Parfois, il faut savoir se dire que rien n'arrive pour rien. En fait, j'ai surtout l'impression que dernièrement je cours après tout ce qui ne va pas. Résultat, épuisement total et, bien entendu, un gros malaise. Comme je l'ai déjà dit, la vie c'est comme un casino, quand les jeux sont faits, rien ne va plus. En fait, c'est comme si ma vie n'était qu'une simple improvisation. Les choses arrivent sans prévenir, sans que je puisse les anticiper. Parfois il est facile de s'en sortir, mais parfois faut savoir prendre son trou et se dire que d'essayer ne ferait qu'empirer les choses.
Ça fait maintenant quatre mois que les choses ont commencé à dégringoler, que mon monde au complet semble s'écrouler, et pourtant, j'y survis encore. Question de temps peut-être, j'en sais trop rien et je dois avouer que de me poser la question me fait un peu peur. Après tout, ce serait fort probablement la seule certitude que j'aurais. Le côté définitif...enfin, c'est presque à croire que malgré le fait que j'ai l'impression d'être si démunis et trop accessible, j'aime la vie. Je n'aime peut-être pas la mienne, mais je crois qu'à force d'être déçu j'ai surtout appris à me satisfaire de celle des autres. Pourquoi se donner la peine d'être heureux quand les autres peuvent l'être à notre place? Tout ce dans quoi je me lance me donne-t-il réellement quelque chose? Une expérience reste une expérience grandissante, qu'elle tourne bien ou mal, mais dans une certaine mesure, j'en suis toujours à me demander si il n'y aurait pas des moyens plus simple de saisir que quelque chose peut être dangeureux qu'en se lançant carrement dans la gueule du loup ou en jouant à la roulette russe. Le hasard c'est pas mon truc....
Parfois c'est comme si je n'avais plus rien. Je sais que je me répète encore une fois, mais comme je le dis souvent, je suis un rejet bien entourré. Ce n'est pas que je néglige l'importance des personnes qui m'entourent, mais d'un autre côté, j'ai tellement l'impression que tout celà peut me glisser des doigts à n'importe quel moment, pourquoi s'accrocher si on est pour tout perdre? En fait, s'accrocher à une corde glissante quand on n'a rien en dessous, c'est ce qu'on appelle du suicide! Suis-je suicidaire? Question sans importance, on n'en est pas à une différence près de toute façon. En fait, je crois que ce qui m'en empêche le plus c'est de savoir que je pourrais faire mal aux gens, ce que j'ai fait bien trop souvent déjà pour pouvoir me permettre de passer aux actes. De toute façon, ça m'avancerait à quoi?
Qui suis-je? J'ai l'impression que je le sais de moins en moins. Et moi qui trouvais con ceux qui disait que ça faisait parti des questions que tout le monde se pose...Enfin, il est évident que je ne le sais pas. Pourtant, tout porte à croire que ce que je suis c'est ce que je ne veux pas être. Je veux être vivant, je veux être réfléchis...mais surtout je veux être heureux. Comment l'être quand on a peur? Peur de quoi au juste? Peur d'avoir peur? Peur d'être heureux et d'être déçu? Peur de perdre? Perdre quoi? Je n'ai déjà pratiquement plus rien de toute façon.... Peur de foncer? En fait, je crois que c'est le côté insécure de mon semblant de personnalité qui ressort de ce côté là. Pour foncer, j'aurais vraisemblablement besoin d'une ceinture de sécurité, et encore là... Mais foncer vers qui? Vers quoi? Aucune route ne se dessine devant moi, ou si elle existe elle n'est pas assez visible à mon gout. Enfin, route trop accidentée pour pouvoir y foncer sans dérapper. Mais bon, au point où j'en suis, on n'en est pas à une erreur près. Simplement que la perte de contrôle m'énerve particulièrement.
Comment mon cerveau fonctionne? Pourquoi est-ce que je n'arrive pas à mettre ma vie sur fast-foward et arriver enfin à ma réalité actuelle au lieu de toujours vivre le passé. C'est comme si j'avais cessé de vivre depuis un bon moment. Je continu à penser, mais je suis toujours hanté par les mêmes craintes qu'avant, les mêmes incertitudes et, encore pire, je suis traumatisé à l'idée que tout pourrait recommencer. C'est ce qu'il y a de plus déconcertant dans un cercle. Forme parfaite pour les grecs, ils n'avaient rien compris! Je ne sais pas où j'en suis tout simplement parce que j'ai cessé d'avancer le 21 juillet...voilà pourquoi! C'est fou quand on est en mesure de mettre une date sur le début de la fin. J'ai simplement hate que cette fin finisse....
On m'a demandé si je croyais tout ce que je disais ici. J'ai bien l'impression que oui. Peut-être que je me ments à moi-même en écrivant tout ça, qu'importe, le fait est que dans la vie il est normal de croire en certains trucs qui ne sont pas vrais, alors aussi bien en profiter. De toute façon, si ces mensonges viennent de moi, c'est plus facile à supporter que s'ils viendraient de quelqu'un d'autre...et ils n'engagent personne d'autre que moi. Bienvenue dans mon monde!
Les choses changent trop vite pour que j'puisse comprendre la moitié de ce qui se passe. D'un côté, quelque chose nait, d'un autre, quelque chose meurt. C'est toujours ainsi, mais pourtant c'est parfois particulièrement chiant quand les deux se passent en moins de 24 heures. Quoi penser de tout ça? Se concentrer sur le positif? Le négatif fait toujours plus mal, reste toujours plus longtemps.
J'ai rencontré quelqu'un dernièrement, quelqu'un de particulier. En fait, c'est l'ami de quelques amis, l'arbre est dans ses feuilles, bref on connait la suite. Salutations, un peu de bla bla et voilà quoi, on en est rendu là. Cependant, fait étrange, je ne me sens pas vulnérable. Miracle peut-être? Où est ma carapace? Je crois qu'elle a tout simplement fondu. Depuis quelque temps déjà, les choses ne vont pas particulièrement bien et je crois que j'essaye de m'en sortir en m'ouvrant davantage. L'ennui c'est que j'ai tendance à m'ouvrir à des personnes avec qui je ne devrais pas le faire. Pourtant, cette fois je crois que ce n'est pas une erreur. La compréhension de l'expérience. Je sais que personne n'a vécu ce que je vis, mais pourtant j'ai l'impression que certaines personnes sont peut-être plus aptes à comprendre, à avoir de la compassion....j'ai peur d'être jugé car je me trouve ridicule, voilà tout. Ces personnes sont rares, mais pourtant elles sont bien présentes. Je réalise malheureusement souvent trop tard qui sont mes vrais amis.
J'ai peur de tout perdre. En fait, l'apocalypse de cet été a été vraiment le début de la fin dans tous les sens du terme. Perdre des amis...un pas plus tard qu'hier, une amie distante, d'autres que je ne vois pratiquement plus. Comment devrais-je réagir à tout cela? Tout s'écroule, tout est en train de foutre le camp, et je devrais m'en réjouir? C'est au-delà de mes forces. Enfin, la vie est un jeu, on fait avec ce qui nous est donné et on avance tant qu'on le peut.... J'ai simplement déjà trop perdu pour pouvoir me permettre de perdre davantage.