Jour 300- File without name
Toujours aussi peu inspiré que je ne l’étais, disons que les choses sont ce qu’elles sont alors pourquoi prendre 56 000 détours pour dire quelque chose qui s’explique en deux mots? Disons que le temps fait son œuvre, tout simplement, chariant les informations à peu près au même débit que ma connexion basse vitesse que j’ai chez mes parents, ce qui en français signifie excessivement lentement. Enfin, disons que mon hamster cérébral est plutôt sur les anti-dépresseurs ces temps-ci, les idées se font un peu attendre mais en même temps je me dis que je ne perd pas mon temps non plus, je le prend simplement pour l’investir ailleurs en croisant les doigts afin que ce soit profitable dans un futur plus ou moins rapproché. J’ai l’impression parfois que je n’arrive pas à prendre du recul par rapport à moi-même, un peu comme si une idée ou une constatation qui se fait plus ‘’globale’’ n’était pas bonne car elle ne se rapporte pas directement à moi. Pourtant, ce que je constate de plus en plus avec le temps, c’est que je fais bel et bien parti de cette globalité, du moins en partie. Mon point de vue sur ce qui m’entoure est donc un élément essentiel dans la compréhension de cet environnement qui est le mien, dans lequel j’évolue et qui, en bout de ligne, finit toujours par m’influence d’une façon ou d’une autre.
Encore une fois, j’ai été forcé de lire un texte qui concernait l’intelligence, sujet qui ne me passionne pas particulièrement mais qui, je dois l’avouer, a une certaine signification pour moi, dans la mesure où devenir stupide est l’une de mes pires craintes. Disons simplement que le texte qui m’a fait littéralement tomber en-bas de ma chaise la semaine dernière était loin de celui qui m’a complètement fait sortir de mes gonds aujourd’hui. Enfin, un truc absurde sur l’intelligence comme facteur héréditaire, classes sociales et autres trucs racistes, élitistes et particulièrement sans fondement. Les propos d’un homme qui parle de l’intelligence sur une dizaine de page en précisant quelque part qu’il ne peut définir clairement l’intelligence. Grosso modo, c’est un peu comme de demander à un daltonien de déterminer laquelle de ces deux pommes vertes et la plus rouge. Exercice de contrôle de soi ou simplement épreuve d’endurance, j’ai réussi à passé à travers en m’efforçant de souligner les points avec lesquels j’étais en désaccord. En fait, je me rends compte que dans la vie ce n’est pas tant l’opinion d’une personne qui importe mais bel et bien le fait d’en avoir une. Même une personne qui est d’un avis contraire au mien est respectable du simple fait qu’elle s’est donnée la peine de penser, enfin, dans la mesure où il y a une réflexion et non seulement un plagiat idéologique. On vit déjà sans cesse avec l’opinion des autres, la moindre des choses serait toujours d’en faire quelque peu abstraction quelques instants pour pouvoir se donner la chance de forger la notre. Rien n’empêche de s’inspirer de celle des autres, de l’approuver, mais le fait est qu’une petite touche personnelle ajoute toujours un petit quelque chose de fort intéressant. Enfin, voilà pour ma séance de chialage d’aujourd’hui.
Je suis allé au cinéma aujourd’hui. Drôle de film : La véritable histoire du petit chaperon rouge. Tout le monde connaît l’histoire, la version originale. Enfin, le fait est qu’une version ne reste qu’un point de vue, l’histoire selon une seule personne, mais pourtant, il y avaient plusieurs personnes actives dans cette histoire, qu’on le veuille ou non. Tout s’explique quand tout est mis ensemble, la réalité est une synthèse de plusieurs événements qui s’entrecoupent. Finalement, le film m’a fait comprendre une chose qui, je dois l’avouer, ne m’étais jamais apparues comme autant évidente. Pour reprendre la citation de la grenouille : ‘’Pour savoir la vérité il faudrait écouter ma version, sa version et celle de l’arbre’’. Je dois avouer que je me trouve quelque peu ridicule de n’y avoir pas pensé plus tôt tellement c’est l’évidence même. Disons simplement que la vérité est quelque chose de quelque peu relatif, absolue pour la personne qui croit avoir raison et totalement fausse pour la personne qui croit à l’erreur. Que dire de plus, ce n’est que ma version des faits….

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