mardi, janvier 31, 2006

Jour 309- Couleur

C'est une constatation particulièrement stupide que j'ai faite aujourd'hui, constatation qui, je doit l'avouer, m'étais déjà sautée au visage sans que j'en prenne réellement conscience. C'est fou quand on se met à penser à la multitudes de petits faits, gestes, phénomènes, événements ou même réactions qui se passent sous notre nez, que l'on regarde sans les voir, sans les observer, sans les comprendre... La vie prend tout son sens dans les petits trucs qui nous apparaissent insensés tellement ils sont communs, ce qui les rend d'autant plus hors du commun. En bout de ligne, la vie est ce qu'elle est parce que tout ce qui doit s'y trouver y est et chaque chose qui change de place signale un nouveau départ...un pas en avant ou en arrière, peu importe, le fait est que les choses changent, les gens changent...les perceptions changent assi et c'est ce qui fait qu'en bout de ligne tout peut être vu comme un enfer ou comme un paradis. Sans me l'expliquer, quand j'écrit tout celà, je pense à la station de métro Angrinion à Montréal, un endroit qui fait parti de ma réalité dans une certaine mesure mais qui n'est jamais pareil à chaque fois que j'y vais: jamais les mêmes personnes, jamais les mêmes déchets, jamais les mêmes sons...De sorte que plus je deviens familier avec ces lieux, plus je m'y sens étranger. C'est là toute la beauté de la chose je crois.

Cours de pratique picturale ce soir. C'était la remise du premier projet sous le thème fort recherché ''la couleur de la lumière''. Projet pas trop compliqué qui ne semble pas avoir été compris par l'ensemble des étudiants cependant. Ça m'a tout de même surpris de voir ce qui pouvait se faire, ce que les gens réalisaient, leurs perceptions, leurs ambitions. À travers une toile on pourrait lire toute une biographie d'une personne, preuve comme quoi une image vaut mille mots. Enfin, de bons projets, de moins bons, la question n'est pas là. Le but du projet était de créer une scène en tenant compte du fait que la lumière n'est pas toujours blanche et que les couleurs qu'elle éclaire s'en trouvent bien souvent transformées. Le principe est simple mais les résultats sont cependant surprenant. En fait, c'est le genre de constatation que l'on fait de façon si naturelle qu'en bout de ligne, on ne porte pas attention à toute la magie qui peut se cacher derrière mais qui fait que tout ce qui s'offre à nos yeux apparait d'une certaine façon plutôt qu'une autre. J'étudis en arts pour ma 3e année mais disons que j'ai toujours baigné dans ce domaine auparavant. Cependant, pour la première fois aujourd'hui, j'ai réalisé toute la chance que j'avais d'avoir l'usage de mes yeux, d'être en mesure de percevoir ce qui était devant moi, les couleurs, qu'elles me plaisent ou non...tout n'est qu'une question de perception... Je me suis senti comme un enfant, émerveillé par les couleurs, tout simplement, rien de plus. Je ne sais pas trop comment l'exprimer, c'est comme si j'arrivais à prendre mon souffle, à vivre l'espace de quelques secondes avant de replonger...sans m'éloigner de la surface.

Bonne chose ou mauvaise chose, c'est bien le dernier de mes soucis de le savoir! Le fait est que présentement je me sens bien et que pour l'instant c'est tout ce qui compte.

lundi, janvier 30, 2006

Jours 307 et 308- Retour à zéro

Une fois que plus rien ne va, la meilleure chose à faire est de recommencer à zéro, question de refaire les choses de la bonne façon cette fois. La vie est un peu comme un jeu, il faut tout réassembler si on veut être prêt à partir pour finalement obtenir quelque chose qui va se tenir et pouvoir commencer sur le bon pied. Enfin, tout ça pour dire que me revoilà au même point que j'étais encore une fois pour une nouvelle tentative pour construire quelque chose avec finalement pas grand chose. Pour réussir une bonne relation il faut pratiquement être Dieu afin de faire beaucoup avec absoluement rien, et encore là, ça prend beaucoup plus que 7 jours. Enfin, théoriquement, comme une relation se passe entre deux personnes, on pourrait doubler ce chiffre pour en venir à un total de 14 jours mais encore là, ce n'est pas représentatif. Finalement, l'homme n'est pas toujours productif, moi en premier lieu. Chose à garder en tête pour cette fois: une relation est quelque chose qui se bâti à deux. Disons que ces 10 mots sont tout de même une certaine révélation. Je sais que j'ai souvent mentionné cela, mais entre le mentionner et le mettre en application, c'est tout un monde.

Enfin, me revoilà donc au début de tout, prêt à me relancer. Deux options possibles s'offrent à moi en ce moment: me lancer avec la conviction que j'vais me casser la gueule ou encore avec un optimisme à toute épreuve et comme seul but la réussite. Je me dis que la deuxième approche est peut-être la meilleure, mais je ne doit pas être trop stupide et complètement laisser tomber la deuxième. Dans la vie, la question n'est pas de savoir si on va tomber, il faut simplement savoir se relever. Est-ce que je suis prêt? J'en sais trop rien, disons que je craint toujours de ne pas réussir, mais ça je crois que ça va me poursuivre même jusque dans ma tombe...qui sait? Peut-être vais-je me décomposer maladroitement. Enfin, le débat n'est pas là.Faut tout simplement pas se laisser abattre!

Parler ca fait toujours du bien, dans mon cas du moins. Pour une rare fois, j'ai parlé assez ouvertement avec une amie hier soir. Ça m'a fait du bien, mais ça m'a surtout fait réfléchir. Je réalise que ma situation n'est pas unique. Rien de très réconfortant à savoir que les autres souffrent également, mais je me console en me disant qu'au mois, ces gens réussissent souvent à garder à tête haute malgré les événements et que finalement, elles arrivent à trouver des solutions pour s'en sortir, sorte de modèles sur lesquels je peux me fier. Parler de ce qui va bien, de ce qui ne va pas, uniquement pour parler. Et plus je parlais, plus j'étais sensible à ce dont il était question. En voyant ce qu'elle pouvait penser, j'en suis venu à me questionner sur moi, sur ce que j'aimais, sur ce que je cherchais, sur ce que j'attendais...ça m'a ouvert les yeux sur un paquets de trucs qui sont venu me tirer les larmes des yeux. Je m'ennui de ce que j'ai déjà eu...je m'ennui du bonheur que j'ai déjà possédé, touché, aimé, désiré....maintenant tout ce que j'ai c'est la volonté de le retrouver sans savoir par où chercher. J'ai fait la connaisance des plusieurs personnes ces derniers temps, peut-être trouverais-je ce que je cherche avec ces personnes, ou sinon elles joueront peut-être simplement un rôle plus ou moins important dans mon développement....

Je crois que je l'ai souvent pensé mais pas assez souvent dit...mais je trouve en ce moment qu'il serait vraimet nécessaire de remercier ces personnes qui passent dans ma vie pour m'ouvrir les yeux, me tenir la main, m'offrir leur épaule, me donner leur sourir, sécher mes larmes, me prêter leurs oreilles, me donner des conseils...bref toutes ces personnes qui, sans vraiment le savoir dans tous les cas, comptent vraiment beaucoup pour moi et qui font que chaque pas que je fais est moins pénible que le précédent. J'ai tendance à tout dramatisé, je l'ai souvent dit. Ma vie est beaucoup moins chiante que je ne le laisse savoir quand j'écrit ici...merci à vous d'être là, j'vous remercierai jamais assez.

samedi, janvier 28, 2006

Jours 305 et 306- À l'eau

Le cycle de l'eau est un phénomène qu'on a du apprendre par coeur en 2e année au primaire. Je m'en souviens encore, apprendre ce grand dessin par coeur dans mon livre ''J'ai la nature à l'oeil'' avec des dessins particulièrement moches mais que je trouvais vraiment trop cool à une certaine époque. C'était le bon temps... Ma vie c'est un peu comme ça, très cyclique, mais elle a surtout tendance à prendre l'eau, comme c'est le cas présentement. En fait, si tout avait fonctionné selon mes plans, je serais probablement déjà couché à l'heure actuelle, ayant passé la soirée à préparer mes bagages dans le but de partir très tôt pour Québec demain matin. Mes projets ont cette foutu tendance à ne jamais passer au stade suivant.

J'ai l'impression que je perds de plus en plus de vue le peu de repères que j'avais. C'est un peu comme si une grande partie des projets que j'ai en tête ne savaient jamais en sortir, sorte de prison à idées, hospices à projets. Les idées y germent sans jamais ne pouvoir réellement s'épanouir, c'est comme mettre un arbre dans un pot à fleur ou un requin dans un verre d'eau. À force de voir mes efforts se planter royalement, je deviens craintif, un peu comme si j'anticipait à l'avance un échec. L'ennui avec tout ça, c'est que la censure ne favorise pas le développement et fort probablement que je m'empêche de me lancer dans des aventures qui, en bout de ligne, me mèneraient encore plus loin que je n'oserais l'imaginer. Dans la vie, il faut savoir oser. Théorie acquise, c'est la mise en pratique que je ne maîtrise malheureusement pas.

Je ne sais plus quoi penser. En fait, je ne sais plus ce que je dois me permettre de penser. Le pire dans tout ça, c'est que quand quelque chose va mal, il y a des répercussions sur toutes les autres sphères d'activité de ma vie. Enfin, tout va relativement bien, sauf pour ce qui est du côté relationnel qui escille entre le ''formidablement bien'' et le ''particulièrement chiant'', en fonction de la personnes qui est concernée. On ne peut pas tout avoir, la preuve est là. Enfin, je me dis que je peux toujours me concentrer sur ce que j'ai plutôt que sur ce que je pourrais avoir, mais encore là j'ai peur de manquer le train lorsqu'il passera... En discutant avec des amies un peu plus tôt dans la journée, j'ai réalisé que ma façon de pensée n'était pas unique. Enfin, je l'ai toujours su, mais pour la première fois j'entendais des gens qui étaient près de moi et qui ne s'étaient jamais réellement exprimé sur un sujet. Du coup, je me suis senti moins seul, comme si pour une fois je n'étais pas une sorte d'illuminé sorti de nulle part avec des idées complètements tordues. De nature insécure, je me demandais parfois si c'était moi qui était dépassé ou simplement si j'étais simplement différent mais sur un pied d'égalité avec les autres que je côtoie. Je n'ai pas trouvé de réponse à ma question ce soir, mais j'ai au moins trouvé des personnes qui sont au du moins sur le même palier que je ne le suis.

En même temps, je me sens seul. Je n'ai personne dans ma vie depuis plusieurs mois et chaque fois que je crois avoir trouvé quelqu'un, je réalise que ce n'est pas réciproque ou que c'est impossible. Plus le temps passe et moins j'ai l'impression qu'un jour de serai heureux en amour. C'est la première fois que je spécifie ce dommaine précis, mais disons que j'en ai réellement marre d'espérer...C'est comme si j'offrais tout ce que je suis et que, finalement , je ne recevait rien en retour. Que me reste-t-il à moi? Rien! Je m'épuise trop à voiloir voir l'impossible se réaliser. J'aimerais parfois que lorsque je rencontre quelqu'un qu'on me fournisse le manuel d'instruction qui va avec la personne, ou simplement un '' (nom de la personne) pour les nuls''...tout pourrait être tellement plus simple parfois. À mal comprendre les personnes on fini inévitablement par faire des erreurs, des erreurs qui finissent par coûter cher. Une personne sage ( qui se reconnaîtra à la lecture de ce passage ) a répondu à ma question en disant tout simplement qu'un tel livre prendrait finalement toute une vie à découvrir et tout autant de temps à l'écrire...bref, faute de temps me voilà ici à me plaindre que ma vie amoureuse marche foutrement mal. Avantage de la chose, mon cerveau se libère, laissant un peu plus de place pour certains projets qui vont peut-être voir le jour dans mon ''entre-oreilles'' et, qui sait, peut-être pouvoir grandir un peu plus et devenir une réalité.

''Who can say...Only time.''
-Enya

jeudi, janvier 26, 2006

Jours 303 et 304- Activité

L'activité physique et le sport n'ont jamais figurés dans la liste de mes activités favorites. En fait, j'ai toujours considéré qu'on faisait la promotion de la santé physique un peu partout bien plus parce que les gens maigres sont, de façon générale, quelque peu plus agréables à regarder ( mais pas forcement à côtoyer). Enfin, sorte de méga conspiration afin d'uniformiser le plus possible la société. C'est beau de rêver et encore plus de paranoyer. Mais bon, tout ça pour dire que je n'ai jamais pris plaisir à faire du sport. La compétition c'est pas mon fort, j'dois même avouer que je déteste ça. J'ai l'impression que les gens tentent trop de standardiser, un peu comme si il y avait un niveau minimal à atteindre avant même de commencer. Ça m'emmerde ces trucs-là. Je n'ai jamais été quelqu'un qui a su développer son côté kinesthésique alors pour ça, c'est loupé. Disons qu'à force d'être comparé à plus haut que soi et de finalement en arriver à la conclusion qu'on a beaucoup de croûtes à manger, la démotivation s'installe bien avant d'être complètement gavé. Tout ça pour en venir au fait que je n'ai jamais été intéressé par les sports car à mes yeux, il n'y avait aucun intérêt à en faire même si on répète sans cesse à quel point il est important d'en faire, bla bla bla bla bla bla bla....

J'ai fait du sport aujourd'hui...encore une fois. Enfin, il n'y a que les fous qui ne change pas d'avis comme dirait l'autre. Le fait est que ça passe le temps, surtout en bonne compagnie. Je réalise que ce n'est pas quelque chose de particulièrement désagréable, surtout quand on a le choix de faire ce que l'on aime ou du moins, ce qu'on déteste moins. En bonne compagnie, c'est toujours quelque chose qui se fait bien, sans trop de stress, sans baisse d'estime et surtout, avec beaucoup de plaisir. Disons que le simple fait de trouver quelque chose qui me plaise est un avancement en soi alors pour ça, chapeau! Enfin, disons simplement que malgré tout celà, je ne pense pas réellement à ma pensée. Enfin, oui un peu. Je ne peux pas nier le fait qu'après je me sente relativement bien après avoir dépensé une certaine quantité d'énergie, mais ce n'est pas pour ça que je le fais. En fait, je cherche surtout à me distraire. Ce que j'ai constaté et que je constate encore de plus en plus souvent, c'est que plus je reste dans mon coin à ne faire finalement pas grand chose de ma peau, je déprime, tout simplement. Disons que c'est surtout ma santé mentale qui en prends un dur coup, surtout ces temps-ci avec ma phase du ''qu'est-ce que je peux espérer???''...sans commentaire. Enfin, j'ai besoin de changer d'air, faire quelque chose d'autre...je réalise que les bienfaits sont, dans mon cas du moins, bien plus psychologiques que physique, et c'est une bonne chose, un pas en avant quoi! Je me dis que si on peut sauver les meubles, ça fait déjà ça de gagner.

lundi, janvier 23, 2006

Jour 302- Québec en conserve

Triste journée dans le monde politique au Canada. Aujourd'hui, c'est jour d'élections fédérales et dans toutes les provinces du Québec, citoyens et citoyennes en âge de le faire devaient se rendre aux urnes. Enfin, j'y suis pas allé pour une cause purement administrative mais de toute façon mon vote aurait été pour le parti qui l'a remporté dans ma région alors je me dis que ce n'est peut-être pas si mal après tout...mais j'ai tout de même faillit à mon devoir. Je ne me suis jamais senti concerné directement par la politique, comme la plupart des gens en fait. Disons que j'ai toujours perçu la politique comme de belles paroles mais très peu de fondement, sorte d'arnaque qu'on dissimule en promesse pour qu'elles ai l'air plus vraies. Enfin, personnellement j'accorderais plus de crédit à la vendeuse dans une info-pub qu'à un politicien. Les gens s'attardent trop à ce qui pourrait être idéalement fait plutôt qu'à ce qui est faisable pour pouvoir faire un choix éclairé.

À ma grande déception, il semble que c'est le parti Conservateur qui entre au pouvoir, c'est ÇA la mauvaise nouvelle. En fait, le problème, c'est que le parti Conservateur veut justement ''conserver'' des valeurs qui sont dépassées depuis des années, du moins au Québec. Société francophone dans un pays majoritairement anglophone ça fait des mentalités à deux vitesses, à peu près comme le système de santé qu'on a ici, mais bon, ça c'est à cause des Libéraux. Disons simplement que les conservateurs ne nous représentent pas particulièrement bien. Enfin, aussi bien se préparer à régresser. De toute façon, à quoi s'attendre d'une parti dont le slogan est ''Conservateur: Changeons pour vrai''. Je n'ai toujours pas compris comment changer quelque chose en le conservant mais bon, avec un peu de chance d'ici quatre ans on en aura eu plusieurs aperçus. J'ai du mal à concevoir qu'on puisse vouloir ''concerver'' un pays. Dans ma tête, ce qui se conserve c'est la viande ou tout autre aliment ou encore une espère en voie de disparition, ce qui n'est aucun le cas du Canada. Chose certaine, demain, ça va sacrer un peu partout, moi le premier. Mauvaise nouvelle en tous les cas.

Le Québec est sous respirateur artificiel...

dimanche, janvier 22, 2006

Jour 301- Déception en répétition

L'angoisse, un des pires sentiments du monde selon moi. Quoi de plus désagréable que ne de pas savoir ce qu'il en est d'une situation, de ne pas savoir à quoi s'en tenir mais surtout de ne pas savoir ce qu'il est permi d'espérer. Pendant quelques minutes j'y ai réellement cru. J'ai eu cette audace, j'ai pris ce risque et je me suis vraiment dit que les choses reprenaient leur cours normal, et pourtant...je me suis une fois de plus trompé. C'est un peu comme si la vie prenait un malin plaisir à me poignarder dans le dos, question de me déposséder des quelques rares moments de bonheur qui viennent tout bonnement encombrer ma vie pour la rendre à chaque fois des plus douloureuse. J'aimerais être lucide, mais pour cela j'ai bel et bien l'impression qu'il me faudrait changer de vie.

C'est toujours le même cirque qui se répète encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore. Cercle vicieux ou triangle pervers, enfin, c'est du pareil au même tout ne cesse de se répéter. Le pire dans tout ça c'est que j'arrive toujours à être surpris tout de même alors que tout est tellement prévisible. Même moi je le deviens, ce qui est quelque chose de particulièrement horrible. Enfin, je me dis que les choses pourraient être pires, dans ce sens où je pourrais prendre plaisir à une telle situation. On me dit que je suis pessimiste. Peut-être est-ce les autres qui sont trop optimistes. Peu importe, on n'en est pas à débattre sur mon attitude, le fait est que je me considère malgré tout comme quelqu'un qui réfléchi et qui analyse, peut-être plus qu'il ne le devrait. Mais bon, me revoilà encore une fois ici à me plaindre de ce qui ne tourne pas rond dans cette putain de vie de merde. ET ALORS!?! Rien à foutre que j'me plaigne ou pas, si les choses ne vont pas comme je le souhaite j'ai totalement le droit de m'exprimer sur ce fait. J'ai l'impression que c'est surtout moi que ça dérange en plus.

Jour 300- File without name

Toujours aussi peu inspiré que je ne l’étais, disons que les choses sont ce qu’elles sont alors pourquoi prendre 56 000 détours pour dire quelque chose qui s’explique en deux mots? Disons que le temps fait son œuvre, tout simplement, chariant les informations à peu près au même débit que ma connexion basse vitesse que j’ai chez mes parents, ce qui en français signifie excessivement lentement. Enfin, disons que mon hamster cérébral est plutôt sur les anti-dépresseurs ces temps-ci, les idées se font un peu attendre mais en même temps je me dis que je ne perd pas mon temps non plus, je le prend simplement pour l’investir ailleurs en croisant les doigts afin que ce soit profitable dans un futur plus ou moins rapproché. J’ai l’impression parfois que je n’arrive pas à prendre du recul par rapport à moi-même, un peu comme si une idée ou une constatation qui se fait plus ‘’globale’’ n’était pas bonne car elle ne se rapporte pas directement à moi. Pourtant, ce que je constate de plus en plus avec le temps, c’est que je fais bel et bien parti de cette globalité, du moins en partie. Mon point de vue sur ce qui m’entoure est donc un élément essentiel dans la compréhension de cet environnement qui est le mien, dans lequel j’évolue et qui, en bout de ligne, finit toujours par m’influence d’une façon ou d’une autre.

Encore une fois, j’ai été forcé de lire un texte qui concernait l’intelligence, sujet qui ne me passionne pas particulièrement mais qui, je dois l’avouer, a une certaine signification pour moi, dans la mesure où devenir stupide est l’une de mes pires craintes. Disons simplement que le texte qui m’a fait littéralement tomber en-bas de ma chaise la semaine dernière était loin de celui qui m’a complètement fait sortir de mes gonds aujourd’hui. Enfin, un truc absurde sur l’intelligence comme facteur héréditaire, classes sociales et autres trucs racistes, élitistes et particulièrement sans fondement. Les propos d’un homme qui parle de l’intelligence sur une dizaine de page en précisant quelque part qu’il ne peut définir clairement l’intelligence. Grosso modo, c’est un peu comme de demander à un daltonien de déterminer laquelle de ces deux pommes vertes et la plus rouge. Exercice de contrôle de soi ou simplement épreuve d’endurance, j’ai réussi à passé à travers en m’efforçant de souligner les points avec lesquels j’étais en désaccord. En fait, je me rends compte que dans la vie ce n’est pas tant l’opinion d’une personne qui importe mais bel et bien le fait d’en avoir une. Même une personne qui est d’un avis contraire au mien est respectable du simple fait qu’elle s’est donnée la peine de penser, enfin, dans la mesure où il y a une réflexion et non seulement un plagiat idéologique. On vit déjà sans cesse avec l’opinion des autres, la moindre des choses serait toujours d’en faire quelque peu abstraction quelques instants pour pouvoir se donner la chance de forger la notre. Rien n’empêche de s’inspirer de celle des autres, de l’approuver, mais le fait est qu’une petite touche personnelle ajoute toujours un petit quelque chose de fort intéressant. Enfin, voilà pour ma séance de chialage d’aujourd’hui.

Je suis allé au cinéma aujourd’hui. Drôle de film : La véritable histoire du petit chaperon rouge. Tout le monde connaît l’histoire, la version originale. Enfin, le fait est qu’une version ne reste qu’un point de vue, l’histoire selon une seule personne, mais pourtant, il y avaient plusieurs personnes actives dans cette histoire, qu’on le veuille ou non. Tout s’explique quand tout est mis ensemble, la réalité est une synthèse de plusieurs événements qui s’entrecoupent. Finalement, le film m’a fait comprendre une chose qui, je dois l’avouer, ne m’étais jamais apparues comme autant évidente. Pour reprendre la citation de la grenouille : ‘’Pour savoir la vérité il faudrait écouter ma version, sa version et celle de l’arbre’’. Je dois avouer que je me trouve quelque peu ridicule de n’y avoir pas pensé plus tôt tellement c’est l’évidence même. Disons simplement que la vérité est quelque chose de quelque peu relatif, absolue pour la personne qui croit avoir raison et totalement fausse pour la personne qui croit à l’erreur. Que dire de plus, ce n’est que ma version des faits….

samedi, janvier 21, 2006

Jours 297 à 299-Une image vaut mille mots

mercredi, janvier 18, 2006

Jours 295 et 296-Dialogue

Parler, ça fait du bien. Je ne suis pas aussi seul que j'ai tendence à le dire, c'est quelque chose que je constate de plus en plus. Étant loins de chez moi, je me suis reconstitué une petite famille ici...enfin, ce n'est qu'une famille de substitution, mais les gens que j'ai choisi d'y inclure sont tout de même ces personnes que je trouve importantes et que je veux garder auprès de moi dans ma vie. L'ennui c'est que je constate que ces personnes ne désirent peut-être pas toutes rester près de moi, ou du moins, certaines le démontrent beaucoup moins. Sentiment de rejet, d'abandon...d'échec. À chaque fois c'est la même chose, je réalise que je m'efforce trop souvent d'entretenir des liens qui sont en train de disparaitre. Je me tue à la tâche pour des personnes qui, à mon sens, valent plus que tout l'or du monde, des personnes pour qui j'agrandirais l'infini mais qui, en bout de ligne ne semble pas avoir ce même avis face à moi; des personnes pour qui je ne suis que personnage dans leur vie, acteur de second plan ou même figurant si ce n'est tout simplement pas un technicien derrière le rideau. Je n'ai pas la prétention d'être quelqu'un d'exceptionnel, pas quelqu'un de particulièrement brillant...une étoile qui ne sait briller ne sait se faire remarquer. Parfois j'aimerais simplement qu'on voit en moi ce que j'arrive en voir chez les autres.Je suis naïf, j'en ai de plus en plus confiance. Au niveau de mes relations interpersonnelles, j'ai toujours eu une certaine difficulté. Disons que de ce côté là de ma vie, comparativement à d'autres facettes, la chance n'a jamais tournée en ma faveur. C'est un signe peut-être, enfin, je devrais en tenir davantage compte. J'ai l'impression que chaque relation que j'entreprend est vouée à l'échec. On ne m'a jamais réellement porté attention, je devrais le savoir pourtant. Logiquement, je devrais me questionner grandement lorsqu'on se met à m'accorder de l'intérêt. Pourquoi celà? Je n'ai jamais compris pourquoi, mais pourtant j'embraque en mettant toutes ces questions de côté et me voilà ici, encore une fois là devant mon ordinateur à me plaindre que les choses ne vont pas comme je le voudrais. Le pire dans tout ça, c'est qu'au fond de moi je ne peux pas vraiment me plaindre ou sinon je ne peux que me blâmer moi-même de trop espérer. Mon cerveau est un scénariste incroyable.

Côté positif de la chose, malgré ce talent hors du commun que j'ai pour faire fuire les gens, je réalise que certaines personnes sembles vouloir rester, enfin, constat que j'ai fait aujourd'hui lorsque j'étais sous la douche.C'est toujours sous la douche que les meilleures idées viennent. Je devrais y aller plus souvent si ce n'était pas du fait que le réservoir d'eau chaude se vide plus rapidement que les idées ne viennent. J'ai cependant été en mesure d'identifier certaines personnes clés pour moi, des personnes avec qui j'ai une relation particulières. Enfin, ma famille de substitution comme je le mentionnais plus haut. Des personnes avec qui je me sens bien, des personnes avec qui discuter d'une table devient intéressant, des personnes qui ne me jugent pas, des personnes avec qui je suis bien et qui me font sentir sur un pied d'égalité par rapport à elles. Étrangement, je ne me sens pas toujours démunis, pas ouvert de toute part, pas attaqué par leurs indiscressions. Pour ces personnes je ne suis pas un livre ouvert, je suis un animal qui se laisse approvoisé, qui laisse ses secrets ressortir peu à peu. Pas farouche mais pas touche, je crois que c'est l'expression qui me décrit le mieux dans mon état ''sauvage''. Je ne suis peut-être pas aussi facile d'approche que je ne le prétend, ou enfin, suis-je peut-être quelque peu sélectif dans les personnes que je désire côtoyer. Enfin, il a bien évidemment certaines failles dans le système car les choses sont ce qu'elles sont...pas facile de vivre, surtout quand on se contente de survivre.

J'ai beaucoup discuté aujourd'hui avec l'une de ces personnes avec qui je m'entend particulièrement bien. Disons que ma vie se résume beaucoup à école, internet, dodo. Ma vie sociale est malheureusement beaucoup trop virtuelle à mon goût. Ce soir cependant, il en fut autrement. J'ai passé de longues heures avec une amie à parler de tout et de rien. J'ai été surpris d'apprendre ce que cette personne pensait de moi, enfin, disons que j'ai été agréablement surpris. Disons que les compliments ont plus tendance à me gèner généralement mais sur ce coup-ci j'ai été drôlement flatté sans pouvoir me l'expliquer. J'aime bien mon blog, ici je peux tout dire, un peu comme avec cette personne en question. Mais l'ennui c'est que mon blog ne me répond pas, ne commente pas, ne me réconforte pas. Enfin, je lis les commentaires de mes lecteurs, mais disons que côté inteactivité et relations c'est vraiment nul à chier! Je manque de contact humain, de chaleur. Malgré tout mon mépris pour la race humaine, malgré mon manque de confiance, je crois pouvoir dire que cette parcelle d'humanité qui est en moi cherche de plus en plus à entrer en contact avec les autres. Bonne chose? Mauvaise chose? Qu'importe, à deux ça va deux fois mieux!

dimanche, janvier 15, 2006

Jours 292 à 294-Parler pour ne rien penser

On dit qu'il vaut souvent mieux se taire que de parler pour ne rien dire. J'ai l'impression que plus les choses avances et plus j'ai tendance à aller dans le sens contraire, c'est à dire que je m'efforce de faire un acte de communication dans le seul but d'en faire un, pas expressement parce que j'ai quelque chose à dire, pas parce que je pense quelque chose en particulier, non...tout simplement parce que je m'en fais un devoir. C'est un peu comme de tondre une pelouse fraîchement coupée pour la seule et unique raison qu'il faut parfois(moment non-spécifier) la couper. En bref, il m'arrive de poser des gestes qui sont quelque peu inappropriés à la situation simplement par besoin de faire quelque chose. Plus le temps passe et plus il m'arrive d'avoir la drôle d'impression que mon cerveau se met à fonctionner à peu près en même temps que j'écris, enfin, les grandes révélations se font de plus en plus rares, peut-être que ça va selon mon humeur. Peu importe, le fait est qu'une fois de plus je suis là à me reprocher de parler bien trop souvent pour ne rien dire, de forcer les choses, de toujours trop penser justement parce que je m'y oblige. En fait, mon problème réside exactement sur ce point précis, cette fâcheuse tendance que j'ai Je pense, toujours, un peu trop même, mais tout cela s'explique uniquement par le fait que je m'y oblige: la ''crétinophobie'' si on peut l'appeler ainsi...enfin, cette foutue idée qui revient sans cesse et qui me pousse à croire que je pourrais devenir de plus en plus taré, ou du moins plus que je ne le suis déjà, ce qui serait quelque chose d'assez catastrophique. Pourtant, je ne considère pas que je perds mon temps ici, loin de là. Le regain d'optimisme dont je suis innexplicablement vicitime depuis quelques jours y est fort probablement pour quelque chose, mais on dirait que pour une fois, cette idée que j'ai de moi est en train de foutre le camp.

Je constate mes qualités, autant que j'arrive à voir mes défauts. J'accepte les deux facettes de ma personnalité, sans toutefois laisser complètement tomber le masque, mais il se fait toujours du progrès. De toute façon, les masques ne sont pas près de tomber: un peureux reste un peureux. Peur de quoi? LA question à laquelle j'aimerais pouvoir répondre en évitant de répondre ''la vie''. La peur est une manifestation d'une incompréhension qui ne peut être saisie que par la réflexion. En fait, en y pensant bien, mon problème autant que la solution à ce problème passe par la réflexion. L'ennui c'est que je suis sauveur et bourreau à la fois alors il m'est difficile de savoir exactement quelle attitude avoir par rapport à moi-même. J'ai besoin de penser pour comprendre, mais plus je comprends moins je veux penser. Seule échappatoire que j'ai trouver: mon blog. Faire le tour de toutes les questions possibles pour pouvoir éventuellement un jour être en mesure de mettre un frein à la machine...à mon cerveau. Jusqu'à date, les résultats ne sont pas des plus concluants mais loin d'être inefficaces. Quelques détails à apporter à la démarche et on pourrait presque la faire approuver...

À mon grand étonnement, je réalise de plus en plus que même sans me forcer, le raisonnement, le remue-méninges, le hamster courrant...peu importe l'appellation, mon cerveau fonctionne, avec ou sans efforts. En fait, je me rend surtout compte qu'il s'active beaucoup plus quand je fais quelque chose sans trop y penser que lorsque je rester la à pousser les idées pour qu'elles germent dans ma tête. L'inverse peut également se produire...un coup de tête tout simplement. Je crois que l'exemple le plus marquant s'est passé vendredi dernier. Choix qui me trottait au fond du steak haché que j'appellerai ''cerveau'' pour les besoins de la cause, j'ai décisé, sur un coup de tête, d'aller me faire percer le sourcil. Choix esthétique qui est loin de ce que j'aurais pu imaginer de ma personne. Enfin, de toute évidence, c'est joli. Autre utilité? Niet! Rien du tout...mais pourtant, chose étrange, j'en suis heureux et je ne le regrette pas du tout. Enfin, disons que pour mon cheminement personnel c'est toute une innovation que de vaincre une peur que j'avais et réussir à passer à l'étape suivante, à aller au-dela du stress, sorte de petite victoire personnelle. Pas de quoi se péter les bretelles mais je dois avouer que j'en retire une certaine fierté.

jeudi, janvier 12, 2006

Jour 291- Lecture

Deux chapitres à lire pour mardi prochain, c'est mon devoir pour un de ces foutu cours que je suis obligé de me tapper afin de ''parfaire'' mon apprentissage en vue de...peu importe, disons que parfois la charge de travail qui est proposé aux étudiants n'est pas toujours représentative de ce qu'elle devrait être...enfin, à quoi bon se plaindre du système éducatif: un cours reste un cours alors aussi bien s'attendre à travailler le moindrement. Mais bon, dans le cas présent je ne vois pas pourquoi je me plaints, le cours a l'air intéressant, ou du moins la lecture qui nous fut proposée l'était. Pour, je le crois, la première fois depuis que je suis aux études, j'ai réellement pris plaisir à lire un texte qui était ''obligatoire'', et ce, même si c'était en dehors des heures de cours. Enfin, qui dit lecture dit investissement en temps et forcement effort de compréhension mais bon, aussi bien y mettre l'effort nécessaire en une seule fois et passer à autre chose par la suite.

Premier texte: la méthode des cas...bref rien de très extraordinaire, quelque chose de très théorique qui explique bien le pouquoi du comment, les avantages et tout le bla bla pour tenter de convaincre monsieur et madame Tout-le-monde des bienfaits de cette méthode...enfin, n'en faisons pas un cas. Le second texte cependant fut bien intéressant: un article dans une revue relatant l'entrevue faite par une journaliste avec Albert Jacquard, un texte qui parle de l'intelligence. En fait, selon ce texte, l'intelligence devrait être vu comme la capacité de se construire, et par le fait même de construire son intelligence, sorte d'interdépendence entre le ce que je suis et ce que je fais. Autres trucs en cause: cette tendance à la compétition que l'on a dans la société, le snobisme..enfin, que des trucs auxquels j'ai déjà pensé. Disons que j'ai été un peu sous le choc et en même temps surpris de voir que quelqu'un quelque part pensais comme moi, un peu comme quand j'ai découvert Nietzsche. L'impression pour une fois de pouvoir se dire ''je ne suis pas né sur une autre planète pour penser ainsi''...ou du moins de pouvoir croire que si tel est le cas, que je ne suis pas le seul exilé de cette planète éloignée. La solitude est malheureusement un sentiment que je rescent trop souvent et qui, je le craint, est le pire fléo qui m'atteint ces jours-ci. Quand je suis seul, je me met à déprimer, c'est un peu ce qui pourrait expliquer pourquoi les vacances ont été si difficiles pour moi et en même temps pourquoi j'aborde la future session avec un si grand entousiasme. La question maintenant est à savoir si l'entousiasme persistera durant les 14 semaines à venir.

mercredi, janvier 11, 2006

Jour 290- Eau

Aujourd'hui, je n'ai pas foutu grand chose de ma peau. J'ai pris du temps pour moi, tout simplement. Après tout, une journée de congé reste une journée de congé et comme la session ne fait que commencer, qu'aucun travail n'a été proposé et que, finalement je n'avais foutrement rien à faire de ma journée, j'ai décidé de me reposer. Enfin, question de garder mes bonnes vieilles habitudes prises durant les vacances des Fêtes chez mes parents ( grand merci à ma mère pour m'avoir laissé dormir jusqu'à pas d'heure à tous les jours ). Mais bon, chaque bonne chose a un bon et un mauvais côté, c'est pourquoi je me dois d'avouer que, malgré le grand bien procuré par ce repos, ma forme physique en a pris un dur coup, chose que j'ai réalisé pour la première fois lundi en m'aventurans malencontreusement dans un banc de neige ( nouveau remerciement à l'Université du Québec à Trois-Rivières pour ne PAS AVOIR DÉBLAYÉ LA MOITIÉ DES CHEMAINS MENANT AU PAVILLON BENJAMIN-SULTE, ce qui me permet de faire de graves constatation sur mon piteux état de santé ) pour finalement réalisé que je n'étais pas au meilleur de ma forme physique.

Cette maleureuse mésaventure qui m'aura valu une série de remarques particulièrements sarcastiques de mes collègues dû à mon abus de ''mots d'église'' m'aura cependant porté à l'une des plus grandes réflexions que j'ai eu jusqu'ici dans ma grandissante carrière. En fait, c'est particulièrement de cela dont il était question: la longueur de cette carrière. Pour la première fois depuis vraiment longtemps j'ai réellement pris conscience de mon âge. Enfin, disons plutôt que j'ai surtout pris conscience de mon âge qui s'en vient: dans 2 mois et 2 jours je passerai le cap des 20 ans. Traumatisme profond. Pas vraiment de révélation de ce côté là, simplement un fait beaucoup trop incontournable pour que j'en fasse abstraction. Je n'arrive pas à expliquer ce traumatisme en fait, simplement que j'ai la désagréable impression que j'arrive à un cap de ma vie où on va en attendre beaucoup plus de moi que ce qu'on en attend déjà, et de ce côté là je dois avouer que je ne sais pas trop comment agir. J'appellerais ça le syndrôme du 0(zéro), un peu comme quand on a 10 ans, qu'on réalise qu'on existe, qu'on est, et qu'on est là pour encore un bon bout de temps! On entend souvent parler de la crise de la quarantaine..jamais de la crise de la 37e année ou...enfin...les faits sont là. Mes os vieillissent à vue d'oeil, c'en est lamentable. Ma condition physique est litérallement en chute libre, manquerais plus que je me mette à consommer du sulfate de glucosamine de marque Adrien Gagnon.

La solution serait en fait de me mettre à faire de l'activité physique. Comme on le dit si bien: ''un esprit sain dans un corps sain''. Visiblement, c'est foutu pour l'esprit alors aussi bien sauver les meubles et dépenser les énergies restantes sur le corps. Je ne suis pas très fort sur l'activité physique cependant: regarder un mur c'est pas mon fort. J'ai opté pour la natation, du moins ce soir. En fait, j'ai toujours aimé nager, chose que je n'ai pas eu le loisir de faire très souvent l'été dernier alors c'était une bonne occasion, question de joindre l'utile à l'agréable.Je ne me souvenais plus à quel point ça pouvait être bon d'être totalement submergé par l'eau. Pour reprendre une expression que j'ai déjà utilisé auparavant: ''C'est comme un orgasme, mais en moins l'fun''. Au lieu de soulever des poids en regardant le mur, j'ai fait bougé mes jambes en regardant le plafont, belle variante. Et, comble de malheure, j'ai encore une fois été forcé d'admettre que ma santé est en train de foutre le camps, qu'il est peut-être temps que je me prenne en main.

mardi, janvier 10, 2006

Jours 287 à 289- Free for all

Tenter de comprendre est parfois la chose la plus difficile à faire. Plus je m'y efforce, moins j'y arrive...enfin, impression de déjà vu en disant tout cela, ça en devient de plus en plus ridicule. De toute évidences, certaines situations sont des cas classé ''suicide'', voué à l'échec à l'avance alors aussi bien ne pas s'en faire, lorsque le point de non retour est passé, aussi bien en assumer les conséquences et faire ce qu'il faut, voilà tout.

Certaines choses vont exactement comme je le voudrais, mon retour à l'université, à Trois-Rivière, revoir mes amis...enfin, de ce côté là tout va pour le mieux..et même beaucoup mieux que je ne me serais permi de l'espérer alors il y a tout de même du positif en bout de ligne. Fort heureusement puisque j'essaye du mieux que je le peux de dédramatiser ma vie qui, avec du recule, est beaucoup moins merdique que je n'arrive à le faire paraître. Suffit de filtrer et sélectionner les séquences que je mets ici pour que tout prenne exactement la direction que je le souhaite. Je réalise que ce qui fait que je continu sur mon blog malgré le fait que je n'arrive généralement jamais à tenir une résolution que je prend, c'est qu'ici j'agis en Roi. Je fais ce que je veux, j'écris ce que je veux, je pense ce que je veux et je peux même décider de la vision que je projette de moi. En un seul mot, c'est comme les personnes qui décident pour la mode: changement de saison, changement de tendances. Mais bon, la mode c'est pas mon truc mais pas du tout, mais le principe est le même: tu prends quelque chose, tu apportes quelques petites modifications et le tout est complètement transformé alors que t'as foutrement rien fait.

J'ai cette foutue tendance à trop compliquer les choses. Pourquoi se contenter de faire quelque chose de simple quand on peut passer par 12 chemins pour faire quelque chose de tout aussi peu efficace mais en se cassant la tête sur tous les murs et en pétant une coche au passage? Enfin, c'est ça mon mode de vie. Je devrais mettre des efforts sur ce point précis de ma vie. Je veux dire, je suis quelqu'un de relativement rationnel alors je ne vois pas en quoi je ne serais pas capable de réfléchir pour une fois afin de trouver la meilleure solution à un problème sans que j'ai à me casser la tête. De toute façon, l'année 2005 est là pour me prouver que même quand les choses tournent vraiment mal, que la situation fait chier et que tout va de travers, on peut toujours s'en sortir alors aussi bien se dire que ce qui est arrivé devait arriver et continuer en se disant qu'on a fait ce qu'il fallait.... Rien ne va plus, alors continuons à jouer!

dimanche, janvier 08, 2006

Jours 285 et 286- Caméléon et cocon

Drôles de journées. En fait, c'était une journée exactement comme toutes les autres, à un détail près: cette fois-ci je n'ai pas fait grand chose en aillant parfaitement conscience que je ne ferais pas grand chose. Enfin, comme on dit, c'es savoir se contenter de peu. Pourtant, le simple fait de rester là à ne pas savoir quoi faire de ma vieillissante peau m'a cependant amené à me poser certaines questions. En fait, je dois dire que la principale question à laquelle j'ai été confrontée était une question assez étrange, surtout en considérant le fait qu'elle venait de ma soeur. Grosso modo, il était question d'une récente popularité dont je fais preuve, sans que je puisse réellement me l'expliquer. Une mise en situation s'impose....


Enfin, quand je dis ''récente'' considérons que cela a réellement commencé il y a environ 1 ans aujourd'hui, période avant quoi je semblais mon confondre très bien avec la masse sans réellement apparaitre comme quelqu'un d'intéressant aux yeux des autres personnes que je côtoyais. J'étais moi, tout simplement, rien de plus ou rien de moins. Pas de quoi s'enfler la tête, rien de particulier, pas de quoi pour se démarquer, se faire remarquer, être admiré ou peu importe...j'étais tout simplement bien ordinaire, voilà tout simplement la réalité. Mais sans prévenir, voilà que depuis environ 1 ans comme je l'ai mentionné, ma vie a pris un tournant différent et, inexplicablement, on dirait que depuis ce temps les choses sont différentes. Peu être est-ce parce que j'ai rencontré les personnes que je devais rencontré dans ma vie ou pour une toute autre raison, mais le fait est que j'ai l'impression que depuis quelque temps, les gens semblent m'apprécier sans que je ne puisse réellement l'expliquer, me disans que je suis ceci ou celà, sans, encore une fois, que je ne vois les fondements de ce qu'ils avancent à mon sujet.

Alors bon, quand ma soeur m'a posé LA question, je me suis mis à réfléchir. Enfin, je dois dire que la question ne m'a pas trotté dans la tête trop longtemps mais, ironiquement, elle me fut reposée au cours de la soirée et c'est à ce moment là que tout est devenu clair et que j'ai compris le pourquoi du comment du parce que qui veut tout savoir à propos du qui. Ce qui fait tout ça, selon moi à tout le moins, serait éventuellement ma tendance à être un peu caméléon dans mes relations. En fait, je réalise de plus en plus que quand je rencontre quelqu'un, une partie fortement encrée en moi me dit que je dois absoluement plaire, bien paraitre et tout mettre en oeuvre pour que ça fonctionne, mon orgueil acceptant très mal le rejet.Alors voilà, j'ain tendance à être ce que les gens attendent de moi, ce qui fait que bien vite ils voient en moi quelqu'un qui leur plait beaucoup, sans toutefois que je n'arrive à me reconnaitre en cette personne. En tout cas, ça pourrait en même temps expliquer mon problème d'identité avec le ''qui suis-je?'' récurent dans mon cerveau. Être moi-même reste quelque chose de difficile, justement parce que j'ai l'impression qu'il change, et qui dit changement dit instabilité...

Mis à part de cette ''révélation'' qui m'est sautée en pleine figure sans même que je me fende les neuronnes en quarante-douze et que je fasse un avis de recherche au coeur de ma boîte crânienne ( preuve comme quoi on trouve bien plus facilement en ne cherchant tout simplement pas ), me voilà donc une fois de plus de retour dans mon cocon tout blanc, ma chambre, mon apparement...vous voyez les portrait, pas besoin d'en parler plus longuement. Toujours le même refrain: heureux d'être dans mes choses et tout...enfin, rien de neuf de ce côté là...End of discussion!

vendredi, janvier 06, 2006

Jour 284- Histoire:ça explique bien des choses...

Premier down officiel de cette fantastique année 2006, le 5 janvier, enfin, c'était quelque peu prévisible je dois l'avouer. Disons que j'en ai souvent fait hallusion au cours de mes messages sans réellement élaborer sur le sujet, hormis quelques lignes où j'ai été un peu plus explicite au tout début de cette aventure dans laquelle je me suis jeté en mars dernier.Alors, voilà l'histoire de ma vie. En fait, je me rend compte que j'aurais peut-être du la mettre par écrit il y a longtemps de ça, question de me torturer la tête bien comme il faut mais d'en finir une bonne fois pour toute, de faire le tour de la question pour finalement être en mesure de passer à autre chose, sans toutefois l'oublier car de toute évidence j'en serais incapable.

Aujourd'hui, 5 janvier 2006, à pareille date il y a 4 ans jour pour jour, ma grand-mère maternelle célébrait son 75e anniversaire de naissance. Disons simplement que les circonstances n'étais pas trop à la fête. Le party de famille s'est plutôt déroulé à son chevet, à l'hopital car elle était mourrante. Aujourd'hui, le 5 janvier 2006, à pareille date il y a 4 ans jour pour jour, ma grand-mère maternelle venait de mourir. Cancer, rien d'extraordinaire, assez banal même je dirais, tout le monde meurt de ça dans ma famille alors pas de quoi être surpris. L'ennui avec cette foutue maladie c'est qu'elle est un peu comme les américains: s'implante par-ci par-là jusqu'à avoir le monopole sur tout. C'est de la vraie merde, enfin, on fait avec ce qu'on a.

C'est arrivé quand j'étais en secondaire 4, j'allais avoir 16 ans pas longtemps après. En fait, c'est un âge où, malheureusement, on comprends trop bien de quoi il est question. J'ai eu la ''chance'' si on peut l'exprimer ainsi de perdre mes grands-pères lorsque j'étais jeune ( 2ans et 7 ans ) de telle sorte que je n'ai pas vraiment compris de quoi il était question et, en même temps, le deuil ne fut pas vraiment quelque chose qui m'a affecté à l'époque. Enfin, le fait est que c'est arrivé tout juste après les fêtes. À l'époque, j'aimais bien les fêtes, mais depuis, plus rien n'est pareil...plus rien ne sera plus jamais pareil.

Ma grand-mère et moi n'étions pas très près l'un de l'autre, et plus le temps passait plus nous nous éloignions, mais en même temps, elle restait ma grand-mère, et pour une raison que je m'explique mal, j'ai toujours été son préféré. Elle n'a jamais été bavarde, pas parce qu'elle n'avait rien à dire, mais certains troubles de santé l'avaient gravement limités dans ses actions, ce qui a eu pour résultat de la refermée un peu sur elle-même. Au fond de moi j'ai toujours eu un respect pour elle, j'la trouvais belle, forte mais à la fois tellement vulnérable. Je ne sais pas si j'avais pitié d'elle, mais j'avais l'impression qu'elle avait beaucoup à partager mais jamais personne avec qui pouvoir le faire. Parfois, il m'arrive de me sentir comme j'imagine qu'elle pouvait se sentir de son côté...enfermée dans sa tête....Plus j'y pense et plus je me dis que son incapacité de communiquer l'a probablement menée à bout, et que c'est peut-être pour ça qu'on a appris que trop tard qu'elle était atteinte de la maladie.

Quand j'ai appris qu'elle était morte, c'est là que j'ai réalisé un paquet de trucs, enfin, des trucs que je n'auais peut-être pas du réalisé à ce moment là de ma vie. Mais pour une fois, tout devenait tellement clair, tellement précis que pour moi,il ne pouvait en être autrement. En fait, c'est à ce moment là que j'ai réalisé que rien n'est éternel. Le temps est le meilleur des lubrifiants puisqu'a cause de lui tout fini par nous échapper, le bonheur est comme le vent. En tout cas, tout ça pour dire que c'est à ce moment là que j'ai réalisé que tout ce que j'avais ne m'était pas donné mais bel et bien prêté et que j'avais beau m'y accrocher de toute mes forces, tout ce que j'aime me sera un jour ou l'autre enlevé, preuve comme quoi le bonheur n'est pas quelque chose qui est donné à tout le monde. J'ai compris à ce moment précis ce que c'était d'être privé de quelque chose à laquelle on peut tenir, de savoir que quelque chose disparait pour ne plus jamais revenir, quelque chose qui ne pourra jamais être remplacé. J'en suis venu à me dire que je pouvais être heureux, mais qu'en bout de ligne, ce n'était que pour être malheureux par la suite.

J'en suis à un point de ma vie où j'ai peur d'être heureux, de peur d'en souffrir, de peur de retomber à nouveau, peur de m'attacher aux gens car je sais qu'ils ne seront pas à mes côtés pour toujours, peur d'aimer, peur d'oser, peur de vivre....peur de revivre ce que j'ai déjà vécu trop souvent déjà. Il m'arrive parfois de me dire que j'ai trop vécu. Je sais, c'est stupide et non fondé, mais il y a des jours où je n'ai tellement plus la force et la motivation de garder la tête hors de l'eau. Il y des jours où je n'ai qu'une seule envie et c'est d'en finir une fois pour toute. La seule chose qui m'en empêche, c'est de savoir que quelque part il y a des gens qui tiennent à moi comme moi je peux tenir à eux...des gens pour qui je vais devoir souffrir une fois de plus....une fois de trop.... J'ai réfléchi au cours de la journée et je crois que j'ai réussi à tiré les grandes lignes de ma vie. En fait, tout ne se résume qu'en 3 dates:

-13 mars 1986- 11h33 a.m: Je viens au monde, un peu contre mon gré. La preuve, première chose que je fais: je me met a pleuré. Très sincèrement, je crois que si j'avais été informé de ce qui m'attendais, j'aurais fait tout ce qui était en mon possible pour ne jamais voir le jour...

-5 janvier 2002: Le décès de ma grand-mère...sans commentaire

-21 juillet 2005: Rupture amoureuse, tout ce qu'il y a de plus banal parmi les choses pas banales qui peuvent m'arriver.... Enfin, l'intégral est sur ce blog, consultez l'historique si vous en avez loupé un épisode.

C'est fou quand j'y pense. Il est 2h32 du matin et j'suis devant mon ordinateur en train de décrire ma vie, comment telle chose s'est produite et bla bla bla... Au moins je me console en me disant que je suis capable de mettre le doigts sur à peu près tout ce qui fait que je suis ce que je suis, tout ce qui fait qui pense comme je le fais...tout ce qui fait que je peux être insatisfait de ma vie. Disons simplement que le hasard des choses n'a jamais joué en ma faveur... Vie de merde? Disons qu'il faut rester lucide et apprécier les bons moments qui passent, sans toutefois se faire des idées. Suis-je heureux? Suis-je malheureux? Qu'importe, dans un cas comme dans l'autre je trouverai toujours de quoi me plaindre...la vie d'éternel insatisfait, faut croire que c'est ma destinée

«Les derniers hommes sont heureux car ils ne savent pas ce que le bonheur est»
Nietzsche dans Ainsi parlait Zarathoustra

mercredi, janvier 04, 2006

Jour 283- Sourir

Le titre en dit long, une fois de plus. Un sourir...pourquoi? Sans raison apparente je dois avouer. Enfin, aussi bien en profiter que je me dis, après tout, c'est une denrée qui se fait de plus en plus rare alors. Mais bon, le fait est que je m'explique mal cette soudaine démonstration d'une quelconque forme de...bien-être si je peux l'exprimer ainsi. Assez spontanée je dois dire, mais bon, le fait est que je me suis surpris, voilà tout. Enfin, faut croire que la surprise était de taille pour que je décide d'en faire le sujet de ce messsage ici. J'aimerais me l'expliquer, mais dans ma tête tout est confus. Parfois j'aimerais que ma boîte crânienne soir comme un classeur de bureau, que tout soit dans un endroit spécifique, facile à utiliser, facile à comprendre, pas besoin de chercher...suffirait que d'un minimum d'effort pour tout classer et finalement on serait en business pour bien comprendre le fonctionnement...enfin, tout pour ne plus avoir à se casser la tête de tout bord et tout côté.

Plus tôt dans la journée j'ai relis quelques-uns des premiers messages que j'ai laissé sur mon blog il y a presque un ans de ça. C'est bizarre tout de même. Je réalise que mon style a grandement changé. Pour le mieux? Enfin, je me le demande. Je sais simplement qu'avant tout était tellement plus anecdotique, plus une réflection générale sur les choses qui peuvent arriver que sur ma situation en particulier. Enfin, faut croire que les choses doivent inévitablement changer...pour le meilleur ou pour le pire. Mais bon, mis a part le style qui a changé, je dois avouer que c'est un ensemble d'éléments qui sont différents. En fait, en y pensant un peu, je réalise que j'en suis rendu à un point de ma vie où je ne suis plus en mesure d'apprécier les petits éléments de ma vie qui font justement que c'est ainsi qu'elle se passe, un peu comme si je mettais de côté une foule de rétails qui, en bout de ligne, seraient peut-être importants.

J'aimerai être capable de faire comme avant, dire que les choses sont ce qu'elles sont mais qu'en même temps je puisse en tirer certains élémets pour mieux m'expliquer; être en mesure de penser des choses simples mais à la fois représentatives...j'ai trop souvent l'impression d'écrire pour ne rien dire. On dirait que ma vie est emmerdante, mais c'est uniquement parce que c'est le portrait que j'en fais. Même quand quelque chose de drôle se passe dans ma vie, j'en parle avec tellement de détachement que même un événement simple mais qui aurait rendu ma journée agréable passe comme un simple fait divers et sans importance. Je crois que tout est une question de perception, tout serait peut-être plus agréable si j'avais seulement une raison pour voir les choses de façon agréable. Aujourd'hui, je le réalise simplement en me rendant compte que je me sens bien même si rien ne s'est produit...comme si pour la première fois depuis bien longtemps j'avais l'impression que les choses ne s'acharnaient pas sur moi.

Je ne veux pas prendre de résolutions, je ne veux pas faire de promesses que je ne tiendrai pas, mais en même temps, une chose est certaine, je suis bien trop souvent dans un état qui ne me plait pas du tout et je sais que la solution repose sur moi uniquement. Enfin, me voilà encore en train de me blâmer de ne pas être ce que je voudrais, je m'exaspère parfois. Si il y a du travail à faire, aussi bien commencer tout de suite. Après tout, si j'ai réussi à me convaincre que plus rien ne vallait la peine, j'arriverai fort probablement a me faire croire le contraire!

mardi, janvier 03, 2006

Jours 281 et 282- Untiled

Sans titre pour cette fois, après tout, on s'en fou. La plupart du temps je ne respecte presque pas de quoi il est question dans le titre alors on en est pas au détail près...voilà, on est aujourd'hui, quoi dire de plus! Enfin, il n'y a pas grand chose à dire encore aujourd'hui par rapport à ce qui s'est passé dans ma vie depuis la dernière fois que je suis passé ici. Ma vie est emmerdante, voilà tout. Non pas que rien ne se passe, que rien d'intéressant ne m'arrive, mais en même temps j'ai l'impression d'en tirer très peu de choses. Enfin, je manque peut-être de recul ou peut-être que je me censure tout simplement trop pour pouvoir tirer quelque chose de réellement bénéfique. Enfin, j'ai toujours été du genre à me cacher des choses à moi-même, ce qui explique peut-être pourquoi je suis autant dépendant des autres et à quel point ces personnes dont je dépend arrivent si souvent à me faire du mal...la vie est un couteau à bouble tranchant placé au milieu d'un cercle vicieux.

Je réalise à peine à quel point j'ai besoin des autres. Enfin, je le sais mais disons que j'essaye de me faire croire que je suis plus moins que je ne le suis en réalité. C'est un peu comme si pour moi c'était un signe de faiblaisse et comme je suis orgeuilleux il est difficile pour moi de l'avouer. Le pire c'est que de plus en plus souvent je me retrouve en présence de gens qui sont en mesure de comprendre et de savoir des choses sans même que j'en ai parlé. J'ai parfois l'impression d'être un livre ouvert pour certaines personnes, une belle succession de pages blanches qui ne demandent qu'à être connues....pourtant, je me sens si vulnérable quand on me comprends. C'est à peu près la même chose que d'avouer ses erreurs, se faire dire ses quatres vérités...enfin, rien de vraiment extra. Pourtant je réalise que malgré la complexité qu'il peut y avoir dans toutes mes relations, mes sentiments mes envies et mes limites, je réalise que tout est assez bien ordonné et qu'en bout de ligne tout s'explique très facilement. Je déteste le dire, mais je suis quelque peu prévisible et ça m'énerve particulièrement.

Avec le temps, j'apprend à me connaitre. L'ennui, c'est que j'ai l'impression que les gens arrivent à le faire beaucoup plus rapidement que moi. Enfin, on croit souvent conntre quelqu'un jusqu'à temps qu'on réalise qu'on se royalement trompé...ce qui en effet peut expliquer bien des choses. Mais bon, comme on dit, on en apprend tous les jours alors bonjour la connaissance, que m'apporteras demain?

dimanche, janvier 01, 2006

Jours 278 à 280- Fin et début

Tout tourne sans cesse, encore et toujours. Une page du calendrier est à peine tournée qu'en arrive déjà une autre. On fini par croire qu'on finira au moins de décembre avant de se rendre compte que les calendriers sont maintenant fait sur 13 mois, le premier mois étant décembre, de sorte à être prêt à continuer directement sur le mois de janvier. Le temps m'exaspérais, m'exaspère et m'exaspèrera toujours...passé, présent, futur...décembre, janvier février... Amen!

Enfin, on peut au moins dire que 2005 est terminée..il était temps. Le temps a beau passer toujours à la même vitesse, on dirait que les moments les plus difficiles ont tendance à drôlement s'éterniser...enfin, c'est fort probablement là une réalité cruelle à laquelle je dois m'habituer. On fait avec ce qu'on a...c'est fort probablement la phrase que j'ai dis le plus souvent en 2005. Je ne sais pas trop comment je pourrais qualifier cette année. Je sais que le portrait que j'en tire généralement lorsque j'écris ici est quelque peu négatif...enfin....l'expression ''quelque peu'' est encore forte même puisque c'est pratiquement un cours de chialage intensif. Mais bon, le fait est que comme dans tout, il est possible de tirer des points forts et des points faibles. En fait, comme on le dit souvent ''ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort''. Dans un pareil cas, je serais porté à croire que je dois être maintenant munis d'une force quasi-herculéenne parce que le nombre d'épreuves que j'ai eu à surmonter au cours de la dernière année fut...enfin....pas besoin d'en parler encore plus longuement.

Alors me voilà donc rendu en 2006. Quoi penser de cette future année qui se dans laquelle je me retrouve, bon gré mal gré, les pieds directement plongés dedans? J'aimerais dire que je ne me fais pas d'attente et que je laisse les choses aller, mais bon, me connaissant, je sais pertinemment que la situation est toute autre et qu'inévitablement ce sera encore et toujours le même manège qui va se répéter une fois de plus. Alors au programme pour 2006: drame déchirant ponctué de moments d'accalmie, de rebondissements innatendus ainsi que de belles trouvailles.... Dis de cette façon, ma vie a presque l'air intéressante mais dans les fait la situation est quelque peu différente. Enfin, j'imagine que d'une certaine façon il peut être intéressant de savoir ce qui m'arrive, soit par intérêt ou par voyeurisme, mais d'un autre côté il n'y a pas grand chose à dire. Blog ou carnet de bord...c'est à peu près comme de suivre une route sans savoir où on s'en va mais tout en sachant qu'elle se terminera un jour.

On m'a demandé quelles étaient mes résolutions pour 2006...sincèrement je n'en sais rien. En fait, ce que je trouve un peu dommage avec les résolutions c'est que j'ai tendance à ne jamais être capable de les réaliser, alors au risque de prendre des promesses que je n'arriverai pas à tenir, je préfères ne pas en faire et me dire au moins que je n'ai pas échoué ce que j'avais entrepris. De toute façon, je n'aime pas me fixer trop d'objectifs, question d'avoir un plus grand effet de surprise. Mais bon, aussi bien rester positif et garder à l'esprit que l'année 2006 a commencé de façon fort agréable, aussi bien en profiter et souhaiter qu'il en sera de même encore au moins pour quelque temps.