Jour 247- ... j'...
J'pense que les mots me manquent pour décrire ce qui s'est passé aujourd'hui. J'ai surtout l'impression que ce n'est pas exactement ce que j'avais l'intention de faire, mais de toute façon, j'suis pas plus avancé. J'crois qu'il n'y a rien a dire en fait sur la journée, aucune réaction, aucune réflexion...j'vis le calme plat, le moment présent quoi... J'réalise surtout que je ne sais pas du tout quoi dire...j'pense que j'vais m'abstenir.
J'suis tombé un peu plus tôt sur un poème que j'ai écrit il y a quelque années. J'l'avoue, j'ai un côté quétaine moi aussi, mais pourtant ce poème est un peu une sorte de représentation de ce que je vis des temps-ci. J'viens un retour, un éternel retour, la partie claire du cercle vicieux qu'est mon existence. J'en profite, voilà tout...
Soleil
Quand la lune alla se couché
et la noirceur de la nuit prète à s'écarter,
le coq chanta ses louanges au soleil
pour qu'il se réveille.
Rayon par rayon,
le soleil redonnait vie
au petit matin sur ces valons
donnant ainsi le signal de la nuit finie.
La brise soufflait la rosée
sur l'herbe ainsi éparpillée
pendant que le soleil continuait
sa course dans le ciel qui palissait.
Quand la vie fut retrouvée
et le sommeil écarté,
les gens allaient dehors et admiraient
le soleil qui,à travers le ciel se fofilait.
Plus les aiguilles de l'horloges avançaient,
plus le soleil s'essoufflait.
La lune le rattrappait,
la nuit arrivait.
La lune continua sa course
à travers les étoiles blanches,
et le soleil alla se coucher à côté de la Grande Ourse
pour y passer une nuit blanche.
Il n'a peut-être pas gagné
mais il n'a pas perdu
car depuis le début des temps il s'est couché
et il est toujours revenu...

1 Comments:
Eeeeeeeeh bin je ne savais pas que j'avais aussi affaire à un poète... c'est joli, tu sais !
Mais j'y pense : l'imprévu c'est pas forcément mauvais... Perso ça fait plus de 20 ans que je ne connais que ça et force est de reconnaître que quelques fois c'est gonflant (cf hier et malade) parfois y a de l'excellent aussi ! Qu'est-ce qu'on doit tous se ressembler, de ce point-de vue là !
Allez, à bientot, clin d'oeil, François.
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