Jour 309- Couleur
C'est une constatation particulièrement stupide que j'ai faite aujourd'hui, constatation qui, je doit l'avouer, m'étais déjà sautée au visage sans que j'en prenne réellement conscience. C'est fou quand on se met à penser à la multitudes de petits faits, gestes, phénomènes, événements ou même réactions qui se passent sous notre nez, que l'on regarde sans les voir, sans les observer, sans les comprendre... La vie prend tout son sens dans les petits trucs qui nous apparaissent insensés tellement ils sont communs, ce qui les rend d'autant plus hors du commun. En bout de ligne, la vie est ce qu'elle est parce que tout ce qui doit s'y trouver y est et chaque chose qui change de place signale un nouveau départ...un pas en avant ou en arrière, peu importe, le fait est que les choses changent, les gens changent...les perceptions changent assi et c'est ce qui fait qu'en bout de ligne tout peut être vu comme un enfer ou comme un paradis. Sans me l'expliquer, quand j'écrit tout celà, je pense à la station de métro Angrinion à Montréal, un endroit qui fait parti de ma réalité dans une certaine mesure mais qui n'est jamais pareil à chaque fois que j'y vais: jamais les mêmes personnes, jamais les mêmes déchets, jamais les mêmes sons...De sorte que plus je deviens familier avec ces lieux, plus je m'y sens étranger. C'est là toute la beauté de la chose je crois.
Cours de pratique picturale ce soir. C'était la remise du premier projet sous le thème fort recherché ''la couleur de la lumière''. Projet pas trop compliqué qui ne semble pas avoir été compris par l'ensemble des étudiants cependant. Ça m'a tout de même surpris de voir ce qui pouvait se faire, ce que les gens réalisaient, leurs perceptions, leurs ambitions. À travers une toile on pourrait lire toute une biographie d'une personne, preuve comme quoi une image vaut mille mots. Enfin, de bons projets, de moins bons, la question n'est pas là. Le but du projet était de créer une scène en tenant compte du fait que la lumière n'est pas toujours blanche et que les couleurs qu'elle éclaire s'en trouvent bien souvent transformées. Le principe est simple mais les résultats sont cependant surprenant. En fait, c'est le genre de constatation que l'on fait de façon si naturelle qu'en bout de ligne, on ne porte pas attention à toute la magie qui peut se cacher derrière mais qui fait que tout ce qui s'offre à nos yeux apparait d'une certaine façon plutôt qu'une autre. J'étudis en arts pour ma 3e année mais disons que j'ai toujours baigné dans ce domaine auparavant. Cependant, pour la première fois aujourd'hui, j'ai réalisé toute la chance que j'avais d'avoir l'usage de mes yeux, d'être en mesure de percevoir ce qui était devant moi, les couleurs, qu'elles me plaisent ou non...tout n'est qu'une question de perception... Je me suis senti comme un enfant, émerveillé par les couleurs, tout simplement, rien de plus. Je ne sais pas trop comment l'exprimer, c'est comme si j'arrivais à prendre mon souffle, à vivre l'espace de quelques secondes avant de replonger...sans m'éloigner de la surface.
Bonne chose ou mauvaise chose, c'est bien le dernier de mes soucis de le savoir! Le fait est que présentement je me sens bien et que pour l'instant c'est tout ce qui compte.

2 Comments:
"la station de métro Angrinion à Montréal"
Oui... elle fait partie de ma vie, mainenant aussi... je n'irai ceci dit pas jusqu'à dire que ce soit le plus bel endroit de tout Mtl, mais quand même, jrevois parfaitement quand tu es entré dans la station, direction le guichet à gauche de l'entrée, parce que môôôôôsssieur était en rade de piasses :p
Seule une chose ne change pas : la petite annonce de la bonne femme dans le métro LOOL.
Et puis concernant les couleurs, ces petits détails auxquels on ne prend pas garde, là encore c'est tellement vrai ce que tu dis... tu sais quand j'ai réalisé que l'environnement dans lequel je vivais était magnifique, et tellement changeant ? Ca a été en achatant un appareil photo numérique. Et depuis je ne me promène jamais sans, et je prends des dizaines de photos chaque semaine,par tous temps, de tout endroit... C'est un émerveilement à chaque fois, de découvrir qqch de connu sous un nouveau jour. Et une fois de plus, s'émerveiller devant quelque chose d'aussi bête que par ex, un coucher de soleil ou quelques flocons de neige, c'est retrouver un peu de son âme d'enfant, et cette insouciance qui fait qu'on est heureux...
Voilà voilà voilà ! A tout bientot, François.
La Simplicité !
Voilà 2 mots qui résument bien cette tranche de vie ! ;-)
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