mercredi, septembre 07, 2005

Jour 165- Les choses se placent

Enfin, je peux dire que les choses se placent. C'est fou de voir à quel point ici les choses sont différentes. Je sais que j'en ai parlé déjà, mais pourtant j'ai vraiment l'impression que malgré les études qui recommence et tout le déménagement, j'ai beaucoup moins de pression sur moi, le stress s'en va peu à peu, à mon grand soulagement. Je m'habitude de plus en plus à ma vie ici, loin de tout. Cependant, j'ai compris aujourd'hui que c'était dans l'ordre des choses.

Comme je l'ai mentionné déjà, j'ai commencé à nouer une certaine amitié avec quelques personnes que je côtoie dans mes cours. Ces personnes sont comme moi en ce qui concerne nos centres d'intérêt. Mais une chose de plus nous unie: le fait que nous soyons tous parti de chez nous pour nous en aller au loin, laissant derrière nous notre famille, nos amis et vraisemblabment plusieurs souvenirs. Je ne suis pas seul dans ma situation, et je crois que c'est rassurant pour moi. Ce petit besoin de sécurité fait sans cesse des siennes. En fait, j'avais surtout peur d'être seul à vivre dans ma situation, à être le seul à ne connaître personne et à ne pas savoir où aller ou qui consulter en cas de problème. Enfin, ce sentiment qui fait qu'on se sent démuni face à toute situation, cet inconfort et cette incertitude face à ce qui pourrait arriver car, évidemment, j'imagine toujours le pire. Et là, je me retrouve dans un groupe avec dans lequel la plupart des gens sont dans la même situation que moi. Je me sens un peu moins seul,c'est vrai. Mais d'un autre côté, je me sens encore loin de mes proches. Je crois que le sentiment d'être seul quand on est entourré est l'une des pire chose à vivre.

Le mode de vie commence à rentrer, je crois que j'ai une bonne capacité d'adaptation, fort heureusement sinon je n'aurai jamais été en mesure de survivre. J'ai tout de même de la chance. J'ai pourtant remarqué que j'étais plus positif depuis que j'étais arrivé, sans trop savoir pourquoi. Peut-être que j'ai compris qu'en étant négatif je n'y arriverait pas, ou peut-être simplement parce que je réalise maintenant que j'ai réellement fait ce que je devais faire. J'en sais trop rien, mais pour l'instant je sais que je n'ai vraiment pas de quoi me plaindre et, avec un peu de chance, il en sera ainsi pour le restant de mes études.