mercredi, décembre 14, 2005

Jour 262- Hiver

Il y a des choses en ce monde qui ne devraient pas exister. Le froid en fait parti...enfin, pas que ce soit une mauvaise chose, mais le fait est que c'est quelque peu désagréable. Mais bon, vive le Québec comme on dit, il faut apprendre à faire avec ce qu'on a. Cependant, peu importe ce qu'on peu en dire, il n'y a pas grand chose à faire: le froid reste froid même si on se met au chaud.

En tout cas, disons que l'hiver est malheureusement installé....question de temps avant le retour des beaux jours...restons positifs. Encore quelques mois avant de revoir le gazon, avant de pouvoir songer à laisser mon manteau dans la penderie...aussi bien se faire à l'idée que les prochains mois s'annoncent sous le signe de l'esquimaud. Si on regarde la situation sous un oeil plus positif cependant, on peut se rendre compte que c'est une épreuve de résistance incroyable que de survivre dans un tel climat. L'homme sait-il venir à bout de la nature? L'éternel combat quoi...l'ennui c'est qu'on ne peut que survivre au coup que l'on prend en pleine gueule sans toutefois pouvoir venir à bout de l'adversaire, si adversaire il y a vraiment. C'est pourtant dans un combat comme celui-là que je réalise à quel point mes pulsions de vie peuvent être puissantes, non pas je tiennes plus que tout à vivre, mais plutôt que je me refuse de mourir. Enfin, disons que ma vie n'a jamais été réellement en péril à cause du froid, mais n'empêche qu'à s'arrêter au milieu de nulle part par un temps comme celui qu'il fait dehors, c'est signer son arrêt de mort, classable directement dans la catégorie ''SUICIDE''.

Je n'ai pas trop eu l'occasion de penser aujourd'hui...faute de temps? Non, en fait j'ai passé la journée seul ( ou presque ) à rattrapper les heures de sommeils que j'avais oublié de prendre par les semaines passées et à accomplir les incontournables de la vie en appartement...la vie coûte trop cher, c'est abominable. Enfin, on n'a rien pour rien comme on le dit, au moins je suis certain que j'aurai assez de nourriture cette fois-ci. C'est pourtant un mode de vie auquel on s'habitue relativement facilement, ou du moins l'assimilation de toutes les informations se fait beaucoup plus rapidement que je n'aurais pu l'espérer, alors je n'ai vraiment pas de quoi me plaindre sur ce point-ci. De ce fait, je file, il y a encore quelques tâches qui sont inaccomplies et qui doivent être remplies qui m'attendent....bienvenue dans le monde adulte....