lundi, octobre 31, 2005

Jour 219- Promotion et Halloween

Ce fut un grand jour aujourd'hui, enfin, disons que la signification de cette journée se résume à ''jeu de rôle''. En fait, plus j'y pense et plus je me dis que je ne suis pas fait pour vivre ma vie. Enfin, disons que dans une certaine mesure je le suis, mais comme l'herbe est toujours plus verte dans la cours d'à côté, j'ai tendance à préférer les rôles qui ne me ressemblent pas plus que ma vie. En fait, j'ai l'impression que la pièce de ma vie est une pièce dans laquelle j'ai hérité d'un rôle qui ne m'intéresse pas particulièrement. Mais bon, je me dis que plus les choses évoluent et plus j'ai l'impression que je vais finalement aboutir à quelque chose de plus ou moins supportable, alors j'attend. Si la grenouille ne sait attendre un baiser, elle ne deviendra jamais un prince. Bref, les rôles qui ne sont pas forcement intéressants sont bien souvent nécessaires....chose certaine, ma biographie ne sera jamais un livre dont je suis le héro....

Souvent, sans prévenir, les rôles changent. J'en ai eu l'un des plus beaux exemples aujourd'hui lorsque je me suis présenté à mon ancienne école secondaire. La raison: stage d'observation et sensibilisation au milieu de travail. Étrangement, la situation était moins stressante que je ne le pensais, cependant elle apporte une dose excessivement généreuse de faits qui me semblent étranges. Enfin, des trucs de professeurs d'expérience qu'il m'est impossible de saisir après simplement 5h à observer attentivement comment se pratique ce métier. Mais bon, le fait est que c'est toujours un peu étrange de passer de derrière les pupitres à devant une classe, mais pourtant, la situation me plait. On dirait que, pour une fois, je suis convaincu que j'ai enfin pris une bonne décision et que je sais où je m'en vais, que la voie que j'ai décidé d'emprunté était celle que je devais prendre et que finalement c'était peut-être la meilleure chose que j'avais faite dans ma vie. En tout cas, c'est toujours un peu étrange de passer du stade d'étudiant à celui de professeur, savoir que ceux qui étaient autrefois en charge de ce qui m'était appris sont maintenant des collègues de travail. Enfin, les rôles changent et je crois que le changement s'imposait.

Être quelqu'un d'autre, je ne sait combien de fois c'est ce que j'ai souhaité. En fait, des souhaits j'en fait peut-être trop souvent. Genre d'espoir qu'on peut se permettre sans trop se torturer, petit moment d'espérance qui se situe exactement entre le moment où la pièce quitte nos mains pour aller se déposer au fond d'un bassin...Lance, souhaite, oublie.... Enfin, tout ça pour en venir au fait qu'aujourd'hui, c'est l'Halloween. Journée bien banale si on fait abstraction du fait que tout est décoré, que l'orange et le noir dominent, que les marmots sont déguisés et que ça sent l'hyper-activité juvénile dûe à une surconsommation de bonbons. En tout cas, le costume cette année: le pirate. Rien de très original mais bon, toujours moyent de rendre le tout crédible en y ajoutant grognement et un air assoiffé de sang. Alors voilà, pendant quelques heures j'ai été Barbe-Verte ( j'aurais opté pour barbe brune mais comme il ne restait que de la tisane à la menthe pour faire la barde, j'ai dû me contenter de ce machin vert et particulièrement piquant pour couvrir mes joues imberbes), pirate inconnu, sans histoire, sans passé et sans avenir qui a pris naissance dans mon salon ce soir et qui est mort dans ma chambre ce soir également. Son passage sur cette terre fut malheureusement loin d'être mémorable. Enfin, voilà, le fait de ne pas avoir été moi-même pendant un petit laps de temps a un effet....bénéfique je dirais. L'évasion, c'est peut-être la seule chose qui me manque réellement. J'ai trop tendance à me servir de ma tête pour rester les pieds sur terre, mais pourtant plus j'y pense et plus je réalise que c'est également le meilleur moyen pour s'en éloigner. La créativité vient aussi du cerveau....

dimanche, octobre 30, 2005

Jours 215 à 218- Où?

Où est-ce que j'en suis? Sincèrement, c'est difficile à savoir. Parfois il y a des questions que j'aimerais mieux ne jamais avoir à me poser. Disons que, géographiquement parlant, j'suis chez mes parents. Ce qu'il y a de bien ici, c'est que j'suis dans un environnement que je n'ai pas peur d'explorer. Disons que je souffre moins de claustrophobie et que les odeurs dominantes ici sont moins désagréables qu'à l'appartement.

Enfin, disons simplement que j'ai du immigré ici, aucunement contre mon gré cependant, dans le but de commencer mon premier stage demain, dans l'école secondaire où j'ai passé tout de même 5 des années les plus bizarres de ma vie. Mais bon, c'est tout de même sans intérêt. En tout cas, disons que de me préparer mentalement serait pas une mauvaise idée car ça risque d'être un tentinet plus pénible que je ne l'aurais imaginé. J'aime mieux m'attendre au pire et vivre le meilleur que l'inverse, question de psychologie. À se faire trop d'attentes on fini toujours par être déçu.

Ces jours-ci cependant, la plus grande déception vient de moi. Disons que mon compotement m'exaspère réellement. J'ai du mal à me suivre parfois et disons que depuis quelque temps, c'est presque indescriptible toutes les choses que je fais sans réellement savoir pourquoi je les ai faites et comment je vais m'en sortir. En quelques mots, disons que j'ai tendance à me mettre les pieds dans les plats. Alors voilà, je suis à deux endroits en même temps....

Mis à part tout ça, je dois dire que j'ai eu une chance exceptionnelle au cours des 3 derniers jours. Alors voilà, je sais que tout est dans l'anecdotique, chose que je déteste, mais en même temps je ne peux m'empêcher de penser que c'est fort probablement l'une des meilleure choses qui me soient arrivées dans ma vie depuis un bon bout de temps déjà. Enfin, disons simplement que l'internet permet de créer des liens avec des personnes qui nous seraient normalement inaccessibles. J'ai eu la chance de passer toute la fin de semaine avec un ami très proche qui habite à plus de 6000km de chez moi, preuve comme quoi un océan ne peut pas venir à bout de l'amitié. Enfin, ironie du sort,à l'instant où j'écris ce message, ça fait exactement 5 mois que nous nous connaissons. Après tout ce temps à vivre des hauts et des bas, des bonheurs et des malheureurs, joies et tristesse, ennui et insomnie, il était bien temps que les choses avances. Le contact s'est fait....comment dire.....instainctivement. Même si on ne peut jamais connaitre à 100% quelqu'un ( et ça j'suis bien placé pour le savoir, je n'arrive même pas à me connaitre moi-même) mais pourtant sur ce coup là, j'avais l'impression de parler avec quelqu'un que je côtoie depuis des années..

Parler de tout et de rien, déconner, faire du tourisme...le programme était aussi long que complexe. Le genre de trucs que j'aime faire quoi. Disons que la répétition, la monotonie et les trucs qui ont tous un lien direct avec l'ennui ce n'est pas mon fort. Mais bon, le simple fait d'être avec quelqu'un que j'aime me suffit généralement pour trouver une discussion sur un arbre intéressante. Le naturel, le moi ou du moins le semblant de moi. En fait, je crois que les gens avec qui je suis aussi à l'aise sont rares et que finalement j'ai peut-être tendance à me censurer dans mes propos ou dans mes idées, plus par crainte non fondée que par réel risque d'être réprimandé. Tout ça pour dire que pour la première fois depuis très longtemps ( ou du moins pour la première fois sans avoir consommé d'alcool...l.'alcool c'est mal les enfants...) j'étais capable de me laisser aller, de dire ce que je pensais. Finalement, j'ai peut-être mon altère-égaux sur un autre continent. Sentiment de liberté procuré par le simple fait de sentir que la personne qui se trouve juste à côté est réellement intéressée par ce qui est dit, qu'elle ne se pose pas de question sur ce qui est fait, qui ne cherche pas à comprendre pourquoi les choses sont ce qu'elles sont....bref uniquement savoir profiter du moment présent. Le temps passe malheureusement tellement vite quand on est bien. Pourquoi les bons moments ne savent pas prendre leur temps??

Vivre, du mieux qu'on le peut, c'est généralement tout ce qui nous est possible de faire. Difficile à faire cependant, chaque chose en influence une autre qui, en bout de ligne, fini toujours par augmenter les risques de faux pas qui pourraient éventuellement tout gâcher. Où en suis-je donc maintenant? Fort probablement plus avancé...plus conquis que jamais surtout. Disons que les choses se déroulent parfois mieux qu'on aurait osé l'espérer. Oser, c'est surement mon plus grand problème. Disons que l'erreur me traumatise peut-être trop pour que j'ose comme je devrais le faire......Foncer, ce serait une idée. Mais à trop foncer on finit toujours pas entrer dans l'mur.....

mercredi, octobre 26, 2005

Jour 214- Redondance

Une fois de plus, me revoilà devant l'ordinateur à me poser l'une, sinon LA question qui me revient le plus souvent en tête: Quoi écrire? En fait, cette question implique également le ''quoi dire?'' et le ''Quoi penser?''. Bref, le tout vient en trio comme chez Mc Do's. Mais bon, tout ça pour dire que dans bien des cas je me demande ce que je pourrais écrire. Disons qu'à une époque je prenais un réel plaisir à venir écrire ici, mais depuis quelque temps je suis quelque peu négligeant ou je ne sais tout simplement pas quoi écrire. Enfin, tout ça est perceptible dans la fâcheuse tendance que j'ai ces jours-ci à sauter une ou deux journées pour écrire un peu moins régulièrement. Je crois que je me laisse un peu aller, ou peut-être ai-je tout simplement moins de temps pour le faire. Moins de temps pour réfléchir, ça c'est évident. Mais bon, comme je n'aime pas parler pour rien dire, je préfère ne rien écrire que d'écrire sans réfléchir....

Ironiquement, j'ai souvent l'impression que ce que j'écris qui est le plus pertinant est en fait ce que je dis sans y avoir trop réfléchit. C'est comme si tout ce que je disais spontanément sans réfléchir sincèrement est en fait le fruit d'une long réflexion que j'ai fait sans m'en rendre compte, un peu comme si je refoulais certaines idées. Mon cerveau ne fonctionne pas exactement comme je le voudrais... Parfois je me dis que c'est une chance que notre cerveau ne fonctionne qu'à un tout petit pourcentage puisqu'encore là, il me semble c'est c'est bien assez, pour ne pas dire tout simplement que c'est beaucoup trop.

Je me répètes, je radotte, je me répète. Enfin, peut-être que mon cerveau à tendance à oublier certains faits, alors il rembobinne pour les revoir. J'ai tellement l'impression que tout ce que je fais n'est qu'une répétition, une prise 2,3,4,5,6..... En fait, plus j'y pense et plus j'ai la certitude que le livre de ma vie se résumerais à une succession de longueurs. Enfin, il faudrait être sélectif afin de trouver les moments intéressants. Je sais que je vis des choses qui ne sont par ordinaires, des faits étranges, des hirtoies drôles, mais en même temps j'ai le sentiment que tout ce qui peut m'arriver n'intéresse personne et que finalement mon quotidien est d'une platitude exceptionnelle. Mais bon, je ne suis pas là pour m'en plaindre, je fais simplement un constat comme ça au passage.

Summum de ma platitude existentielle: la répétition. Encore et toujours. Ironiquement, je me répète en en parlant alors c'est maintenant prouvé! Tout est redondant: mes idées, mes histoires, mes aventures, mes passes-temps. Le changement? Connais pas, déjà entendu parler mais bon, disons que j'essaye de ne pas trop m'en approcher,on n'est jamais trop prudent. Enfin, faut croire que la redondance va bien avec ma personnalité....tout à coup que quelque chose de neuf m'arrivait, j'crois que je ne m'en remettrais jamais.....

Qu'est-ce que je disais déjà? Aucune importance, tout va revenir de toute façon. À quand le prochain message où j'aborderai ce sujet? Les paris sont ouverts....

mardi, octobre 25, 2005

Jours 211 à 213- Travaux et psychanalyse (restons prude)

Débordé! C'est fort probablement le mot qui caractérise le mieux la situation actuelle. Enfin, que dire de plus de toute façon, le temps est une denrée qui se fait de plus en plus rare. Disons que de négocier entre temps-libres(ce qui rime bien souvent avec ''entretenir mon semblant de vie sociale''), travaux et besoins est devenu une pénible tâche à laquelle je suis confronté chaque jours. Mais bon, faut croire que c'est ça l'université. D'une certaine façon, j'trouve ça plutôt ironique: l'université, lieu où l'on devrait logiquement s'ouvrir au restant de l'univers, a plutôt tendance à surcharger ses étudiants avec des tonnes de travaux et de devoirs, de sortes qu'ils doivent s'isoler afin de tout faire. Bizarre comment les choses peuvent parfois être contradictoires.

Bref, tout ça pour dire que l'étude occupe beaucoup de mon temps. J'imagine que si la motivation y était, tout serait plus simple et beaucoup plus efficace que ce ne l'est actuellement. Elle ne se cache malheureusement pas dans les boîtes de céréales et encore moins devant mon ordinateur. Mais bon, tout ça pour dire que je passe beaucoup de temps à faire mes travaux. Je suis paresseux, je l'admet. En fait, au fond de moi il y a toujours quelque chose qui demande inmanquablement LA question: ''À quoi ça va me servir tout ça??''. Mais bon, je sais que rien n'est jamais perdu. En fait, j'ai tendance à croire que les choses qui me sont apprises ne me serviront pas toujours dans le futur, mais pourtant c'est dans bien des cas le contraire qui se produit. Une situation particulière qui comporte un certain problème peut bient souvent être résolue par la solution qui avait été donnée à un autre problème complètement différent. Enfin, c'est le genre de réflexion qui est pourtant sensée mais qui ne semble pas s'appliquer quand on est débordé. Tout est une question de circonstances...

Enfin bref, le tout est passé, et Dieu merci. Arrive un moment où le cerveau, loin d'être une éponge, semble être plus désséché par ce qui est en train de l'emplir que lorsqu'il a l'occasion de végéter dans son propre jus. Saturation informationnelle j'imagine. Une bonne façon pour faire passer l'émotion et réhumidifier le cerveau asséché par autant de connaissances est de passer une soirée entre amis, soirée quelque peu arrosée cependant, un peu trop même parfois.

Je sais que je suis le premier à dire que l'alcool c'est mal, mais pourtant ma surconsommation alcoolisée et absorbée de façon involontaire ( disons que la teneur en alcool de ce que j'ai absorbé hier dépassait largement ce que j'aurais été censé absorber ) m'a ouvert les yeux sur quelque chose qui ne m'avais jamais frappé auparavant. En fait, c'est en y repensant que j'ai constaté qu'une fois sous l'effet de l'alcool, j'ai tendance à parler beaucoup, peut-être même plus que je ne le devrais normalement. Mais, d'un autre côté, le fait de parler sans me poser sincèrement de questions sur la pertinance de ce que je raconte me permet de faire en quelque sorte ce que j'arrive à faire ici: dire tout ce que j'ai à dire, tout lancer comme ça, sans prévenir, sans raison particulière et simplement parce que j'en ai envi. Peut-être que dans le fond mon cerveau a simplement de la difficulté avec le ''laisser-aller''. Ma tête est parfois comme une prison à idée, un aspirateur à émotions... L'alcool a donc une fonction cathartique, psychanalytique. L'idée est intéressante, mais les répercussions sur mon humeur du lendemain et sur piteux état dans lequel je me retrouve ensuite, sans compter le sentiment d'avoir été ridicule quand j'y repense par la suite, la situation ne vaut vraiment pas la peine. Mais n'empêche, j'arrive à tirer un point positif d'une situation qui ne l'était pas....

Chose promises, chose due. Comme je l'ai mentionné à un ami, je me devais de l'inscrire ici, n'y portez pas attention, il n'y a pas vraiment de rapport avec ce qui a été dit auparavant, mais voilà, je me lance:

RESTONS PRUDE!!!(fin de la citation)

samedi, octobre 22, 2005

Jour 210- Constat

Les choses ont cette fâcheuse tendance à être toujours plus complexes qu'elle ne pourraient l'être. Enfin, je dis ça sans avoir d'exemple précis en tête. J'ai eu la chance de discuter beaucoup aujourd'hui avec une personne que j'ai dans mes cours à l'université, une personne avec laquelle je me trouve beaucoup d'affinité au niveau de ce que nous pouvons penser. J'aime bien discuter, fort probablement à cause que j'ai un certain côté ''communicateur'' comme elle le disait.

C'est en discutant avec cette personne que j'ai réalisé que ce que je pensais souvent être le seul à penser était en fait une idée partagée par plusieurs personnes. J'ai réalisé que mes impressions n'étaient bien souvent que le reflet d'une vérité et que finalement, je ne me trompais pas vraiment. Ce sentiment de savoir que finalement je ne suis peut-être pas toujours dans l'erreur ou enfouis sous certains préjugés m'a fait sentir quelque chose d'indescriptible. Pour la première fois depuis bien longtemps j'avais l'impression d'être sincèrement sur la même longueur d'onde avec quelqu'un et qu'en même temps, ce que je disais avait autant d'importance que ce que cette personne pouvait également dire. Sentiment de réciprocité et d'égalité peut-être, le fait est que j'étais bien à l'aise avec l'idée que ce que je pouvais dire était considéré, discuté et appuyé.

Plus j'y pense et plus je me dis que j'étais bien dans cette situation pour la seule et unique raison que, bien encré en moi, il y a toujours ce sentiment d'insécurité qui semble ne jamais vouloir s'effacer et que, finalement, je dois sans cesse trouver un moyen de remédier à ce problème. Mais comme toute personne insécure j'ai besoin d'être sécurisé, de savoir que ce que je fais ou pense est correct. En fait, j'ai surtout le sentiment que j'ai réellement besoin de quelqu'un pour me tenir la main continuellement, comme si j'étais incapable d'agir par moi même. Ironiquement, je ne suis pas quelqu'un d'influençable alors l'avis des autres ne devrait pourtant pas avoir d'influence directe sur moi.....mais dans les fait c'est bien le contraire qui se produit. Disons que ma personnalité est quelque peu contradictoire ou simplement que j'arrive moi-même très mal à savoir qui je suis réellement. Tout ça pour dire que le fait d'en apprendre sur quelqu'un ouvre en même temps les portes sur la connaissance de soi. L'élève en a autant à apprendre au professeur que le professeur en a à apprendre à l'élève....

vendredi, octobre 21, 2005

Jours 207 à 209- Vivre: art de/savoir

La vie. C'est bizarre, j'ai du mal à me l'expliquer mais aujourd'hui je me sens vivant, je me sens bien. Bon, il y a toujours cette parcelle de désespoir mélangée avec un soupçon d'écoeurement à la simple idée que j'ai du me présenté à mon cours d'analyse de ce soir, mais pourtant j'ai l'impression que ce soir en allant au lit, je vais être là et me dire que finalement j'ai passé une bonne journée.

Enfin, je ne sais pas trop comment décrire ce sentiment. Je me dis que le soleil y est peut-être pour quelque chose, mais en même temps je dois tout de même avouer que les circonstances sont peut-être encourageantes pour une fois. Mais bon, le fait est que je me sens bien, tout simplement. J’aimerais arrêter de me poser des questions et en profiter plus. On dirait que pour moi un sentiment comme celui-là est trop rare dans ma vie pour que je puisse le laisser arriver sans me poser de questions. C’est tout de même bizarre. C’est comme si mon cerveau cherchait à tout prix à trouver quelque chose qui ne fonctionne pas dans ce petit bonheur afin de me faire dire que finalement je me suis trompé. Le cerveau agit comme une loupe sur les défauts.

En y pensant, j’ai réalisé que finalement j’avais plusieurs petits plaisirs dans la vie et que finalement, j’étais plus facile à rendre heureux que je ne le pensais. Prendre une douche très chaude, me lancer sur mon lit en revenant de l’école, écouter certaines chansons, passer du temps avec mes amis, faire des bulles….en bout de ligne ça ne prend pas grand-chose pour que je sois heureux, ou du moins pour que je me sente bien. Mais pourtant, j’ai l’impression que j’ai tout de même un grande dépendance dans ma vie, et c’est fort probablement la pire de toute : j’ai besoin des autres.

En fait, j’en suis venu à cette conclusion lorsque j’ai pris conscience du fait que ma vie est visiblement très vide. Comme je le dit souvent, je suis bien seul parmi des milliards d’autre individus tout autant isolés que moi. Sentiment d’inaccessibilité dans ma relation avec les autres, impression que finalement je nage dans une sorte de désert qu’on ne pourrait même pas appelé ainsi puisque donner un nom serait déjà lui donner beaucoup trop de présence. Le vide est donc la chose qui prend le plus de place dans ce foutu univers. Enfin, tout ça pour dire que finalement, j'ai réalisé que j'avais besoin des autres afin de comprendre que j'existe. C'est comme si le fait d'avoir des personnes autour de moi avec qui je peux finalement entrer en relation me permettait de me situer, au moins par rapport à ces personnes, dans un environnement que je ne connais pas. On dirait que depuis mon déménagement j'ai cessé d'être, cessé d'exister. C'est comme si tout ce que je suis et tout ce que je connais avait été mis de côté, question d'être mieux réutilisé plus tard. J'ai appris à créer des liens ici, et j'en suis heureux, mais d'un autre côté je me sens toujours loin. Les relations que j'entretiens depuis que je suis ici sont toutes simples: amitié, affection, confiance......

Je ne sais comment le qualifier. En fait, ce petit bonheur qui semble me donner des ailes, un ami m'a dit qu'il sagissait du sentiment que l'on appelle amour. Enfin, j'ai l'impression que tout cela est bien loin derrière moi. C'est comme si depuis le jour fatidique où j'ai repris malgré moi la vie de célibataire, ce sentiment avait été oublié par mon cerveau, fort probablement afin de laisser les choses cicatriser convenablement. De l'affection j'en rescent, un sentiment de bien-être en présence de quelqu'un aussi, mais de l'amour sincère, à ce que je me souvienne, cela ne s'était pas reproduit. Carapace ou simple adon? J'en sais trop rien, mais n'empêche que j'ai de plus en plus de mal à m'y faire. En fait, ces derniers jours j'ai rescenti quelque chose que je n'avais pas rescenti depuis fort longtemps. En fait, je dois avouer que l'`évidence s'est présentée d'une façon bien étrange. Je ne veux pas entrer dans les détails, mais disons que mon cerveau semble avoir de la difficulté à bien saisir la différence entre une situation plaisante que je vis à un moment précis et une situation tout aussi plaisante vécue auparavant. Je crois que j'ai rescenti cette semaine ce que je n'avais réellement rescenti pour personne d'autre depuis LA rupture qui s'est passée, précisons le, il y a aujourd'hui 3 mois jour pour jour.

C'est bizarre quand même quand j'y repense avec du recul. On dirait qu'une fois de plus, mon humeur oscille entre une impression de bonheur et une impression de malaise...En fait, je réalise surtout que si je ne suis pas certain de mon bonheur, je ne suis pas plus certain de mon malheur, ce qui fait que dans un cas comme dans l'autre, je ne suis pas plus avancé...Apprendre à vivre, apprend comment bien vivre, maîtriser ce qu'il y a à savoir et à faire, pénible tâche en perspective, mais le fait est que je sais ce que j'ai à faire.

mardi, octobre 18, 2005

Jour 204 à 206- Quoi de neuf?

C'est vraisemblablement LA question. Enfin, il m'arrive parfois de me demander pourquoi je la pose, ou du moins je m'imterroge souvent si je la pose plus par politesse que par intérêt sincère. J'suis égocentrique faut croire. Alors, la question est maintenant posée: ''Quoi de neuf??''. Comme à l'habitude, la réponse classique à cette question serait ''rien...'' et je crois sincèrement que c'est le cas. Enfin, disons qu'il y a beaucoup de nouveau dans ma vie, mais les situations se représentent toujours alors au risque de me répéter pour une fois je me tais. J'ai l'impression qu'au cours de mes derniers messages je suis plutôt tombé dans l'anecdotique. D'une certaine façon, ce n'est pas quelque chose de mal puisque ce que je rescent est causé par ce que je vis, donc que je le veuille ou non je ne peux pas faire grand chose pour ça. Cependant, le fait est que de décrire uniquement les détails de ce qui m'arrive, ou finalement les détails tout court, ça m'énerve.

J'ai vraiment l'impression de vivre dans un cercle. Je sais que j'en ai déjà parlé et tout, mais ces jours-ci l'impression se fait de plus en plus sentir. Sans entrer dans les détails, je vis actuellement une situation A qui, je dois dire, me rend quelque peu mal à l'aise à cause d'événements B qui se dérouent simultanemment. L'ennui, c'est que se présente maintenant une situation A' avant même que la A ne soit réglée. Bref, en plus de se répéter, les choses se succèdent. Avec un peu de chance, tout peut s'arranger mais encore là, j'ai peine à y croire. De toute façon, comme c'est là j'en aurai rapidement par-dessus la tête avant de trouver une solution adéquate.

Il y a cependant quelque chose que je m'explique mal cependant. Malgré le fait que la situation pourrait être beaucoup plus simple et que le fait de ne pas avoir à subbir toute cette pression m'aiderait fort probablement à mettre mes énergies ailleurs (sur mes études, ça serait une bonne idée), je me sens pourtant bien. Je souris comme j'ai rarement sourisé. Et le pire dans tout ça, c'est qu'on est mardi: cours de dessin!!! Je crois que je suis quelque peu dépassé par les événements, prendre quelque peu de recul pourra fort probablement m'aider à y voir plus clair ou du moin, faire un peu de ménage dans ma tête ne fera fort probablement pas de tors.

dimanche, octobre 16, 2005

Jour 203- Développement

Ce soir, je vais me coucher moins niaiseux que je ne l'étais à mon réveil. En fait, je sais pertinemment que c'est le genre de chose que je devrais pouvoir, ou que je devrais tout simplement me dire à chaque fois que je passe au lit...enfin, essaye de me le dire avant de tomber dans un profond coma qui prend généralement fin avant même que je n'ai pu prendre conscience que la nuit est déjà passée et qu'un autre journée se dresse devant moi, quelque part dehors. Mais bon, tout ça pour dire qu'aujourd'hui, j'ai fait un certain pas en avant si je peux me permettre de l'exprimer ainsi.

En fait, la journée à été particulièrement maussade, pour faire changement quoi! En tout cas, le fait est que j'avais des choses à faire aujourd'hui pour mes cours car qui dit étudiant dit également étude et travaux. Heureusement, je peux m'estimer chanceux d'avoir surtout des travaux pratiques à faire, mais de ce côté là l'investissement en temps et en énergie est beaucoup plus exigeant que pour ce qui est de l'étude. L'ennui cependant c'est qu'après avoir passé 5h dans une chambre noire à respirer des vapeurs de produits chimiques servant au développement de photographies, la motivation pour se mettre à l'étude est loin d'être une priorité dans ma tête, quoi qu'en théorie elle devrait l'être. Enfin, le fait est qu'après un long moment à m'enfoncer dans le crâne l'idée répugnante que je devais me mettre au boulot, j'ai finalement choisi de faire la lessive, question de me donner un prétexte pour m'éloigner de la machine du diable: mon ordinateur!

Alors, au programme: Développement socio-affectif de l'élève...Enfin, disons simplement que le terme ''de l'élève'' a fort probablement été ajouté là dans le seul et unique but de faire passer plus facilement le cours dans un programme d'enseignement. Peu importe, le fait est que le cours est intéressant, si ce n'est du fait que je développe une certaine agressivité quand je vais dans le cours...il y a des jours comme ça ( le lundi matin plus particulièrement ) où le brocoli ça te fait pas. Enfin, comme je le disais, le cours est intéressant, surtout à cause qu'en lisant les textes de recherches que la prof proppose (ou impose), j'ai l'impression d'en apprendre un peu plus sur moi. Le lire comme ça dans un texte très impersonnel et surtout très professionnel m'aide un peu à comprendre certains traits de mon caractère. En fait, je trouve que de cette façon, il est plus facile de poser un regard sur soi-même que lorsqu'on se fait lancer ses quatres vérités au visage par une personne qui n'a pas forcement une très bonne opinion de nous et qui est probablement en train de se laisser emporter par la frustration.

J'ai réalisé que finalement que même si je suis souvent là en train de me plaindre de ce que je suis, de ce que je fais, de ce que je n'arrive pas à faire ou de ce dans quoi je m'embarque sans avoir les résultats que je voudrais voir, je ne peux pas toujours rester là à me plaindre. De toute façon, les choses sont ce qu'elles sont, suffit d'apprendre à en faire le deuil. J'ai tendance à me comparer à mes parents ou à des personnes qui, pour moi, sont des modèles de réussite. Si je regarde tout ça rapidement, je disais que la moyenne d'âge de mes modèles se situe autour de 50 ans...pas mal. Je suis rendu à 19, il y a tout de même une différence de 31 ans. Si je fait un léger retour en arrière, je peux dire qu'au cours des 203 derniers jours, j'ai beaucoup progressé. Si on fait un décompte rapide, 31 ans ça se compose de:

  • Un nombre approximatif de 11 315 jours, ce qui n'inclut pas le fait qu'une année sur 1 est une année bisextile.
  • 271 560 heures,16 293 600 secondes où chacune d'elle amène joie, déception, surprise, mécontentement, plaisir,ect.
  • Des milliers de personnes cotoyées
  • Des dizaines de personnes qui disparaissent de notre univers
  • Des milliers d'occasions qui se présentent, des portes qui s'ouvrent, d'autres qui se referment....

En 19 ans, j'ai l'impression d'avoir touché le fond du baril....quelque part il y a quelque chose qui ne fonctionne pas. C'est peut-être mon petit côté capricieux ou, enfin, il y a plusieurs facteurs qui peuvent jouer en ligne de compte, mais le fait est que parfois je me surprend à espérer quelque chose tout de suite que les gens qui sont mes modèles ont mis toute une vie à acquérir... J'ai simplement souvent l'impression que j'ai la fâcheuse tendance à tout perdre ce que j'ai. Mais pourtant, chaque jours on grandit et, à moins d'amputation, on ne peut pas rappetisser. Donc, la logique voudrait que ce que j'ai, je ne le perd jamais, quoi que je puisse en penser, quoi que je puisse en dire...ce que j'ai je le garde et c'est ainsi que je progresse. Rien ne se pert, c'est comme en chimie....La vie sentimentale est peut-être finalement qu'une longue et complexe formule chimique que je ne comprendrai jamais. Mais bon, l'eau peut se boire sans qu'on sache que c'est H2O.

vendredi, octobre 14, 2005

Jour 202- Journée ennuagée avec quelques éclaircies....

Journée ennuagée, très étrange en fait. J'aime pas trop les journées comme ça, quand je préfère de loin me rouler en boule dans mon lit et rester là à ''automner'' comme seul un ours durant l'hiver saurait le faire. Ironiquement, c'est toujours par ces journées où la température à tendance à me foutre le moral à zéro que je sort le plus, les hasards ne sont malheureusement pas trop heureux. Mais bon, rien de catastrophique sinon que le temps est particulièrement morne. Fort heureusement, il y a toujours certaines possibilités d'éclaircie, non pas dans le ciel mais bel et bien dans ma tête car pour la première fois depuis plusieurs jours j'ai réussi à exprimer ce que je pensais réellement.

En fait, j'ai surtout réalisé que dans bien des cas je sais vraiment ce qui ne va pas, mais je n'arrive pas à l'exprimer clairement, alors je préfère laisser tout ça mariner dans mon jus de cerveau et attendre que les choses soient prêtes à servir....finalement une pensée c'est comme une recette qu'il faut faire lentement pour bien la réussir. Mais bon, pour en revenir à ce que je disais, j'ai bien réfléchis à ma situation, ou enfin à ce que je vis ces jours-ci pour me rendre compte que finalement mon problème n'est pas nouveau. En fait, j'ai l'impression que ma vie est une accumulation de sentiments de déjà-vu, sorte de jour de la marmotte puissance dix... C'est fou pareil quand j'y pense, c'est comme si j'avais fait le tour de ma vie en 19 ans et que maintenant tout se répétait avec seulement quelques détails qui changent. Ironiquement, j'ai déjà dit la même chose il n'y a pas si longtemps, preuve que les choses semblent toujours se répéter.

J'ai de la difficulté parfois à savoir où j'en suis. En fait, je devrais plutôt dire que j'ai parfois de la difficulté à assumer parfaitement les situations dans lesquelles j'ai tendance à me foutre et, bien entendu, à m'y planter allègrement. Enfin, faut croire que ma vie est ainsi faite. Mais d'un certain côté je me dis que si je me plante c'est peut-être simplement parce que je ne suis pas exactement prêt. Disons que jusqu'à présent c'est la meilleure solution qui se pose à moi. Je réalise surtout que j'ai de la difficulté à réellement croire en ce que je fais, croire en moi...bref il m'est difficile d'espérer quelque chose et d'y croire sincèrement. J'ai tendance à croire facilement en fait, donc ce que j'ai dit n'est pas tout à fait vrai, mais dans la mesure où je suis très rapidement désillusionné, tout devient alors cohérent. J'ai tendance à prendre pour acquis que les choses sont ce qu'elles sont et ce qu'elles resteront toujours, alors je me dis qu'un échec en entraîne un second et un troisième...évidemment les exceptions sont toujours les bienvenues, mais d'un autre côté, c'est ainsi. L'ironie dans tout ça c'est vraiment comment j'ai compris tout ça...

J'ai été invité ce soir chez une amie. Raison: Inconnue! J'envisageais plusieurs scénario dans ma tête, sans trop me faire d'attentes, au cas ou.... Alors donc, j'vous passe les détails mais le fait est que je me suis retrouvé avec des personnes que je ne connaissais pas pour écouter une représentante parler de certains services que l'on peut utiliser....enfin, la grosse histoire pour en venir au fait que je suis resté sceptique. Le doute m'habite faut croire, enfin, je dis ça mais dans ma tête il est facile d'inventer une grande compagnie multinationnale qui a un chiffre d'affaire de presque 1 milliard de dollars par an mais dont personne n'aurait entendu parler pour la seule et unique raison qu'ils préfèrent la publicité par le bouche à oreille....enfin, avis personnel, la crédibilité des gens est toujours quelque chose que je remet en question. Tout ça pour dire que malgré le fait que dans ma tête il y avait sans cesse un gros ''ARNAQUE'' qui clignottait en rouge fluorescent, j'ai tout de même trouvé admirable de voir à quel point on pouvait croire en quelque chose, avoir la certitude que c'est la bonne chose. En fait, la seule fois où j'avais vraiment eu cette impression c'était en secondaire 5, en discutant avec une de mes amie qui est d'une autre religion. De la voir parler de sa religion avec une étincelle dans les yeux m'avait toujours fasciné, voir à quel point elle était persuadée de détenir la vérité et que ce qu'elle faisait était LA chose à faire...Mais bon, je suis athé et je ne m'en plaints pas, mais d'un autre côté la notion de ''foi'' est peut-être quelque chose qui me manque. J'envie parfois les gens qui ont une ferme conviction car je sais que moi je n'en ai aucune, par rapport à rien, ou du moins rien de positif réellement. Je suis plutôt confiné dans ma propre négativité...et à cause de tout ça je perd des gens....

Les choses ne cessent d'évoluer, j'me laisse aller....je regarderai derrière plus tard....

Jour 201-Le retour du balancier

Je dois dire que chaque fois je me retrouve surprise de voir à quel point les choses peuvent changer du tout au tout en un temps record. Changement de situation, c’est le retour du balancier. Dans le cas présent, le décompte exact se situe à environ 3h48 minutes et quelques secondes. Raison particulière? Apparemment non, sinon peut-être le manque de sommeil ( qui coïncide ironiquement avec cette même période de temps ) qui fait que mon attention est à peu près partout sauf sur ce qui pourrait me faire aller plus mal. Encore là, certaines clarifications s’imposent.

Est-ce que j’allais réellement mal? J’en sais toujours rien, mais le fait est que mon humeur est tellement instable et qu’un petit rien peut avoir une si grande influence qu’il est parfois difficile pour moi de vraiment déterminer si les choses vont simplement mal ou si ce n’est qu’une passe négative où je n’arrive pas à voir les choses positives. En fait, comme un ami me l’a dit dernièrement, ‘’toute chose à un bon côté, excepté la musique country’’. Je crois qu’en ce qui me concerne, j’arrive à voir ces points positifs sans avoir de problèmes, mais il m’est difficile de m’enlever de la tête que certains trucs ne vont pas comme je l’aimerais.

Qu’est-ce qui ne va pas n’est pas vraiment la questions parce que d’une façon ou d’une autre, la liste serait tellement longue à énumérée que j’en serais encore là après la date où, logiquement, je pourrais prendre une retraite que je ne prendrait finalement pas puisqu’au lieux d’aller travailler je serais resté là à énumérer toutes les situations dans laquelle j’en viens à me poser des question. Parti comme c’est là, j’ai beaucoup plus de chance que ma carcasse de fossilise et survive au temps que ce que je pense soit repris un moment donné. Enfin, je ne me prétends pas philosophe, loin de là mais j’ose croire qu’il existe malheureusement quelqu’un quelque part qui doit avoir des réflexions semblables aux miennes. À ma connaissance, la seule personne dont j’ai réellement entendu parler et qui a une pensée qui s’approche beaucoup de la mienne est le philosophe allemand Friedrich Nietzsche. Pas mal tout de même, surtout quand on considère sa moustache avec laquelle on aurait fort probablement pu décaper le pont d’un paquebot mais principalement parce qu’il est mort complètement fou. Enfin, j’espère qu’un meilleur sort m’attend pour les années à venir, quoi que j’ai souvent pensé que devenir fou(ou simplement faire semblant de l’être) pourrait peut-être m’éviter d’avoir à faire face à certaines situations devant lesquelles je me retrouve trop souvent et avec lesquelles je ne me sens pas particulièrement à l’aise….fuir n’est pas la solution mais rester là à se demander comment il faudrait réagir ne l’est pas non plus alors, aussi bien prendre celle qui limite les dommages.

Je ne sais pas comment je réagirais si je me retrouvais en face de quelqu’un qui pense comme moi. Parfois il m’arrive même de me dire que je voudrais l’éviter le plus possible. Mais bon, sachant que cette personne ferait la même chose, il est assez naturel que j’adopte une bonne conduite face à cette personne. En fait, se serait comme recevoir directement ce que j'envoie, avoir une impression de quelqu'un qui est en fait une impression de moi, mais tout ça avec un regard extérieur. Enfin, je crois que j'ai de la difficulté à l'exprimer réellement mais dans ma tête c'est bien précis, pour une fois du moins.

Alors je me sens.....ni libéré ni heureux, mais disons simplement que je suis dans un état qui ne se compare en rien à ce que j'ai vécu par les jours précédents et qu'en bout de ligne, c'est tout ce qui est réellement important. Je remonte la pente, voilà tout!

jeudi, octobre 13, 2005

Jours 199 et 200- Question du jour

L'avantage d'une carte est qu'elle permet, avec un sens de l'orientation le moindrement développer, de s'orienter en terrain inconnu. Alors la question se pose: À quand la carte de mon cerveau? J'aimerais bien le savoir. Quoi que, d'un autre côté, il faudrait encore savoir si je désires réellement me retrouver dans mon fouillis cervical parce qu'en était confus et bien perdu, les choses n'avancent pas, mais elle ne reculent pas non plus. En fait, dans ma situation, le problème relève exclusivement de moi alors la chose à régler vient de moi et elle dépend de moi, voilà!

Pourquoi les choses simples doivent-elles toujours devenir aussi complexes? En fait, j'devrais surtout me demander pourquoi j'ai cette tendance à tout dramatiser. La réponse, je ne la connais malheureusement pas, mais au moins je sais ce que je fais, c'est déjà bon. J'ai toujours dit que le plus difficile pour résoudre un problème est toujours d'identifier le problème lui-même....pour ce qui est de la source, c'est un peu plus complexe et mon cerveau ne me permettra sûrement pas de l'identifier avec précision, mais le fait est que j'ai souvent tendance à tout prendre sur mon dos, plus facile et beaucoup plus efficace que de blâmer les autres. Enfin, je radote, encore et toujours. Le fait est que plus les choses vont, et plus j'ai l'impression que ma vie est routinière. Seul le contexte, les noms et certains détails viennent à changer mais pourtant c'est toujours du pareil au même, comme si mon histoire était un genre de boucle sans cesse en mouvement. Je dois avouer que j’en ai sincèrement par-dessus la tête.

Encore une fois aujourd’hui j’ai dû faire face à LA problématique suprême en art : la question de l’autoportrait. J’en ai souvent parlé puisque la question s’est souvent présentée. Disons simplement que les professeurs ne sont pas très imaginatifs quant à leurs thèmes à aborder dans les cours. J’en suis toujours au même point qu’avant, toujours les mêmes appréhensions face à ce que ça donne, les mêmes idées par rapport à l’idée même d’autoportrait. Cependant, j’ai l’impression que ce travail d’introspection a quelque chose d’un peu positif puisque certains éléments sont toujours présents. En tout cas, disons juste que malgré le fait que je suis assez instable côté humeur, la façon dont je me perçois reste sensiblement la même. Je dois avouer que j’aime cette constance dans ma perception, probablement la seule chose qui soit réellement stable dans ce que je suis. Pourtant, encore là j’ai l’impression de devenir prévisible dans ce que je fais, être ce que je suis a de moins en moins d’intérêt à mes yeux. J’aimerais tellement être quelqu’un d’autre parfois, non pas pour fuir mes problèmes, mais simplement pour voir ailleurs comment les choses pourraient être. Je ne veux pas comparer ou quoi que ce soit, je veux simplement être en mesure de voir autre chose, simplement pour me changer les idées. Mauvaise idée peut-être, surtout en considérant que ma tête est sur le point d’exploser tellement je ne sais plus quoi penser…

Tout peut être si clair parfois sans même qu’on sache de quoi il est question…

mardi, octobre 11, 2005

Jour 198- Apprentissage

La gestion du temps est tout de même quelque chose qu’il faut maîtriser. Je dirais que je me débrouille relativement bien, fort probablement parce que je suis quelqu’un de naturellement stressé et que le travail de dernière minute sous une pression excessivement forte ne m’intéresse pas le moins du monde. Cependant, j’ai la fâcheuse tendance à toujours oublier que certains facteurs peuvent jouer contre moi, facteurs autres ou facteurs X on peut dire. Enfin, le fait est que les imprévus sont généralement assez nombreux à croiser ma route, à mon grand désarrois. Mais bon, tout cela pour dire qu’un voyage en métro qui devrait logiquement prendre 35 minutes peut facilement en prendre 55 et impliquer une dépense de 52,20$ en taxi Montréal/Melocheville. Arnaque je dirais, surtout lorsqu’on considère que le tarif de l’autobus qui effectue le même trajet avec un chauffeur tout aussi bête mais qui comprend le français doit tourner autour de 5,00$ avec un semblant de service beaucoup plus efficace.

Le fait est que je remet désormais ma prudence en question. J’ai l’impression que malgré mes précautions, je n’arrive pas toujours à m’en sortir de la façon dont je le voudrais. J’ai beau me prémunir du mieux que je le peux afin de survivre à chaque situation, il ne reste bien souvent en effet que le terme ‘’survie’’ pour décrire mon état après avoir vécu certains événements. Enfin, rien de drastique, ma vie n’a vraisemblablement jamais été en réel danger de mort ( à quelques reprises oui cependant, mais bon, je n’ai pas envi de m’attarder sur une anecdote aussi banale ). Alors me voilà donc en train de me demander si j’ai réellement fait tout ce qu’il fallait car évidemment mon fond de culpabilité refait surface à chaque fois que quelque chose ne tourne pas comme je l’aurais voulu. L’inévitable questionnement à savoir si j’ai fait correctement tout ce que j’avais à faire, si mon degré de sécurité était correct…tous ces détails à considérer en plus des innombrables questionnements à savoir ce qui serait arrivé si j’avais fait tel ou tel choix et ce qui n’aurait pas eu lieu si j’avais pris telle ou telle décision. Mais bon, encore une fois, je baigne jusqu’au cou en pleine crise du A+B=Univers des possibles.

Il m’arrive parfois de me demander ce que les choses auraient été advenant que j’aurais pris d’autres décisions dans ma vie. Je sais que ce jeu est stupide, utopique même, mais en même temps j’ai l’impression que comme ça je me serait évité bien des erreurs. Invariablement, une bonne action en engendre une autre mais implique par le fait même l’arrivée de nouvelles erreurs qu’il serait possible de commettre. Cependant, mon cerveau tente de ne pas y penser, se contentant généralement d’imaginer ce qui serait advenu si je n’avais pas commises celles qui ont été commises.

Plus j’y pense et plus je réalise que je me suis trompé ici une fois de plus. Est-il réellement question d’erreur? Qu’est-ce qui différencie réellement une erreur d’une mauvaise expérience ou simplement de quelque chose qui a mal tourné. Dans un cas comme dans l’autre, il est évident que quelque chose a mal été, mais le fait est que l’expérience permet toujours de grandir. Enfin, si nous n’en grandissons pas, ce sont fort probablement aux autres que l’expérience sera profitable. On apprend de nos erreurs comme on dit. Pourtant, j’aime apprendre, j’ai besoin d’être stimulé intellectuellement, de me poser des questions, de chercher des réponses et tout le tralala, mais pourquoi ai-je si peur de me tromper si c’est l’une des meilleures façon d’apprendre? Je n’en sais rien, fort probablement à cause de mon éducation ou d’un truc du genre, ou sinon peut-être que la réponse consiste essentiellement en ce que j’ai appris aujourd’hui : le prix de l’apprentissage commence à 52,20$!

lundi, octobre 10, 2005

Jour 197- Révolution...évolution

J’ai toujours considéré les jeux vidéos comme étant un passe temps plus ou moins inutiles, fort peu instructif et loin d’être réellement stimulant au niveau de l’esprit. Enfin, du divertissement de catégorie A si on veut. Mais bon, à chacun son truc comme on dit, mais pourtant je dois avouer que cette fois j’ai du me faire à l’idée qu’une conception était souvent trop facile à conserver à tord. J’réalise que j’ai parfois du mal à passer par-dessus des idées que je me fais parfois sans connaître réellement de quoi il est question. Une mauvaise expérience ne rend pas une chose mauvaise ou réellement désagréable pour autant.

Difficile d’admettre qu’on puisse se tromper sur quelque chose, c’est peut-être pour ça que j’ai bien souvent peur de réessayer, peur de voir que finalement j’ai eu tors de penser quelque chose et encore plus peur d’avoir à l’admettre. Pourtant sur ce coup, j’étais loin de la vérité. En fait, je dois même dire que je m’étais fait une idée avant même d’avoir essayé, ce qui est fort probablement la pire chose qui puisse arriver dans un monde où la nouveauté est l’une des choses qui compte le plus. Préférer quelque chose de plus vieux, c’est normal et tout à faire correct, mais de se borner à cela sans essayer autre chose pour la simple satisfaction d’avoir fait une expérience, ça peut devenir problématique.

Donc voilà, ce soir j’ai eu droit à une intense séance de Dance Dance Revolution. Le principe est simple : on a un jeu vidéo à jouer avec les pieds, suivre un rythme qui apparaît à l’écran. Perte de temps si on veut, mais d’un certain point de vue, ça permet de travailler non seulement la coordination des mouvements mais aussi l’intelligence musicale et rythmiques(je dois avouer que mon travail sur la théorie des intelligences multiples m’a un peu fait un lavage de cerveau). Mais bon, tout ça pour dire que j’ai été confronté à mes préjugés ce soir et que j’ai du me raviser sur l’idée que j’avais d’inscrite dans ma tête par rapport à ce sujet. Enfin, ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres mais je dois dire que depuis quelque temps je vis plusieurs surprises en lien avec mes préjugés. D’une certaine façon, je me dis que c’est bon signe si j’arrive à les supprimer ou du moins à les rendre moins importants, mais en même temps je trouve quelque peu lamentable le fait d’en avoir, surtout d’en avoir autant.

Je ne suis pas parfait, les gens qui m’entourent ne le sont pas non plus, ça je le sais trop bien. Mais pourtant, j’ai l’impression que j’ai beaucoup de vices et que malgré tous les efforts du monde je n’arriverai jamais à les enrayer tous ou à faire plaisir à tout le monde. Je sais que cela est impossible de toute façon, mais le fait est que je tente toujours inconsciemment de plaire au plus grand nombre de personnes possible, dans la mesure où je peux rester moi-même. Cependant, je sais que plus les choses évoluent, plus j’ai l’impression que pour cela je devrais changer ce que je suis réellement, et je dois avouer que ça m’emmerde au plus hait point de devoir songer à changer ce que je suis uniquement pour une question de ‘’bien paraître’’, surtout quand on considère que la superficialité est fort probablement la chose en ce monde qui m’exaspère le plus.
Je n’arrête pas de me plaindre que je ne suis pas parfait, que j’ai du travail à faire, mais pourtant mes efforts se soldent toujours par un échec lamentable. Mais, quand j’y pense plus en détail, je me rends compte que dans bien des cas, les situations qui m’ont été le plus bénéfiques sont celles où je n’ai pas essayé quoi que ce soit, où j’ai été moi-même. En fait, j’ai de plus en plus la conviction qu’en ne cherchant pas à comprendre j’arrive à saisir beaucoup plus facilement, comme si tout finissait inévitablement par devenir plus clair. À trop chercher on fini par oublier ce que l’on cherche vraiment.

samedi, octobre 08, 2005

Jours 193 à 196- Confiture, confort et confusion

Je dois avouer que sur ce coup là je suis particulièrement fier du titre du message que je laisse aujourd’hui mais qui englobe en fait les quatre jours qui viennent de s’écouler. Il est clair que j’aurai pu ajouter quelques autres mots comme confrontation ou confidentiel, mais le fait est que les trois mots que j’ai ici choisi s’inscrivent beaucoup mieux dans le contexte que j’ai vécu dernièrement. Parfois il m’arrive de me demander si les choses ont bel et bien une raison d’être ou si elles agissent selon une loi quelconque inscrite quelque part sans qu’on puisse réellement la saisir de A à Z. Enfin, disons simplement que les heures qui se sont écoulées depuis l’envoie de mon dernier message pourraient ressembler quelque peu à une recette, d’où la présence du mot ‘’confiture’’ dans le titre ( cette explication s’imposait car il est vrai qu’il a été moins souvent abordé dans mes messages sur le blog et aussi qu’il semble être à des années lumières des deux autres mots qui figurent également dans le titre).

Le principe de la recette est fort simple : on prend des ingrédients que l’on manipule selon certaines exigences avant de les mélanger, les transformer en vue de pouvoir les consommer. Le mot le plus important reste tout de même la consommation. Disons tout simplement que les événements des derniers jours peuvent entrer dans la lignée des ingrédients qui, souvent bien malgré moi, s’additionnent sans cesse et malheureusement bien souvent beaucoup trop pour que je puisse bien les apprêter à mon goût, de sorte que ce soit profitable.

La confiture est en quelque sorte un bon exemple de ce qui m’arrive. En fait, si on prend un pot de confiture comme il se présente généralement, on peut le décrire tout simplement par un mélange de nombreux ingrédients bien souvent trop complexes pour savoir exactement de quoi il s’agit ( benzoate de sodium ou pectine par exemple ) qui se présente généralement dans un contenant plus ou moins agréable à regarder, une texture agréable et un goût généralement très plaisant. Grosso modo, voilà de quoi à l’air la confiture. Simple, nourrissante et surtout sucrée à souhait, la confiture peut représenter un accompagnement de choix pour une quantité de recettes simples allant du déjeuner au dessert en passant par la collation. À petite dose, c’est un véritable délice, cependant en trop grande quantité il faut se méfier des indigestions, de la quantité de sucre beaucoup trop élevée qui garantie un mal de cœur presque à tout coup ainsi que d’autre problèmes de santé que je ne pourrai pas nommer. Enfin bref, rien de très agréable quand on tombe dans l’excès. En plus, j’ai beaucoup de difficulté à manger sans cesse la même chose pour déjeuner, comme certaines personnes le font. La répétition n’est malheureusement pas pour moi. Mais bon, tout cela pour dire que les jours qui viennent de passer sont en quelque sorte une belle brochette d’événements qui sont plus ou moins liés entre-eux mais qui, à mon avis, viennent qu’à former un ensemble dont je me serais bel et bien passé.

En fait, rien de catastrophique n’est arrivé, rien de triste ou quoi que ce soit, seulement que je crois que j’y suis peut-être allé un peu fort à certains moments et que maintenant que j’y pense, je me sens un peu mal…très mal à dire vrai. L’erreur est humaine mais pourtant j’ai l’impression de l’être beaucoup trop en ce moment. En fait, j’ai surtout réalisé que j’avais beaucoup de principes mais aucune volonté, de quoi en avoir pour des siècles à me morfondre sur mes erreurs ou tout ce qui ne va pas bien dans ma vie. Je sais que j’abuse parfois, je sais que n’agis pas de la façon dont il le faudrait à certains moments, mais d’un autre côté, j’ai peine à y voir clair par moment. J’ai simplement l’impression que tout ce que j’essaye ne porte pas fruit et qu’une fois que j’essaye quelque chose d’autre, c’est à nouveau la catastrophe. Pourtant cette semaine, malgré les erreurs commises j’ai l’impression qu’il m’est arrivé quelque chose de bien, en fait plusieurs bonnes choses. Pourtant, je n’arrive pas à en profiter, à tirer avantage de la situation. J’ai ressenti un bien être vraiment grand, un sentiment de confort incroyable que je n’avais pas vécu depuis bien longtemps mais sans que je sache exactement quoi faire. La peur du ressentiment, de la rancune, de la culpabilité, voilà mon véritable problème en ce moment. La question n’est pas réellement de savoir si je fait une erreur ou pas, en fait j’essai de ne pas me poser la question, fort probablement par peur de voir que je me tracasse vraiment trop pour quelque chose qui n’en vaut pas la peine….

Plus les choses vont et plus je me demande quels sont les critères qui permettent de déterminer ce qui vaut réellement la peine. Une mauvaise expérience peut-elle être profitable? Fort probablement, mais encore là il faudrait se demander si elle serait nécessaire dans quelques cas. J’ai souvent la conviction profonde que toutes les choses que j’entreprend ne me mènerons nulle part, mais pourtant je me lance toujours. Pourtant, c’est généralement en me mettant la corde au cou, en me lançant à l’eau que j’ai vécu quelques une de mes meilleures expériences à vie. Mais maintenant, je ne sais plus quoi penser. J’ai l’impression que pour une fois les choses vont relativement bien et qu’elles pourraient poursuivre. Mais je dois avouer que dans la phrase précédente, le mot ‘’relativement’’ est de trop. J’aimerais tellement que pour une fois les choses marchent bien, vraiment bien mais sans que j’ai un rapport réelle dans ce bon fonctionnement. En fait, j’ai l’impression que j’aimerais être beaucoup plus figurant dans ma vie. Je sais que cela peut paraître stupide, mais j’ai l’impression que j’ai une mauvaise influence sur ma vie, sur mon bonheur. En d’autres mots, je crois surtout que les autres sont beaucoup plus efficaces à me rendre heureux que je ne le suis moi-même enclin à le faire. C’est comme si chaque personne de mon entourage arrivais à me rendre un peu plus heureux, à me faire sourire davantage…bref à me faire oublier un peu plus que la vie n’est pas toujours rose et que tout ne peut pas aller comme je le veux. En regardant les gens de mon entourage, je réalise cependant que si je n’arrive pas à faire mon propre bonheur, j’arrive bien souvent à faire le leur, ou du moins à contribuer à les mettre de bonne humeur. Peut-être m’apprécie-t-on plus que je ne veux réellement le croire…ou disons tout simplement que les gens ont peut-être appris plus facilement que moi à m’apprécier.
Alors voilà, je me retrouve maintenant dans une situation où je ne sais pas trop quoi faire, pris entre cette envie profonde d’aller de l’avant pour savourer encore plus ce bonheur que j’ai et la peur de tout foutre en l’air comme c’est déjà trop souvent arrivé. Confusion et Confucius…je dirais qu’actuellement j’aimerais sincèrement être un grand sage ou simplement un chinois obèse.

mercredi, octobre 05, 2005

Jour 192- Damnation et purgatoire

J'ai l'impression que la mort serait moins cruelle que de me lever chaque mardi matin. Si plusieurs détestent les lundi, j'ai l'impression que le mardi est le jour que je déteste le plus. Enfin, il y a toujours cet instant béni où il est impossible de réellement saisir l'espace-temps, moment précis où tout est tellement flou que le simple sentiment d'exister se mélange avec la sonnerie du réveil. Quand la conscience revient cependant, c'est là que les choses se corsent et que les mots ''ha merde pas encore un cours de dessin'' font rapidement surface.

Je n'aurais jamais pensé pouvoir détester un cours à ce point, et pourtant. En fait, je ne pourrais pas dire pourquoi je n'aime pas de cours car j'aime bien dessiner. Je crois cependant que mon aversion vient du fait que j'ai tendance à toujours vouloir tout réussir et que visiblement pour l dessin je ne suis pas encore rendu à ce stade. Enfin, disons que le plaisir s'efface rapidement lorsqu'il est question d'évaluations, c'est malheureusement la dure réalité de l'école. Le critère de performance étant malheureusement présent, il est difficile d'en faire abstraction et de se concentrer sur autre chose. Tout serait si simple si on n'avait pas à vivre dans le regard des autres et encore moins dans montre propre regard en fonction des autres. J'ai la fâcheuse tendance à me comparer à ceux qui m'entourent: mauvaise idée. Personne n'est au même niveau, peu importe de quoi il est question alors les comparaisons sont quelque peu inutiles. Mais pourtant, se fixer un objectif est parfois bien plus décevant qu'encourrageant. On dirait que peu importe le but qui est l'objet de ma convoitise, j'ai le sentiment que je n'y arriverai pas.

On m'a dit que j'étais trop coincé, trop cérébral et que j'avais trop peur de me tromper. Bonne chose ou mauvaise chose?? Aucune idée, le fait est que ça ne m'avance pas trop. Tenter d'y remédier serait en même temps renier ce que je veux, ce que est moi et qui fait que ce que je cré est ma création et pas celle du voisin. Ma personnalité n'est pas totalement définie j'ai l'impression, mais pourtant dans ce que je fais il y a une constante. En fait, plus j'y pense et plus je crois que par l'analyse de mes productions on pourrait très facilement tirer les grandes lignes de mon MOI, trouver à travers l'oeuvre ce que l'auteur est, pense et fait.

J'ai essayer de me laisser aller un peu plus. Le résultat fut en quelque sorte concluant. Rien d'épouvantable n'en est sorti mais en même temps j'avais l'impression de ne pas me reconnaitre et de simplement faire ce qu'on me disait de faire plutôt que de faire ce que je désirais réellement faire. J'ai besoin de temps tout simplement, ma démarche est-elle si inadéquate? J'en sais trop rien, mais le fait est que j'ai du mal à suivre le rythme. Libération du stress et diminution des frustrations sont au rendez-vous, après tout l'erreur est humaine et la perfection n'est pas de ce monde(jusqu'à preuve du contraire), mais d'un autre côté est-ce vraiment ce que je veux faire? J'ai de plus en plus la conviction que non. Le choix est à faire entre la facilité et la complexité. Inévitablement je choisi(comme toujours) la complexité sans trop savoir pourquoi: la nature ne s'explique malheureusement pas toujours...Voilà,c$'est mon petit enfer hebdomadaire.

La fin du cours s'annonce toujours comme une véritable bénédiction, ou du moins comme une entrée au purgatoire si on se fie aux étapes de la Divine Comédie. Enfin, le retour chez-soi s'annonce toujours des plus agréables après une telle épreuve(et le terme est bien choisi). Mais bon, comme on le dit si bien ici mais pas en Suisse: faut passer à travers. Enfin, les choses se placent rapidement à la sortie, tout redevient normal, la tension descend et on fait tout ce qui est en notre possible pour oublier que la semaine suivante il y aura un cours.L'oubli est une arme de choix pour les maux de toutes sortes!

mardi, octobre 04, 2005

Jours 190 et 191- Home...sweet home

Une fois de plus me revoilà ici pour une période de temps indéterminée. Enfin, l'école et ses multiples charmes, quoi demander de mieux?? Je me retrouve à nouveau dans mon environnement, chose étrange après avoir passé toute une fin de semaine dans une maison qui est la mienne sans que j'ai le sentiment de l'habiter.

Tout au long de la fin de semaine, j'ai eu l'impression d'être en visite dans un monde qui m'était inconnu mais que je connaissais bien. Le sentiment reste quelque peu bizarre, surtout en considérant que j'habite cette maison depuis près de 12 ans. Pourtant, malgré tout l'accueil de mes parents, tous les recoins si familiers et toutes les petites choses qui ont faites partie de ma vie durant les dernières années (pour ne pas dire toute ma vie), j'avais l'impression d'être chez des étrangers que je connaissais bien. C'était comme si j'étais dans un endroit complètement nouveau mais que je connaissais déjà par coeur, sorte d'impression de déjà vu, malaise compris. Difficile de s'habituer à l'idée que j'ai deux maisons maintenant. Je crois que je comprends un peu mieux ce que peuvent ressentir les enfants lorsque leurs parents divorcent. C'est comme si j'avais divorcé de ma famille, mais seulement pour m'en éloigner, plus par devoir que par choix.

Les responsabilités, les devoirs, les obligations...petits cadeaux de bienvenue dans le monde des adultes. Enfin, c'est toujours moins chiant que la fameuse taxe de bienvenue pour les nouveaux arrivants, mais n'empêche, on s'en passerait volontier. Une fois les règles établies, ne reste plus qu'à faire avec, malheureusement. Mais pourtant, est-ce qu'il est possible de s'en sortir? Je me le demandes parfois. Disons que j'arrive (particulièrement souvent depuis quelque temps) à contourner les règles que je me fixe alors je me dis que parfois il serait possible de déjouer certaines autres qui ne sont pas de mon ressort. Enfin, je ne sais pas quoi en penser. Disons que parfois j'ai l'impression que je ne sais plus où donner de la tête, trop de nouveautés à gérer...trop peu de temps, trop peu de sommeil...sommeil.....

Je ne sais pas si le fait de dormir peut m'aider à résoudre certains problèmes autant dans ce qui m'arrive que dans ce qui se passe à l'intérieur de ma tête, mais le fait est que c'est un droit, et je le prends.

dimanche, octobre 02, 2005

Jours 186 à 189- Dépendance

Je sais que je n'aime pas le dire et que je préfère de loin de même pas y penser, mais je dois dire que ma vie est malheureusement constituée d'une longue série de dépendances qui en bout de ligne sont plus connectées les unes aux autres que je ne voudrais le croire. Enfin, tout est intiment lié pour finalement en venir au fait que m'enlever quelque chose revient pratiquement à tout m'enlever.

En fait, j'en suis venu à cette conclusion cette semaine principalement parce que j'ai été confronté à l'une des situations les plus difficiles qui me soient arrivées depuis mon déménagement. Je ne veux pas m'étendre sur le pourquoi du comment, mais enfin, j'ai été coupé d'internet depuis déjà quelques jours, ce qui explique le retard que j'ai pris ici ( c'est lamentable, j'suis encore en train de me justifier à moi-même....parofis je me demande ce que j'ai tellement à me prover). Mais bon, tout ça pour dire que le fait de ne plus avoir accès à l'internet m'a complètement coupé de ma réalité quotidienne: plus de mails, plus de contact avec plusieurs de mes amis, plus d'endroit où passer mes temps libres, plus accès à des informations sur certains cours...enfin, privé de bien trop de commodités pour que le changement ne passe inapperçu.

Changement cruel, trop radical. Enfin, disons qu'il faut rapidement s'habituer à la situation. On ne réalise généralement pas à quel point la capacité d'adaptation est développée cependant. Bref, on fini toujours par s'arranger, trouver moyen de négocier avec la chose en question. Disons surtout que le fait de n'avoir rien d'autre à faire donne un excellent prétexte à l'étude, aux corvées ménagères et aux autres trucs qui généralement sont très loins dans ma liste des préoccupations. Je n'aurai jamais cru qu'il était possible d'avoir autant de plaisir à faire la vaisselle, ironiquement.

C'est pourtant quand on est coupé de toutes les personnes qui nous sont chères qu'il nous semble que tout est si loin et qu'on est vraiment seuls. J'ai souvent l'impression que je ne suis pas un très bon confident. À défaut de pouvoir dire ce que je pense à quelqu'un, j'évite d'y penser et, par le fait même, de me torturer comme je le fais si bien. D'un certain point de vue, c'est tout de même une bonne chose puisque je me suis vraiment rapproché des gens que je cotoie à l'université, chose qui ne se serait fort probablement pas passée si j'étais resté chez moi à angoisser sur la situation précaire des relations très proches que j'entretiens avec des personnes que j'adore mais que j'ai l'impression de délaisser complètement par mon manque de présence à leurs côtés.J'aime la solitude, prendre du recul, mais pourtant, j'aime cette solitude quand je peux choisir de la prendre et non quand elle m'est imposée. J'suis plus dépendant des autres que j'le laisse paraitre. Comme j'ai une estime de moi assez basse et un sentiment d'insécurité assez récurant, j'ai besoin de me faire dire que ce que je fais est correct,que j'agis bien...j'aimerais tellement être plus autonome sur ce point.

Idéalement, je devrais me débarasser de mes dépendances ou du moins m'arranger pour que l'importance qu'elles ont dans ma vie diminue, mais d'un autre côté est-ce que je peux vraiment me débarasser de mes amis? Certainement pas. Est-ce que je peux me débarasser du seul moyen que j'ai pour communiquer avec eux? Pas plus. Alors me voilà pas plus avancé.Les choses ne vont jamais comme je le voudrais, pourtant j'arrive souvent à sentir les choses de loin...sorte d'intuition je crois. Enfin, disons que j'ai un tallent particulier pour faire tout planter...

J'ai l'impression de ne pas avoir réfléchi depuis la dernière fois que j'ai écris, c'est comme si ma tête s'était momentanement vidée et je dois dire que je n'aime pas trop la situation car je sens que j'arrive à en dire plus long sur un fait banal qui ne prend que quelques secondes que sur les 4 derniers jours qui se sont écoulés. En fait, je crois surtout que ce que j'aurais à dire relèverais particulièrement de l'anecdotique plutôt que de la réflextion ''constructive''(et encore là c'est à voir), donc je m'abstiens. De toute façon, si la chose se représente et qu'elle est pertinante, j'en prendrai note.

Jour 185- Volonté

Plus j’essaye et moins je réussis. Je sais que je vais encore me faire ramasser par mes amis pro optimisme qui n’en peuvent plus de me voir dans un état qui s’apparente fort probablement à la dépression; mais pourtant les faits sont là. Chaque tentative que je fais s’avère être un lamentable échec. Enfin, pas sans tous les domaines, mais sur certain points plus particulièrement, je dois avouer que j’ai cette fâcheuse tendance à me planter à tout coups.

Les gens me demandent pourquoi j’agis de telle ou telle manière. Est-ce que j’ai vraiment le choix? Je n’ai jamais eu l’occasion de croire que quelque chose pouvait bien marcher, alors pourquoi commencerais-je cette fois-ci? À trop me fixer d’attentes comme je le fais malheureusement trop souvent, on ne fait que s’empoissonner la vie. À trop se protéger on n’arrange pas les choses non plus en fait. C’est tout ou rien!

Je voudrais…

J’en demande trop peut-être? Pas assez réaliste? J’ai souvent l’impression de vivre dans un monde qui n’est que le mien, que personne d’autre ne peut comprendre, peut-être parce que je ne leur donne pas la chance de le comprendre, étant dans l’incapacité de le faire moi-même. J’aimerais que les gens puissent m’accepter, autant avec mes qualités qu’avec mes défauts. Personne n’est parfait, j’en ai conscience. En chaque personne que j’apprécie je pourrais nommer un défaut. Mais pourtant, j’ai le sentiments que pour bien des gens, la simple présence d’un léger défaut suffit pour qu’ils veuillent couper les ponts. Je remet souvent en question ma part des responsabilité dans ce qui m’arrive. En fait, j’ai surtout le sentiment que dans la majorité des cas j’en arrive à des conclusions qui sont faussées par mon manque de confiance en moi : beaucoup plus facile de me blâmer moi-même après tout.

En fait, j’ai simplement l’impression que j’existe, voilà tout. Pour la première fois depuis…peu importe. J’existe, je le sais..je le sais trop. J’ai des hauts, j’ai des bas, j’ai de la peine, de la colère, quelque fois de la joie, des besoins, des droits, des devoirs. Tout y est pour me dire que je suis, j’existe. Pas toujours rose la vie quand on la voit sous cet ange. L’ennui c’est surtout que le cerveau fonctionne exactement comme un ordinateur. Le simple fait qu’un certain fichier soit sur le disque dur nécessite un minimum d’espace mémoire, même si le fichier en question est vide. J’ai parfois l’impression que le simple fait d’avoir conscience de ma vie, de ce que je suis, de mon existence, de mon passé, de mon semblant de présent et de mon futur utopique prend déjà beaucoup trop de place dans ma tête.

Les choses pourraient être tellement simple, mais où en serait l’intérêt? Je voudrais pouvoir dire que tout ça ce n’est pas pour moi, que les choses finiront par bien aller, que tout se replacera, que le Soleil se pointera, que le ciel sera vert et que gazon se mettra à chanter… À quoi bon m’en faire à croire? Je sais que les choses sont ce qu’elles sont. J’aurai peut-être ma chance un jour, mais je sais que sur ce coup-ci, j’ai pendu la mienne et je devrai attendre patiemment et remonter la côte avant de pouvoir y accéder. Un jour je serai heureux, mais pas aujourd’hui.