mercredi, décembre 07, 2005

Jours 253 à 255- Sans queue ni tête

Qu'est-ce que je fais encore? Enfin, la question se poserait fort probablement mieux si je faisais quelque chose. Je suis débordé, c'est l'une des seules certitudes que j'ai à l'heure actuelle. J'aimerais pouvoir être partout à la fois, m'investir un peu plus dans ce que je fais, mais en même temps je sais que je dois rester lucide, garder la tête hors de l'eau et rester réaliste. J'ai une vie, mes études en font partie.....en partie seulement. Je sais que je dois me donner, me surpasser, mais je dois penser à moi et mettre les freins lorsque je sens que je vais passer la ligne de non retour. L'ennui c'est que j'ai tendance à avancer les yeux fermés et ne pas voir où se situe la ligne...peut-être l'ai-je déjà franchis. J'en suis simplement rendu à un point où je fais ce que je peux avec le peu de force que j'y met. Je m'exaspère moi-même.

Les événements se succèdent, malgré moi. J'ai l'impression que tout m'échappe, particulièrement ces temps-ci. Ce qui est le pire c'est le temps, toujours le temps. Enfin, je réalise simplement que plus le temps passe et plus il semble s'écouler rapidement. J'ai l'impression d'en perdre des bouts, que les choses m'échappent et que finalement je stagne plus que jamais. Pourtant les choses avancent, la pression diminue. Fort heureusement je dois dire car l'accumulation de tous ces travaux, il y a vraiment de quoi s'arracher les cheveux de sur la tête et partir en courrant, bras en l'air, et en criant quelque chose d'insensé dans une langue quelconque.

Tout m'échappe, rien ne va comme je le voudrais. En fait, je ne sais plus quoi penser. Saturation, c'est l'état actuel de ma cervelle. J'en ai marre de me casser la tête. Le laisser aller? Connaît pas. J'ai cette foutue tendance à me lancer dans des histoires qui n'en finissent jamais, à m'enterrer moi-même et me tirer une balle dans le pied. Non pas que les choses dans l'état actuel dans lequel elles sont est en mauvaise situation, simplement que j'arrive à peine à voir le bout du tunel tellement j'ai de choses à penser, à préparer. J'ai faim, j'ai soif, j'ai envi de ceci ou cela...pourtant ma vie doit attendre. Dormir, c'est a peu près le seul temps que je peux prendre pour moi. Je crois de toute façon que le repos est la plus grande jouissance que je peux avoir par les temps qui courent, mis à part quand je termine un travail....

Comme le disait si bien cette chanson qui me donne invariablement envie de tuer quelqu'un: ''I'll survive''