jeudi, décembre 29, 2005

Jours 276 et 277- Flash Back

On ne s'en fera pas à croire, ce message ne concerne pas trop ma journée d'hier, je dois l'avouer. Mais bon, vaut mieux se taire que de parler pour rien dire, raison suffisante à mes yeux pour m'asbstenir de passer un message hier, voilà tout! Enfin, c'est un mal pour un bien car aujourd'hui, je sais plus de quoi parler. En fait, je réalise surtout que souvent j'ai une réflexion et instinctivement je me dis ''tiens, ça je devrais l'écrire'', l'ennui c'est que je ne m'en souviens que très rarement, mais bon, on n'est pas ici pour parler des piètres performances de ma mémoire.

En fait, j'ai réalisé que ce serait intéressant de pouvoir comparer d'une année à l'autre. C'est ce que je fais faire lorsque j'aurais complété une année sur ce blog, question de voir où je me situe par rapport à la même date 12 pages de calendrier plus tôt. Je crois que l'évolution est quelque chose qui me préoccupe réellement, ou du moins la progression plutôt que la régression. Enfin, disons que les choses doivent toutes aller dans le même sens si on veut rester dans la bonne voie...si bonne voie il y a.

Je suis allé chez ma grand-mère aujourd'hui, à pied. Ça fait tout de même bizarre de parcourir toute la ville à pied quand on n'y a pas mis les pieds depuis 1 mois complet, depuis qu'on habite à l'extérieur depuis 4 mois. J'ai vécu ici pendant 19 ans de mon existence, mais pourtant, il m'arrive de me sentir étranger quand je reviens. Tout est tellement différent depuis mon départ, différent et pareil à la fois. J'ai du mal à me l'expliquer. En marchant dans la rue particulièrement mal entretenue et encore toute couverte de glace, j'ai pris conscience que les choses ne seront plus jamais comme elles étaient, mais pourtant il y a des choses qui étaient, qui sont et qui seront, même si certaines choses étaient mais ne seront plus jamais.... J'ai tellement de souvenirs ici:la maison de M. Massé, la maison de Mme. Bayard, mon ancienne maison, l'école, le p'tit bar, l'église, le bureau de poste, même le putain de verglas qui recouvrait presque tout me rappelait la tempête de verglas de 1998...tout est là, tout y est. Les choses sont rendue au point où j'ai l'impression à chaque fois d'explorer un univers vierge dans lequel je vis depuis des années, un univers que je connais, mais que je redécouvre. Tout me fait penser à quelque chose, j'ai vécu ici tellement longtemps, tellement de souvenirs qui se sont accumulés, toute une ville a évolué pendant que moi j'en faisait autant...et aujourd'hui j'ai vraiment l'impression d'en avoir manqué un épisode...plusieurs même! C'est un peu comme si je perdais le contrôle, mais pourtant, il n'y a rien à contrôler, le temps est probablement la seule chose qu'on doit laisser aller, peu importe les motifs.

Pourtant, en me promenant, j'ai réalisé que même si certains faits m'échappaient, même si j'arrivais pas toujours à suivre le cours des choses, je suis d'ici et j'y ai ma place, mes souvenirs...c'est ma vie qui est ici. Tous ces flash backs m'ont fait prendre consience qu'on peut sortir le gars du trou perdu, mais on ne peut pas sortir le trou perdu du gars...

1 Comments:

Anonymous Anonyme said...

Le passé, quel qu'il soit, est important: c'est lui qui nous a construit.
Il ne faut pas se retourner pour toujours avoir les yeux sur ce passé, ce n'est pas nécessaire, car il est en nous. Il faut le voir comme un propulseur, c'est lui qui nous pousse.

2:07 a.m.  

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