lundi, novembre 28, 2005

Jours 245 et 246- Imprévu et questionnement

Le cours des choses prend parfois une direction qu'on n'aurais pas vraiment voulu avoir à affronter. Pas de panique, rien de critique à l'horizon, personne n'est mort alors tout va bien. Non, simplement que parfois il arrive des choses quelque peu imprévues. Enfin, disons que la capacité de trouver des solutions peut s'avérer quelque chose d'assez utile dans de semblables circonstances, mais encore là, faut-il être en mesure de mettre ces projets à terme et de les faire passer du stade de projet à réalité. L'inventivité est une faculté fort utile, surtout quand on manque l'autobus. Étrangement, j'ai tendance à ne jamais considérer les solutions les plus simples quand quelque chose tourne mal. Ça doit être dans ma nature de toujours choisir ce qu'il y a de plus compliquer, me torturer à essayer de faire du mieux que je peux dans une situation à la limite du suicide. De toute façon, aller du point A au point B en passant par un point C, ça fait voir du paysage. Multiplier les expériences n'a jamais fait de mal à personne, seulement causé des retards et beaucoup de stress mais sinon d'insurmontable....le seul problème c'est que je gère de moins en moins bien ce stress, ce qui fait qu'il s'accumule de plus en plus. Bref, on ne fini jamais par s'en sortir, à mon grand désarois.

Parfois, j'en viens à me demander ce que je fais réellement ici. C'est vrai quoi, est-ce que j'ai une utilité quelconque? Je me serts des autres, les autres se servent de moi, je m'éteint à petit feu...c'est ça vivre? J'ai de moins en moins la conviction que j'aboutierai un jour quelque part. En fait, j'en ai surtout pris conscience lorsque, dans le cours de développement psycho-affectif, on nous a distribué un questionnaire pour pourrait être présenté à des jeunes de 5e année du primaire. Enfin, le contexte était quelque peu ridicule, quoi que bien adapté pour des élèves de cet âge, cependant, j'en suis venu à me poser des questions... Ces questions me sont venues en tête après que j'ai réalisé que j'étais complètement incapable de nommer deux situations que j'avais vécu et dans lesquelles je m'étais senti heureux. Aussi, je n'ai pas été en mesure de répondre à la questions '' qu'est-ce qui fait que les autres m'apprécie?''. Difficile tout de même de répondre à de telles questions, surtout quand on à une mémoire qui oublie pratiquement tout.

En fait, je crois que la seconde fonction de ce blog est surtout que je puisse me souvenir en lisant. Étrangement, j'ai réalisé que ma mémoire fonctionnait simplement: tout est enregistré, stocké et mis de côté presque systématiquement, de sorte que tout peut revenir n'importe quand, mais un petit coup de pouce, un déclic, un éclair est nécessaire pour tout remuer et faire sortir les idées oubliées des boulamites.

Qu'est-ce que je veux? Qu'est-ce que j'attend vraiment? Bonnes questions, mais la meilleure reste toujours à savoir pourquoi je poses ces questions? J'ai tellement l'impression que tout ça ne m'avance à rien de toute façon. Mais peu importe, le fait est que malgré tout ça, je ne suis pas...comment dire. J'ai du mal à exprimer ce que je rescent. Joie? Non, fort probablement pas. Bonheur, non plus! Manque de mots en fait, la langue français a beau être une langue formidable, aucune mot ne convient à ma situation actuelle, ou du moins, aucun mot à ma connaissance. Mais bon, je crois que ce qui est le plus dérangeant dans tout ça, c'est principalement le fait que je ne sois pas en mesure d'identifier ce que je rescent principalement parce que c'est un sentiment nouveau qui grandit chez moi. La voie de la rédemption, fort probablement que non, mais dans tous les cas, je me portes mieux depuis quelque temps. La théprapie par le rire s'avère donc quelque chose de plus efficace que certaines personnes ne veulent bien l'entendre. Suis-je en train de me guérir? Enfin, disons que mon semblant de positivisme des derniers jours joue fort probablement en ma faveur, mais d'un autre côté, je ne me fais pas d'idées car je sais que la rechute me guette. Comme on le dit, faut savoir profiter du temps qui nous est alloué. L'ennui c'est que je déteste profiter, ou du moins j'aime pas abuser.

J'ai simplement l'impression que ce qui m'est offert n'est qu'une sorte de prêt, quelque chose que je dois remettre intacte, faire de mon mieux pour ne pas l'endommager. Peur de me tromper, peur de faire un faux pas...peur de faire un pas tout court. Jusqu'où je peux me rendre sans même essayer d'avancer? J'aimeraids bien le savoir.....