Jours 193 à 196- Confiture, confort et confusion
Je dois avouer que sur ce coup là je suis particulièrement fier du titre du message que je laisse aujourd’hui mais qui englobe en fait les quatre jours qui viennent de s’écouler. Il est clair que j’aurai pu ajouter quelques autres mots comme confrontation ou confidentiel, mais le fait est que les trois mots que j’ai ici choisi s’inscrivent beaucoup mieux dans le contexte que j’ai vécu dernièrement. Parfois il m’arrive de me demander si les choses ont bel et bien une raison d’être ou si elles agissent selon une loi quelconque inscrite quelque part sans qu’on puisse réellement la saisir de A à Z. Enfin, disons simplement que les heures qui se sont écoulées depuis l’envoie de mon dernier message pourraient ressembler quelque peu à une recette, d’où la présence du mot ‘’confiture’’ dans le titre ( cette explication s’imposait car il est vrai qu’il a été moins souvent abordé dans mes messages sur le blog et aussi qu’il semble être à des années lumières des deux autres mots qui figurent également dans le titre).
Le principe de la recette est fort simple : on prend des ingrédients que l’on manipule selon certaines exigences avant de les mélanger, les transformer en vue de pouvoir les consommer. Le mot le plus important reste tout de même la consommation. Disons tout simplement que les événements des derniers jours peuvent entrer dans la lignée des ingrédients qui, souvent bien malgré moi, s’additionnent sans cesse et malheureusement bien souvent beaucoup trop pour que je puisse bien les apprêter à mon goût, de sorte que ce soit profitable.
La confiture est en quelque sorte un bon exemple de ce qui m’arrive. En fait, si on prend un pot de confiture comme il se présente généralement, on peut le décrire tout simplement par un mélange de nombreux ingrédients bien souvent trop complexes pour savoir exactement de quoi il s’agit ( benzoate de sodium ou pectine par exemple ) qui se présente généralement dans un contenant plus ou moins agréable à regarder, une texture agréable et un goût généralement très plaisant. Grosso modo, voilà de quoi à l’air la confiture. Simple, nourrissante et surtout sucrée à souhait, la confiture peut représenter un accompagnement de choix pour une quantité de recettes simples allant du déjeuner au dessert en passant par la collation. À petite dose, c’est un véritable délice, cependant en trop grande quantité il faut se méfier des indigestions, de la quantité de sucre beaucoup trop élevée qui garantie un mal de cœur presque à tout coup ainsi que d’autre problèmes de santé que je ne pourrai pas nommer. Enfin bref, rien de très agréable quand on tombe dans l’excès. En plus, j’ai beaucoup de difficulté à manger sans cesse la même chose pour déjeuner, comme certaines personnes le font. La répétition n’est malheureusement pas pour moi. Mais bon, tout cela pour dire que les jours qui viennent de passer sont en quelque sorte une belle brochette d’événements qui sont plus ou moins liés entre-eux mais qui, à mon avis, viennent qu’à former un ensemble dont je me serais bel et bien passé.
En fait, rien de catastrophique n’est arrivé, rien de triste ou quoi que ce soit, seulement que je crois que j’y suis peut-être allé un peu fort à certains moments et que maintenant que j’y pense, je me sens un peu mal…très mal à dire vrai. L’erreur est humaine mais pourtant j’ai l’impression de l’être beaucoup trop en ce moment. En fait, j’ai surtout réalisé que j’avais beaucoup de principes mais aucune volonté, de quoi en avoir pour des siècles à me morfondre sur mes erreurs ou tout ce qui ne va pas bien dans ma vie. Je sais que j’abuse parfois, je sais que n’agis pas de la façon dont il le faudrait à certains moments, mais d’un autre côté, j’ai peine à y voir clair par moment. J’ai simplement l’impression que tout ce que j’essaye ne porte pas fruit et qu’une fois que j’essaye quelque chose d’autre, c’est à nouveau la catastrophe. Pourtant cette semaine, malgré les erreurs commises j’ai l’impression qu’il m’est arrivé quelque chose de bien, en fait plusieurs bonnes choses. Pourtant, je n’arrive pas à en profiter, à tirer avantage de la situation. J’ai ressenti un bien être vraiment grand, un sentiment de confort incroyable que je n’avais pas vécu depuis bien longtemps mais sans que je sache exactement quoi faire. La peur du ressentiment, de la rancune, de la culpabilité, voilà mon véritable problème en ce moment. La question n’est pas réellement de savoir si je fait une erreur ou pas, en fait j’essai de ne pas me poser la question, fort probablement par peur de voir que je me tracasse vraiment trop pour quelque chose qui n’en vaut pas la peine….
Plus les choses vont et plus je me demande quels sont les critères qui permettent de déterminer ce qui vaut réellement la peine. Une mauvaise expérience peut-elle être profitable? Fort probablement, mais encore là il faudrait se demander si elle serait nécessaire dans quelques cas. J’ai souvent la conviction profonde que toutes les choses que j’entreprend ne me mènerons nulle part, mais pourtant je me lance toujours. Pourtant, c’est généralement en me mettant la corde au cou, en me lançant à l’eau que j’ai vécu quelques une de mes meilleures expériences à vie. Mais maintenant, je ne sais plus quoi penser. J’ai l’impression que pour une fois les choses vont relativement bien et qu’elles pourraient poursuivre. Mais je dois avouer que dans la phrase précédente, le mot ‘’relativement’’ est de trop. J’aimerais tellement que pour une fois les choses marchent bien, vraiment bien mais sans que j’ai un rapport réelle dans ce bon fonctionnement. En fait, j’ai l’impression que j’aimerais être beaucoup plus figurant dans ma vie. Je sais que cela peut paraître stupide, mais j’ai l’impression que j’ai une mauvaise influence sur ma vie, sur mon bonheur. En d’autres mots, je crois surtout que les autres sont beaucoup plus efficaces à me rendre heureux que je ne le suis moi-même enclin à le faire. C’est comme si chaque personne de mon entourage arrivais à me rendre un peu plus heureux, à me faire sourire davantage…bref à me faire oublier un peu plus que la vie n’est pas toujours rose et que tout ne peut pas aller comme je le veux. En regardant les gens de mon entourage, je réalise cependant que si je n’arrive pas à faire mon propre bonheur, j’arrive bien souvent à faire le leur, ou du moins à contribuer à les mettre de bonne humeur. Peut-être m’apprécie-t-on plus que je ne veux réellement le croire…ou disons tout simplement que les gens ont peut-être appris plus facilement que moi à m’apprécier.
Alors voilà, je me retrouve maintenant dans une situation où je ne sais pas trop quoi faire, pris entre cette envie profonde d’aller de l’avant pour savourer encore plus ce bonheur que j’ai et la peur de tout foutre en l’air comme c’est déjà trop souvent arrivé. Confusion et Confucius…je dirais qu’actuellement j’aimerais sincèrement être un grand sage ou simplement un chinois obèse.

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