritent pas, des personnes qui ne savent pas me respecter et en qui j'ai eu tors de faire confiance. Mais par dessus tout, j'en ai par-dessus la tête de toujours m'en faire pour un tout et pour un rien à cause des petits détails de mon insignifiants qui font que je n'$arrive même pas à m'aimer moi-même.

Bien malgré moi, je vis dans le regard des autres. Inévitablement puisque j'étudis en art, je suis sans cesse en proie à la critique. En fait, j'y suis habitué et je dois même avouer que parfois j'y prend même un certain plaisir.D'un certain côté, c'est une bonne chose, dans la mesure ou le commentaire est pertinant. Mais inversement, il arrive malheureusement que le commentaire soit moins pertinant ou carrément déplacé. Bien que je n'aime pas l'avouer, je suis malheureusement plus sensible à ce que les autres penses de moi que ce que je ne laisse paraître. En fait, j'en revient toujours à me demander si ce sont les autres qui ont raison.

Problème #1: Le doute!
Problème #2: Le manque de confiance en moi.
Problème #3: L'envie.

Je n'en peut plus de toujours me remettre en question à cause de ce qu'un(e) tel(le) a dit à mon sujet pour une raison X dans un contexte Y à un moment Z. Au fond de moi, je sais que je ne suis pas parfait, mais pour y avoir si souvent réfléchi et si souvent chercher le pourquoi du comment de ce qui m'arrive, j'en suis venu à la conclusion que même si mon dossier n'est pas blanc comme neige, je n'ai rien d'une mauvaise personne. La perfection ne fait pas parti de mes caractéristiques, j'en suis conscient, mais elle ne fait pas parti de ce que je recherche non plus, malgré mon côté perfectionniste. En fait, je réalise que je suis quelqu'un de tout à fait normal, on ne peut plus banal mais qui, au fond, n'a rien à envier aux autres. Je ne veux plus me morfondre à m'envouloir pour des gestes qu'on me reproche même pas mais dont j'assume l'entière responsabilité. Je ne veux plus culpabiliser ou me sentir mal par rapport à des sujets qui ne me concernent pas ou en ce qui concerne des situations dans lesquelles je n'étais même pas impliqué. Je ne veux plus jamais avoir à me remettre en question à cause qu'une personne n'est pas capable de voir clairement ce que je suis et qui ne sont pas en mesure de me respecter comme moi je peux les respecter. Je ne veux plus être déçu du comportement de certaines personnes car la déception est bien plus difficile à supporter que la colère (cette phrase vient de quelqu'un d'autre, j'espère que cette personne se reconnaîtra mais je crois qu'elle est l'une des plus sensées que j'ai entendu au cours des derniers jours).

Problème #4: L'identité
Problème #5: L'incertitude et l'insécurité
Problème #6: L'instabilité

Je ne sais pas vraiment qui je suis, et je crois que personne ne le sait réellement, sinon peut-être les 6, qui deviennen vraisemblablement 5. Je crois que je suis quelqu'un qui a une personnalité forte, mais assez vague. Enfin, disons que tout est là, mais la proportion de chacuns de ces éléments varie beaucoup dépendamment de ce que je vis, ce qui fait qu'il est difficile de savoir comment je suis vraiment. Je suis moi, tout simplement. On m'aime ou on ne m'aime pas. Je ne veux plus avoir à changer pour satisfaire à des exigences. Je veux être capable de dire ce que je veux, ce que je désire, ce que je souhaite et je veux surtout être en mesure de prendres les dispositions nécessaires pour que mes souhaits se réalisent. Il est temps pour moi d'arrêter de me demander si une personne a raison en avançant quelque chose à mon sujet. Me remettre en question sans arrête par rapport à un commentaire d'une personne,plus particulièrement si elle est proche, n'arrange rien. Je veux m'affirmer dans ce que je suis, je veux pourvoir penser ce que je dis et crier ce que je pense. Mettre de côté tout ce qui ne m'apporte rien et me concentrer uniquement sur ce qui est bon pour moi, être capable de mettre une croix sur ces relations auxquelles j'ai cru mais qui, en bout de ligne, ne m'apportent rien de constructif et surtout rien de positif.

Problème #7: Le négatif
Problème #8: La peur
Problème #9: L'absurdité

Je ne veux plus être négatif, ou du moins je voudrais l'être moins que je ne le suis. Sincèrement, à quoi est-ce que ça m'avance? Certaines causes sont perdues d'avance, mais j'ai réalisé que finalement je ne faisais pas parti de ces causes et que je pouvais aspirer à un minimum de respect. Le bonheur est partout, suffit simplement de garder les yeux ouverts et les sens en éveil pour pouvoir le capter quand il passe. Je ne veux plus fermer les portes au bonheur, je ne veux plus vivre dans l'espoir que... Il est temps pour moi d'apprendre à vivre, saisir que le moment présent a une importance certaine sur le futur, mais qu'il ne faut pas pour autant oublier le fait que sans présent il n'y a pas de futur. Je dois vivre, laisser vivre, pour mieux mourir et laisser mourir.C'est la suite logique. Je n'ai plus envi d'avoir peur de ce qui pourrait se passer, je ne veux plus me dire que rien ne vaut la peine. En fait, c'est réaliste de le penser. Si rien ne vaut la peine, alors il suffit de s'efforcer de tout transformer afin que ça en vaille la peine. Le désespoir est le compagnon de la personne déprimée, mais pas son ami. Je ne veux plus désespérer pour un tout ou pour un rien, que ce soit justifié ou pas. J'ai trop souvent été dans un état lamentable pour une raison stupide, pour des personnes qui n'en vallaient pas la peine, pour un problème que je n'arrive pas à résoudre.

Je veux tourner la page
Je veux avancer
Je veux me débarasser de mes problèmes....

Problème #10: Comment??

jeudi, septembre 15, 2005

Jour 172- Quoi penser?

J'ai le cerveau qui roule beaucoup trop vite en ce moment, je ne sais pas quoi penser ou où donner de la tête. Je ne sais pas trop quoi penser et je sais encore moins quoi faire. Je crois que je vis actuellement l'une des pires situations que j'ai jamais vécu dans ma vie. Je me sens tellement cruel. Enfin, pour la première fois je rescent de l'extérieur ce que j'ai toujours détester: être couvert.

Qu'est-ce qu'il y a de plus chiant que de se faire sans cesse répliquer des trucs comme '' mets ta tuque avant de sortir'', ''oublie pas tes clés'' ou encore l'inévitable ''oublie pas de te protéger pendant tes relations sexuelles''. C'est sur c'est fort probablement une situation vraiment décourrageante et parfois même humiliante. Après tout, pour qui nous prennent-ils? Question stupide en fait, mais pourtant je crois que maintenant que je le vis, je comprend tout ce qu'il en est.

L'effet papillon est un élément qui constitue la théorie du chaos. En quelques mots, le moindre de nos juste influence quelque chose et, à long terme, l'effetr est décuplé. Enfin, je crois que cette tendance qu'on les gens à ''materner'' si on veut vient peut-être d'une tentative d'enrayer l'effet papillon, ou tout simplement de se sentir moins coupable advenant un inconvénient. Enfin, le fait est que je trouve ma situation particulièrement désagréable. En fait, j'ai souffert beaucoup à cause de certaines personnes, une en particulier. C'est sans rancune, mais disons que la blessure est encore là malhereusement. Mais pourtant, une autre personne à qui je tiens particulièrement s'est grandement rapprochée de celle qui m'a fait du mal. Qu'est-ce que je dois faire? En fait, je ne crois pas du tout en cette relation et j'ai peur que cette personne que j'aime se mette à souffrir à cause de l'autre. En tout cas, tout ça pour dire que j'ai l'impression d'assister à un suicide et de ne pouvoir rien faire. Le sentiment d'impuissance est sans doute après l'incertitude et l'inconfort l'une des pires émotions à ressentir....

Dans cette histoire, je me sens entre deux. Non pas dans une situation de dilemme mais bien dans une situaiton d'intermédiaire. En fait, j'ai l'impression d'agir, ou de vouloir agir, en tant que bouclier, seule défence réelle entre la personne qui est à protéger et l'agression direct. Enfin, je sais que je n'ai pas ma place entre ces deux personnes qui sont heureuses ensemble, mais d'un autre côté j'ai du mal à concevoir qu'on puisse se lancer dans la gueule du loup aussi consicemment et ne rien faire pour l'empêcher.

Enfin, je sais que j'ai fait ce que j'avais à faire. Maintenant que la liste des précaussions à prendre a été déterminée, reste simplement à savoir ce qu'il en sera...Vivre et laisser vivre. Avec un peu de chance je me serai trompé..je le souhaite tellement. Personne ne mérite de souffrir, ou du moins pas comme moi j'ai souffert et comme je souffre encore. La blessure guériera-t-elle un jour?

D'une certaine façon je me sens mal parce que je me dis que c'est peut-être une forme de jalousie de voir que cette personne en question a plus de chance que j'en ai eu dans le passé avec l'être que je considérait comme la personne avec laquelle je voulais passer le reste de mes jours.

Nouvelle tâche: vivre et laisser vivre en se disant au moins ''j'aurai essayé''.....

mercredi, septembre 14, 2005

Jour 171- Un jour à la fois

Il y a des jours comme ça où le brocoli ça te fait pas. Je sais, j'ai déjà commencé un de mes message ainsi, mais pourtant je crois que c'est le cas ici. Enfin, les déceptions font parfois parti des choses que l'on doit vivre. C'est à prendre ou à laisser, peu importe ce qu'on puisse en penser. J'ai beaucoup réfléchi, enfin, pas vraiment. Disons plutôt qu'on m'a fait réfléchir. Étrangement, c'est bizarre de constater à quel point un cercle d'ami s'agrandit rapidement quand quelque chose ne va pas. Enfin, c'est très gentil, mais n'empêche qu'au fond de moi, il ne restera jamais que six personne à qui je peux réellement tout dire. Et encore là, dans ces six personnes, seulement deux d'entre elles sont des personnes avec qui j'ai un contact vraiment direct. C'est la magie de l'internet faut croire. Mais j'ai peur, peur d'avoir fait une gaffe terrible, peur d'avoir fait quelque chose que je ne voulais pas. Enfin, je crois qu'une de ces personnes a pris la décision de s'éloigner de moi. Pourquoi? Je n'en ai aucune idée, ou enfin, pour la première fois je ne culpabilise car je n'arrive pas à identifier un fait qui pourrait justifier tout cela. J'ai peur, mais souvent les peurs ne s'expliquent pas.

Je sais que je n'ai pas toujours agi de façon correcte avec les gens mais pourtant je ne sais pas toujours les motifs qui poussent les gens à agir. Je sais que ce n'est pas toujours de ma faute, mais pourtant j'ai tendance à prendre l'entière responsabilité sur mon dos. C'est encore cette fâcheuse tendance que j'ai à me faire chier avec des trucs qui ne sont même pas de mon ressort.

J'ai réfléchi, beaucoup réfléchi. Mais cette fois, je l'ai fait à haute voix. Donc, si le raisonnement logique s'opère, j'ai pensé, j'ai parlé et présentement j'écris. Drôle de déroulement. Enfin, j'ai simplement l'impression que tout ce que j'ai en tête actuellement c'est du réchauffé, de la mauvaise qualité. Mais pourtant, je me sens relativement bien. En fait, j'ai surtout réalisé que dans toute cette histoire que je vis, je ne suis pas seul à être dans un état lamentable. Enfin, je veux surtout dire par là que je dois faire des compromis afin de bien pouvoir vivre ce que j'ai à vivre. Je m'attarde trop sur ce que ça pourrait être pour apprécier à 100% tout ce qui m'arrive. J'ai un blocage à ce niveau là je crois. Mais bon, tout cela pour dire que je réalise maintenant qu'un changement est une bonne chose, une nouvelle perception de ce que je veux ne peut que m'aidre à tourner la page plus facilement et à vivre enfin ce que j'ai à vivre sans toujours avoir ces foutus regrets. J'en ai marre de m'appitoyer sur mon sort, vraiment trop. Je sais que cette reprise de contrôle sur ce qui m'arrive n'est rien de nouveau et elle se reproduira fort probablement très bientôt si j'en crois mon expérience. D'une certaine façon, ça ne fait que démontrer que j'ai tout de même un minimum de volonté de m'en sortir. En fait, je pense surtout que c'est dans l'ordre des choses de vouloir se sortir d'une situation particulièrement désagréable. Une étape à la fois. On commence par vouloir, on pense comme il faut avant d'agir. J'ai trop tendance à sauter les étapes, mais cette fois-ci, je veux être sur de mon coup. Du temps, voilà ce que je prend, pour la première fois de ma vie. L'impulsivité peut être là, mais la réflexion doit primer.

J'ai mon petit côté cérébral qui reprend le dessus sur mon côté émotionnel. Ça fait parti de moi. Je suis un peu trop paradoxal je crois, pas une personnalité particulièrement définie. Comment fait-on pour décrire quelqu'un? Est-ce qu'on doit considérer son état général ou son véritable état? Je ne sais pas comment me décrire. Je ne sais pas non plus comment décrire les nouvelles personnes qui font parti de ma vie. Gros travail quelque peu traumatisant de considérer que je dois maintent apprendre à connaitre plusieurs personnes en plus de me redéfinir moi-même. Long travail en perspective qui va nécessiter de longues heures de travaux théoriques mais aussi pratiques. Aussi bien m'y mettre tout de suite...

Bienvenue dans le monde réel....

lundi, septembre 12, 2005

Jour 169 et 170- Retour dans mon intimité

De retour chez moi. Enfin, partir de chez nous pour rentrer chez moi, c'est tout de même une aventure. Le pire c'est que je croiyais que j'en serais bouleversé mais pourtant ce ne fut pas le cas, ou du moins beaucoup moins intense que ce que j'aurai cru. En fait, je réalise surtout qu'après une semaine passée à vivre sous ma propre responsabilité, j'ai surtout appris à me débrouiller par moi-même et à affronter avec toutes les ressources disponibles les situations auxquelles je suis confronté. Pourtant, j'ai réalisé que je suis bien plus vulnérable que je ne voulais le croire...

Je sais que je ne cesse de me plaindre depuis bientôt deux mois, mais c'est plus fort que moi. Ordinairement, j'ai une mémoire particulièrement merdique qui me permet d'oublier vraisemblablement n'importe quoi dans un intervalle s'étallant de 46 secondes à quelques jours. Mais bon, semblerait que sur ce coup là, c'est beaucoup plus complexe. Pour une fois que je devais oublier quelque chose, j'en suis incapable. J'en parle ici ouvertement pour la première fois parce qu'aujourd'hui, tout est clair: je n'ai rien oublié et j'y pense encore.

Le temps est en fait quelque chose de linéaire, j'en ai déjà parlé.Enfin, c'est un peu comme si chaque seconde qui passe est le centimètre de corde qui suit le précédent, de sorte que plus le temps passe, plus le bagage d'accumule derrière nous et devient malheureusmeent de plus en plus encombrant. Je crois que j'ai touché le fond du baril. Enfin, je stagne sur place mais le temps continu à passer, la corde s'accumule et je suis vraisemblablement prisonnier dedans. Le fait est là, malheureusement beaucoup trop présent pour que je puisse l'oublier ou en faire abstraction.

Je sais que d'oublier n'est pas la solution, après tout on ne peut pas mettre une croix définitivement sur une relation qui, de mon côté du moins, a été la meilleure chose qui me soit arrivée dans ma vie. J'étais bien, j'étais heureux. J'avais enfin une raison pour vivre, un plaisir dans mon insignifiante existence mais surtout, je savais que j'avais quelqu'un pour moi. C'est peut-être mon côté serviable, je ne sais pas, mais je crois que le fait de devoir prendre en charge une relation me faisait plaisir. Enfin, j'étais heureux...Dans ma tête, tout était comme cela devait être: ni blanc ni noir,simplement naturelles mais toutes à leur place respective. Pour une fois que les choses marchaient...j'avais le monde qui m'ouvrait enfin ses bras....

Et maintenant, il me reste quoi? Rien....absoluement rien. Je ne sais plus qui je suis, je ne sais plus ce que je veux....Je ne sais même plus si j'existe encore. J'ai l'impression d'avoir changé. Je n'ai pas progressé, j'ai simplement adopté son comportement. Je suis devenu, malgré moi, ce que j'ai toujours détesté. J'ai perdu toute conviction, toute envie de continuer. Je sais que c'est stupide de focusser ainsi, mais j'ai eu l'impression pendant un bon moment que le monde entier avait cessé de tourner. Je sais qu'il est en mouvement, en éternel changement, mais encore là, je crois que je n'ai pas encore su reprendre à la vitesse à laquelle je le devrais. Résultat: Je suis dépassé par les événements. Évidemment, tout ne pouvait pas mieux tomber.

Je ne suis même pas capable de tourner la page. Cette foutu relation est en train de me pourir la vie...Il ne se passe pas une journée sans que j'y pense. Oui, j'ai été heureux. Mais où est-ce que tout est parti? Cette étincelle qu'il y avait en moi, qui faisait que je me sentais pour la première fois dans ma vie réellement vivant et enfin dans la possibilité d'être moi-même (ou ce que je croyais être moi-même), je l'ai perdu. On dirait que j'ai perdu tout intérêt réel à ce qui m'était réellement important. J'ai peur d'être trahis à nouveau, j'ai peur de souffrir encore. Le pire dans tout ça, c'est que je fais souffrir les gens à force de me souvenir sans cesse de cette foutu histoire que j'ai eu le malheur de considérer comme un amour inconditionnel réciproque qui durerait peut-etre même plus longtemps que ma propre carcasse.

Et qu'est-ce que j'en pense maintenant? Je ne le sais même pas. Une obsession, ça c'est clair. J'y pense trop, malheureusement...sans arrête. Est-ce l'amour? De la frustration? Du regret?...Je ne veux plus souffrir...Je crois que c'était le sentiment de bonheur qui me manque le plus, savoir que j'avais tout avant que tout éclate.J'étais heureux dans cette relation et je crois qu'elle me manque plus que tout. J'étais bien, je sentais enfin que tout pouvait marcher...je n'ai simplement pas été en mesure de choisir une personne qui sache me rendre la pareille. Je m'ennui de cette époque où tout était clair dans mon cerveau.

Pourquoi suis-je incapable de mettre une croix sur ce qui est arrivé? Pourquoi est-ce que j'y pense sans arrêt? J'ai beau tout faire, je n'arrive pas à me chasser cette idée de la tête. C'est comme si à comparé ce que je rescentait à cette époque, rien d'autre n'avais d'importance. J'ai dans ma vie des tonnes de gens fantastiques, des personnes que j'adore par-dessus tout et avec qui j'aurais pu vivre une relation avec tout ce que je désire, sans le moindre accroc...sinon moi. J'ai tellement l'impression que rien d'autre n'a d'importance. J'aimerais ressentir un bonheur aussi intense que celui que je vivais à l'époque, mais pourtant j'en suis incapable. Je ne suis pas prêt à passer à autre chose, pourtant j'en aurai tellement envie! Je veux être heureux, mais pourtant j'ai cessé de croire au bonheur....comme j'ai cessé de croire à l'amour réciproque.

Je me sens tellement insignifiant et incapable. J'ai l'impression que tout est de ma faute et que m'ai vraisemblablement courru après. Finalement, peut-être que je mérite ce qui m'est arrivé.
Mais que ce soit arrivé pour une cause justifiable ou simplement parce que ce n'était pas la bonne personne(malgré le fait que j'étais persuadé du contraire), le fait est que me voilà dans un sale état.Tout le monde qui est plus ou moins au courrant de la situation (j'en ai jamais autant parlé que ce soir cependant, en fait je suis rendu à un point où je ne penses plus qu'à ça...l'évidence est là et je ne peux l'éviter malheureusement. Seulement, j'avais peur de tout dire de travers, de là ma préférence à l'écrire ici...) ont tous insité sur le fait que je devais oublier ou du moins passer par-dessus cette épreuve. Je sais que je n'en donne pas vraiment l'impression, mais pourtant je fais tout ce que je peux. J'aimerais m'en sortir, mais pourtant je sais que ce n'est pas pour tout de suite. C'est peut-être un mode de protection dont je me suis muni, mais on dirait que le fait de fuir le bonheur signifie pour moi que je vais cesser de souffrir. C'est absurde, je sais....

J'aimerais oublier, mais j'suis incapable. J'aimerais tourner la page, mais j'y arrive pas. Je peux maintenant faire deux choses: faire semblant et ne pas être honnête avec moi ni avec les autres ou simplement vivre avec cette situation. Je me demande ce qui est le pire. Forcement, la première aide en rien parce que jusqu'à maintenant, j'ai bien voulu y croire, mais pourtant me voilà en train de battre un record de longueur sur mon blog à me plaindre une fois de plus de tout ces trucs insignifiants qui ne vont pas dans man Oh combien misérable existence (notez la pointe de sarcasme). Vivre le problème, tente de l'apprivoiser, c'est ka seule solution qu'il me reste. Mais encore là, je me trompe peut-être. Le problème ne vient peut-être pas de mon incapacité à surmonter cette épreuve mais peut-être tout simplement de ce que je suis...

Ce soir j'aimerais sourir....Next time maybe.

J'ai toujours dit que je ne serai pas capable de vivre avec quelqu'un que je n'aime pas, mais pourtant aujourd'hui, j'ai l'impression qu'avec tout ce qui arrive, cette personne que je n'aime pas c'est moi.....

samedi, septembre 10, 2005

Jour 168- Bulles

Faire des bulles. On dirait que ma jeunesse a refait surface aujourd'hui, preuve comme quoi tout finit invariablement par revenir faire des siennes. Je ne sais pas si c'est une bonne chose, mais pourtant, j'ai l'impression que ça m'a fait du bien. La journée était vraiment maginfique, ni trop chaude ni trop froide. En fait, je n'ai même pas pensé à me plaindre une seule seconde, chose relativement rare. Mais bon, tout ça pour dire que la journée s'est bien passée, et elle fut passée surtout en agréable compagnie. Je me sentais bien, je me sentais jeune. J'étais comme un enfant pour qui rien d'autre n'a d'importance sinon que de remplir le monde de petites bulles chacune remplies de quelque chose de particulier, quelque chose qui fait que le monde est simplement plus beau. Ce n'était qu'une impression, j'en suis conscient. Je ne serai plus jamais un enfant, malheureusement. La seule chose qu'il me reste à faire est de devenir complètement fou en espérant sans cesse de revoir resurgir mon passé. Avec un peu de chance, je ne rajeunirai pas, je ne retrouverai pas mon âme d'enfant, mais au moins je pourrait me contenter de me demander quelle camisole de force choisir. Je me sentais bien, mais je parle ici au passé. Avec du recul, je réalise que c'était réel à ce moment là, mais que le sentiment dure malheureusment pour un instant beaucoup trop court.

J'ai fait des bulles, je sais je me répête, mais pour moi c'était quelque chose de...significatif si je peux dire. En fait, quand je regardais les bulles partir,c'était comme si j'me vidais un peu. J'aimerais que les choses poussent s'en aller aussi facilement, que mes idées puissent être moins compactées dans ma tête, de sorte à empêcher l'accumilation d'un trop grand nombre de petits détails qui me polluent l'existence. J'ai tendance à tout emmagasiner. En fait, un cerveau a sensiblement le même fonctionnement qu'un percollateur(machine à café pour les incultes): tu accumule tout dans un récipiant, tu ajoutes un filtre, tu laisses les choses aller et ce qui doit passer fini par passer. Seulement, j'ai l'impression que mon filtre mental est drôlement épais et que, malheureusement, les choses qui passent sont généralement des trucs d'une insignifiance assez phénoménale. Enfin, et comme le café s'élimine pas tout seul, il s'accumule et fini éventuellement par faire un cerne qui ne partira fort probablement jamais. Donc je vis avec un cerne émotionnel dans ma tête. Je sais qu'il ne partiera fort probablement jamais, j'ai seulement à vivre avec et tenter du mieux que je le peux de ne pas trop focusser sur ça. Enfin, il reste encore de la place pour les bulles, mais le problème c'est que ce qui est généralement chassé très loin, c'est tout ce qui serait optimiste ou du moins, tout ce que je devrais faire pour être heureux. Disons simplement que sur ce point là, je ne m'aide pas beaucoup. Je crois que je suis voué à rester éternellement dans cet état.

En tout cas, les bulles m'ont toujours fasciné. C'est comme si elles étaient un univers à elles seules, comme si chaque bulle renfermait une réalité qui lui est propre, une idée, un souvenir, un rêve.... Oui, les bulles doivent contenir les rêves d'une certaine façon, ou enfin, tout ce qui est positif. Une bulle a quelque chose de mignon et d'innocent, un petit bout de bonheur de forme circulaire qui se promène dans l'air. Pourtant, tout ça a tendance à partir très loin avant d'éclater. C'est comme si tout ce qui était positif était vraiment fragile et que ça avait la fâcheuse tendance à foutre le camp... mon attitude pessimiste n'aide surement pas à garder près de moi les éléments positifs qui m'arrivent. Enfin, la vie n'est pas quelque chose dans laquelle on passe sans y mettre un minimum d'effort et je crois que toute mon attention devrait être concentré sur ce foutu point qui me pollue l'existence. Enfin, disons simplement que le problème est identifié, ce qui signifique que 90% du travail a été fait. Je ne suis pas aveugle, simplement j'agis à titre de spectateur sur ma propre vie. Je comprends ce qui m'arrive, mais pourtant je n'agis pas. Pas parce que je ne veux pas, pas parce que je ne le peux pas, simplement parce que je ne sais pas quoi faire ou par où commencer......

Jour 166 et 167- Humeur

C'est parfois étrange de constater à quel point un événement A peut déclencher une réaction en chaîne qui, en bout de ligne, fini par changer pas mal plus qu'on l'aurait voulu le cours de notre vie. Enfin, c'est le principe même d'une réaction en chaîne, mais pourtant on ne le réalise généralement pas assez facilement.

Quelques mots suffisent parfois pour déterrer des choses qu'on n'avait pas oublié, mais simplement mises de côté. En fait, c'est en quelque sorte un retour en arrière qui s'opère automatiquement à l'intérieur même du cerveau, sorte de réflexe qui te lance en pleine figure des choses qu'on aimerait mieux ne pas se rappeler. C'est fou de voir à quel point le moral peut tomber rapidement dans ce genre de situation. On dirait qu'à chaque fois que le dossier refait surface, il est plus chargé, plus lourd à porté et vraisemblablement plus complexe à comprendre. Oui, c'est de l'incompréhension dont je souffre. Je me dis que si je comprendais sincèrement ce qui m'arrivais et où est-ce que je me situe exactement par rapport à tout ça, forcement je n'aurais plus sans cesse tous ces éléments qui viendraient parasiter mon cerveau et détourner complètement mon attention. Je suis distrait à un point inimaginable, la concentration est rarement au rendez-vous ces jours-ci. J'aimerais pouvoir tourner la page complètement, mais vraisemblablement, toute la volonté du monde ne suffit pas à laisser passer un gros morceau de mon passé d'un seul coup.

Enfin, tout cela pour dire qu'il m'arrive parfois d'avoir des souvenirs qui refont surface, des souvenirs que j'aimerais mieux laisser derrière moi, sans nécessairement les oublier. En fait, je crois que c'est un peu comme passer dans un cimetière. Il est évident que de voir toutes ces tombes, toutes ces personnes décédées et enterrées là avec un vécu, une pensée ou et quelque chose à raconter, ça ne peut nous laisser indifférent. Mais d'un autre côté, il faut comprendre que leur passage est marqué à jamais, mais que les choses doivent continuer. Pourquoi est-ce que je n'arrive pas à enterrer les dépouilles de ce que j'ai perdu? Pourquoi suis-je incapable de chasses les fantômes qui sont dans ma tête. LE POUVOIR DU CHRIST T'Y OBLIGE!! Je n'ai pas la foi, mais pourtant j'ai parfois l'impression que ce qui m'arrive n'est pas essentiellement de mon ressort. C'est le grand problème des relations je crois. Peut-être devrais-je vivre seul, pour mon bien et celui des autres. Pourtant, j'en suis incapable....

J'ai souri aujourd'hui. Je ne sais pas pourquoi, j'étais bien. Je suis revenu chez moi, chez-nous en fait. La différence entre chez moi et chez nous est immense, il ne faudrait pas les confondre. Enfin, revoir ma soeur, une amie, mes parents, ma tante, mon cousin et ma cousine ainsi que la copine de mon cousin....retour à ma vie de petit banlieusard normal, vie où les gens pensent me connaître sans savoir exactement qui je suis. Je suis heureux, mais en même temps, je crois que je me suis déjà fait à l'idée que dorénavant ma vie se passe ailleur, et c'est étrange car je suis entré et j'étais quelque peu mal à l'aise. J'suis content de revoir tout le monde, avoir un pied à terre dans ma région natale. Mais en même temps, tout est si différent. Là bas,tout est nouveau, je ne comprend pas. J'aurais aimé pouvoir comprendre, avec du temps....tout simplement comprendre et penser un peu au tournant que peut prendre ma vie. Mais encore là, à trop penser, de nouvelles questions refont surface et c'est reparti pour un autre tour. Putain de cercle vicieux, encore et toujours. J'en ai plus qu'assez...

Je veux.....je voudrais le savoir.....

mercredi, septembre 07, 2005

Jour 165- Les choses se placent

Enfin, je peux dire que les choses se placent. C'est fou de voir à quel point ici les choses sont différentes. Je sais que j'en ai parlé déjà, mais pourtant j'ai vraiment l'impression que malgré les études qui recommence et tout le déménagement, j'ai beaucoup moins de pression sur moi, le stress s'en va peu à peu, à mon grand soulagement. Je m'habitude de plus en plus à ma vie ici, loin de tout. Cependant, j'ai compris aujourd'hui que c'était dans l'ordre des choses.

Comme je l'ai mentionné déjà, j'ai commencé à nouer une certaine amitié avec quelques personnes que je côtoie dans mes cours. Ces personnes sont comme moi en ce qui concerne nos centres d'intérêt. Mais une chose de plus nous unie: le fait que nous soyons tous parti de chez nous pour nous en aller au loin, laissant derrière nous notre famille, nos amis et vraisemblabment plusieurs souvenirs. Je ne suis pas seul dans ma situation, et je crois que c'est rassurant pour moi. Ce petit besoin de sécurité fait sans cesse des siennes. En fait, j'avais surtout peur d'être seul à vivre dans ma situation, à être le seul à ne connaître personne et à ne pas savoir où aller ou qui consulter en cas de problème. Enfin, ce sentiment qui fait qu'on se sent démuni face à toute situation, cet inconfort et cette incertitude face à ce qui pourrait arriver car, évidemment, j'imagine toujours le pire. Et là, je me retrouve dans un groupe avec dans lequel la plupart des gens sont dans la même situation que moi. Je me sens un peu moins seul,c'est vrai. Mais d'un autre côté, je me sens encore loin de mes proches. Je crois que le sentiment d'être seul quand on est entourré est l'une des pire chose à vivre.

Le mode de vie commence à rentrer, je crois que j'ai une bonne capacité d'adaptation, fort heureusement sinon je n'aurai jamais été en mesure de survivre. J'ai tout de même de la chance. J'ai pourtant remarqué que j'étais plus positif depuis que j'étais arrivé, sans trop savoir pourquoi. Peut-être que j'ai compris qu'en étant négatif je n'y arriverait pas, ou peut-être simplement parce que je réalise maintenant que j'ai réellement fait ce que je devais faire. J'en sais trop rien, mais pour l'instant je sais que je n'ai vraiment pas de quoi me plaindre et, avec un peu de chance, il en sera ainsi pour le restant de mes études.

mardi, septembre 06, 2005

Jours 162, 163 et 164 - Déménagement, adaptation et intégration

En deux mots, c'est un véritable choc culturel que j'ai vécu. Un léger traumatisme, rien de plus en fait. Je crois que j'ai tout simplement tendance à m'impressionner avec pas grand chose.C'est sûr, ça fait beaucoup de changements tout d'un coup: nouvelles personnes, nouvelles chambre, nouvelle vie...une nouvelle étape quoi! Enfin, rien d'insurmontable et après tout, ce n'est pas comme si je n'avais pas eu le temps de me faire à l'idée. Pourtant, entre l'idée et la réalité, la différence est énorme. Platon lui-même se retournerait surement dans sa tombe à m'entendre parler ainsi. Mais bon, tout ça pour dire que je suis maintenant Trifluvien, en théorie plus qu'en pratique.

''On peut sortir le gars de la campagne, mais on ne sort pas la campagne du gars''

Au fond de moi, j'ai l'impression d'en avoir laissé beaucoup trop derrière moi. C'est peut-être ce que je devais faire, dans une certaine mesure. J'ai vidé mon placard pour en remplir un autre, autant au sens figuré que réellement. Comme on le dit, il faut savoir en prendre et en laisser, ou encore ''Pousse mais pousse égal''. Enfin, tout ça n'a pas vraiment d'importance, je crois être encore le même que j'étais, j'ai seulement un peu plus de vécu maintenant. J'espère seulement que je ne changerai pas trop, même si cela s'opère de façon naturelle. En fait, je veux surtout minimiser les changements radicaux dans ma tentative de découvrir ma personnalité qui se dessine malheureusement pas aussi rapidement que mon hamster cérébral est en mesure de courir, il commence à s'essoufler. De toute façon, ce n'est pas comme si le changement était quelque chose d'anormal. Il ne reste plus qu'à espérer que je serai en mesure de m'endurer moi-même et, avec un peu de chance, je réussirait même à me respecer pour,éventuellement, être en mesure de me faire respecter.

J'ai donc un nouveau chez-moi, un nouvel environnemenr tout blanc à habiter. Ce n'est pas trop mal,je dirais même que je l'aime bien. Tout est neuf, tout est frais, tout est pour moi. Je dois avoir l'air égoïste de penser ainsi, mais pourtant j'éprouve une certaine fierté à pouvoir dire ''mon'' ou ''ma'' d'un objet sans sous entendre que c'est un bien familial. J'ai de la chance, j'en suis conscient. Tout est adapté pour moi, placé par moi. C'est assez bizarre quand on considère que j'ai passé les 19 dernières années à tout partager avec les membres de ma famille...elle me manque. Ici, j'en sais trop rien. J'ai des colocataires avec qui je n'ai jamais frachi le cap d'une discussion, stoppant généralement au stade de salutation, question de minimiser les contacts. Je crois être quelque peu agoraphobe. Pourtant plus le temps passe, et moins j'ai l'impression que je suis compris, écouté ou respecté par les autres, fort probablement à cause que ce sont là trois choses que je ne suis même pas capable de faire face à moi-même. J'ai peut-être peur pour rien, mais pourtant j'ai toujours l'impression d'appartenir à un autre monde, surtout un monde auquel ils sont parfaitement étranger. Nous vivons sous le même toit, pourtant je n'ai pas l'impression que la situation va changer. Je suis insociable volontairement, trop entêté peut-être.

L'adaptation est moins pénible que je l'aurais espéré. En fait, mes habitudes de vies sont restées les même, donc sur ce point, je n'ai pas à me plaindre. J'ai toujours été à mon affaire et pour l'instant tout est comme avant. Je fais ce que j'ai à faire et je ne dérange personne, du moins je l'espère. Seulement, il y a une foule de petits détails qui m'apparaissent comme un peu étrange ici, principalement au niveau des expressions. En fait, on en entend de toutes les sortes puisqu'il y a des gens d'un peu partout. L'épicerie aussi c'est quelque chose de spécial. En fait, je crois que je n'ai pas vraiment compris les rudiements du panier d'épicerie, manque d'efficacité. Les spécialités régionales sont différentes ( des rondelles d'oinion avec du miel...et quoi encore?? ). Enfin, une foule de petits détails avec lesquels je vais devoir apprendre à vivre, rien d'extraordinairement perturbant, fort heureusement.

Inévitablement, on retrouve les initiations. Je n'ai jamais vraiment compris réellement le but de ce genre d'événements. Une visite guidée et quelques situations qui forcent les rappochements suffiraient sans qu'on ai à payer une fortune pour un déguisement abominablement laid qui, en bout de ligne, perd de son originalité puisque tout le monde fait exactement la même chose. Enfin, j'ai tout de même participé, question de me prouver à moi-même que j'étais peut-être en mesure de communiquer malgré mon antipathisme naturel. Chose surprenante, je créé quelques relations. Apparemment, je ressemble a deux personnes, peut-être que ça joue en ma faveur. Enfin, tout cela pour dire que j'arrive à créer des liens avec des gens, je trouve que c'est tout de même pas trop mal pour quelqu'un de particulièrement insociable. Je crois que tout dépend du milieux dans lequel je me trouve. Mais encore là, ces personnes sont sympathique et déjà j'ai hate à demain pour les revoir. Cependant, ce sont peut-être de futurs amis, mais ce ne sont pas MES amis, ceux d'avant, ceux avec qui j'ai déjà eu du plaisir, ceux avec qui je pouvais dire n'importe quoi... ceux pour qui j'aurais tout fait.C'est différent, mais je crois que je devrai me faire à cette différence....

Pourquoi

samedi, septembre 03, 2005

Jour 159 , 160 et 161 - Négligence, réflexion et changement

Il se passe parfois des jours où le temps passe tellement vite qu’on a l’impression que rien ne s’y produit, faute de temps ou simplement par manque d’attention sur ce qui peux nous arriver. On néglige parfois les détails de notre existence, ces petites choses qui font que notre vie est ce qu’elle est ou ce qu’elle sera. L’avenir est en fait une succession de détails qui nous apparaissent bien souvent trop insignifiants. On se lève, on passe la journée et on oubli au fur et à mesure ce qui nous arrive, probablement en se disant qu’on finira par s’en souvenir un peu plus tard, sans trop se poser de question. C’est dans ce genre de situation que j’aimerais être un peu plus critique, moins négliger ces faits qui m’apparaissent insignifiants mais qui, en bout de ligne, ont tout de même une certaine importance en bout de ligne.

Je néglige malheureusement trop tout ce qui m’entoure, autant mes amis que les possessions, même mon bonheur que je n’arrive pas à apprécier. Mon bonheur dépend trop des autres et des circonstances. Pourtant, j’ai toujours un petit quelque chose à l’intérieur quand je suis avec des gens que j’aime. Je n’arrive pas à m’enlever de la tête que mon bonheur est éphémère et qu’il peut foutre le camp à n’importe quel instant, un peu comme ce fut le cas hier soir.

Récapitulation de la soirée : ma sœur désirant sortir, je lui propose d’aller dans un bar où des amis essayaient toujours de m’amener et que, faute de transport, je ne pouvais pas. Alors hier, grande surprise, je me suis rendu à cet endroit après avoir contacté des amis, question de les revoir avant mon départ. La soirée s’est bien déroulée, si on fait exception du faut que j’ai une très mauvaise résistance à l’alcool et que je commençais à perdre mes moyens, en gardant toutefois toute ma tête. Trop de gens, trop chaud. Je crois que je suis quelque peu agoraphobe. Enfin, tout cela pour dire que je devais sortir, faire baisser la température de mon corps et pouvoir enfin entendre quelque chose puisque, bien entendu, le volume de la musique était beaucoup plus élevé qu’il ne devait l’être.

Une fois rendu dehors, je me suis senti un peu mal, fort probablement d’avantage à cause de l’alcool qu’à cause des événements. En tout cas, j’ai constaté que dans les moments difficiles, j’ai tendance à regarder le ciel. Pourquoi? Aucune idée… Pointe d’optimisme peut-être. Sinon, peut-être que je pourrais l’expliquer par un besoin d’évasion. Le ciel représente un espace infini tandis que, si on y pense bien, le sol se trouve à moins de deux mètres de mon cerveau. Le ciel m’a toujours apparu plus intriguant, pointe de curiosité peut-être. La nuit était étoilée, mais comme à chaque fois que je regardes l’immensité du ciel et les étoiles, je me suis senti tellement insignifiant, le peu d’optimisme que j’avais à vitre laissé sa place à un certain désespoir.

Un peu plus tard dans la soirée, quand je commençais à peine à être bien et à mettre mon pessimisme naturel de côté, nous avons été dans l’obligation d’évacuer parce que la maison voisine était en feu. C’était la première fois que je voyais un incendie d’une telle ampleur et je dois avouer que ça m’a fait réfléchir. À ce qu’on a entendu, c’était la maison d’une vieille dame qui y vivait seule. Fort heureusement, plus de peur que de mal, elle n’a rien eu. Mais d’un autre côté, une grande partie de sa vie venait de partir en fumée. C’est comme ça que j’ai compris que tout nous était donné pour un temps si bref. Tout peut foutre le camp en un éclair. Je ne sais pas comment aborder cette situation. D’une certaine façon, le taux de déprime engendré par les pertes est immense, quelque chose d’épouvantable à vivre. Mais d’un autre côté, est-ce qu’on a vraiment le choix? Vivre c’est peut-être finalement que d’imaginer la liberté. Les choses sont ce qu’elles sont et nous devons apprendre à vivre avec, peu importe ce qui puisse arriver.

Je sais que je n’ai pas une bonne attitude face aux événements que je vis, je sais que je n’agis pas de façon correcte avec les gens qui m’entourent et je sais que je ne suis même pas en mesure de vivre mon bonheur…tellement de travail à faire. Par où commencer? La question risque de ne jamais trouver de réponses. Enfin, la plupart de ce que je fais est un travail inconscient, alors peut-être que le cheminement est en train de s’opérer au plus profond de mon être sans même que je m’en rende compte.

Il reste présentement moins de 24h avant mon départ et je ne sais toujours pas quoi en penser. J’ai de la difficulté à tourner la page je crois. Je n’ai pas peur d’être loin, je n’ai pas peur de ne plus être chez nous…j’ai simplement peur que tout parte en fumée comme cette maison hier soir. J’ai peur de perdre des choses, perdre des gens…peur de me perdre moi-même….

Ma cousine a 11 ans, elle vient de faire son entrée au secondaire. Évidemment, comme toutes les jeunes filles de son âge, elle meurt d’impatience d’être plus âgée, pouvoir faire ce qu’elle veut. Je la plaint la pauvre, elle ne saisit pas encore toute la chance qu’elle a. J’ai donc fait office de moralisateur d’un jour et je lui ai déballé tout mon discourt sur le ‘’je voudrais être un enfant’’ car je sais que c’est ce que j’aimerais par-dessus tout! Ma vie est ce qu’elle est, je n’ai pas de quoi me plaindre je le sais, mais d’un autre côté, j’aimerais avoir la force de m’estimer chanceux et de me lever un matin en me disant que tout va pou le mieux.

J’ai peur d’être heureux et à me cacher derrière cette peur, je n’arriverai jamais à vivre à fond les 1001 bonnes choses qui m’attendent dans mon futur. J’ai peur d’être heureux, mais je crois qu’il serait temps pour moi d’affronter cette peur…

jeudi, septembre 01, 2005

Jour 158- Passage

Fini le boulot. Ça fait drôle à dire. Dans ma tête, ce jour aurait été un jour heureux, mais pourtant je suis parti avec une impression étrange...j'avais le ''motton'' comme on dit si bien. J'aurais jamais cru que cela se produirait, mais je crois que la routine va me manquer. C'est sécurisant d'une certaine façon. Emmerdant, c'est évident, mais tout de même assez répétitif pour devenir automatique, machinal... J'ai l'impression de m'être un peu abrutis et pourtant je n'en fais pas un cas. C'est étrange....

Le travail a tout de même ses avantages, c'est que le temps y passe très lentement. Enfin, plus lentement qu'il ne semble le parraitre à l'habitude. Tout va tellement vite ces temps-ci. De mes battements de coeurs qui sont stressés par ma mère qui s'en fait plus que moi pour le déménagement jusqu'aux nuages résiduels de l'ouragan Katarina. Enfin, le temps semblait un peu plus long, à peine en fait, mais n'empêche, pour une fois j'avais l'impression que je pouvais plus aisement prendre le temps de respirer et profiter du temps qu'il me reste avant de partir vers le grand nulle part qu'on nomme fièrement Trois-Rivières.

Du temps pour réfléchir cette nuit, j'en ai plus que j'en avais besoin. En fait, le problème c'est surtout que j'arrive mal à gérer mon temps, mais je gère encore plus mal mes temps-libres. Cette nuit, j'ai passé encre un bon bout de temps confortablement couché dans une boîte de carton pleine de tissu. J'avais complètement oublié à quel point ça pouvait être confortable mais aussi à quel point le plafond pouvait être laid. En fait, c'était un autre point de vue, une autre image. C'était tout de même intéressant. C'est fou comme le cerveau a la capacité de créer des liens dans les différentes structures. Enfin, toujours dans la même incapacité de comprendre le fonctionnement de tout le câblage et de toute la tuyautrie. Pourtant, l'image mentale reste encrée en tête et le cerveau, surement à cause de mon souci de propreté, tente de lui-même d'enrayer toute la poussière accumulée en hauteur.

Enfin, une autr page de ma vie vient de tourner....j'aimais pas trop ce boulot au début, et pourtant j'ai fini par m'y habituer et même pas l'apprécier parfois. Capacité d'adaptation? Peu importe.....Mission Accomplie!