Jours 177 et 178- Opposition et perfection
Les événements se produisent comme ils doivent se produire. Selon cette logique, il y aurait donc une certaine forme de déterminisme dans ce qui dois et ce qui ne doit pas arriver. Pourtant, cela n'empêche pas le fait qu'il ne semble y avoir aucune cohérence dans ce qui se produit, ou plutôt dans l'ordre dans lequel ces événements peuvent se produire. On dirait que tout est fait de façon à ce que je ne puisses jamais vraiment anticiper les chocs avant qu'ils ne se produisent.
À en croire mon humeur qui oscille vraiment trop à mon goût, je crois pouvoir dire que j'ai tout de même un certain pouvoir de suggestion puisque le simple fait de me dire que je ne dois plus m'en faire avec une situaiton qui me met mal à l'aise m'aide bien souvent à me dire que finalement c'est mieux ainsi, sans que j'ai réellement tourné la page. Mais bon, tout ce qui compte c'est de croire à ses propres mensonges. Un manque d'honnêteté face à soi-même reste et restera toujours un moyen de se sortir du trouble sans engager personne d'autre. À utiliser avec modération cependant... Enfin, tout ça pour dire que je passe peut-être trop facilement de noir foncé à blanc pâle par le simple fait que je le désires réellement, sorte de bonheur improvisé, plus désiré que réellement vécu.
J'aimerais tout de même comprendre par quel mécanisme toutes ces choses peuvent arriver dans un tel ordre. Peut-être que la vie n'est en fait qu'une succession de hasard, comme si le destin n'était qu'une partie de dés. Dans mon cas, semblerait que les dés ont tendance à former des combinaisons plutôt perdantes. Enfin, s'il y a quelqu'un a blâmer ici c'est uniquement moi.
Pourtant, on dirait que tout a tendance à être inversé ces temps-ci. Comme je le dis, le noir devient blanc, la tristesse devient de la joie...bref c'est à n'y rien comprendre. Je crois que plus je veux, moins j'obtiens ce que je désires. C'est peut-être la vitesse. On dirait que je ne me permet pas de passer aux stades gris, sorte de moment de transition, question de s'adapter un peu. Je suis peut-être trop exigeant envers moi, tout doit se faire dans l'immédiant, ''ici et maintenant'' ou ''icite et asteur'' comm le diraient si bien nos voisins du Nouveau-Brunswick.
Après y avoir pensé longuement, je crois que tout ça est dû a me bonsoin de perfection. Je sais, moi qui n'arrête pas de dire que je suis ci ou ça....enfin, je n'ai pas une très haute opinion de moi. Pourtant, je suis exigeant. Je cherche toujours la perfection, à faire plus, à faire mieux. Je n'ai pourtant pas un grand esprit de compétition, si ce n'est que contre moi-même. Me considérant comme une véritable merde, je me dis sans cesse que de me surpasser ne fera pas de tors. ''La perfection n'est pas de ce monde'', c'est ce que le professeur de dessin ( ha pitié!! ) m'a dit aujourd'hui. En fait, je l'ai réalisé le jour où ma grand-mère est décédée, cette journée du 5 janvier 2002 où tout ce qui m'apparaissait comme étant si clair s'est écroulé pour la première fois. En réalité, je cois qu'à partir de ce jour, tout a réellement changé dans ma perception d'à peu près tout ce que je suis, tout ce que je peux vivre et tout ce qui m'entourre. C'est surtout de là que vient ma tendance à être dure avec moi-même, ma peur de ne pas arriver à mes fins, mais surtout cette manie que j'ai de tout critiquer. J'aspire à mieux, j'aspire à la réussite...je suis quelque peu aveuglé par ma volonté et trop peu conscient de mes capacités. Je me fais du mal, comme je l'ai toujours fait.
D'un certain sens je me demande si le fait de me faire du mal à moi-même n'est pas une chose normale, mais surtout moins chiante que de se faire faire du mal par quelqu'un d'autre. J'aimerais être capable d'en vouloir aux gens qui m'ont fait souffrir, mais c'est tellement plus simple d'être simplement fâché contre la situation, fort probablement parce que la situation relève du temps et que celui-ci a tendance à passer beaucoup plus rapidement qu'une personne ne peut le faire.
Je suis, j'accepte d'être ce que je suis......Verbe au présent...qui sonne à l'imparfait....

0 Comments:
Publier un commentaire
<< Home