Jour 290- Eau
Aujourd'hui, je n'ai pas foutu grand chose de ma peau. J'ai pris du temps pour moi, tout simplement. Après tout, une journée de congé reste une journée de congé et comme la session ne fait que commencer, qu'aucun travail n'a été proposé et que, finalement je n'avais foutrement rien à faire de ma journée, j'ai décidé de me reposer. Enfin, question de garder mes bonnes vieilles habitudes prises durant les vacances des Fêtes chez mes parents ( grand merci à ma mère pour m'avoir laissé dormir jusqu'à pas d'heure à tous les jours ). Mais bon, chaque bonne chose a un bon et un mauvais côté, c'est pourquoi je me dois d'avouer que, malgré le grand bien procuré par ce repos, ma forme physique en a pris un dur coup, chose que j'ai réalisé pour la première fois lundi en m'aventurans malencontreusement dans un banc de neige ( nouveau remerciement à l'Université du Québec à Trois-Rivières pour ne PAS AVOIR DÉBLAYÉ LA MOITIÉ DES CHEMAINS MENANT AU PAVILLON BENJAMIN-SULTE, ce qui me permet de faire de graves constatation sur mon piteux état de santé ) pour finalement réalisé que je n'étais pas au meilleur de ma forme physique.
Cette maleureuse mésaventure qui m'aura valu une série de remarques particulièrements sarcastiques de mes collègues dû à mon abus de ''mots d'église'' m'aura cependant porté à l'une des plus grandes réflexions que j'ai eu jusqu'ici dans ma grandissante carrière. En fait, c'est particulièrement de cela dont il était question: la longueur de cette carrière. Pour la première fois depuis vraiment longtemps j'ai réellement pris conscience de mon âge. Enfin, disons plutôt que j'ai surtout pris conscience de mon âge qui s'en vient: dans 2 mois et 2 jours je passerai le cap des 20 ans. Traumatisme profond. Pas vraiment de révélation de ce côté là, simplement un fait beaucoup trop incontournable pour que j'en fasse abstraction. Je n'arrive pas à expliquer ce traumatisme en fait, simplement que j'ai la désagréable impression que j'arrive à un cap de ma vie où on va en attendre beaucoup plus de moi que ce qu'on en attend déjà, et de ce côté là je dois avouer que je ne sais pas trop comment agir. J'appellerais ça le syndrôme du 0(zéro), un peu comme quand on a 10 ans, qu'on réalise qu'on existe, qu'on est, et qu'on est là pour encore un bon bout de temps! On entend souvent parler de la crise de la quarantaine..jamais de la crise de la 37e année ou...enfin...les faits sont là. Mes os vieillissent à vue d'oeil, c'en est lamentable. Ma condition physique est litérallement en chute libre, manquerais plus que je me mette à consommer du sulfate de glucosamine de marque Adrien Gagnon.
La solution serait en fait de me mettre à faire de l'activité physique. Comme on le dit si bien: ''un esprit sain dans un corps sain''. Visiblement, c'est foutu pour l'esprit alors aussi bien sauver les meubles et dépenser les énergies restantes sur le corps. Je ne suis pas très fort sur l'activité physique cependant: regarder un mur c'est pas mon fort. J'ai opté pour la natation, du moins ce soir. En fait, j'ai toujours aimé nager, chose que je n'ai pas eu le loisir de faire très souvent l'été dernier alors c'était une bonne occasion, question de joindre l'utile à l'agréable.Je ne me souvenais plus à quel point ça pouvait être bon d'être totalement submergé par l'eau. Pour reprendre une expression que j'ai déjà utilisé auparavant: ''C'est comme un orgasme, mais en moins l'fun''. Au lieu de soulever des poids en regardant le mur, j'ai fait bougé mes jambes en regardant le plafont, belle variante. Et, comble de malheure, j'ai encore une fois été forcé d'admettre que ma santé est en train de foutre le camps, qu'il est peut-être temps que je me prenne en main.

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