jeudi, décembre 29, 2005

Jours 276 et 277- Flash Back

On ne s'en fera pas à croire, ce message ne concerne pas trop ma journée d'hier, je dois l'avouer. Mais bon, vaut mieux se taire que de parler pour rien dire, raison suffisante à mes yeux pour m'asbstenir de passer un message hier, voilà tout! Enfin, c'est un mal pour un bien car aujourd'hui, je sais plus de quoi parler. En fait, je réalise surtout que souvent j'ai une réflexion et instinctivement je me dis ''tiens, ça je devrais l'écrire'', l'ennui c'est que je ne m'en souviens que très rarement, mais bon, on n'est pas ici pour parler des piètres performances de ma mémoire.

En fait, j'ai réalisé que ce serait intéressant de pouvoir comparer d'une année à l'autre. C'est ce que je fais faire lorsque j'aurais complété une année sur ce blog, question de voir où je me situe par rapport à la même date 12 pages de calendrier plus tôt. Je crois que l'évolution est quelque chose qui me préoccupe réellement, ou du moins la progression plutôt que la régression. Enfin, disons que les choses doivent toutes aller dans le même sens si on veut rester dans la bonne voie...si bonne voie il y a.

Je suis allé chez ma grand-mère aujourd'hui, à pied. Ça fait tout de même bizarre de parcourir toute la ville à pied quand on n'y a pas mis les pieds depuis 1 mois complet, depuis qu'on habite à l'extérieur depuis 4 mois. J'ai vécu ici pendant 19 ans de mon existence, mais pourtant, il m'arrive de me sentir étranger quand je reviens. Tout est tellement différent depuis mon départ, différent et pareil à la fois. J'ai du mal à me l'expliquer. En marchant dans la rue particulièrement mal entretenue et encore toute couverte de glace, j'ai pris conscience que les choses ne seront plus jamais comme elles étaient, mais pourtant il y a des choses qui étaient, qui sont et qui seront, même si certaines choses étaient mais ne seront plus jamais.... J'ai tellement de souvenirs ici:la maison de M. Massé, la maison de Mme. Bayard, mon ancienne maison, l'école, le p'tit bar, l'église, le bureau de poste, même le putain de verglas qui recouvrait presque tout me rappelait la tempête de verglas de 1998...tout est là, tout y est. Les choses sont rendue au point où j'ai l'impression à chaque fois d'explorer un univers vierge dans lequel je vis depuis des années, un univers que je connais, mais que je redécouvre. Tout me fait penser à quelque chose, j'ai vécu ici tellement longtemps, tellement de souvenirs qui se sont accumulés, toute une ville a évolué pendant que moi j'en faisait autant...et aujourd'hui j'ai vraiment l'impression d'en avoir manqué un épisode...plusieurs même! C'est un peu comme si je perdais le contrôle, mais pourtant, il n'y a rien à contrôler, le temps est probablement la seule chose qu'on doit laisser aller, peu importe les motifs.

Pourtant, en me promenant, j'ai réalisé que même si certains faits m'échappaient, même si j'arrivais pas toujours à suivre le cours des choses, je suis d'ici et j'y ai ma place, mes souvenirs...c'est ma vie qui est ici. Tous ces flash backs m'ont fait prendre consience qu'on peut sortir le gars du trou perdu, mais on ne peut pas sortir le trou perdu du gars...

mardi, décembre 27, 2005

Jours 274 et 275- Substitution

La science tend à prouver qu'à chaque maux s'attache un remède, une cure...une échappatoire si on veut. Avancement ou obsession? Dans un cas comme dans l'autre je crois que dans les moments difficiles ça fait toujours quelque peu plaisir de savoir que quelqu'un quelque part s'intéresse aux petits bobos de la planète...pas spécifiquement des notres mais de façon très générale. J'en viens cependant toujours à me demander pourquoi en il en est ainsi. C'est vrai que d'un certain côté on cherche, par nature même, à toujours favoriser les bonnes expériences en tentant le plus possible d'éviter les mauvaises, mais en même temps, les blessures font partie intégrante de la vie, du quotidient. De nos jours, avoir mal ou se sentir pas tout à fait en pleine forme devient pratiquement un défaut, quelque chose à enrailler et à changer le plus rapidement possible...besoin d'uniformité et d'homogénéité au niveau de la santé dans la société...enfin, comme dans tous les domaines de la société faut croire. La normalité, chose trop importante, repère primordial afin de bien dicter des lignes de conduites. L'homme a toujours eu besoin de bouées afin de s'orienter, savoir qu'il est dans la bonne direction, et je ne fais pas exception à la règle, j'en ai trop conscience.

Enfin, je me suis un peu éloigné de ce dont je voulais parler... preuve comme quoi une idée en entraîne inévitablement une autre pour continuer dans une foutu chaîne qui n'en finit tout simplement plus. Alors voilà, contrairement à l'esprit qui ressortait de mon derniers message, c'est-à-dire au message posté il y a 2 jours de celà, les choses vont mieux. Enfin, temporairement mieux puisque tout revient sans arrêt...aussi bien se faire à l'idée. Mais bon, je dis mieux sans toutefois dire que c'était le top du top, je sais me reconnaître une amélioration sans immédiatement conclure au miracle. Mais je réalise cependant que le remède à mes passes plus difficile est souvent bien simple: me changer les idéées. En fait, j'ai surtout pris conscience que le plus souvent lors de mes derniers coups de blues, la cause en était bien simple: l'ennui.

Mortel, l'ennui est fort probablement l'un des pires sentiments que l'on puisse ressentir. J'ai souvent l'impresison d'être seul, démuni, incompris, démotivé...rien qui puisse m'aider à me sentir bien quoi! Sentiment de dépression assuré à 110%! Enfin, le remède n'est pas bien difficile à trouver: un moyen de me désennuyer, trouver un substitut ou simplement quelque chose à faire, question de me changer le moindrement les idées, oublier ou tout simplement faire abstraction ne serait-ce que quelques instant de tous ces petits détails insignifiants qui peuvent me faire déprimer. Plus le temps passe et plus je réalise à quel point je suis dépendant des autres pour être heureux. L'ennui c'est que je ne me sens pas du tout à la hauteur pour répondre aux attentes de ces personnes envers moi. Mais bon, dans la mesure où je sais que je considère ces attentes comme beaucoup plus grandes que ce qu'elles sont réellement.

Aujourd'hui j'ai passé la journée avec ma meilleure amie. Ça m'a fait du bien, plus que je n'aurais pu l'espérer, plus que je n'osais même le soupçonner. En écrivant ce message, je réalise que je l'ai déjà écrit auparavant, au tout début de mon blog, quelque part dans les premiers 10 jours ou ne ne sait trop, enfin, une pareille situation s'était produite en mars dernier! On a maintenant la preuve que ma vie c'est en quelque sort le jour de la marmotte à grande échelle. Enfin, peu importe, le fait est que maintenant je suis en mesure de trouver un remède qui pourrait être efficace en cas de coup de blues. La question est cependant de savoir si une fois dans le jus jusqu'aux oreilles j'arriverai à m'en souvenir et à mettre en application tout ce que j'ai appris afin de me sortir quelque peu de la situation merdique dans laquelle j'vais me retrouver inévitablement trop vite à mon goût...pour l'instant j'aime mieux ne pas y penser....

dimanche, décembre 25, 2005

Jour 273- Merdeux Noël

Quand on pense qu’il y a des jours où, par convention, on se devrait d’être heureux, qu’on devrait faire tout ce qui est en notre possible pour réussir, s’épanouir, bien s’entourer…quelle merde. Les jours pré-fabriqués où on n’a qu’à se confondre dans le moule, il y a des limites à tout. J’en peux tout simplement plus de toujours faire semblant, toujours continuer alors que la seule chose dont j’ai réellement envie c’est de tout abandonner. Enfin, c’est beau de rêver…ça m’arrive pas assez souvent.

On dit que les rêves c’est la voix de l’inconscient, un message qui tente de passer afin de démontrer quelque chose, le cerveau contient peut-être la vérité. Cependant, dans les derniers rêves que j’ai fait, il était toujours question de secrets, de choses cachées, de trucs que je ne voulais pas qu’elles soient découvertes simplement parce que ces choses devaient le rester, non pas par peur, mais par obligation. Dans ces rêves, je ne savais même pas de quoi il s’agissait, mais je savais que certaines choses devaient rester cachées. J’ai peur de m’ouvrir, peur que l’on comprenne, peur qu’on me prenne pour un fou, peur d’être ce que je suis peut-être…j’ai peur….tout simplement!

Ça ne va pas, je ne suis pas assez con pour ne pas m’en rendre compte. Depuis quelque temps déjà que les choses ne vont pas bien, je suis trop souvent dans un état lamentable. Et pourtant…j’en suis rendu au point de me faire dire par des gens dépressifs que je fais une dépression…comme on dit, ça prend bien un fou pour en reconnaître un autre. Je sais que je me suis déjà senti mieux, je sais que les choses ne sont pas comme elles pourraient l’être, je sais tout ça, pourquoi est-ce qu’on se fait sans cesse un devoir de me le rappeler? On est supposé vivre dans une société qui accepte les différences, mais pourtant, aussitôt qu’on n’a pas une vie rose nanane sucé longtemps, on ne va plus dans le moule et automatiquement quelque chose ne va pas, quelque chose est anormal, on devient un spécimen rare…je suis un parasite pour mes proches, rien de plus.

Ma vision des choses dérange, choque, mais pourquoi est-ce que je ne peux pas avoir mon opinion, ma perception? Je suis négatif, je suis dépressif…on s’en fou, au moins j’ai le courage de l’admettre et de me dire que les choses sont ainsi, je l’accepte, je l’assume. J’en ai tellement marre de faire semblant que tout va bien parce que NON CE N’EST PAS VRAI! J’ai envi de partir….c’est tout….de tout oublier, de tout lâcher, cesser d’exister, cesser de vivre…..cesser d’être et me faire oublier, tout simplement. J’en peux plus me de lever chaque matin en ne me disant qu’une autre journée de merde m’attend. Je ne veux pas oublier….je veux cesser.

Je veux….je ne le sais même pas……Mais de toute façon je sais que je ne l’aurai pas…

samedi, décembre 24, 2005

Jour 272- Fêtes

C'est la veille de Noël...et quoi encore?!? Quelle merde pareil quand on y pense. Je n'ai jamais été quelqu'un qui appréciais spécialement les fêtes, mais cette année je crois que c'est le comble. En fait, je ne saisis pas tout à fait le but de ce genre de situation. Certains viendront dire que c'est une période de l'année où il faut être généreux, aimable et un tat de conneries dans le même genre. Enfin, tout pour limiter les bonnes actions à une seule période de l'année, question de se dire qu'on a fait une bonne action avant de passer à une autre année et de remettre une autre B.A le plus tard possible avant la suivante. De toute façon, tout est rendu tellement commercial. Je sais, je ne devrais pas m'en plaindre, j'ai dépensé pour pas loin de 250$ de cadeaux cette année, mais le fait est que certaines personne le font par obligation, d'autres par plaisir. Il faut savoir faire la différence. Quand on dit que c'est l'intention qui compte, je crois qu'on ne pourrait pas mieux trouver parce que dans bien des cas, tout est fait dans le seul et unique but de se débarasser le plus vite possible de la chose, question de pouvoir poser la tête sur l'oreiller et d'avoir la tête tranquille, ou du moins d'en avoir l'impression.

Plus j'y pense, et plus je prend conscience que finalement, on fête davantage un anti-Noël qu'un Noël pur laine, 100% naturel made in love. C'est vrai tout de même, dans la majorité des cas on se contente de se rendre où on est invité pour le simple fait de faire acte de présence, non pas par volonté sincère d'y être. À voir les choses aller, tout devient bien plus obligation que désir, mais pourtant on fait comme si de rien n'était et on s'efforce de plaire aux gens du mieux que l'on peut, on ressort nos vieilles anecdotes question d'oublier bien comme il faut ce que l'on est réellement et on tente désespérement de ne pas trop élaborer sur notre vie afin de tenir les gens le plus à l'équart de ce que l'on pense vraiment. Enfin, tout ça pour dire que j'ai bien souvent l'impression que les gens font tout simplement semblant d'être heureux et de bien s'entendre, juste par convention sociale, parce que c'est ce qu'on attend d'eux. Et dans telle situation, gare à celui ou à celle qui tentera d'en faire abstraction. C'est, semblerait-il, une raison largement suffisante pour être déshérité.

J'en ai marre de faire semblant, de dire des choses que je ne penses pas uniquement pour les dires. Un peu de sincérité, un peu d'authenticité...quelque chose de vrai pour une fois, je crois qu'en ce temps des fêtes merdique comme à chaque année ce serait peut-être la meilleure chose que je pourrais demander. Il y a des personnes que je n'ai pas envi de voir et je n'ai pas envi d'investir le moindre effort à faire semblant du contraire simplement par principe. J'ai depuis longtemps saisi chez qui je pouvais aller chercher du réconfort lorsque c'était réellement nécessaire, alors maintenant je ne me pose même plus la question de savoir le qui, que , quoi, dont, où.... Joyeuses fêtes....mon oeil!

Jour 271- Spin

Mon cerveau c'est comme une sorte de machine à laver...il y a un grand cycle de brassage: tout tourne pour finalement coller sur les bords et former quelque chose d'excessivement compact. Pourtant, ça m'a fait un peu bizarre aujourd'hui de constater que mon cerveau fonctionne uniquement pour fonctionner. En fait, j'ai surtout pris conscience que dans mon cerveau il y avait une très grande quantité d'informations inutiles qui circulait, simplement pour dire qu'il y a une quelconque forme d'activité, sans me torturer l'esprit pour une fois cependant. Enfin, une idée en entraîne une autre, et une autre, et une autre, et ainsi de suite jusqu'à ne plus finir quoi!
On dirait que j'ai peur d'arrêter de penser, peur que mon cerveau ne fonctionne plus par après, c'est un peu comme si je me faisais un devoir d'avoir des réflexions, forcer la logique sans arrêt pour un semblant de mieux-être. Toujours ce traumatisme intense de devenir stupide, de m'abaisser encore plus bas que je ne le suis déjà. Je suis peut-être élitiste malgré moi, mais le fait est que je suis à un certain niveau mais que je n'aimerais pas redescendre et passer sous le seuil critique. Enfin, les choses sont ce qu'elles sont...

Court message, courte réflexion à vrai dire. Cependant, je réalise que ce n'est pas mal d'avoir des réflexions qui ne s'éternisent pas mais qui, en même temps, me permettent de réellement prendre conscience de ce que je suis. De toute façon, la dernière chose à laquelle j'ai envi de penser c'est l'ensemble de mes problèmes, alors il n'y a pas réellement d'élaboration à faire. À quoi bon chercher ce qui n'existe pas...rien à rajouter pour l'instant du moins.

jeudi, décembre 22, 2005

Jour 270- Tâche

Se lever chaque matin pour toujours refaire sans cesse les mêmes choses, ça fini inévitablement par devenir lassant. Pourtant aujourd'hui, une telle chose ne s'est pas présentée. Je me suis levé tôt, comme j'ai l'habitude de le faire, et ce malgré le fait que je suis en vacances. Mais pourtant, aujourd'hui, je voulais être debout tôt, non pas pour profiter de la journée, mais parce que j'avais un objectif, une intention, une volonté de faire quelque chose que je voulais faire. Je me suis levé au son du réveil, j'ai fait ce que j'avais à faire et je suis parti. Peu importe ce que je peux en dire, je suis parfois muni d'une volonté à toute épreuve...pas assez souvent à mon goût mais quand j'ai une idée dans la tête, je ne l'ai pas ailleur. L'enui c'est que ce sont surtout des questions qui rôdent dans ma tête....Il manque d'idées et de certitudes, ou peut-être même de conviction, d'avis et d'opinion entre les os de mon crâne....''un jour peut-être'' se dit le rêveur.

En fait, ce que je voulais aujourd'hui, c'était faire quelque chose de ma peau, ne pas rester là à ne rien faire...Non, aujourd'hui je voulais pouvoir faire quelque chose que j'aime, quelque chose que je n'ai pas toujours l'occasion de faire mais surtout ne pas être seul. Je supporte de moins en moins la solitude, fort probablemenent parce que je me sais entourré et que je n'en profite pas autant que je ne le pourrais. Chaque fois que je me retrouve seul, c'est un véritable suicide émotionnel, un peu comme si ma solitude me faisais inévitablement tomber un peu plus bas à chaque fois, avec de moins en moins de chances de me relever. Je crois que j'ai besoin de distractions. Moins je pense, mieux j'me porte. En fait, penser est synonyme de torture alors j'essaye de m'y mettre le moins possible, question de passer au moins des vacances ''potables'' tout en sachant que les 15 semaines d'après ne seront pas de tout repos et qu'ensuite j'me remet à l'enfer de l'ouvrage en usine....preuve comme quoi on n'a rien pour rien...

Je ne veux pas trop penser, je ne veux pas me rabaisser davantage...je veux simplement vivre sans me poser 36 000 questions seulement pour une journée. Message fort bref, message qui en dit cependant long sur mon écoeurement. La vie est faite ainsi...

mercredi, décembre 21, 2005

Jours 267 à 269- Dualité

Il m’est parfois difficile de savoir exactement où j’en suis rendu dans ma vie. Je ne sais pas quoi penser, quoi chercher, quoi être, quoi espérer…je ne sais tout simplement pas. En fait, une fois de plus je réalise que les événements m’échappent et que malgré toute la volonté que je puisse avoir, je ne peux rien faire pour changer le cours des choses. Inévitablement, je m’en retrouve déçu….enfin, la vie c’est pour le meilleur et pour le pire. L’ennui, c’est qu’à la naissance on n’a pas vraiment connaissance de ce qui nous attend réellement, et ça c’est probablement la pire chose qui puisse arriver. Avoir su, je ne me serais fort probablement pas lancé dans cette aventure car je sens que tout ce qui arrive n’est pas forcement destiné à moi. C’est comme si ma vie n’était pas la mienne. Enfin, peut-être que je pense ainsi simplement parce que je n’arrive pas à accepter le fait que ma vie prend irrémédiablement un tournant que j’aurais préféré éviter alors que me voilà plongé à pieds joints dans une situation à laquelle je ne voulais pas être confronté. Enfin, maintenant ou plus tard, les choses doivent se produire et, inévitablement, se reproduire. Ma vie est routinière, je l’ai toujours su, tout est cyclique. L’ennui c’est que je me demande pourquoi je suis si perturbé, si surpris et si perdu si tout revient sans arrêt. Ce n’est pas comme si il y avait beaucoup de nouveauté, pas comme si le chemin à suivre était compliqué…je répète sans cesse les mêmes erreurs, les mêmes problèmes se représentent à moi…le changement ne m’est pas très familier ou du moins pas autant qu’il ne le devrait.

En fait, je réalise que les surprises que je rencontre ne sont pas réellement des surprises. Enfin, je ne me cache pas que certains événements qui se produisent n’avais pas été prévus, mais d’un autre côté je me vois souvent être surpris d’événements tellement prévisibles…c’en est lamentable en bout de ligne. Je me rend tout simplement compte du fait que ce qui fait que ces surprises surviennent et qu’à chaque fois je me ramasse au bas de l’échelle, plus démoralisé que jamais, c’est en fait parce que quelque part au fond de moi, il y a une partie de mon être quoi croit et qui veut, qui espère que les choses s’arrangent et qui considère que j’ai droit d’être heureux. Mais pourtant, je ne sais pas…je ne sais plus. D’un certain côté, j’essaye de rester lucide, mais mon être est déchiré.

Je ne me comprends pas vraiment en fait quand j’y pense. Mon être est tellement contradictoire, tellement incertain. D’un côté, je me dis que pour moi les choses ont rarement bien fonctionnées alors que je ne vois pas pourquoi il pourrait en être différemment cette fois. Je ne sais pas pourquoi mes efforts sont si rarement récompensés. J’ai beau m’investir de mon mieux, il manque toujours quelque chose dans ma vie…quelque chose pour ne pas dire quelqu’un. Je souffre d’être seul. Non pas une solitude au sens propre du terme, je suis fort bien entouré, j’ai plus d’amis que jamais et mes relations avec mes collègues à l’école se portent mieux que jamais, de ce côté-là, je n’ai pas de quoi me plaindre. En fait, je réalise que mon problème vient en quelque sorte de moi, de ma crainte, de mon incertitude….j’ai peur de faire confiance à nouveau, j’ai peur de souffrir, peur de faire souffrir…j’ai peur de m’ouvrir et de laisser les autres m’approcher au cas où quelque chose se passerait. Finalement, je m’empêche de vivre pour la seule et unique raison que la dernière fois que je m’en suis donné l’occasion, rien n’a fonctionné et que je me suis retrouvé avec absolument rien devant moi. J’ai connu le bonheur, oui, ça je le sais. En 19 ans de vie dans cette salopperie de monde, je sais que j’ai été réellement heureux que du 6 juin au 21 juillet de cette année…et maintenant, oh certes de petits instants agréables par-ci par-là. Mais encore là, je remet en doute ce bonheur, non pas que je n’ai pas été heureux, mais simplement parce que je ne veux pas en souffrir. À se croire malheureux, on ne risque pas de perdre le bonheur. La vie a cet avantage de nous empêcher de perdre ce que l’on ne possède pas. Qu’est-ce que je n’aurais pas fait pour pouvoir maintenir ce bonheur toute ma vie…les choses se sont passées autrement, j’en souffre encore. J’aimerais simplement pouvoir revivre un tel bonheur, mais les faits sont différents. Je me prive moi-même du bonheur que je pourrais avoir, que je pourrais vivre. Je sais que j’arriverais à en grandir, je sais que je pourrais progresser, mais en même temps j’ai l’impression que tout ça ne m’est pas destiné uniquement parce que je ne l’accepte pas. C’est mon côté rationnel, mon côté négatif, ma moitié dépressive…la partie de moi qui souffre et qui parait ici généralement.

Inversement, une partie de moi semble plus ouverte, plus positive et surtout plus rêveuse. C’est cette partie de moi qui se dit que rien n’arrive pour rien, que ce qui ne nous tue pas ne fait que nous rendre plus fort. C’est elle qui me fait recommencer, qui me fait croire, qui me laisse garder espoir, qui fait que j’ai une lueur dans les yeux, c’est le moi passionné, le moi qui espère….le moi stupide qui veut plus qu’il ne peut avoir. Je n’ai jamais eu la prétention d’avoir un grand destin devant moi, jamais cru que je pourrais faire quelque chose d’important…pourtant à l’intérieur je souhaite changer la face du monde alors que je n’arrive même pas à garde le contrôle de ma vie. J’aimerais laisser cette partie de moi exorciser l’autre partie, être moins refermé, cesser de me coucher tous les soirs très tôt ou à pas d’heure simplement pour tuer le temps parce que je ne me sens pas bien dans ce qui m’arrive, dans ce que je suis, dans ce que je vis. J’en ai marre de me lever le matin et de penser uniquement au moment où je vais arrêter de penser, par-dessus la tête d’espérer quelqu’un qui pourrait me sortir de ma situation…le plus grand effort doit venir de moi, quoi que j’en dise, quoi que j’en pense. J’aimerais pouvoir être heureux quoi qu’il advienne de ma personne, être en mesure de me dire que les choses pourraient être pire et que finalement ce que je fais, ce que je pense et ce que je suis ne sont pas de mauvaises choses, de choses ratées qui ne valent pas tous les efforts que j’ai mis pour les réaliser.

Les vacances sont arrivées. Fort heureusement. Le stress des dernières semaines commençait à se faire de plus en plus insupportable. J’ai besoin de penser à moi, pas simplement de me reposer, de réfléchir…j’ai besoin de passer du temps ailleurs, de me changer les idées, de faire des choses qui me tiennent à cœur, être à l’écoute de ce que je veux, ce que je suis, ce que je désire. Disons que jusqu’à maintenant, le temps des Fêtes s’annonce pour ne pas être des plus heureux. Bon temps pour prendre de nouvelles résolutions, temps de remises en question ( pour faire changement… ). Je crois que ça va me faire du bien, me changer les idées… Pourvu que la cure soit des plus efficaces. Enfin, disons qu’au point où j’en suis l’efficacité ne compte pas trop. De toute façon, comme on le dit si souvent, c’est l’intention qui compte. Je suis à l’essais, ou du moins j’essaye de l’être.

Résolution de problèmes 101 :

Identifier le problème
Trouver des solutions
Appliquer les solutions
Résoudre le problème

On est en business? Enfin, j’ose le croire. Le premier pas est fait, maintenant pour la prochaine étape, c’est une autre histoire…..

lundi, décembre 19, 2005

Jours 265 et 266- Renversement

Tout change, malheureusement un peu trop vite pour que je puisse vraiment me faire à l'idée et arriver à suivre le cours des événements. Côté positif de la chose, certains nouveaux faits se présentement à moi, nouveau flot d'informations qui, en bout de ligne, me permettent de mieux saisir ce qui m'arrive. D'un autre côté, l'aspect plus négatif de tout ça est que je découvre des choses que j'aurais préféré ne pas savoir, des choses qui sont malheureusement ma réalité mais que je ne voyais pas, ou que je refusais peut-être tout simplement de voir. Enfin, comme on le dit si bien, rien n'arrive pour rien. Disons qu'une fois de plus je me suis peut-être trompé, alors toutes mes convictions foutent une fois de plus le camps pour déguerpir au galop et s'en aller bien loin, hors de ma portée.

J'ai simplement une fois de plus l'impression que plus je met d'efforts, moins je réussi. Situation pour le moins frustrante, surtout dans la mesure où ce n'est pas la première fois que tout cela arrive. Ce que je sais, c'est qu'il n'est pas facile d'avouer ses erreurs, de crier haut et fort que l'on s'est trompé et que sur toute la ligne on s'est planté. J'ai rarement eu cette impression, en fait, je dirais que je ne l'ai peut-être même jamais réellement vécu. Ce n'est peut-être pas une erreur que je vis cette fois-ci, ni même un échec, mais d'un autre côté je sais que la situation est en train de me filer entre les doigts, que rien ne marche comme je le voudrais, et le pire dans tout ça, c'est que cette fois-ci je sais pourquoi tout arrive ainsi. La cause? Moi, tout simplement moi. Enfin, je sais que ça peut paraitre stupide dit comme ça, surtout quand on considère le fait que j'ai cette fâcheuse tendance à m'attribuer des tors qui ne sont même pas les miens, mais dans le cas présent, je sais que je ne fais pas erreur. Comme je l'ai déjà dit, plus j'essaye, moins je réussis, c'est comme si tous mes efforts étaient inévitablement voués à l'échec et que finalement ma seule destinée était d'être, de vivre, de vieillir et de mourir dans la solitude.La solution à ce problème? Fort probablement que de tout lâcher avant qu'il ne soit trop tard serait la solution, non pas par lâcheté mais simplement afin de ne pas tourner le fer dans la plaie.

J'ai beau faire des compromis, me laisser une chance et laisser une chance à tout le monde...je sais que tout ça ne me ressemble pas. J'essaie simplement de ne pas répéter les mêmes erreurs que j'ai fait par le passé, mais une fois de plus tout m'échape....rien ne va comme je le souhaiterais. L'être humain est fort probablement la créature la plus difficile à apprivoiser, et encore là, une fois la créature approchée, elle n'est toujours pas domptée.

Encore une fois, je suis là à me plaindre de mes échecs, mais bon, faut croire que ça fait parti de la vie. L'ennui, c'est que j'en ai réellement marre de me planter sans arrêt, c'est comme si chaque chute m'affaiblissais. On dit que ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort, mais l'ennui c'est qu'à force de passer proche de la mort, on ne fait que se tiens jamais vraiment loin d'elle. Je sais que ma vie n'est pas constituée que d'échecs, je réussis bien dans la plupart des choses que j'entreprend. Cependant, ce que j'entreprend est généralement et presque exclusivement au niveau scolaire. Je sais que mon éducation est quelque chose que je ne dois pas prendre à la légère, mais d'un autre côté, plus le temps passe et plus je réalise que j'ai besoin de plus que de bons résultats scolaires pour être heureux. Pourtant, plus j'y pense et moins j'ai la conviction que j'arriverai à l'être un jour. J'en ai tellement par-desus la tête de me donner corps et âme pour des personnes qui ne remercient même pas mes efforts, des personnes qui ne se donnent pas à moi comme moi je me donne à eux... avoir une relation normale avec les gens, c'est trop demandé?

vendredi, décembre 16, 2005

Jours 263 et 264-Moral

J'aimerais vivre, faut croire que c'est pas quelque chose qui est donné à tout le monde. C'est tout de même dommage, ça m'aurais fait quelque chose de plus à faire. Disons que ces temps-ci, j'ai peu de temps pour moi, peu de temps pour les autres, peu de temps pour dormir, peu de temps pour réfléchir. J'ai l'impression de me perdre de plus en plus en dessous de tout ce que j'ai à faire. Enfin, je devrais plutôt dire ce que ''J'avais'' à faire, parce que mainteanant, c'est bel et bien fini. Plus de stress pour 3 semaines, et encore là, reste à savoir si j'arriverai à organiser ce temps pour faire tout ce que je veux faire. Finalement je me retrouve dans une foutue spirale de laquelle je ne peux pas du tout me sortir....

Me revoilà donc une fois de plus au point où j'en étais, à me poser 56 000 questionns comme je ne cesse de le faire encore et toujours, sans toutefois arriver nulle part. Le fait de se questionner n'a rien de mal en soi, cela ne fait que démontrer qu'on a une certaine conscience et que les choses qui nous entourent sont prises en considération. L'ennui c'est que de se poser sans cesse des questions ne fait pas vraiment avancer, contrairement aux constatations qui, en bout de ligne, viennent d'elles-mêmes sans qu'un effort particulier n'ai été fait. J'aimerais simplement avancer...pouvoir être ce que je suis....pouvoir sentir que ce que je fais est apprécié même si ce n'est pas exactement ce qu'on attend de moi.

On dirait que plus le temps passe, et moins j'existe. C'est comme si mon existence avait cette fâcheuse tendance à régresser plutôt qu'à progresser, un peu comme si j'apprenais à m'effacer moi-même. En fait, je réalise de plus en plus que la société en général mais aussi les gens qui m'entoure m'envoient des messages que je ne suis peut-être pas en mesure de comprendre, ou que j'interprète simplement mal. Je ne sais pas qui je suis, je sais simplement que j'aimerais être, mais être qui? Le moi gentil? Le moi- méchant? Le moi qui es simplement moins coincé? J'en sais foutrement rien, mais j'ai l'impression que je ne peux pas me développer, me découvrir...je ne peux pas être. J'en ai tellement par-dessus la tête, j'ai peine à le croire moi-même mais pourtant c'est la réalité...c'est MA réalité. J'en peux tout simplement plus d'être toujours comparé aux autres, toujours savoir que quelqu'un fait quelque chose mieux que moi. Je sais que je ne suis pas un Dieu, je sais que je ne suis pas bon en tout, je sais que je ne peux pas tout réussir et qu'il y a des gens qui sont meilleurs que moi dans certains domaines...est-ce que je peux simplement avoir quelques lacunes sans qu'on ne cesse de me les rappeler toujours? J'ai jamais eu une très forte estime de moi, enfin, disons que dans la situation actuelle je ne me sens pas particulièrement bien. Je sais que même si je ne suis pas parfait, je ne suis pas forcement quelqu'un de mauvais, mais j'aimerais me le faire dire parfois.....à comparer le diaman et la gravelle, on en oublie que ce n'est pas sur le diaman que tu peux rouler pour voir de ce monde.
J'aimerais simplement pouvoir exister, moi...et non être simplement le résidu mal réussi de quelqu'un que je ne suis pas mais qu'on aimerais que je sois, j'aimerais pouvoir me dire que je suis ce que je suis, que j'ai des faiblesses oui, mais que j'ai des forces et que je suis quelqu'un qui a autant de chance de réussir que n'importe qui d'autre. Est-ce que je peux être moi-même? Est-ce que j'ai le droit d'avoir mes défauts et de les aimer? Est-ce qu'on peut m'apprécier comme je suis et non souhaiter ce que je pourrais être? Exister....simplement exister... j'en demande pourtant pas gros.....

mercredi, décembre 14, 2005

Jour 262- Hiver

Il y a des choses en ce monde qui ne devraient pas exister. Le froid en fait parti...enfin, pas que ce soit une mauvaise chose, mais le fait est que c'est quelque peu désagréable. Mais bon, vive le Québec comme on dit, il faut apprendre à faire avec ce qu'on a. Cependant, peu importe ce qu'on peu en dire, il n'y a pas grand chose à faire: le froid reste froid même si on se met au chaud.

En tout cas, disons que l'hiver est malheureusement installé....question de temps avant le retour des beaux jours...restons positifs. Encore quelques mois avant de revoir le gazon, avant de pouvoir songer à laisser mon manteau dans la penderie...aussi bien se faire à l'idée que les prochains mois s'annoncent sous le signe de l'esquimaud. Si on regarde la situation sous un oeil plus positif cependant, on peut se rendre compte que c'est une épreuve de résistance incroyable que de survivre dans un tel climat. L'homme sait-il venir à bout de la nature? L'éternel combat quoi...l'ennui c'est qu'on ne peut que survivre au coup que l'on prend en pleine gueule sans toutefois pouvoir venir à bout de l'adversaire, si adversaire il y a vraiment. C'est pourtant dans un combat comme celui-là que je réalise à quel point mes pulsions de vie peuvent être puissantes, non pas je tiennes plus que tout à vivre, mais plutôt que je me refuse de mourir. Enfin, disons que ma vie n'a jamais été réellement en péril à cause du froid, mais n'empêche qu'à s'arrêter au milieu de nulle part par un temps comme celui qu'il fait dehors, c'est signer son arrêt de mort, classable directement dans la catégorie ''SUICIDE''.

Je n'ai pas trop eu l'occasion de penser aujourd'hui...faute de temps? Non, en fait j'ai passé la journée seul ( ou presque ) à rattrapper les heures de sommeils que j'avais oublié de prendre par les semaines passées et à accomplir les incontournables de la vie en appartement...la vie coûte trop cher, c'est abominable. Enfin, on n'a rien pour rien comme on le dit, au moins je suis certain que j'aurai assez de nourriture cette fois-ci. C'est pourtant un mode de vie auquel on s'habitue relativement facilement, ou du moins l'assimilation de toutes les informations se fait beaucoup plus rapidement que je n'aurais pu l'espérer, alors je n'ai vraiment pas de quoi me plaindre sur ce point-ci. De ce fait, je file, il y a encore quelques tâches qui sont inaccomplies et qui doivent être remplies qui m'attendent....bienvenue dans le monde adulte....

Jour 261- Changement

Pourquoi est-ce que la vie n'est pas un film qu'on peut mettre sur pause? J'aimerais parfois être en mesure de mettre un frein à tout le développement qui se passe autour de moi et pouvoir me dire ''oui, c'est comme ça que je veux que ça se passe, plus besoin de changer, c'est parfait ainsi''. La réalité est cependant différente.....trop différente. Je me demande parfois pourquoi je me donne la peine de penser ainsi. À trop espérer on ne fait qu'être déçu de toute façon, et ça, je suis malheureusement trop bien placé pour le savoir.

Le bonheur c'est comme un un couteau à double tranchant: utile dans une situation particulière mais à manier avec soin si on ne veut pas en souffrir. L'ennui, c'est que malgré mes 19 années d'expériences en ce bas-monde, je ne sais toujours pas manier l'art d'être heureux. En fait, plus je me cherche, et moins je crois que je sais réellement ce que c'est, non pas pour ne jamais l'avoir vécu, mais simplement pour m'empêcher de le souhaiter et de me reblaisser à nouveau. La joie est un luxe que je ne peux me permettre si je veux continuer. Encore là, la question est de savoir si je veux continuer, et, par le fait même, si je le désire. C'est comme si mon être était en latence, comme si j'étais en suspension dans un vide, en attendant quelque chose....ou quelqu'un.

J'ai toujours dit que je faisais fuir les gens. En fait, je réalise que je suis beaucoup plus difficile d'approche que je ne le laisse paraitre. J'arrive facilement à entrer en contact avec les gens, mais rares sont ceux et celles qui m'ont vu sous mon vrai jour, les personnes qui ont été capable de voir au-delà de ce que je donne l'impression d'être...ceux qui savent voir les mots que j'écris ici dans ce que je fais dans la vraie vie. Plus le temps passe et moins j'ai l'impression que l'image que je peux projeter est une image qui correspond à ce que je suis. Pourquoi cette différence? Les attentes je suppose, pas les miennes mais bien celles des autres. Enfin, toujours facile de blâmer les autres, chose que je déteste faire, mais pourtant, j'en ai marre de tout prendre sur mon dos. J'ai l'impression que quand les choses se mettent à mal tourner, je me retrouve à la place d'Atlas, avec tout le reste du monde qui pèse sur mes épaules. Je ne me suis jamais expliqué pourquoi je portais tout ce blâme sur moi à la place d'être réaliste, cohérent et de pouvoir identifier clairement la cause d'un problème. Peut-être est-ce mon côté passif et impuissant face aux situations complexes qui en veut ainsi, j'en sais trop rien, mais le fait est que j'en ai raz le bol!

Je n'ai jamais su comment ''dealer'' avec le bonheur. Je me souvient il y a 4 ans ou peut-être 5 maintenant, je ne me souviens plus, enfin....j'avais écrit un texte sur le sujet, alors le problème ne date pas d'hier. En fait, je me rappelle que c'était un long texte que j'avais écrit durant un cours de F.P.S, un truc situations qui tournent mal. Dans les grandes lignes, ça disait que le bonheur c'est en quelque sorte comme d'être transporté sur une bulle, une belle grosse bulle qui déforme la réalité et qui nous enferme dans un univers qui n'est pas nécessairement le notre. L'ennui avec une bulle, c'est qu'elle est facilement brisée et alors qu'elle vole en éclat, c'est le début de la chute libre...en fait, c'est plus l'impact qui fait mal, le retour à la réalité n'est pas quelque chose de facile. À mes yeux, le bonheur est quelque chose que je souhait trop pour que je puisse y croire réellement, c'est comme si c'était un rêve, quelque chose que je n'arriverai jamais à atteindre dans ce monde..Je suis finalement peut-être trop conscient de ce qu'est la vie pour pouvoir être heureux. Comme le disais Nietzsche, les homme faibles se disent heureux parce qu'ils ne savent pas ce que cela implique réellement. Mon problème, c'est d'être moi-même.

À quoi bon? Au point où j'en suis je crois que la seule chose qui me reste à faire est de me fermer la gueule et d'admirer le spectacle. Je cherche trop à contrôler ma vie, et c'est à peine si je ne tente pas de contrôler celle des autres. Il y a des jours comme ça où on n'a envi que d'une seule chose, et c'est de tout lâcher. Trop c'est trop. Une vie normale, j'pourrais peut-être demander ça pour Noël...l'idée n'est vraiment pas bête. Je ne demande pas une vie rose, je ne demande pas une vie parfaite...simplement une vie normale, une vie dans laquelle je pourrais être qui je suis, dans laquelle je saurais ce que je veux....

lundi, décembre 12, 2005

Jours 258 à 260- Soulagement

Les choses avancent, mieux que je ne pourrais l'espérer en fait. Étrangement, j'ai l'impression que c'est ce que je ne fait que répéter depuis un bout de temps. Pourtant, je m'en fiche, si telle est ma réalité, aussi bien ne pas s'en soucier et en profiter pendant que ça passe. Une ère de progrès s'est installée, à mon grand soulagement. Surdose d'adrénaline peut-être, peu importe, le fait est que je suis productif, par forcement efficace, mais simplement plus enclin à répondre à ce qui m'est demandé dans les délais imposés.

On dirait que pour la première fois depuis longtemps, les choses commencent à bien tourner pour moi. Non pas qu'elles n'était pas correctes auparavant, elles étaient simplement différentes. Non pas que la situation était insoutenable, mais simplement qu'elle aurait pu être beaucoup mieux, toujours mieux. Vision idéaliste, utopique...en fait je crois que je suis un utopiste désillusionné. Je sais ce que je veux, mais je sais que ce n'est pas possible. Manque de motivation à poursuivre un rêve inateignable. De naturel trop insatisfait pour me contenter de m'en approcher. Je suis lâche je crois, à quoi bon mettre des efforts si c'est pour échouer? À quoi bon mettre des efforts si un jour les choses vont mal tourner? Comment se contenter d'un instant de bonheur quand on sait toute la souffrance qui est nécessaire pour l'obtenir? Je suis peut-être trop conscient du monde qui m'entoure pour pouvoir être heureux. Mais pourtant, sur ce coup, je ne sais comment l'expliquer mais les choses tendent à jouer à ma faveur. Peut-être aurais-je ma chance moi aussi un jour? La question est de savoir si je saurai ou si j'oserai la saisir.

En fait, je réalise que depuis quelque temps en fait, les choses semblent se placer autour de moi, de sorte que je me sente moins désorienté. C'est comme si mon identité arrivait enfin à sortir, si les personnes que je côtoie m'appréciaient vraiment, que mon cercle d'ami se resserre....bref que je suis quelqu'un que je suis, et non quelqu'un que j'aimerais être.

Le stress redescend, je ne peux que m'en réjouir. Les choses vont vien, j'en suis bien heureux. Je n'ai pas envi de me demander pourquoi, ma tête est trop pleine pour penser de toute façon. J'aime mieux me contenter de...vivre, sans en profiter, sans vouloir le nier....seulement vivre parce que c'est ce que j'ai à faire,parce que c'est ma fonction et parce que j'me plais à le faire même si j'suis sans cesse là à me plaindre. Je vis, voilà tout.

samedi, décembre 10, 2005

Jours 256 et 257- Subconscient

J'ai l'impression que ces temps-ci je ne m'écoute pas assez, comme si tout ce qui se passait autour de moi me passait 10 pieds par-dessus la tête tellement je suis absorbé par l'idée d'être débordé. En fait, je réalise que le simple fait de penser à la charge de travail qui m'attend me fait dépenser énormement d'énergie, trop même pour pouvoir commencer ce que j'ai à fair et y porter une attention réelle. Sorte de négligence imposée ou strictement involontaire, j'en sais foutrement rien, mais le fait est que j'ai l'impression que je ne m'écoute pas et que finalement j'en rescent malheureusement bien souvent les effets, autant au niveau de la fatigue que des maux de têtes qui se font de plus en plus fréquents. Même mes yeux et d'autres endroits de mon anatomie dont je ne soupçonnait même pas l'existence jusqu'à ce que j'en souffre se mettent à me créer des ''inconforts'' pour ne pas dire carrement des douleurs.Et comme pour aider, le stress plus élevé que dans une situation que je considère généralement stressante. Comme le dirait l'autre: ''Il est temps que la session finisse!''

Pourtant, j'ai l'impression que moins je m'écoute et plus je me parle. Enfin, fort probablement la preuve d'une ultime tentative d'entrer en communication. Comment faire? Le cerveau a cet avantage d'être dans la tête, donc il ne peut avoir d'idées ailleurs qu'en tête, du moins logiquement. Mais bon, tout cela pour dire que finalement je réalise que mon cerveau me parle de façon inconsciente bien plus que je ne le soupçonnais. Enfin, disons que les théories freudiennes ont été largement élaborées au cours de mon parcours collégial, mais d'un autre côté,le fait de le vivre c'est une toute autre histoire. En fait, je me tue depuis quelque temps sur un projet qui, je dois l'avouer, ne m'intéresse pas du tout et qui a particulièrement mal tourné dans mes premières tentatives de le rendre quelque peu intéressant. C'est donc dans un élan de désespoir que je me suis lancé dans une toute autre optique, un autre thème, enfin, je dois l'avouer, quelque chose qui ne m'intéresse et ne me ressemble en rien mais qui, pour les besoins de la cause et surtout question de ne pas perdre trop de temps, s'est avérer être un sujet fort simple: la spirale.

Pourtant, après avoir eu la chance de prendre un peu plus de recul face à mon travail, j'ai toujours été fasciné par la spirale, sans vraiment m'en rendre compte et surtout sans réellement savoir comment l'expliquer. Enfin, plusieurs explications possibles: l'idée de circularité qui m'a toujours obséder, la progression continuelle qui par de rien et en direction d'un rien...en voulez-vous, en voilà quoi! Mais bon, c'est surtout en poussant ma réflexion un peu plus loin que j'en suis venu à la conclusion ou plutôt à l'hypothèse que c'était peut-être un thème que j'avais choisi de prendre davantage à cause du lien que mon cerveau fait entre ma vie actuelle et la spirale. Pour faire une histoire courte, ma vie ressemble à une spirale dans la mesure ou elle ne cesse jamais de s'allonger, mais de façon très circulaire, tournant toujours en rond, en répétant sans cesse les mêmes erreurs, en revoyant sans relâche les mêmes situations....finalement je suis coincé dans un énorme tourbillon que je me dois d'appeler ''mon existence''. Mais bon, malgré l'immense platitude qui s'installe, je garde espoir. De toute façon, une spirale des plus grande à chaque fois qu'elle complète un tour, les choses ne peuvent aller qu'en s'améliorant dans cette optique.

L'accomplissement de quelque chose procure toujours une certaine dose de satisfaction. Enfin, disons que dans le cas qui m'occupe il est surtout question d'une satisfaction que je pourrais qualifier de délivrance. Le fait de sentir qu'une large partie du poid qui reposait sur nos épaules vient de s'en aller, de partir en fumée, je crois qu'il n'y a que très peu de sensations qui peuvent s'en approcher. Mais pourtant, c'est quelque chose que j'ai eu l'occasion de goûter, de savourer même pas plus tard qu'hier. Le stress qui se discipe l'espace de quelques instant, le sentiment d'avoir accompli quelque chose, la ferme impression d'avoir fait quelque chose correctement. Je ne sais pas ce que ça fait de tomber face à face avec Dieu, mais je suppose que le sentiment doit être quelque peu semblable.

J'ai mal à la tête, j'ai sommeil. Demain, la même routine qui m'attend, enfin, à quelques détails près. Aussi bien se faire à l'idée, la vie n'est qu'une longue routine qui s'amuse à s'auto-déroger d'elle-même.

mercredi, décembre 07, 2005

Jours 253 à 255- Sans queue ni tête

Qu'est-ce que je fais encore? Enfin, la question se poserait fort probablement mieux si je faisais quelque chose. Je suis débordé, c'est l'une des seules certitudes que j'ai à l'heure actuelle. J'aimerais pouvoir être partout à la fois, m'investir un peu plus dans ce que je fais, mais en même temps je sais que je dois rester lucide, garder la tête hors de l'eau et rester réaliste. J'ai une vie, mes études en font partie.....en partie seulement. Je sais que je dois me donner, me surpasser, mais je dois penser à moi et mettre les freins lorsque je sens que je vais passer la ligne de non retour. L'ennui c'est que j'ai tendance à avancer les yeux fermés et ne pas voir où se situe la ligne...peut-être l'ai-je déjà franchis. J'en suis simplement rendu à un point où je fais ce que je peux avec le peu de force que j'y met. Je m'exaspère moi-même.

Les événements se succèdent, malgré moi. J'ai l'impression que tout m'échappe, particulièrement ces temps-ci. Ce qui est le pire c'est le temps, toujours le temps. Enfin, je réalise simplement que plus le temps passe et plus il semble s'écouler rapidement. J'ai l'impression d'en perdre des bouts, que les choses m'échappent et que finalement je stagne plus que jamais. Pourtant les choses avancent, la pression diminue. Fort heureusement je dois dire car l'accumulation de tous ces travaux, il y a vraiment de quoi s'arracher les cheveux de sur la tête et partir en courrant, bras en l'air, et en criant quelque chose d'insensé dans une langue quelconque.

Tout m'échappe, rien ne va comme je le voudrais. En fait, je ne sais plus quoi penser. Saturation, c'est l'état actuel de ma cervelle. J'en ai marre de me casser la tête. Le laisser aller? Connaît pas. J'ai cette foutue tendance à me lancer dans des histoires qui n'en finissent jamais, à m'enterrer moi-même et me tirer une balle dans le pied. Non pas que les choses dans l'état actuel dans lequel elles sont est en mauvaise situation, simplement que j'arrive à peine à voir le bout du tunel tellement j'ai de choses à penser, à préparer. J'ai faim, j'ai soif, j'ai envi de ceci ou cela...pourtant ma vie doit attendre. Dormir, c'est a peu près le seul temps que je peux prendre pour moi. Je crois de toute façon que le repos est la plus grande jouissance que je peux avoir par les temps qui courent, mis à part quand je termine un travail....

Comme le disait si bien cette chanson qui me donne invariablement envie de tuer quelqu'un: ''I'll survive''

lundi, décembre 05, 2005

Jour 252- Étude

Comprendre, toujours devoir comprendre. À la longue ça devient un peu chiant de toujours chercher des réponses là où il n'y en a pas. Aucune question n'est soulevée, suffit simplement de tout mémoriser. C'est la dure réalité de l'étudiant. Tout savoir, être en mesure de tout expliquer? Pourquoi? Pour qui? Pour un prof qui connait déjà les réponses, bien évidemment. Pourtant, encore là, il semble que ce principe n'ai pas été tout à fait compris par la plupart des gens. Enfin, la connaissance avant tout comme dirait l'autre...

J'en ai marre d'étudier, étudier pour étudier, étudier pour apprendre quelque chose qu'on oubliera. Pas que la matière n'est pas intéressante, simplement qu'elle sert surtout de base culturelle, de connaissance superflues à ajouter à ce que l'on sait déjà et qu'on arrivera fort probablement jamais à utiliser de toute façon. Disons simplement que c'est toujours une bonne façon pour pouvoir se dire ''j'vais me coucher moins niaiseux ce soir'', mais sinon, très bonne question. Je ne veux pas remettre en doute la pertinance de ce que je peux étudier, mais il me semble que certaines choses qui me sont enseignées ne feront pas forcement de moi une meilleure personne. Être informé sur un sujet, idée vraiment intéressante dans une certaine mesure. Mais d'un autre côté, être évalué, devoir passer un nombre d'heures considérable sur un tel sujet qui, en bout de ligne n'aura pas vraiment d'influence...je reste sceptique.

J'ai beau me plaindre, à quoi bon. De toute façon, ce n'est pas en me plaignant que les choses vont changer alors à quoi bon...Mais d'une certain côté, je ne peux pas dire que je ne m'en retrouve pas grandi. Je comprends mieux ce que je suis parce que que j'ai été. Le développement, la progression, deux concepts plutôt abstraits quand on n'est pas forcement familiarisé avec les termes, mais pourtant tout est lié. A entraine B qui entraine C qui fini par aboutir Z en passant par tout l'alphabet thaïlandais, japonais, indien, grec et russe. Léger détours pour en arriver à un semblant de quelque chose, ma réalité quoi. Mais bon, avec trop de détails on fini par perdre la notion d'ensemble. C'est un peu ce qui constitue ma vie.

dimanche, décembre 04, 2005

Jour 251- Réaction

Aujourd'hui, mon poisson est mort. Ça fait drôle à dire quand même. On a beau en dire ce qu'on veut, ça resque que c'est attachant ces petites bêtes là. Ce doit être mon petit côté paternel, protecteur ou je ne sais trop quoi, mais le fait est que de voir grandir un être vivant...sorte de fierté, une responsabilité...Bref pas grand chose mais juste assez pour pouvoir se dire qu'il faut garder les pieds sur terre. Mais pourtant, j'suis visiblement incapable de m'occuper d'un poisson...un simple poisson. Ça promet! C'est à peine si j'arrive à m'occuper de moi.

Grosse remise en question aujourd'hui. Enfin, disons plutôt que dans le cas présent le pluriel s'imposes. RemiseS en question! Tout semble invariablement foutre le camp, mais quand je dis tout, c'est tout avec un grand T majuscule, en gras, souligné et caractère 72. Même ce qui me tenait à coeur et m'apportait un semblant de réconfort ne semble plus fonctionner. Penser, c'est tout ce qu'il me reste à faire, mais pourtant, plus je m'y met, moins ce qui me vient à l'esprit est ce que je devras entendre mentalement pour pouvoir me remonter le moral. J'avance à reculon, ou plutôt j'avance en sens contraire. Quoi faire dans pareil situation. Même la douche qui me servait autrefois d'endroit privilégié pour réfléchir au pourquoi du comment de parce que ne m'aide plus. En fait, depuis quelques jours déjà, l'eau qui ruicelle sur mon visage quand je suis bien assis au fond du bain ne vient que camouffler les larmes qui coulent. Qu'est-ce qu'il me reste mainenant que la seule chose qui m'était efficace ne l'est plus. Je sombre dans le désespoir chaque fois que je tente de chercher des réponses au fond de moi. Je nage en eaux troubles...mais à ne pas voir où on va on fini toujours par marcher sur quelque chose de coupant.

J'ai besoin de changement. De ménage. Ménager quoi...j'en ai tellement marre de toujours tout devoir recommencer, être toujours insatisfait. Je ne sais plus quoi penser. Chose sure, mon plus gros problème est au niveau de mes relations, encore et toujours quoi! C'est fou de constater à quel point ma vie n'est finalement pas constituée de grand chose. Toujours les mêmes détails, toujours les mêmes personnes, toujours les mêmes problèmes. Finalement, on dirait une émission de Virginie....C'est comme si j'avais déjà épuisé toutes les situations imaginables et que, pour les besoins de la cause, je dois soit passer des rediffusions ou faire de nouveaux épisodes quelque peu différents des précédents mais avec les mêmes thématiques. Vive le progrès. En tout cas, le fait est que je remet en question mes relations, mes amitiés. J'ai réalisé que je m'efforçais d'entretenir des relations avec des personnes qui ne méritaient pas forcement ces efforts, des personnes qui ne sont pas en mesure de m'apporter quoi que ce soit dans ce que j'attend. Chose cruelle, je n'aime pas jeter les gens, mais pourtant je l'ai fait. J'ai suprimé tous mes contacts, sans exception, du premier jusqu'au dernier, sans discrimination. Je dois penser, certaines personnes méritent d'être là, d'autres n'y sont que par respect, mais certaines y sont pour aucune raison particulière. J'ai besoin de constructivité...j'ai besoin de progresser. Mais j'ai l'impression que ce n'est pas en me liant à des personnes qui agissent sur moi comme des boulets que je serai en mesure de me mettre en marche et d'avancer. Je sais que lorsque je l'ai fait, j'ai systématiquement enlevé des personnes qui méritaient d'être là...mais je dois vraiment penser au fait que si ces personnes méritent d'être là, est-ce que moi je mérite de les connaitre? Parce qu'en bout de ligne, pour la première fois je considère les deux partis pour ce qui est d'une relation qui ne se vit pas à sens unique. Pour ça j'ai trop donné déjà....


Rien n'est oublié. Bien que pour une fois je sens que la page est tournée, j'ai l'impression que je me retrouve devant pas grand chose maintenant. Je perd le contrôle, j'aimerais pouvoir faire plus, faire mieux...faire toujours mieux. Mais pourtant, me voilà encore là à me plaindre et à brailler une fois de plus en position foetale dan le coin de ma chambre. Qu'est-ce qui ne va pas chez moi? J'aimerais tellement le savoir, mais pourtant j'ai l'impression que même si je m'y mettais réellement, la liste ne ferait jamais que s'allonger jusqu'à ce que les choses tournent encore plus mal. C'est à cause de mes erreurs que je me sens mal, mais en faire la liste complète me tuerais fort probablement. J'aimerais tellement pouvoir faire un croix sur ce que j'ai, partir, tout recommencer. Du commencement? Non, surement pas, mais au moins recommencer la partie que j'ai ratée, me dire pour une fois ''advienne que pourra'' et foncer pour la première fois, bien viser en me tirant une balle dans le pied comme le dirait un de mes amis.

Qu'est-ce qu'il me reste maintenant? J'aimerais bien le savoir. Mais pour trouver la réponse à cette fichue question, je dois me creuser la tête, et ça signifie que j'ai de belles heures de tortures en perspective...

Il y a des jours comme ça où on a particulièrement envie de s'enfoncer un tournevis dans l'oreille.

vendredi, décembre 02, 2005

Jours 249 et 250- Perdre

Perdre, c'est pas perdu, parce que ce coup-ci j'ai trop conscience d'où est-ce que je me trouve: bas, très très très bas. J'ai du mal à me l'expliquer, ou du moins j'ai du mal à l'accepter. La réalité est parfois difficile à vivre...en fait j'en suis à un point de ma vie où je n'ai plus du tout envie de la vivre, plus envie de vivre du tout. Mourir, c'est trop demander? Cesser d'exister c'est trop compliqué? J'en ai ma claque de vivre sans cesses les mêmes choses, lemême cycle, la même histoire....la même connerie qui devient de plus en plus absurde à chaque seconde qui passe et que je me dois d'appeler mon existence pour les foutus besoins de la cause.

Je ne cesse de tout perdre. Quand ce n'est pas ma règle ou un crayon, c'est autre chose. Mais l'ennui dans tout ça c'est que mes amis font parti de ce ''autre chose''. J'en ai par-dessus la tête de toujours faire souffrir tout le monde. J'en ai mal de souffrir de la souffrance des autres. J'en peux tout simplement plus...j'veux que ça finisse.

Pourquoi est-ce que j'arrive pas à faire les choses comme du monde? J'aimerais juste être capable de rendre les gens heureux...j'en demande visiblement trop. Je sais que c'est impossible de rendre tout le monde heureux, en tant que chialeur compulsif j'suis bien le premier à le savoir. Mais j'ai beau y mettre tous les efforts nécessaires, rien ne fonctionne jamais, rien ne va comme je le voudrais...rien ne va....tout simplement rien. J'Suis tanné de me forcer et que rien aboutisse. J'en peux tout simplement plus, j'en veux plus de cette vie là....

J'ai tellement envie de jeter la serviette, tout laisser tomber, repartir, tout abandonner. Mon problème c'est que j'existe trop....j'voudrais simplement me contenter d'exister. Ne pas avoir de but, ne pas avoir d'attentes, ne pas avoir rien...simplement exister et pouvoir penser. J'veux être parce que là j'ai beau prendre une plance énorme....j'suis tellement rien. Quand est-ce que les gens vont s'en rendre compte? Pourquoi est-ce qu'on s'attache à moi? J'ai tout simplement l'impression que je suis un parasite, quelque chose qui est là, qui nuit tout simplement. C'est comme de l'hypocrisie: les gens viennes, s'attachent et finalement j'finis toujours par donner un bon coup dans le dos, ni vu ni connu mais oh combien ressenti. Je ne veux plus nuire aux personnes que j'aime, mais pour cela, il faudrait que je cesse de les aimer.

Game Over.....

jeudi, décembre 01, 2005

Jour 248- Idée

Penser, construire, créer, inventer, produire, chercher, trouver...mon cerveau fonctionne, du moins aux dernières nouvelles. J'arrive toujours à trouver ce que je veux, faire germer dans ma cervelle une idée qui m'intéresse. L'ennui c'est qu'entre ce que je pense et ce que je suis en mesure de réaliser, c'est tout un univers qui se trouve là...aucun lien, rien à voir en fait. J'ai de moins en moins la conviction que je créer est la solution. On dirait que ce qu'on attend de moi est tellement loin de ce que je veux faire, c'est à croire que ma vision de chose diffère tellement de la vision que les autres peuvent avoir que finalement ma propre volonté devient une sorte de barrière....mon cerveau me coupe du monde extérieur, me replie sur moi-même, sur mes idées, mon univers.

Me revoilà donc une fois de plus là, en train de me plaindre encore et toujours. Pourquoi cette fois-ci? Encore un problème d'opinion, un problème de confiance, un problème qui n'en est finalement peut-être même pas un. En fait, j'ai simplement l'impression que les traits de ma personnalités sont en train de se dessiner peu à peu, mais de façon de plus en plus définitive. Je sais ce que je veux, je sais ce que j'attend de moi et je sais surtout que ce que j'arrive à imaginer dépasse de loin ce que j'arrive à réaliser. Voir toujours plus grand, j'ai depuis longtemps appris que j'avais tendance à trop idéaliser, à trop me faire d'attentes, à toujours croire que tout fonctionnera. Cependant, je réalise que ma pensée et la réalité ne sont aucunement liés. Je sais ce que je veux faire, je sais ce que j'aime faire et je sais ce dont je suis capable...une idée est tellement plus claire quand elle est expliquée, pourquoi se compliquer la vie à l'interpréter d'une façon trop individuelle pour qu'elle soit bien saisie.

Je trouve de plus en plus de satisfaction en écrivant ce que je pense réellement. C'est comme si l'information passait d'elle-même, tout simplement. Le seul intermédiaire qui peut faire varier le tout s'appelle ''orthographe'' et ne constitue pas quelque chose qui me brime réellement. Je pense, je l'écris, j'écris ce que je pense, j'écris en pensant, je pense en écrivant...enfin, il y a autant de façon de le dire que de neuronnes déficiantes dans mon cerveau. Je sais seulement que j'arrive plus facilement à m'exprimer de cette façon. On dirait que les gens s'attendent de moi à ce que ce que je cré soit le reflet de ce que je rescent, de ce que je vis, de ce que je peux recevoir et projeter comme émotion. Pourquoi penser comme ça? Suis-je un inventeur ou un artiste? Un artiste inventeur peut-être....ou simplement un penseur. Je tire plus de satisfaction à concevoir une idée qu'à la réaliser.

Enfin, qu'on en dise ce qu'on voudra, le fait est que je sais ce que j'aime faire: j'aime penser, voilà tout. C'est un passe-temps? Ça s'inscrit dans un C.V? En tout cas, ma voie est celle-ci. Je sais ce que je veux, je me plait dans cette activité...mais pourtant. La vie est faite de sorte qu'on ne peut que très rarement faire exactement ce que l'on veut. Manque de liberté? Je dirais plutôt obligation. De toute façon, la liberté est un concept pas plus gros qu'une cellule ou un oiseau. C'est pas demain la veille que je vais me réveiller avec la possibilité de faire tout ce que je veux. J'ai surtout l'impression que je ne saurais pas exactement quoi faire de cette liberté. Sans obligation, j'ai bien peur que je me mettrais à avancer à reculon, ou pire encore, de ne plus avancer du tout. Je crois que je n'ai pas encore la maturité pour pouvoir faire mon bout de chemin de ma propre initiative. C'est en imaginant cette éventualité que je réalise que je me pose pour la première fois la questions ''que serais-je?''. On dirait que dans ma tête tout est tellement clair quant à mon futur, enfin, quand à ce qui concerne ma propre personne, mon futur égoïste et mon avenir égocentrique à tout le moins. Concernant mes relations, j'préfère ne pas y penser, même si j'ai l'impression que les choses se clarifient graduellement.

Je réfléchis....encore....encore....penser....toujours....toujours.....Finalement ma vie est une belle routine, quoi en dire de plus. Du moins, routine constructive, la pensée a l'avantage d'apporter de nouveaux éléments. Penser, ou écrire, un des deux en fait. De toute manière, dans mon cas, l'un entraine systématiquement l'autre. Besoin de penser par écrit, réfléchir en lettre, tout est tellement plus clair une fois qu'on peut le relire, tout s'explique mieux en noir sur blanc. Petit côté visuel de mon fort intérieur. Si une image vaut milles mots, combien de mots font une pensée?