mardi, novembre 29, 2005

Jour 247- ... j'...

J'pense que les mots me manquent pour décrire ce qui s'est passé aujourd'hui. J'ai surtout l'impression que ce n'est pas exactement ce que j'avais l'intention de faire, mais de toute façon, j'suis pas plus avancé. J'crois qu'il n'y a rien a dire en fait sur la journée, aucune réaction, aucune réflexion...j'vis le calme plat, le moment présent quoi... J'réalise surtout que je ne sais pas du tout quoi dire...j'pense que j'vais m'abstenir.

J'suis tombé un peu plus tôt sur un poème que j'ai écrit il y a quelque années. J'l'avoue, j'ai un côté quétaine moi aussi, mais pourtant ce poème est un peu une sorte de représentation de ce que je vis des temps-ci. J'viens un retour, un éternel retour, la partie claire du cercle vicieux qu'est mon existence. J'en profite, voilà tout...

Soleil

Quand la lune alla se couché
et la noirceur de la nuit prète à s'écarter,
le coq chanta ses louanges au soleil
pour qu'il se réveille.

Rayon par rayon,
le soleil redonnait vie
au petit matin sur ces valons
donnant ainsi le signal de la nuit finie.

La brise soufflait la rosée
sur l'herbe ainsi éparpillée
pendant que le soleil continuait
sa course dans le ciel qui palissait.

Quand la vie fut retrouvée
et le sommeil écarté,
les gens allaient dehors et admiraient
le soleil qui,à travers le ciel se fofilait.

Plus les aiguilles de l'horloges avançaient,
plus le soleil s'essoufflait.
La lune le rattrappait,
la nuit arrivait.

La lune continua sa course
à travers les étoiles blanches,
et le soleil alla se coucher à côté de la Grande Ourse
pour y passer une nuit blanche.

Il n'a peut-être pas gagné
mais il n'a pas perdu
car depuis le début des temps il s'est couché
et il est toujours revenu...

lundi, novembre 28, 2005

Jours 245 et 246- Imprévu et questionnement

Le cours des choses prend parfois une direction qu'on n'aurais pas vraiment voulu avoir à affronter. Pas de panique, rien de critique à l'horizon, personne n'est mort alors tout va bien. Non, simplement que parfois il arrive des choses quelque peu imprévues. Enfin, disons que la capacité de trouver des solutions peut s'avérer quelque chose d'assez utile dans de semblables circonstances, mais encore là, faut-il être en mesure de mettre ces projets à terme et de les faire passer du stade de projet à réalité. L'inventivité est une faculté fort utile, surtout quand on manque l'autobus. Étrangement, j'ai tendance à ne jamais considérer les solutions les plus simples quand quelque chose tourne mal. Ça doit être dans ma nature de toujours choisir ce qu'il y a de plus compliquer, me torturer à essayer de faire du mieux que je peux dans une situation à la limite du suicide. De toute façon, aller du point A au point B en passant par un point C, ça fait voir du paysage. Multiplier les expériences n'a jamais fait de mal à personne, seulement causé des retards et beaucoup de stress mais sinon d'insurmontable....le seul problème c'est que je gère de moins en moins bien ce stress, ce qui fait qu'il s'accumule de plus en plus. Bref, on ne fini jamais par s'en sortir, à mon grand désarois.

Parfois, j'en viens à me demander ce que je fais réellement ici. C'est vrai quoi, est-ce que j'ai une utilité quelconque? Je me serts des autres, les autres se servent de moi, je m'éteint à petit feu...c'est ça vivre? J'ai de moins en moins la conviction que j'aboutierai un jour quelque part. En fait, j'en ai surtout pris conscience lorsque, dans le cours de développement psycho-affectif, on nous a distribué un questionnaire pour pourrait être présenté à des jeunes de 5e année du primaire. Enfin, le contexte était quelque peu ridicule, quoi que bien adapté pour des élèves de cet âge, cependant, j'en suis venu à me poser des questions... Ces questions me sont venues en tête après que j'ai réalisé que j'étais complètement incapable de nommer deux situations que j'avais vécu et dans lesquelles je m'étais senti heureux. Aussi, je n'ai pas été en mesure de répondre à la questions '' qu'est-ce qui fait que les autres m'apprécie?''. Difficile tout de même de répondre à de telles questions, surtout quand on à une mémoire qui oublie pratiquement tout.

En fait, je crois que la seconde fonction de ce blog est surtout que je puisse me souvenir en lisant. Étrangement, j'ai réalisé que ma mémoire fonctionnait simplement: tout est enregistré, stocké et mis de côté presque systématiquement, de sorte que tout peut revenir n'importe quand, mais un petit coup de pouce, un déclic, un éclair est nécessaire pour tout remuer et faire sortir les idées oubliées des boulamites.

Qu'est-ce que je veux? Qu'est-ce que j'attend vraiment? Bonnes questions, mais la meilleure reste toujours à savoir pourquoi je poses ces questions? J'ai tellement l'impression que tout ça ne m'avance à rien de toute façon. Mais peu importe, le fait est que malgré tout ça, je ne suis pas...comment dire. J'ai du mal à exprimer ce que je rescent. Joie? Non, fort probablement pas. Bonheur, non plus! Manque de mots en fait, la langue français a beau être une langue formidable, aucune mot ne convient à ma situation actuelle, ou du moins, aucun mot à ma connaissance. Mais bon, je crois que ce qui est le plus dérangeant dans tout ça, c'est principalement le fait que je ne sois pas en mesure d'identifier ce que je rescent principalement parce que c'est un sentiment nouveau qui grandit chez moi. La voie de la rédemption, fort probablement que non, mais dans tous les cas, je me portes mieux depuis quelque temps. La théprapie par le rire s'avère donc quelque chose de plus efficace que certaines personnes ne veulent bien l'entendre. Suis-je en train de me guérir? Enfin, disons que mon semblant de positivisme des derniers jours joue fort probablement en ma faveur, mais d'un autre côté, je ne me fais pas d'idées car je sais que la rechute me guette. Comme on le dit, faut savoir profiter du temps qui nous est alloué. L'ennui c'est que je déteste profiter, ou du moins j'aime pas abuser.

J'ai simplement l'impression que ce qui m'est offert n'est qu'une sorte de prêt, quelque chose que je dois remettre intacte, faire de mon mieux pour ne pas l'endommager. Peur de me tromper, peur de faire un faux pas...peur de faire un pas tout court. Jusqu'où je peux me rendre sans même essayer d'avancer? J'aimeraids bien le savoir.....

samedi, novembre 26, 2005

Jours 243 et 244- Bercail et relations

Une fois de plus, me revoilà ici. Enfin, ici, chez moi, chez nous…peu importe, retour aux sources, au bercail! Mon village natal quoi…. Toujours spécial quand j’y pense. Remettre les pieds dans cet endroit qui a constitué l’essentiel de mon existence pendant 19 ans et maintenant débarquer ici comme un étranger, un ami de longue date qu’on oublie aussitôt qu’il disparaît. J’ai un peu de mal à m’y faire je crois, c’est comme si je ne pouvais pas supporter le fait que d’être loin m’écartait forcement. Les choses changent ici sans que je ne sois mis au courrant avant de le constater, bien souvent beaucoup trop tard, par moi-même. C’est comme si le fait d’être parti m’avait complètement coupé de tout ce qui était. Dans ma tête, j’ai parfois l’impression que rien ne se passe en mon absence, que je n’ai qu’à revenir pour que les choses se remettent en marche et recommencent là où je les ai quitté, mais pourtant la réalité est toute autre….le monde change, un peu trop vite, et moi aussi. En tout cas, me revoilà donc une fois de plus. Bouleversement intérieur encore une fois. La preuve : j’suis encore en train d’en parler ici.

Mais bon, aussi bien se faire à l’idée, rien ne sera plus comme avant. Les choses changent, les gens changent, voilà tout. Aussi bien faire avec ce qui nous est proposé sinon on n’a pas fini de se taper la tête sur les murs et de s’arracher les ongles à coups de dents. De toutes façon, ‘’the show must go on’’ comme on dit. À quoi bon s’attarder à essayer de prévoir ce qui sera…le futur sera ce qu’il sera voilà tout. En fait, ce que j’ai surtout réalisé, c’est que le futur ne change pas le passé, il ne fait que l’allonger, rien de plus. J’en ai marre de m’attarder toujours à ce que les choses pourraient être. Le présent est un temps que je néglige trop. Enfin, j’ai de bien belles résolutions mais très peu de volontés.

J’aimerais que les choses soient comme elles sont, mais simplement un peu plus faciles à saisir, à comprendre. La vie a le grand désavantage de ne pas venir avec un mode d’emploie. Mais bon, pourquoi me plaindre…au point où j’en suis. De toutes façons, je me sens mieux. Pas forcement bien, mais simplement mieux, voilà!

Revoir mes amis, une vraie bénédiction. Une fois de plus j’en reparle, mais pourtant je crois que je néglige un peu trop cet aspect de ma vie. Quoi que je puisse en dire, je suis complètement dépendant du contact avec les autres. Pourtant, j’ai tendance à le nier, même si c’est le principal critère qui m’a dirigé dans mon champ d’études actuel. Mais bon, voir mes amis m’a fait un bien énorme je crois. Avec la distance qui nous sépare, je réalise qu’être auprès des gens que j’aime devient presque un luxe, quelque chose que j’aime par-dessus tout mais que je ne peux malheureusement pas me permettre à tous les jours.En y pensant vraiment, je réalise surtout que l’amitié est quelque chose que je me dois d’entretenir, mais les liens qui existent peuvent être mis au placard sans jamais s’estomper. Évidemment, le rapport peut changer quelque peu, mais ce qui est existe et existera, voilà tout. Je ne suis pas seul, je suis compris, je suis apprécié, je suis quelqu’un…imparfait, mais n’empêche, personne d’autre que moi ne s’attend à de la perfection de ma part…besoin de plaire j’imagine. Le simple fait de voir que ces personnes sont là, qu’elles m’apprécient, que les choses sont comme elles étaient même si nous avons tous changé, je crois que je n’aurais pas pu imaginer quelque chose de mieux. J’ai toujours été traumatisé à l’idée que je pouvais perdre ce que j’ai, mais pourtant maintenant je sais que les choses vont et viennent, que c’est dans la normalité, mais que d’un certain côté, l’évolution se fait généralement en parallèle. Mais bon, tout ça pour dire qu’hier j’ai eu droit à ma petite dose de bonheur instantané, chose qui me manque en fait dans ma vie de tous les jours. Si seulement j’arrivais à avoir du plaisir seulement 1h par jours, tout serait tellement plus simple…

jeudi, novembre 24, 2005

Jours 241 et 242- Décantation

''Tout ce qui monte retombera'', c'est bien ce que j'ai appris en écoutant la fabuleuse cassette de Rock et belles oreilles. Enfin, truc quelque peu insignifiant, fort amusant cependant, mais pourtant c'est une chose qu'il ne faut pas négliger. En fait, je réalise surtout que bien souvent, quand les choses ne vont pas, c'est un peu comme si tout était en suspension, comme si tout arrêtait subitement et restait là, immobile, en attente. C'est surtout le petit côté ''attente'' qui devient difficile à supporter car c'est toujours quelque chose d'insoutenanble, de particulièrement difficile à vivre et surtout qui met la patience à rude épreuve. Mais bon, voilà, comme toutes bonnes choses, tout fini heureusement par se placer, du moins quelque peu, je l'espère.

Il y a des jours où la motivation est tellement basse que je n'ai même pas envi de ne pas aller mal même si c'est le cas. En fait, il est excessivement épuisant d'être démoralisé, quoi qu'on en dise! C'est peut-être un phénomène psychosomatique ou quelque chose du genre, peu importe, le fait est que tout semble plus simple quand on se l'écarte de la tête. C'est peut-être comme se mentir à soi-même dans une certaine mesure, mais d'un autre côté c'est un en quelque sorte une pratique échapatoire, une fois de temps en temps quoi. Il faut rester lucide tout de même, garder l'oeil ouvert, savoir dans quoi on s'embarque et surtout RESTER RÉALISTE!

J'ai tendance à toujours voir les choses différemment de ce qu'elles sont réellement, un peu comme si j'avais de la difficulté à comprendre réellement ce à quoi je m'engage. Je le réalise surtout maintenant, quand arrive le temps de faire des projets scolaire où on est moins encadré. Évidemment, les idées abonde, je n'ai jamais eu de problème là-dessus (enfin, un peu mais plus ça va et plus les choses se placent de ce côté là aussi donc, à quoi bon en faire un plat et écrire 12 paragraphes?). Cependant, entre ce que je veux faire, ce que je peux faire et le temps que j'ai pour réaliser le tout, la différence est énorme. J'ai tendance à me lancer à pieds joints dans des histoires impossibles ou qui nécessitent un effort surhumain. En fait, je réalise surtout que dans bien des cas, je ne suis pas prèt à m'embarquer dans les situations auxquelles je me frotte. Naïveté? J'en sais rien, mais je devrais apprendre à viser un peu plus bas. Le dépassement de soi n'est pas quelque chose d'appréciable quand il force à trop sacrifier.

Si les choses arrivent à se placer d'elles-même, peut-être que j'arriverai à prendre la mienne un jour....faut voir ça du bon côté. Je sais que ce n'est pas pour bientôt, mais n'empêche....un jour.

mercredi, novembre 23, 2005

Jours 239 et 240- Rien ne va plus

Parfois, il faut savoir se dire que rien n'arrive pour rien. En fait, j'ai surtout l'impression que dernièrement je cours après tout ce qui ne va pas. Résultat, épuisement total et, bien entendu, un gros malaise. Comme je l'ai déjà dit, la vie c'est comme un casino, quand les jeux sont faits, rien ne va plus. En fait, c'est comme si ma vie n'était qu'une simple improvisation. Les choses arrivent sans prévenir, sans que je puisse les anticiper. Parfois il est facile de s'en sortir, mais parfois faut savoir prendre son trou et se dire que d'essayer ne ferait qu'empirer les choses.


Ça fait maintenant quatre mois que les choses ont commencé à dégringoler, que mon monde au complet semble s'écrouler, et pourtant, j'y survis encore. Question de temps peut-être, j'en sais trop rien et je dois avouer que de me poser la question me fait un peu peur. Après tout, ce serait fort probablement la seule certitude que j'aurais. Le côté définitif...enfin, c'est presque à croire que malgré le fait que j'ai l'impression d'être si démunis et trop accessible, j'aime la vie. Je n'aime peut-être pas la mienne, mais je crois qu'à force d'être déçu j'ai surtout appris à me satisfaire de celle des autres. Pourquoi se donner la peine d'être heureux quand les autres peuvent l'être à notre place? Tout ce dans quoi je me lance me donne-t-il réellement quelque chose? Une expérience reste une expérience grandissante, qu'elle tourne bien ou mal, mais dans une certaine mesure, j'en suis toujours à me demander si il n'y aurait pas des moyens plus simple de saisir que quelque chose peut être dangeureux qu'en se lançant carrement dans la gueule du loup ou en jouant à la roulette russe. Le hasard c'est pas mon truc....

Parfois c'est comme si je n'avais plus rien. Je sais que je me répète encore une fois, mais comme je le dis souvent, je suis un rejet bien entourré. Ce n'est pas que je néglige l'importance des personnes qui m'entourent, mais d'un autre côté, j'ai tellement l'impression que tout celà peut me glisser des doigts à n'importe quel moment, pourquoi s'accrocher si on est pour tout perdre? En fait, s'accrocher à une corde glissante quand on n'a rien en dessous, c'est ce qu'on appelle du suicide! Suis-je suicidaire? Question sans importance, on n'en est pas à une différence près de toute façon. En fait, je crois que ce qui m'en empêche le plus c'est de savoir que je pourrais faire mal aux gens, ce que j'ai fait bien trop souvent déjà pour pouvoir me permettre de passer aux actes. De toute façon, ça m'avancerait à quoi?

Qui suis-je? J'ai l'impression que je le sais de moins en moins. Et moi qui trouvais con ceux qui disait que ça faisait parti des questions que tout le monde se pose...Enfin, il est évident que je ne le sais pas. Pourtant, tout porte à croire que ce que je suis c'est ce que je ne veux pas être. Je veux être vivant, je veux être réfléchis...mais surtout je veux être heureux. Comment l'être quand on a peur? Peur de quoi au juste? Peur d'avoir peur? Peur d'être heureux et d'être déçu? Peur de perdre? Perdre quoi? Je n'ai déjà pratiquement plus rien de toute façon.... Peur de foncer? En fait, je crois que c'est le côté insécure de mon semblant de personnalité qui ressort de ce côté là. Pour foncer, j'aurais vraisemblablement besoin d'une ceinture de sécurité, et encore là... Mais foncer vers qui? Vers quoi? Aucune route ne se dessine devant moi, ou si elle existe elle n'est pas assez visible à mon gout. Enfin, route trop accidentée pour pouvoir y foncer sans dérapper. Mais bon, au point où j'en suis, on n'en est pas à une erreur près. Simplement que la perte de contrôle m'énerve particulièrement.

Comment mon cerveau fonctionne? Pourquoi est-ce que je n'arrive pas à mettre ma vie sur fast-foward et arriver enfin à ma réalité actuelle au lieu de toujours vivre le passé. C'est comme si j'avais cessé de vivre depuis un bon moment. Je continu à penser, mais je suis toujours hanté par les mêmes craintes qu'avant, les mêmes incertitudes et, encore pire, je suis traumatisé à l'idée que tout pourrait recommencer. C'est ce qu'il y a de plus déconcertant dans un cercle. Forme parfaite pour les grecs, ils n'avaient rien compris! Je ne sais pas où j'en suis tout simplement parce que j'ai cessé d'avancer le 21 juillet...voilà pourquoi! C'est fou quand on est en mesure de mettre une date sur le début de la fin. J'ai simplement hate que cette fin finisse....

On m'a demandé si je croyais tout ce que je disais ici. J'ai bien l'impression que oui. Peut-être que je me ments à moi-même en écrivant tout ça, qu'importe, le fait est que dans la vie il est normal de croire en certains trucs qui ne sont pas vrais, alors aussi bien en profiter. De toute façon, si ces mensonges viennent de moi, c'est plus facile à supporter que s'ils viendraient de quelqu'un d'autre...et ils n'engagent personne d'autre que moi. Bienvenue dans mon monde!

Les choses changent trop vite pour que j'puisse comprendre la moitié de ce qui se passe. D'un côté, quelque chose nait, d'un autre, quelque chose meurt. C'est toujours ainsi, mais pourtant c'est parfois particulièrement chiant quand les deux se passent en moins de 24 heures. Quoi penser de tout ça? Se concentrer sur le positif? Le négatif fait toujours plus mal, reste toujours plus longtemps.

J'ai rencontré quelqu'un dernièrement, quelqu'un de particulier. En fait, c'est l'ami de quelques amis, l'arbre est dans ses feuilles, bref on connait la suite. Salutations, un peu de bla bla et voilà quoi, on en est rendu là. Cependant, fait étrange, je ne me sens pas vulnérable. Miracle peut-être? Où est ma carapace? Je crois qu'elle a tout simplement fondu. Depuis quelque temps déjà, les choses ne vont pas particulièrement bien et je crois que j'essaye de m'en sortir en m'ouvrant davantage. L'ennui c'est que j'ai tendance à m'ouvrir à des personnes avec qui je ne devrais pas le faire. Pourtant, cette fois je crois que ce n'est pas une erreur. La compréhension de l'expérience. Je sais que personne n'a vécu ce que je vis, mais pourtant j'ai l'impression que certaines personnes sont peut-être plus aptes à comprendre, à avoir de la compassion....j'ai peur d'être jugé car je me trouve ridicule, voilà tout. Ces personnes sont rares, mais pourtant elles sont bien présentes. Je réalise malheureusement souvent trop tard qui sont mes vrais amis.

J'ai peur de tout perdre. En fait, l'apocalypse de cet été a été vraiment le début de la fin dans tous les sens du terme. Perdre des amis...un pas plus tard qu'hier, une amie distante, d'autres que je ne vois pratiquement plus. Comment devrais-je réagir à tout cela? Tout s'écroule, tout est en train de foutre le camp, et je devrais m'en réjouir? C'est au-delà de mes forces. Enfin, la vie est un jeu, on fait avec ce qui nous est donné et on avance tant qu'on le peut.... J'ai simplement déjà trop perdu pour pouvoir me permettre de perdre davantage.

lundi, novembre 21, 2005

Jour 238-Course

Encore, toujours, sans cesse, continuellement...les mêmes questions se font insistantes dans ma petite cavité cranienne. C'est comme si j'étais bel et bien coincé entre toutes ces questions, sans issus, sans moyen de pouvoir jeter un regard au-delà. J'aimerais être en mesure de voir ce qui m'attend par la suite, pouvoir regarder en avant même si j'ai peur de m'y aventurer. J'ai peut-être une sorte de blocage ou un truc quelconque, mais le fait est que depuis ce fameux jour, je ne crois pas avoir fait l'avancement que j'aurais du faire.

Pourquoi rien ne se passe comme je le voudrais? Les choses semblent toujours tourner d'une façon qui fini toujours par me déplaire. Serait-ce ma tendance à toujours être insatisfait ou ai-je réellement de quoi me plaindre cette fois? Peu importe, le fait est que dans un cas comme dans l'autre je fais des malheureux parce que je n'arrive même pas à y voir plus clair. J'aimerais tellement pouvoir sortir de cette situation. Il est facile de rêver...agréable même je dirais, mais pourtant.... Le passé semble ne pas vouloir s'effacer. Et même à partir de là, sans qu'il ne s'efface, il pourrait néanmoins s'estomper ou se faire ne serait-ce qu'un peu moins présent. Pourtant, j'ai la ferme impression que tout ce que j'ai pu faire dans ma vie me rattrappe sans cesse. Tous les prétextes sont bons pour me relancer en arrêre, me faire vivre tout ce que je m'efforce d'oublier, ou du moins de faire abstraction le plus possible. Résultat? Nada! Échec total, le passé et le présent sont des coureurs qui ne vont pas du tout à la même vitesse et qui avancent parallèlement plutôt que l'un devant l'autre.

Parfois je me dis qu'il faudrait revenir en arrière. Mauvais idée. Enfin, tourner le fer dans la plaie n'éviterais rien. Je crois que ce qui devait arrivé est arrivé. Quelque peu fataliste comme conception, mais en même temps, c'est la suite logique. Rien n'a jamais fonctionné. Ma vie sentimentale est un flot total. Il y a de quoi en parler, je ne cesse de m'en plaindre depuis 238 jours après tout. Écrire sans cesse sur mes hauts et mes bas....les bas étant causés sans cesse par les mêmes faits, les mêmes sentiments qui ne savent s'effacer ou prendre leur place dans la catégorie bon souvenirs.

Mon cerveau manque peut-être d'excercice. À sans cesse tourner en rond, on n'avance aucunement. J'aimerais simplement pouvor faire 1 pas en avant. Un seul, rien de plus, pouvoir quitter ce qui est là. Moi qui avait besoin d'un changement d'air, m'exiler n'as pas été l'idée du siècle. À sans cesse regretter ce que j'avais avant et à me demander quand les choses rentreront dans l'ordre, je réalise que ce qui me manque le plus n'est pas forcement ce qui m'était le plus cher non plus. En fait, c'est ma vie d'avant que j'aimerais retrouver...autant avec ce qu'elle avait de positif que de négatif.

J'ai l'impression que mes petits plaisirs de la vie sont encore là, j'arrive à sourir, j'arrive à me dire que les choses vont bien, mai pourtant, tout est tellement présent, tellement lourd et encore frais dans mon cerveau...rien n'y fait. Le moral n'y est définitivement pas.

samedi, novembre 19, 2005

Jours 235 à 237- Retourner en arrière pour mieux voir en avant

J'aimerais parfois me débarasser de cette manie que j'ai de toujours garder un oeil sur mon passé. En fait, le gros désavantage que j'ai à écrire ici c'est que je suis en mesure de revenir plus tard et de retrouver ce que j'avais oublié, ou du moins ce dont je n'avais plus trop souvenir. Bien souvent, quelque chose d'oublié est beaucoup mieux quand c'est oublié. Le passé a tendance à faire particulièrement chier. Parfois je me dis qu'il serait tellement plus agréable d'oublier. Tourner la page est une entreprise bien souvent trop complexe pour qu'on y arrive, surtout que, même une fois tournée, les choses restent toujours en tête.

J'ai simplement l'impression de vivre à l'intérieur d'un énorme cercle, toujours faire la boucle. Finalement, j'avance pour avancer seulement parce que je dois le faire mais je sais pertinemment que ça n'avance à rien. Drôle de vie, drôle de situation, drôle d'existence. Pourtant c'est du MOI tout craché. On ne peut pas y changer grand chose après tout. De toute façon, plus j'essaye de comprendre et moins je saisi, alors aussi bien laisser tout ça reposer comme c'est là. Vient un moment dans la vie où il faut savoir s'arrêter et se dire que les choses sont correctes comme elles le sont... L'ennui c'est que ce moment n'est pas encore arrivé.

Les choses pourraient être tellement différentes? Moins compliquées? Pas forcement, mais peut-être tout simplement plus agréables. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai toujours l'impression que je pourrais toujours faire mieux, faire plus. Donner mon 100% n'est pas suffisant, et c'est surtout très rare je crois. Plus le temps passe et plu je m'exaspère. Quoi faire pour faire mieux? Comment améliorer ce qui est là, ce que je fais, ce que je pense, ce que je suis? Finalement, beaucoup de travail en perspective. Trop de travail peut-être. Enfin, j'en ai simplement marre de me dire que je pourrais changer des choses plutôt que d'apprendre à faire avec ce qui se propose à moi. C'est comme si tout ce qui n'avait pas bien été dans mon passé me forçait à me remettre en question...

S'interroger c'est normal, avoir un sens critique par rapport à soi-même l'est tout autant, mais pourquoi toujours vouloir repartir de zéro? Où celà ne mènera? Qu'est-ce que ça me donnerait que je n'ai pas? L'impression que je ne répèterai plus cette erreur? Non, du tout. Je me trompe beaucoup trop. Se tromper moins? Ça pourrait être un début, mais à quoi bon rêver? L'erreur fait parti de la vie. De toute manière, une erreur n'est pas forcement quelque chose de mal. Tout le monde se trompe et tout le monde a la chance de pouvoir le faire sans être réprimandé sans arrêt. Pourquoi attribuer le crédit à la majorité? Peut-être que c'est justement elle qui est dans l'erreur. Les examens le prouvent de toute façon: la majorité de la classe est celle qui se situe loin du 100%. La majorité a tord!

Où dois-je aller pour progresser? En avant? Bonne question. J'ai tellement l'impression que plus j'avance et plus je récolte les échecs. J'aimerais pouvoir m'arrêter un moment et vraiment comprendre ce qui m'arrive et où j'en suis. On dirait qu'on redoute de stagner, de ne pas évoluer. Pourquoi forcer l'évolution, l'approche maturationniste n'a pas été inventée pour rien. Chaque chose en sont temps, à quoi bon forcer les choses. J'en ai marre de me faire sans cesse pousser. Je veux réfléchir, je veux pouvoir me retourner et regarder en arrière parce que LA PAGE N'EST PAS ENCORE TOURNÉE! Il me faut dabord comprendre, rationnaliser et réaliser que finalement il en est ainsi. Vivre est une chose, l'accepter en est une autre.

mercredi, novembre 16, 2005

Jours 233 et 234- Neige

Il neige. Pas de quoi fêter, pas de quoi se réjouir, aucune raison pour se dire que la vie est belle.On dirait que j'ai perdu mon âme d'enfant, ça ne me fait même plus sourir. C'est fou à quel point les perceptions du monde peuvent changer avec l'âge. Pendant un temps tout est beau, tout est magique, l'instant d'après tout semble si logique que plus rien ne peut posséder sa dose de magie.En fait, c'est comme si l'âge avait la fâcheuse tendance à me désillusionner, chose qui est peut-être pas mauvaise dans la mesure où je suis plus apte à comprendre les choses qui se passent autour de moi, mais en même temps j'aimerais pouvoir m'émerveiller en voyant une coccinelle dans ma fenêtre, avoir du plaisir à aller cueillir des pommes à l'automne, chercher des coquillages dans le lac. Pourtant, rien n'est plus comme avant. En plus du fait que ma tête d'adulte me dit que ça n'a aucun intérêt, il faut ajouter à tout cela le fait que je n'ai plus le temps. Vie d'adulte est probablement le meilleur synonyme pour ''manque de temps''.

J'aimerais tellement pouvoir passer des heures dans ma fenêtre à me demander comment les choses peuvent se passer ainsi. Pourquoi neige-t-il? Pourquoi est-ce que la neige est froide? D'où vient la neige? Trois questions qui pouvaient, à une certaine époque, devenir l'objet d'une longue investigation afin de prouver une conclusion sans queue ni tête mais à laquelle je croyais fermement, devenant la seule réalité possible étant donnée qu'elle était MA perception. On dirait qu'en vieillissant il faut surtout apprendre à accepter ce que les autres veulent bien dire. Il y a tout de même de quoi s'enfler la tête quand on est celui qui a découvert telle ou telle chose, comment expliquer un certain phénomène. Le fait est que les choses sont bien différentes dès l'instant où le mystère s'envole. Tout s'explique trop facilement, plus de place à l'imagination.

Tout va bien, il fait froid, la vie suis son cours mais tout va bien...bien. Je ne sais pas combien de temps cela va durer, et j'ose à peine me le demander, de peur d'avoir une réponse. Je n'aime pas le délais, commencer quelque chose que l'on aime en sachant que tout s'arrêtera, c'est fort probablement la plus grande source de démotivation qui soit. À quoi bon continuer? La question qui tue, la question qu'on ne devrait pas avoir à se poser en aucune circonstance...une expérience est une bonne expérience à vivre. Les choses ont tendance à mal tourner, mais le fait est que chaque fois j'en ressort grandi, quoi qu'il me faut souvent bien du temps pour l'admettre.

Savoir foncer, savoir accepter ses erreurs, savoir se dire que les choses sont pas aussi mauvaises qu'on ne le pense.......il neige dehors et dans ma tête.

lundi, novembre 14, 2005

Jour 232-Diplôme

Suis-je quelqu'un de meilleur? Suis-je quelqu'un de plus fort? Très bonne question qui est encore une fois lancée en l'air et qui n'aura fort probablement jamais de réponses. Enfin, le fait est que j'ai même temps mon diplôme d'études collégiales en main. Travailler 2 ans d'arrache pied pour un foutu papier, c'est y aller un peu fort selon moi, mais au moins je l'ai fait et je dois dire que ce fut probablement l'expérience qui m'a le plus fait grandir dans ma vie jusqu'à maintenant.

Je n'aime pas trop les cérémonies, les choses trop officielles et bien dans les normes ça m'agace un peu. J'aime l'ordre, mais comme tout ne peut jamais être parfait, une part de chaos peut toujours s'avérer intéressante. Après tout, si tout fonctionnait toujours comme prévu, l'émission ''Drôle de vidéo'' ne pourrait même pas exister. La vie est plein de moments qui peuvent tourner mal, aussi bien s'en accomoder et en rire.

Je n'avais jamais remarqué jusqu'à hier à quel point le fait de voir des gens que je connais pouvait me faire autant de bien. Ironiquement, je me surprend parfois à espérer croiser des gens que je fréquentais lorsque j'habitais encore chez mes parents quand je suis à mon appartement et vice versa. C'est comme si ma tête ne faisait pas la distinction. La notion de distance est une notion qui ne devrait pas exister. On devrais lapider l'innocent qui a inventé ça avec ses propres organes. On dirait simplement que je ne laisse pas la chance d'être moi. Si je savais qui je suis. J'ai l'impression d'être sans cesse quelqu'un de coincé, à cheval entre extravertis et réservé. J'ai du mal à savoir comment agir avec qui et dans quelles circonstance. En cas de doute, on abandonne tout. J'aimerais être fonceur.

Je sais que bien souvent je pense un peu trop par rapport à des questions qui se voudraient instinctuelles ou tout simplement naturelles, que la réponse est claire nette et précise avant même que la question ne soit formulée, mais pourtant je me pose toujours ces questions. Dans une certaine mesure, ces questions me furent profitables par le fait que ce que j'arrive à créer en est souvent inspiré, donc ce de fait je n'aurais pas eu mon diplôme sans cela. Le cerveau ça se travaille, comme n'importe quoi, disons que le mien commence à ressentir les bienfaits de l'entraînement mais avec les raideurs qui suivent nécessairement.Enfin, je réalise de plus en plus que j'ai tendance à faire mes choix en fonction de ce qu'on attend de moi plutôt qu'en fonction de ce que je veux. Besoin de ligne directrice faut croire. Pourquoi je n'arrive pas à m'écouter? On dirait que la voix dans ma tête ne fait que me réprimander sans arrêt, sans jamais me dire ce que je devrais faire dans une situation X ou Y... Je sais même pas c'est quoi cette voix, elle est tout simplement là. À quoi bon tenter de l'écouter...elle n'est pas toujours là quand j'en aurais besoin. Le silence est une arme de choix pour faire dérapper quelqu'un.

Diplôme en main, l'avenir s'ouvre à moi semblerait-il. Suis-je libre....j'dirais que non. Liberté de choisir peut-être, mais la liberté d'action m'a depuis longtemps filé des doigts. La suite nous le dira...

dimanche, novembre 13, 2005

Jour 231- Religion ou abération?

J'avais jamais remarqué à quel point un service funéraire pouvait être quelque chose d'emmerdant. Enfin, disons simplement que c'est plus une habitude qu'une obligation. Je respecte le choix des familles qui le font, mais d'un autre côté tous ces trucs de religion...aussi bien prendre le peuple pour des bananes!

D'un certain côté, je sais que l'inconnu fait toujours peur et qu'avoir une réponse ou un semblant de réponse peut s'avérer plus sécurisant que de laisser les points d'interrogations en suspention. Mais en même temps, j'ai l'impression que des réponses toutes faites c'est un peu trop...comment dire....facile? Enfin, ce n'est peut-être pas le terme exacte pour décrire ce que je pense, mais le fait est qu'il est trop facile de ne jamais rien remettre en question et de gobber tout rond ce qui nous est servi de force sur un plateau d'argent. Côté aguichant, pas de questions à se poser, rien à comprendre...bref le minimum d'effort est le mieux. L'homme est paresseux, c'est dans sa nature d'éviter la torture...dans la majorité des cas du moins. Moins il a à réfléchir, mieux il se sent. Je n'ai pas envi de m'élancé dans mes propos néo-nietzschéens mais le fait est que tous ces trucs de religion et de connerie du genre...enfin je l'ai dit, ce sont des conneries, de la foutaine, du baratinage abusif de l'homme pour l'homme et faveur de l'homme. Le plus grand avantage qu'a l'être humain, c'est qu'il a toujours été en mesure de croire en ses propres mensonges.

Les choses sont tellement bizares parfois. J'aimerais comprendre mais encore là, les questions restent figées, sans réponse véritable. Pourquoi telle chose est-elle comme ceci, ou comme cela?? La seule réponse valable reste dans bien des cas le ''parce que''. Simple, rapide...quoi demander de mieux sinon une réponse constructive? Dans bien des cas on ne serait pas satisfait de la réponse donnée, même si elle est véridique, alors pourquoi la poser si on est pour se contenter de ce que l'on considère comme vrai? De toute façon, tout devient tellement relatif et tout le monde peut dire n'importe quoi sans que personne ne le réalise...naïveté qu'ils disent....enfin, le fait est que les sources sont parfois douteuses.

Quoi penser? Quoi croire? Moi? Drôle d'idée après tout. Je n'ai jamais prétendu détenir de vérité ni de réponse, alors je suis loin d'être une référence. Une idée est lancée, attrapée au vol par je ne sais qui. Peu importe, la bouteille est lancée à la mer et elle atteindre peut-être un jour un rivage quelque part. J'ai depuis longtemps oublié le fait que mes pensées pouvaient changer le monde, la voix ne porte pas assez et les idées sont bien souvent trop confuses de toute façon, à quoi bon rêver si ce n'est que pour réaliser que la réalité n'y est pas?

Les conceptions changent, mais une orange vue par un aveugle et par une personne qui voit clairment reste néanmoins une orange, peu importe ce que l'on en dit. La vérité est ici, contrairement à ce que l'on dit. La question est de savoir s'il nous est possible de la saisir. La majorité a-t-elle forcement raison? On parle trop souvent pour rien dire, j'en suis fort probablement le meilleur exemple. Le temps passe, change tout et laisse trop de traces. Ouragan temporel, tout déferle à une vitesse folle. À quand le répis?

vendredi, novembre 11, 2005

Jours 229 et 230- Repos repris...reparti

La vie est peut-être trop compliquée pour qu'on se pose 36 000 questions. À quoi ça sert de toute façon? Se faire marcher les neurones pour quelles raisons? Pour dire quoi? Pour faire quoi? Penser quoi? J'ai l'impression que peu importe ce que je me dis, rien ne sera chagé. Une perception peut-être, une nouvelle façon d'aborder ou encore un éclair de géni. Le fait est que j'ai depuis longtemps abandonné l'idée que j'pourrais changer le monde, et je suis de plus en plus convaincu que même le monde n'arrivera pas à me changer. Rapport de réciprocité comme on dit.

Parfois il m'arrive de me demander à quoi tout peut bien servir. C'est fou quand on y pense: on ne vit que dans le but de mourir. Tout ce qui se passe entre les deux ne sert uniquement qu'à permettre à d'autre de vivre afins qu'ils meurent plus facilement encore. Et même à cette étape, il arriv trop souvent qu'on s'efforce de mettre fin aux choses plus rapidement qu'elles ne devraient se terminer. Enfin, la nature humaine est aussi exaspérante que ça.

J'ai dormi, beaucoup dormi, mais encore pas assez à mon goût. Éternellement insatisfait, j'crois que c'est ce qui me décrit le mieux. Enfin, le sujet n'est pas là. Je réalise de plus en plus que ma vie ne prend pas la même direction que je ne le voudrais. Depuis un moment déjà, j'avais arrêté de me souvenir de mes rêves. Mais depuis quelques jours, je rêves souvent, je rêve trop en fait. J'aime bien les rêves, mais ceux que je fais ne sont pas ceux que je voudrais. On dirait que j'ai l'impression de dérapper, que tout m'échappe....dans ma vie en fait, pas dans mes rêves. Mon cerveau le réalise et me propose des scénarios qui sont véritablement atroces. Tout s'en va, autant en vrai que dans ma tête. Pourquoi est-ce que les gens peuvent partir de notre vie sans que les souvenirs que nous avons d'eux ne s'effancent en même temps? Plus je dort et plus je penses à des gens qui ne pensent surement pas à moi. Ma vie est trop différente de celle que j'aimerais qu'elle soit. Le pire dans tout ça, c'est que la vie que j'aimerais vivre n'est pas celle dont je rêve. J'voudrais simplement vivre autre chose, être ailleur, faire quelque chose de différent.....respirer.......

J'ai l'impression que quand je dort, je ne vois pas ce que je devrais voir, mais que je vois plutôt d'une façon différente ce qui est en train de m'arriver. Mon cerveau semble bien comprendre ce que je vis alors que moi j'suis complètement mystifié et dépassé par les événements. J'ai pas de répis même en dormant. Savoir que ma tête sait profondement que rien ne va, que tout est en train de prendre le bord....faire comme si de rien n'était ce n'est pas son fort.

Pourquoi est-ce qu'on ne peut pas stopper une progression? Ce serait tellement mieux si on pouvait appuyer sur un bouton, juste au moment où tout va bien et pouvoir se dire ''ok la situation n'évoluera plus à partir de maintenant, tout restera identique et rien ne changera''. Ce serait la plus belle invention du monde, pourtant personne ne l'a encore inventé. C'est peut-être naïf d'y croire, mais pourtant c'est ce que je souhaiterais. La télécommande, le contrôle....j'en aurais bien besoin.

Je souffre, je souffre trop. J'ai déjà trop souffert et j'ose même pas imaginer ce qui m'attend. Depuis longtemps j'ai réalisé que mon coeur me permettrait pas de vivre heureux et plus ça va plus j'me dis que ma tête n'est pas plus efficace. Trop embrouillée, trop perfectionniste, peureuse? J'en sais trop rien, mais le fait est que les choses ne semblent pas s'arranger. J'ai trop souvent pleuré pour des gens qui m'ont laissé croire que je l'ai fait pour rien, trop souvent eu la chance de croire que quelqu'un serait là pour m'aider. Je suis peut-être simplement aveugle, ou simplement mal entourré. Je sais que les gens sont là autour de moi, que certains me proposent leur aide, mais c'est fou de voir à quel point on a des amis sur qui on peut compter quand ça va mal uniquement....

Pour le meilleur et pour le pire qu'ils disent.........amen!

Jours 229 et 230- Repos repris...reparti

La vie est peut-être trop compliquée pour qu'on se pose 36 000 questions. À quoi ça sert de toute façon? Se faire marcher les neurones pour quelles raisons? Pour dire quoi? Pour faire quoi? Penser quoi? J'ai l'impression que peu importe ce que je me dis, rien ne sera chagé. Une perception peut-être, une nouvelle façon d'aborder ou encore un éclair de géni. Le fait est que j'ai depuis longtemps abandonné l'idée que j'pourrais changer le monde, et je suis de plus en plus convaincu que même le monde n'arrivera pas à me changer. Rapport de réciprocité comme on dit.

Parfois il m'arrive de me demander à quoi tout peut bien servir. C'est fou quand on y pense: on ne vit que dans le but de mourir. Tout ce qui se passe entre les deux ne sert uniquement qu'à permettre à d'autre de vivre afins qu'ils meurent plus facilement encore. Et même à cette étape, il arriv trop souvent qu'on s'efforce de mettre fin aux choses plus rapidement qu'elles ne devraient se terminer. Enfin, la nature humaine est aussi exaspérante que ça.

J'ai dormi, beaucoup dormi, mais encore pas assez à mon goût. Éternellement insatisfait, j'crois que c'est ce qui me décrit le mieux. Enfin, le sujet n'est pas là. Je réalise de plus en plus que ma vie ne prend pas la même direction que je ne le voudrais. Depuis un moment déjà, j'avais arrêté de me souvenir de mes rêves. Mais depuis quelques jours, je rêves souvent, je rêve trop en fait. J'aime bien les rêves, mais ceux que je fais ne sont pas ceux que je voudrais. On dirait que j'ai l'impression de dérapper, que tout m'échappe....dans ma vie en fait, pas dans mes rêves. Mon cerveau le réalise et me propose des scénarios qui sont véritablement atroces. Tout s'en va, autant en vrai que dans ma tête. Pourquoi est-ce que les gens peuvent partir de notre vie sans que les souvenirs que nous avons d'eux ne s'effancent en même temps? Plus je dort et plus je penses à des gens qui ne pensent surement pas à moi. Ma vie est trop différente de celle que j'aimerais qu'elle soit. Le pire dans tout ça, c'est que la vie que j'aimerais vivre n'est pas celle dont je rêve. J'voudrais simplement vivre autre chose, être ailleur, faire quelque chose de différent.....respirer.......

J'ai l'impression que quand je dort, je ne vois pas ce que je devrais voir, mais que je vois plutôt d'une façon différente ce qui est en train de m'arriver. Mon cerveau semble bien comprendre ce que je vis alors que moi j'suis complètement mystifié et dépassé par les événements. J'ai pas de répis même en dormant. Savoir que ma tête sait profondement que rien ne va, que tout est en train de prendre le bord....faire comme si de rien n'était ce n'est pas son fort.

Pourquoi est-ce qu'on ne peut pas stopper une progression? Ce serait tellement mieux si on pouvait appuyer sur un bouton, juste au moment où tout va bien et pouvoir se dire ''ok la situation n'évoluera plus à partir de maintenant, tout restera identique et rien ne changera''. Ce serait la plus belle invention du monde, pourtant personne ne l'a encore inventé. C'est peut-être naïf d'y croire, mais pourtant c'est ce que je souhaiterais. La télécommande, le contrôle....j'en aurais bien besoin.

Je souffre, je souffre trop. J'ai déjà trop souffert et j'ose même pas imaginer ce qui m'attend. Depuis longtemps j'ai réalisé que mon coeur me permettrait pas de vivre heureux et plus ça va plus j'me dis que ma tête n'est pas plus efficace. Trop embrouillée, trop perfectionniste, peureuse? J'en sais trop rien, mais le fait est que les choses ne semblent pas s'arranger. J'ai trop souvent pleuré pour des gens qui m'ont laissé croire que je l'ai fait pour rien, trop souvent eu la chance de croire que quelqu'un serait là pour m'aider. Je suis peut-être simplement aveugle, ou simplement mal entourré. Je sais que les gens sont là autour de moi, que certains me proposent leur aide, mais c'est fou de voir à quel point on a des amis sur qui on peut compter quand ça va mal uniquement....

Pour le meilleur et pour le pire qu'ils disent.........amen!

mercredi, novembre 09, 2005

Jour 228-Marche

Un escalier. Je ne sais pas pourquoi mais les escaliers m'ont toujours intrigués. Fort probablement parce que c'est le symbole le plus marquant de la progression. Enfin, les interprétations sont nombreuses et je n'ai pas envi de me perdre là dedans. L'avantage cependant dans un escalier, c'est qu'il monte. Enfin, certains dirons qu'il descdend également mais comme j'ai tendance à être toujours au plus bas de ma forme, il a tendance à se montrer comme un passage vers une étape supérieure....un pas en avant, pas de recul, une progression, un changement positif...c'est un peu de dont j'avais besoin, surtout après la journée d'hier.

C'est comme si finalement j'arrivais à me raisonner. Je sais que j'peux pas arriver à tout faire, mais en même temps c'est tellement difficile d'assumer la défaite. J'ai besoin d'air je crois. Prendre du recul, prend un ''break'' et vraiment faire le point. Ma vie prend simplement un tournant que j'ai mal anticipé. J'ai peur de dérapper je crois et le stress est élevé, ce qui n'aide en rien.

Je stresss
tu stresses Je stressais
il stresse
nous stressons Je stress
vous stressez
ils stressent... et je stresserai.

mardi, novembre 08, 2005

Jours 225 à 227- Eh merde...

Je sais que je l'ai dit souvent déjà, mais il y a sérieusement des jours comme ça où le brocoli ça te fait pas. En fait, disons qu'aujourd'hui, c'est la salade toute entière qui passe mal parce que je sais qu'il y a plusieurs facteurs en cause donc je ne peux m'arrêter sur une chose en particulier. Enfin, les choses ne vont pas aussi bien que je le voudrais et je réalise une fois de plus que tous mes efforts ne servent à rien. Déconcerté, découragé, démotivé. On dirait que tout ce qui se termine pas un ''dé'' est négatif. En tout cas, le fait est qu'aujourd'hui j'ai craqué, en plein cours j'ai pris mes jambes à mon coup pour aller m'exposer à l'hypotermie...écrire seule solution. Je suis de plus en plus convaincu que ce blog a une fonction catarthique beaucoup plus important que je n'ose le croire généralement.

Alors donc, écrire. Écrire quoi? Bonne question, en fait sur le coup ne me suis même pas posé la question. Tout est venu tout seul, tout fut craché sans être réfléchi. C'est la seule façon par laquelle j'arrive à être impulsif. Même dans les sports je suis trop rationnel pour avoir des réflexes, pas toujours évident. Enfin, je crois que le texte que j'ai pondu en grelottant n'explique en rien la situation mais ne fait que dire ce que je rescent. L'ennui dans le cas présent, c'est que je ne sais pas pourquoi tout est arrivé ainsi. Craquer...non mais c'était l'idée? En tout cas, voilà de quoi ça avait l'air( mais avec plus de fautes et une écriture semi-illisible):

Là, ça marche pas. Jamais rien qui marche. J'suis tanné, tanné, tanné, tanné, tanné, tanné criss que j'suis écoeuré bodel. Pourquoi ça marche pas? J'suis si con que ça? Ciboire, y'a tu moyen de comprendre parce si oui ça serait comme le temps avant que j'me mette à faire d'autres conneries. Pourquoi ça fait toujours ça? Pourquoi j'ai besoin de tout faire planter alors que c'est tout le contraire que je veux? Ça marche juste pas à mon affaire. COmprendre. Criss, c'est tu si dure que ça? Porquoi la vie c'est pas un esti de problème de math? Tu comprends et, par déduction logique tout se suit....

Pourquoi j'suis pogné? Pourquoi j'arrive à comprendre sans savoir l'exprimer? J'suis tanné de vivre de même. C'est comme si mon cerveau c'était mon refuge, mais ma prison. Ça marche pas à mon goût, ben rentre dans ta tête, choude un coup en position foetale et voilà. Rien n'est arrangé. Bravo l'grand, tu l'a l'afaire!! Pourquoi c'est comme ça? J'veux juste plus, j'veux plus rien, j'suis à bout! J'attire l'attention, on me la retire. J'suis rien, j'vaux rien.

''Ça vaut la peine'', qu'ils disent. MON CUL CALICE! J'serais certainement pas encore là à me plainser si ca vallait la peine saint ciboire. Ça a jamais marché mon affaire, pi c'est surement pas demain la veille que ça va changer certain. J'suis même pas foutu de me comprendre, même pas foutu de me dire que les choses vont bien, même pas foutu de vivre avec un semblant de vie. J'suis juste même pas moi-même parce que j'sais même pas c'est qui ça. J'sais pas c'est où. Ça veut quoi? Ça mange quoi en hiver calice?

J'veux juste être objectif moi, j'veux rien d'autre. Pas moyen de feeler croche sans passer pour un esti de phénomène de foire, pas moyen de pouvoir rester là à me dire mes 4 calices de vérités. C'est l'temps là, go! Assume tes triss de choix mon homme parce que c'est la seule chose que tu peux faire. Arrête de regarder en arrière, ça changera pas.

ÇA CHANGERA PAS ET ÇA CHANGERA JAMAIS CRISS!

Fait donc ce qui te tente à la place d'écouter les autres. Une personne c'est pas un autre alors déniaise. T'as beau faire n'importe quoi, tu resteras toujours le même beau calice de cave! La vie est chiante, lâche de te plaindre calice, tu fais juste ça depuis qu'elle est morte. Tout a foutu l'camp qu'est-ce que tu veux, c'est de même et tu vas faire pareil et c'est ben correct de même. Anyway, r'vient en, tu serais ben pas la première personne à qui ça arrive. C'est pas la première ;a partir et c'est ben pas la dernière non plus. Le criss de tat de branche en bas des marches, c'est mort et tout le monde s'en calice. Tu ferais la même chose et la situation serait pas différente. Grosse pépeine, 2-3 larmes et plus rien, oublié, néant. T'existe plus et le fuck pogne à savoir qui va garder quoi. Les joies post-funéraires... Le deuil est quelque chose de chiant, tu devrais le savoir depuis le temps. Fait pas assez longtemps? Hey, réveille le cave, tu vaux pas plus que ça c'est clair mais au moins fait quelque chose. La vie est chiant, rien qui marche, tout plante. Er alors? C'est de même, sort de ta bulle et réveille. Les paipllons et les p'tites fleurs qui chantent c'est ben cute mais tu vis pas dans une émission de Pokémon bout d'viarge!

Pourquoi quand j'écris tout est plus clair qu'autrement. J'ai besoin de me poser des questions....3-4 coups ben placés dans le cerveau et la créativité sort. C'est ben boeu de même mais un moment donné faut que tu te laisses aller. De quoi t'as peur? DE TOUT, CRISS! Pas dure à comprendre. T'es un esti d'bon ;a rien, un lâche mal organisé qui fait pas ce qu'il faut. C'est presque de la schisophrénie. Ben oui, blâme la maladie mentale asteur. T'es pas plus malade que l'voisin. Tu te fais ;a croire que tout va mal quand t'as crissement pas de quoi t'plaindre donc Slack la pédale avant d'pogner l'champ. C'est normal c'être poche, c'est qui l'cave qui réussit tout? T'es pas Gregory Charles....C'est juste NORMAL, T'ES NORMAL! Lâche de penser que c'est pas vrai, il y a jamais rien de parait et il y en aura toujours un à qui ça va pas faire son affaire. C'est ÇA la vie. TU la prends ou tu la laisses, c'est à toi d'y voir mon homme.


Pourquoi j'me parle? Quand tu dis que mon problème c'est moi et que j'me donne des conseils. Non mais ya de quoi se demander pourquoi ça va pas dans ma tête. J'veux ben me raisonner, mais j'ai même pas de parti pris. Ma tête c'est comme 2 têtes et ça a tout l'air qu'elles s'aiment pas la face ni l'une ni l'autre. Pourquoi je pense? Être simplet ça serait simple, même le mot le dit. Un bon coup de tournevis dans l'oreil et hop! On est en business Solutions simple et efficace. Arrange fort probablement rien , mais ça fait changement. Tanné de la routine.

Tanné de me lever le matin et de ne pas avoir assez dormi à cause de mes criss d'opérations de sauvetas. En veux-tu d'la répétition? En v'là! J'veux juste plus, j'ai plus la force, plus la motivation, plus l'intérêt.N'importe où sauf ici. L'enfer c'est les autres. On s'en remettra jamais.

T'es là dans ma tête et tu penses a moi. T'existe pas, mais t'es là. J'suis juste tanné de t'entendre. J'ai juste le goût de tout lâcher, tout lancer, tout briser, crier patate et m'en aller. J'ai rien, j'ai personne. J'suis rien, j'suis personne et j'ai pas ma place. La vie c'est comme la chaise musicale: c'est ben l'fun mais quand tu sais que t'as pas pris ta place faut savoir se retirer......

Éviter de faire du trouble. Pour vivre heureux, faut vivre caché. J'perturbe le monde, le monde me perturbe. Finalement on n'en finit plus et on s'marche sur les pieds. Les joies de la vie de groupe. J'EN VEUX PAS! Mois j'veux un ciel bleu, un soleil qui sourir, des p'tits oiseaux et la saite calice de paix! J'en demande trop? Ben temps pis, je continurai à me plaindre et à me caller encore plus. Tout aussi chiant que ben des affaires, mais au moins là dedans , je réussis....

samedi, novembre 05, 2005

Jours 223 et 224- Rupture

Fort probablement dans le top 10 des mots les plus chiants de la langue française et bel et bien dans top 50 des trucs qui ne devraient pas arriver, la rupture est sincèrement quelque chose qui m'emmerde à un point indescriptible. En plus, on dirait que ça se passe de plus en plus fréquemment, à croire qu'un jour je finirai peut-être par m'y habituer et devenir complètement insensible.

Enfin, les choses sont faites ainsi, rien n'est éternel, surtout dans ma tête. Disons simplement que j'ai tendance à accorder un peu trop d'importance au futur pour profiter du moment présent. Vision globale, c'est ce qu'il me faudrait. Mais bon, la vie est ainsi faite faut croire. Les choses sont comme ça, l'instant d'après tout a basculé. La vie est en fait comme un très grosse balance: on ne sait jamais sur quel côté qu'elle finira par pencher.

Trop de ruptures, trop de fins, trop de changement. Difficile de garder la tête hors de l'eau et de continuer à y voir clair, et je sais que je ne suis pas le seul dans cette situation. Il y a des jours comme ça où on a l'impression que les choses prennent un malin à ne pas tourner en notre faveur. Pas de quoi pleurer, rien de dramatique, mais le fait est qu'on n'est jamais assez préparé à ce que notre bulle nous éclate en plein visage.

Hier, dernière journée de stage. Étrange comme sensation. C'est comme si je vivais un deuil. Même si ce n'est pas toujours facile, même si parfois c'est loin d'être agréable, le travail avec des adolescent est quelque chose que j'adore. Ces p'tites bêtes-là sont plus attachantes qu'on ne pourrait le croire. Mais pourtant, devoir partir, ça laisse toujours un sentiment amer en bouche, comme si on ne pouvait s'empêcher de se dire que finalement la vie doit continuer, mais que rien ne sera plus comme avant. Rupture émotive, rupture avec le passé...parfois j'ai l'impression d'être un peu déconnecté de la réalité...réalité trop importante pour mon avenir. Bref rien ne va plus.... Quoi faire? Quoi penser? Rien, seulement laisser la vie continuer et se contenter de suivre le courrant, comme toujours.

Pouquoi les différences existent-elles? Pourquoi y a-t-il un avant et un après? Pourquoi les choses évoluent-elles? Il y a des moments où on se dit que tout est correct comme c'est là, que plus rien ne doit bouger. On a beau dire ce qu'on veut, on n'est pas artisant de notre destin. Un artisant a la chance d'interrompre tout un processus quand il le veut. La vie? Dure à dire. Elle a cette fâcheuse tendance à nous glisser entre les doigts et à foutre le camp bien plus vite qu'on ne le voudrait...bien souvent il est trop tard pour tout reprendre en main. Finalement, la vie est une sorte de poisson visqueux....

Je m'ennui de ce que j'avais...j'attend ce que j'aurai...j'ai simplement trop peut de mettre de côté ce que j'ai......

jeudi, novembre 03, 2005

Jour 222- Interrogation

J'aimerais parfois savoir pourquoi j'oublie, pourquoi j'ai du mal à me rappeler, pourquoi les choses passent dans mon cerveau sans s'y arrêter. Je suis peut-être simplement distrait. Mais d'un autre coté, j'ai parfois des réflexions qui me font réellement réfléchir. Mais comme je l'ai déjà expliqué 219 jours plus tôt, je réfléchi souvent quand je suis sous la douche, allez savoir pourquoi. Enfin, tout ça pour dire que le temps que je peux passer sous la douche étant relativement bref avant que ma mère se mettre à me presser de sortir à grand coups sur la porte, je n'ai pas le temps de développer mes idées. De toute façon, je me dis que même si j'en avais l'occasion, je suis fort probablement tellement tête en l'air que j'aurais tout oublié avant même d'avoir eu le temps de l'écrire ici.

Je me demande souvent de quoi aurait l'air ma vie si j'avais une meilleure mémoire. En fait, je réalise que bien souvent, ce sont les détails que j'oublis. Mais pourtant, ces détails sont tout de même présents dans ma vie, ils ont une raison d'être forcement, c'est pourquoi je me dis que le fait de ne pas m'en souvenir me brime d'une certaine façon puisque je ne suis pas toujours en mesure de me rappeler certains faits. Par le fait même, les liens se font moins bien entre certains autres faits et puis bon, en bout de ligne la vision est complètement différente.

Les question sont nombreuses dans ma tête. La plupart sans réponses comme toujours. Pourtant, j'ai l'impression que quand je ne me pose pas de question,c'est que les chose sont trop simples, qu'il y a quelque chose qui ne fonctionne pas. Idée stupide peut-être, mais les choses n'ont jamais vraiment tournées en ma faveur alors le doute s'installe. J'ai peur de cesser de penser. Mais bon, comme je l'ai déjà dit, ça aussi c'est comme le vélo, ça ne s'oublie pas.....

mercredi, novembre 02, 2005

Jours 221-En saigner

Profession: professeur. Enfin, disons que dans quelques années j'aurai peut-être la chance de pouvoir le dire ainsi. En fait, je suis de plus en plus convaincu que je suis réellement dans la bonne voie, celle que j'ai choisi un peu sans être certain mais que finalement, après trois jours de stage, je réaliste que c'est fort probablement le choix qui m'a le plus rapporté au niveau de la confiance que j'ai en moi-même.

Je pense que ce qui me manque réellement dans ma vie c'est la franchise. J'ai l'impression que les gens qui m'entourent ont tellement peur de manquer de tacte qu'ils n'osent pas me dire les choses telles qu'ils les perçoivent et que, finalement, je ne retrouve sans cesse à m'approcher des limites qu'un jour je finirai par regretter de les avoir franchies. Avec les enfants cependant, c'est tout le contraire. La jeunesse peut-être, je ne sais pas. Enfin, disons simplement que le sens critique n'est peut-être pas aussi développé que celui des gens que j'ai l'habiude de fréquenter alors forcement la vision change, mais d'un autre côté, tout commentaire doit être pris en considération, qu'il soit positif et négatif. Tout est dans la façon de le dire, chose que les jeunes que je vois dans le cadre de mon stage n'ont pas forcement tous compris. En fait, ce qui me plait le plus dans tout ça, c'est le fait qu'en travaillant avec des élèves, j'ai l'impression que ce que je fais apporte quelque chose, que ce que je peux dire pourrait les marquer, attirer leur attention et donner un certain intérêt. Mais en même temps, j'ai tellement l'impression qu'ils m'en apprennent plus que moi j'arrive à leur en montrer. Les rôles sont en fait inversés, étrangement, mais l'enseignant est à la fois dominant et dominé.

Plus les choses vont et plus je suis confronté à des réalités qui sont bien spécifiques au monde de l'art. Depuis le début de la semaine déjà, les autres personnes avec qui je travailles ne cessent de parler des élèves qui sont parfois...agressifs ou dérangeants. Tout pour à croire qu'enseigner c'est tout comme en saigner. Enfin, la vie n'est pas toujours rose, et heureusement car c'est une couleur particulièrement laide. Mais le fait est que plus j'y pense et plus je me dis que tous les moyens de pressions qui nous font si souvent enragés sont dans bien des cas là pour une bonne cause. On parle trop souvent sans réellement savoir de quoi on parle et c'est un problème que je constate de plus en plus chez les personnes qui m'entourent. Des personnes qui ont une opinion sur tout sont souvent des personnes intéressantes avec qui discuter, mais d'un autre côté, il est difficile de pouvoir bien connaître tous les sujets, savoir tous détails...on parle trop souvent pour rien dire et sans savoir de quoi il est question.......

Le ciel est vert et le gazon chante

mardi, novembre 01, 2005

Jour 220- Musique

J'ai une drôle de sensation. En fait, la sensation est assez ordinaire si j'y pense vraiment, mais le fait est que ma nouvelle vie est tellement différente de tout ce que j'avais avant que ce ''retour aux sources'' imposé par mon stage me force à me replonger tête première dans ce qu'étais ma réalité que je connaissais avant.

Dès mon arrivée à Trois-Rivières, j'ai tout de suite été frappé par cette facilité que j'ai eu à m'habituer à une situation qui m'était étrangère. Bizarrement, je semble me réhabituer à ma vie dans le nid familial avec la même facilité. Cependant, persiste encore le même problème qu'auparavant: j'ai du mal à me sentir chez moi ici. Tout est resté tellement identique mais à la fois tout est différent. Les choses ne se déplacent plus, le lit est toujours fait, le cactus continu à grandir....tout semble endormi. En fait, j'ai l'impression d'avoir une mentalité d'enfant. C'est comme si tout ce qui étaient en dehors de mon champ de vision cessait totalement d'exister à l'instan ou je ne pouvait plus le voir.

Les choses restent. En fait, on dit souvent que ''c'est comme le vélo, une fois qu'on a appris, ça ne s'oublie pas''. Pourtant, j'ai l'impression que cette phrase s'applique à presque toutes les situations. Ce soir, je suis allé joué de la musique, comme au bon vieux temps. Dieu n'existe pas, j'en ai toujours eu la certitude, mais je dois dire que quand des occasions comme celles-là se présentent, j'ai toujours cette fâcheuse tendance à toujours vouloir dire ''merci''...Merci à qui? Enfin, l'éternelle question.... Mais bon, pour en revenir à ce que je disais, je crois que la musique est vraiment l'une des choses qui me manquent le plus. C'est comme si le fait de jouer d'un instrument était l'une des rares satisfactions que j'obenais dans ma vie et que, maintenant que je ne l'ai plus, je me sens vide, sans vie...

J'ai toujours eu l'impression que ma vie ne servait pas à grande chose. En fait, comme je suis particulièrement négatif, j'ai le sentiment que dans bien des cas, ce que je fais est inutile ou simplement insatisfaisant à mes yeux. Cependant, en musique c'est différente. Souffle, son. Relation directe, instantanée...le plaisir des sens qui se savoir en direct. Voilà! Je crois que de voir le résultat est fort probablement le plus grand encourragement qu'on puisse me donner.Enfin, quelque chose pour me donner envie de continuer. Je ne suis pas quelqu'un de conpétitif de nature, en fait je dirais même que je déteste ça, mais pourtant j'arrive toujours à me poser des défis que je peux relever. En musique, c'est généralement de rendre les quelques taches noires sur la feuille de façon...expressive? Enfin, le putain de travail d'équipe comme toujours. Trop de mal à travailler en groupe, c'est atroce. Par chance, la musique sert d'encourragement à elle-seule, encourragement fort nécessaire pour pouvoir continuer.

Encourragement, persévérance.....j'crois que j'en aurai jamais assez.