Il m’est parfois difficile de savoir exactement où j’en suis rendu dans ma vie. Je ne sais pas quoi penser, quoi chercher, quoi être, quoi espérer…je ne sais tout simplement pas. En fait, une fois de plus je réalise que les événements m’échappent et que malgré toute la volonté que je puisse avoir, je ne peux rien faire pour changer le cours des choses. Inévitablement, je m’en retrouve déçu….enfin, la vie c’est pour le meilleur et pour le pire. L’ennui, c’est qu’à la naissance on n’a pas vraiment connaissance de ce qui nous attend réellement, et ça c’est probablement la pire chose qui puisse arriver. Avoir su, je ne me serais fort probablement pas lancé dans cette aventure car je sens que tout ce qui arrive n’est pas forcement destiné à moi. C’est comme si ma vie n’était pas la mienne. Enfin, peut-être que je pense ainsi simplement parce que je n’arrive pas à accepter le fait que ma vie prend irrémédiablement un tournant que j’aurais préféré éviter alors que me voilà plongé à pieds joints dans une situation à laquelle je ne voulais pas être confronté. Enfin, maintenant ou plus tard, les choses doivent se produire et, inévitablement, se reproduire. Ma vie est routinière, je l’ai toujours su, tout est cyclique. L’ennui c’est que je me demande pourquoi je suis si perturbé, si surpris et si perdu si tout revient sans arrêt. Ce n’est pas comme si il y avait beaucoup de nouveauté, pas comme si le chemin à suivre était compliqué…je répète sans cesse les mêmes erreurs, les mêmes problèmes se représentent à moi…le changement ne m’est pas très familier ou du moins pas autant qu’il ne le devrait.
En fait, je réalise que les surprises que je rencontre ne sont pas réellement des surprises. Enfin, je ne me cache pas que certains événements qui se produisent n’avais pas été prévus, mais d’un autre côté je me vois souvent être surpris d’événements tellement prévisibles…c’en est lamentable en bout de ligne. Je me rend tout simplement compte du fait que ce qui fait que ces surprises surviennent et qu’à chaque fois je me ramasse au bas de l’échelle, plus démoralisé que jamais, c’est en fait parce que quelque part au fond de moi, il y a une partie de mon être quoi croit et qui veut, qui espère que les choses s’arrangent et qui considère que j’ai droit d’être heureux. Mais pourtant, je ne sais pas…je ne sais plus. D’un certain côté, j’essaye de rester lucide, mais mon être est déchiré.
Je ne me comprends pas vraiment en fait quand j’y pense. Mon être est tellement contradictoire, tellement incertain. D’un côté, je me dis que pour moi les choses ont rarement bien fonctionnées alors que je ne vois pas pourquoi il pourrait en être différemment cette fois. Je ne sais pas pourquoi mes efforts sont si rarement récompensés. J’ai beau m’investir de mon mieux, il manque toujours quelque chose dans ma vie…quelque chose pour ne pas dire quelqu’un. Je souffre d’être seul. Non pas une solitude au sens propre du terme, je suis fort bien entouré, j’ai plus d’amis que jamais et mes relations avec mes collègues à l’école se portent mieux que jamais, de ce côté-là, je n’ai pas de quoi me plaindre. En fait, je réalise que mon problème vient en quelque sorte de moi, de ma crainte, de mon incertitude….j’ai peur de faire confiance à nouveau, j’ai peur de souffrir, peur de faire souffrir…j’ai peur de m’ouvrir et de laisser les autres m’approcher au cas où quelque chose se passerait. Finalement, je m’empêche de vivre pour la seule et unique raison que la dernière fois que je m’en suis donné l’occasion, rien n’a fonctionné et que je me suis retrouvé avec absolument rien devant moi. J’ai connu le bonheur, oui, ça je le sais. En 19 ans de vie dans cette salopperie de monde, je sais que j’ai été réellement heureux que du 6 juin au 21 juillet de cette année…et maintenant, oh certes de petits instants agréables par-ci par-là. Mais encore là, je remet en doute ce bonheur, non pas que je n’ai pas été heureux, mais simplement parce que je ne veux pas en souffrir. À se croire malheureux, on ne risque pas de perdre le bonheur. La vie a cet avantage de nous empêcher de perdre ce que l’on ne possède pas. Qu’est-ce que je n’aurais pas fait pour pouvoir maintenir ce bonheur toute ma vie…les choses se sont passées autrement, j’en souffre encore. J’aimerais simplement pouvoir revivre un tel bonheur, mais les faits sont différents. Je me prive moi-même du bonheur que je pourrais avoir, que je pourrais vivre. Je sais que j’arriverais à en grandir, je sais que je pourrais progresser, mais en même temps j’ai l’impression que tout ça ne m’est pas destiné uniquement parce que je ne l’accepte pas. C’est mon côté rationnel, mon côté négatif, ma moitié dépressive…la partie de moi qui souffre et qui parait ici généralement.
Inversement, une partie de moi semble plus ouverte, plus positive et surtout plus rêveuse. C’est cette partie de moi qui se dit que rien n’arrive pour rien, que ce qui ne nous tue pas ne fait que nous rendre plus fort. C’est elle qui me fait recommencer, qui me fait croire, qui me laisse garder espoir, qui fait que j’ai une lueur dans les yeux, c’est le moi passionné, le moi qui espère….le moi stupide qui veut plus qu’il ne peut avoir. Je n’ai jamais eu la prétention d’avoir un grand destin devant moi, jamais cru que je pourrais faire quelque chose d’important…pourtant à l’intérieur je souhaite changer la face du monde alors que je n’arrive même pas à garde le contrôle de ma vie. J’aimerais laisser cette partie de moi exorciser l’autre partie, être moins refermé, cesser de me coucher tous les soirs très tôt ou à pas d’heure simplement pour tuer le temps parce que je ne me sens pas bien dans ce qui m’arrive, dans ce que je suis, dans ce que je vis. J’en ai marre de me lever le matin et de penser uniquement au moment où je vais arrêter de penser, par-dessus la tête d’espérer quelqu’un qui pourrait me sortir de ma situation…le plus grand effort doit venir de moi, quoi que j’en dise, quoi que j’en pense. J’aimerais pouvoir être heureux quoi qu’il advienne de ma personne, être en mesure de me dire que les choses pourraient être pire et que finalement ce que je fais, ce que je pense et ce que je suis ne sont pas de mauvaises choses, de choses ratées qui ne valent pas tous les efforts que j’ai mis pour les réaliser.
Les vacances sont arrivées. Fort heureusement. Le stress des dernières semaines commençait à se faire de plus en plus insupportable. J’ai besoin de penser à moi, pas simplement de me reposer, de réfléchir…j’ai besoin de passer du temps ailleurs, de me changer les idées, de faire des choses qui me tiennent à cœur, être à l’écoute de ce que je veux, ce que je suis, ce que je désire. Disons que jusqu’à maintenant, le temps des Fêtes s’annonce pour ne pas être des plus heureux. Bon temps pour prendre de nouvelles résolutions, temps de remises en question ( pour faire changement… ). Je crois que ça va me faire du bien, me changer les idées… Pourvu que la cure soit des plus efficaces. Enfin, disons qu’au point où j’en suis l’efficacité ne compte pas trop. De toute façon, comme on le dit si souvent, c’est l’intention qui compte. Je suis à l’essais, ou du moins j’essaye de l’être.
Résolution de problèmes 101 :
Identifier le problème
Trouver des solutions
Appliquer les solutions
Résoudre le problème
On est en business? Enfin, j’ose le croire. Le premier pas est fait, maintenant pour la prochaine étape, c’est une autre histoire…..