jeudi, janvier 12, 2006

Jour 291- Lecture

Deux chapitres à lire pour mardi prochain, c'est mon devoir pour un de ces foutu cours que je suis obligé de me tapper afin de ''parfaire'' mon apprentissage en vue de...peu importe, disons que parfois la charge de travail qui est proposé aux étudiants n'est pas toujours représentative de ce qu'elle devrait être...enfin, à quoi bon se plaindre du système éducatif: un cours reste un cours alors aussi bien s'attendre à travailler le moindrement. Mais bon, dans le cas présent je ne vois pas pourquoi je me plaints, le cours a l'air intéressant, ou du moins la lecture qui nous fut proposée l'était. Pour, je le crois, la première fois depuis que je suis aux études, j'ai réellement pris plaisir à lire un texte qui était ''obligatoire'', et ce, même si c'était en dehors des heures de cours. Enfin, qui dit lecture dit investissement en temps et forcement effort de compréhension mais bon, aussi bien y mettre l'effort nécessaire en une seule fois et passer à autre chose par la suite.

Premier texte: la méthode des cas...bref rien de très extraordinaire, quelque chose de très théorique qui explique bien le pouquoi du comment, les avantages et tout le bla bla pour tenter de convaincre monsieur et madame Tout-le-monde des bienfaits de cette méthode...enfin, n'en faisons pas un cas. Le second texte cependant fut bien intéressant: un article dans une revue relatant l'entrevue faite par une journaliste avec Albert Jacquard, un texte qui parle de l'intelligence. En fait, selon ce texte, l'intelligence devrait être vu comme la capacité de se construire, et par le fait même de construire son intelligence, sorte d'interdépendence entre le ce que je suis et ce que je fais. Autres trucs en cause: cette tendance à la compétition que l'on a dans la société, le snobisme..enfin, que des trucs auxquels j'ai déjà pensé. Disons que j'ai été un peu sous le choc et en même temps surpris de voir que quelqu'un quelque part pensais comme moi, un peu comme quand j'ai découvert Nietzsche. L'impression pour une fois de pouvoir se dire ''je ne suis pas né sur une autre planète pour penser ainsi''...ou du moins de pouvoir croire que si tel est le cas, que je ne suis pas le seul exilé de cette planète éloignée. La solitude est malheureusement un sentiment que je rescent trop souvent et qui, je le craint, est le pire fléo qui m'atteint ces jours-ci. Quand je suis seul, je me met à déprimer, c'est un peu ce qui pourrait expliquer pourquoi les vacances ont été si difficiles pour moi et en même temps pourquoi j'aborde la future session avec un si grand entousiasme. La question maintenant est à savoir si l'entousiasme persistera durant les 14 semaines à venir.