Jours 180 et 181- Trop
Nietzsche a intitulé un de ses ouvrages Humain trop humain et sincèrement, je crois qu'il n'aurait pas pu mieux choisir comme titre, ou du moins comme sujet. Le terme le plus significatif dans ce qu'il dit est fort probablement le ''trop'' puisque ça représente surement avec le plus d'excactitide la situation présente.
Il arrive parfois que les choses aillent bien, trop bien pour que tout soit normal, trop bien pour que cela puisse durer assez pour que je le réalise pleinement. Pourtant, j'arrive toujours à faire la distinction entre un avant et un après, question de réellement saisir que la situation a déjà été pire...mais dans la plupart des situations je me rend surtout compte que c'était bien mieux par le passé...
On dirait que je n'en manque pas une pour me mettre les pieds dans les plats, pour tout foutre en l'air ce que je n'ai même pas encore. C'est plus fort que moi, j'dois toujours me lancer dans des situations impossibles. En fait, c'est peut-être plus que j'ai tendance à culpabiliser et à me prendre comme responsable dans des situations où je n'ai pas vraiment de rapport direct. Je crois que tout cela s'explique par le fait que je suis individualiste: je n'aime pas le travail d'équipe, je préfère contrôler tout par moi-même et, dans l'éventualité d'un échec, je sais que tout est ma faute, et pour cause...Cependant, dans la vie de tous les jours, je suis conscient que ce qui ne va pas est toujours une question relationnelle car j'ai visiblement toutes les misères du monde à entretenir des relations harmonieuses avec les gens, sans nécessairement être conscient de tout le tord que je peux faire.
Ça me tue de penser que plus je veux arranger les choses, plus je commet d'erreurs. J'ai l'impression d'être dans une sorte de sable mouvant psychique qui fait que toutes tentatives pour m'en sortir de font que me couler d'avantage. Jusqu'où je peux couler sans en mourir?? Je ne le sais pas et fort probablement que quand j'le saurai il sera déja trop tard pour moi. Pourtant, j'ai déjà l'impression d'avoir atteint un seuil critique. Je veux peut-être trop, je suis trop....
Trop, j'existe trop, c'est peut-être ça le problème. Moi, 1m67, 59kg et pourtant si présent dans la vie de bien trop de gens. C'est fou de voir que j'ai une influence sur autant de personnes et qu'avec le temps, ce nombre grandit. Influence bonne ou mauvaise, la question n'est pas là, elle réside principalement dans le fait que c'est trop pour moi. Je sais, je ne devrais pas penser à ce genre de trucs pour la simple et bonne raison que chaque fois ça me plonge dans un état lamentable. Pourtant, cesser de penser pour moi est l'équivalent de devenir stupide, ce qui implique le fait que je ferais encore plus d'erreurs, mais cette fois sans m'en rendre compre. Tout ça, c'est hors de question! Je ne me suis jamais permis l'erreur et ce n'est certainement pas aujourd'hui que cela va changer. Pourtant, de savoir que mes moindres gestes ont une influence sur autant de personnes, ça met une pression tellement grande. Je sais que je n'aime pas l'admettre, me je viens bien malgré moi dans le regard des autres. Je suis trop jugé...et je me juge trop.
Mes opinions par rapport à moi-même sont assez négatives, j'en suis conscient. Je me poses des tonnes et des tonnes de questions ( et ça, ça énerve! ) sur mes réelles motivations, sur ce que je souhaite réellement, sur ce que je suis, sur ce que je vaut, sur ce que je mérites...et tout ça pour en revenir généralement à la même réponse: Je ne le sais pas! Qu'est-ce que je sais? Ça non plus en fait je ne saurais le dire. C'est comme si tout ce qui m'apparaissait comme étant vraiment clair avait tendance à foutre le camp dans le temps de le dire. Je ne suis peut-être pas fait pour être heureux, quoi qu'on puisse en penser, la question est soulevée et ne trouvera jamais de réponse. Il y a trop de gens qui ont ce qu'ils ne méritent pas, et tellement de personnes qui n'ont pas ce qu'ils méritent....c'est stupide de croire que tout le monde est égal.
Il y a des moments où je me dis que je devrais tout lâcher, que rien ne va plus et que rien n'ira plus jamais. Trop défaitiste qu'on m'a dit . Je suis ainsi faut croire. Mais plus ça va, et plus je réalise que ça déplaît aux gens et qu'ils s'éloignent peu à peu de moi...j'ai toujours dit que j'avais un talent naturel pour faire fuire les gens.J'ai conscience du fait que je peux toujours m'améliorer sur certains points et qu'un minimum de positivité quand c'est nécessaire ne me ferais pas de mal, mais pourtant j'ai peur. Chaque fois où j'ai osé être positif je me suis retrouvé plus bas que je ne l'avais jamais été auparavant, et je ne veux plus revivre cette situation. Même si mon comportement semble déranger, qu'est-ce que je peux faire? Je suis ainsi, je suis peut-être trop ''moi'' pour être vivable. Mais pourtant, je ne peux pas changer quoi que ce soit. Je suis ainsi, que je le veuille ou non. Je sais que je peux améliorer certains trucs, mais il est hors de question de changer de A à Z, je suis ce que je suis....reste simplement à tout doser adéquatement. J'ai des problèmes, j'ai des défauts, mais je dois apprendre à vivre avec, pas tenter de les illiminer.
Je pense trop
J'écris trop
Mais je ne dort pas assez......

2 Comments:
Fais gaffe avec Nietsche quand même. C'est bon ce qu'il a écrit mais il faut que tu fasses attetion à ne pas mal interpréter. J'suis loin d'être un expert en philo mais je sais que Nietsche a très très souvent été mal interprété (si je te dis sur-homme et nazisme ça devrait te mettre sur a voie). En gros, te laisse pas abattre. Te mets pas dans des situations pareilles, tu te mines le moral pour rien. Comme on dit, l'herbe est toujours plus verte chez le voisin. Il faut vivre avec. Ca arrive à tout le monde, même à ceux qui soit disant sont toujours heureux et que tout va bien. Il faut du temps, comme dans tout. Dors un peu plus ça t'aidera et puis au pire tu peux aller oublier avec tes collocs, si tu vois de quoi je veux parler ;-)
Prends soin de toi!
A bientôt!
Fais gaffe avec Nietsche quand même. C'est bon ce qu'il a écrit mais il faut que tu fasses attetion à ne pas mal interpréter. J'suis loin d'être un expert en philo mais je sais que Nietsche a très très souvent été mal interprété (si je te dis sur-homme et nazisme ça devrait te mettre sur a voie). En gros, te laisse pas abattre. Te mets pas dans des situations pareilles, tu te mines le moral pour rien. Comme on dit, l'herbe est toujours plus verte chez le voisin. Il faut vivre avec. Ca arrive à tout le monde, même à ceux qui soit disant sont toujours heureux et que tout va bien. Il faut du temps, comme dans tout. Dors un peu plus ça t'aidera et puis au pire tu peux aller oublier avec tes collocs, si tu vois de quoi je veux parler ;-)
Prends soin de toi!
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