Jours 207 à 209- Vivre: art de/savoir
La vie. C'est bizarre, j'ai du mal à me l'expliquer mais aujourd'hui je me sens vivant, je me sens bien. Bon, il y a toujours cette parcelle de désespoir mélangée avec un soupçon d'écoeurement à la simple idée que j'ai du me présenté à mon cours d'analyse de ce soir, mais pourtant j'ai l'impression que ce soir en allant au lit, je vais être là et me dire que finalement j'ai passé une bonne journée.
Enfin, je ne sais pas trop comment décrire ce sentiment. Je me dis que le soleil y est peut-être pour quelque chose, mais en même temps je dois tout de même avouer que les circonstances sont peut-être encourageantes pour une fois. Mais bon, le fait est que je me sens bien, tout simplement. J’aimerais arrêter de me poser des questions et en profiter plus. On dirait que pour moi un sentiment comme celui-là est trop rare dans ma vie pour que je puisse le laisser arriver sans me poser de questions. C’est tout de même bizarre. C’est comme si mon cerveau cherchait à tout prix à trouver quelque chose qui ne fonctionne pas dans ce petit bonheur afin de me faire dire que finalement je me suis trompé. Le cerveau agit comme une loupe sur les défauts.
En y pensant, j’ai réalisé que finalement j’avais plusieurs petits plaisirs dans la vie et que finalement, j’étais plus facile à rendre heureux que je ne le pensais. Prendre une douche très chaude, me lancer sur mon lit en revenant de l’école, écouter certaines chansons, passer du temps avec mes amis, faire des bulles….en bout de ligne ça ne prend pas grand-chose pour que je sois heureux, ou du moins pour que je me sente bien. Mais pourtant, j’ai l’impression que j’ai tout de même un grande dépendance dans ma vie, et c’est fort probablement la pire de toute : j’ai besoin des autres.
En fait, j’en suis venu à cette conclusion lorsque j’ai pris conscience du fait que ma vie est visiblement très vide. Comme je le dit souvent, je suis bien seul parmi des milliards d’autre individus tout autant isolés que moi. Sentiment d’inaccessibilité dans ma relation avec les autres, impression que finalement je nage dans une sorte de désert qu’on ne pourrait même pas appelé ainsi puisque donner un nom serait déjà lui donner beaucoup trop de présence. Le vide est donc la chose qui prend le plus de place dans ce foutu univers. Enfin, tout ça pour dire que finalement, j'ai réalisé que j'avais besoin des autres afin de comprendre que j'existe. C'est comme si le fait d'avoir des personnes autour de moi avec qui je peux finalement entrer en relation me permettait de me situer, au moins par rapport à ces personnes, dans un environnement que je ne connais pas. On dirait que depuis mon déménagement j'ai cessé d'être, cessé d'exister. C'est comme si tout ce que je suis et tout ce que je connais avait été mis de côté, question d'être mieux réutilisé plus tard. J'ai appris à créer des liens ici, et j'en suis heureux, mais d'un autre côté je me sens toujours loin. Les relations que j'entretiens depuis que je suis ici sont toutes simples: amitié, affection, confiance......
Je ne sais comment le qualifier. En fait, ce petit bonheur qui semble me donner des ailes, un ami m'a dit qu'il sagissait du sentiment que l'on appelle amour. Enfin, j'ai l'impression que tout cela est bien loin derrière moi. C'est comme si depuis le jour fatidique où j'ai repris malgré moi la vie de célibataire, ce sentiment avait été oublié par mon cerveau, fort probablement afin de laisser les choses cicatriser convenablement. De l'affection j'en rescent, un sentiment de bien-être en présence de quelqu'un aussi, mais de l'amour sincère, à ce que je me souvienne, cela ne s'était pas reproduit. Carapace ou simple adon? J'en sais trop rien, mais n'empêche que j'ai de plus en plus de mal à m'y faire. En fait, ces derniers jours j'ai rescenti quelque chose que je n'avais pas rescenti depuis fort longtemps. En fait, je dois avouer que l'`évidence s'est présentée d'une façon bien étrange. Je ne veux pas entrer dans les détails, mais disons que mon cerveau semble avoir de la difficulté à bien saisir la différence entre une situation plaisante que je vis à un moment précis et une situation tout aussi plaisante vécue auparavant. Je crois que j'ai rescenti cette semaine ce que je n'avais réellement rescenti pour personne d'autre depuis LA rupture qui s'est passée, précisons le, il y a aujourd'hui 3 mois jour pour jour.
C'est bizarre quand même quand j'y repense avec du recul. On dirait qu'une fois de plus, mon humeur oscille entre une impression de bonheur et une impression de malaise...En fait, je réalise surtout que si je ne suis pas certain de mon bonheur, je ne suis pas plus certain de mon malheur, ce qui fait que dans un cas comme dans l'autre, je ne suis pas plus avancé...Apprendre à vivre, apprend comment bien vivre, maîtriser ce qu'il y a à savoir et à faire, pénible tâche en perspective, mais le fait est que je sais ce que j'ai à faire.

1 Comments:
Bonjour !
Je suis tombée au hasard, en lisant des pages sur Docti', et je me suis dirigée sur ton blog ^^ J'aime beaucoup te lire, continue, tu écris très bien je trouve.
Voilà, voilà... Pardon si ce message n'a pas trop sa place ici ^^
@+ !
Mily
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