samedi, septembre 10, 2005

Jour 166 et 167- Humeur

C'est parfois étrange de constater à quel point un événement A peut déclencher une réaction en chaîne qui, en bout de ligne, fini par changer pas mal plus qu'on l'aurait voulu le cours de notre vie. Enfin, c'est le principe même d'une réaction en chaîne, mais pourtant on ne le réalise généralement pas assez facilement.

Quelques mots suffisent parfois pour déterrer des choses qu'on n'avait pas oublié, mais simplement mises de côté. En fait, c'est en quelque sorte un retour en arrière qui s'opère automatiquement à l'intérieur même du cerveau, sorte de réflexe qui te lance en pleine figure des choses qu'on aimerait mieux ne pas se rappeler. C'est fou de voir à quel point le moral peut tomber rapidement dans ce genre de situation. On dirait qu'à chaque fois que le dossier refait surface, il est plus chargé, plus lourd à porté et vraisemblablement plus complexe à comprendre. Oui, c'est de l'incompréhension dont je souffre. Je me dis que si je comprendais sincèrement ce qui m'arrivais et où est-ce que je me situe exactement par rapport à tout ça, forcement je n'aurais plus sans cesse tous ces éléments qui viendraient parasiter mon cerveau et détourner complètement mon attention. Je suis distrait à un point inimaginable, la concentration est rarement au rendez-vous ces jours-ci. J'aimerais pouvoir tourner la page complètement, mais vraisemblablement, toute la volonté du monde ne suffit pas à laisser passer un gros morceau de mon passé d'un seul coup.

Enfin, tout cela pour dire qu'il m'arrive parfois d'avoir des souvenirs qui refont surface, des souvenirs que j'aimerais mieux laisser derrière moi, sans nécessairement les oublier. En fait, je crois que c'est un peu comme passer dans un cimetière. Il est évident que de voir toutes ces tombes, toutes ces personnes décédées et enterrées là avec un vécu, une pensée ou et quelque chose à raconter, ça ne peut nous laisser indifférent. Mais d'un autre côté, il faut comprendre que leur passage est marqué à jamais, mais que les choses doivent continuer. Pourquoi est-ce que je n'arrive pas à enterrer les dépouilles de ce que j'ai perdu? Pourquoi suis-je incapable de chasses les fantômes qui sont dans ma tête. LE POUVOIR DU CHRIST T'Y OBLIGE!! Je n'ai pas la foi, mais pourtant j'ai parfois l'impression que ce qui m'arrive n'est pas essentiellement de mon ressort. C'est le grand problème des relations je crois. Peut-être devrais-je vivre seul, pour mon bien et celui des autres. Pourtant, j'en suis incapable....

J'ai souri aujourd'hui. Je ne sais pas pourquoi, j'étais bien. Je suis revenu chez moi, chez-nous en fait. La différence entre chez moi et chez nous est immense, il ne faudrait pas les confondre. Enfin, revoir ma soeur, une amie, mes parents, ma tante, mon cousin et ma cousine ainsi que la copine de mon cousin....retour à ma vie de petit banlieusard normal, vie où les gens pensent me connaître sans savoir exactement qui je suis. Je suis heureux, mais en même temps, je crois que je me suis déjà fait à l'idée que dorénavant ma vie se passe ailleur, et c'est étrange car je suis entré et j'étais quelque peu mal à l'aise. J'suis content de revoir tout le monde, avoir un pied à terre dans ma région natale. Mais en même temps, tout est si différent. Là bas,tout est nouveau, je ne comprend pas. J'aurais aimé pouvoir comprendre, avec du temps....tout simplement comprendre et penser un peu au tournant que peut prendre ma vie. Mais encore là, à trop penser, de nouvelles questions refont surface et c'est reparti pour un autre tour. Putain de cercle vicieux, encore et toujours. J'en ai plus qu'assez...

Je veux.....je voudrais le savoir.....