samedi, janvier 28, 2006

Jours 305 et 306- À l'eau

Le cycle de l'eau est un phénomène qu'on a du apprendre par coeur en 2e année au primaire. Je m'en souviens encore, apprendre ce grand dessin par coeur dans mon livre ''J'ai la nature à l'oeil'' avec des dessins particulièrement moches mais que je trouvais vraiment trop cool à une certaine époque. C'était le bon temps... Ma vie c'est un peu comme ça, très cyclique, mais elle a surtout tendance à prendre l'eau, comme c'est le cas présentement. En fait, si tout avait fonctionné selon mes plans, je serais probablement déjà couché à l'heure actuelle, ayant passé la soirée à préparer mes bagages dans le but de partir très tôt pour Québec demain matin. Mes projets ont cette foutu tendance à ne jamais passer au stade suivant.

J'ai l'impression que je perds de plus en plus de vue le peu de repères que j'avais. C'est un peu comme si une grande partie des projets que j'ai en tête ne savaient jamais en sortir, sorte de prison à idées, hospices à projets. Les idées y germent sans jamais ne pouvoir réellement s'épanouir, c'est comme mettre un arbre dans un pot à fleur ou un requin dans un verre d'eau. À force de voir mes efforts se planter royalement, je deviens craintif, un peu comme si j'anticipait à l'avance un échec. L'ennui avec tout ça, c'est que la censure ne favorise pas le développement et fort probablement que je m'empêche de me lancer dans des aventures qui, en bout de ligne, me mèneraient encore plus loin que je n'oserais l'imaginer. Dans la vie, il faut savoir oser. Théorie acquise, c'est la mise en pratique que je ne maîtrise malheureusement pas.

Je ne sais plus quoi penser. En fait, je ne sais plus ce que je dois me permettre de penser. Le pire dans tout ça, c'est que quand quelque chose va mal, il y a des répercussions sur toutes les autres sphères d'activité de ma vie. Enfin, tout va relativement bien, sauf pour ce qui est du côté relationnel qui escille entre le ''formidablement bien'' et le ''particulièrement chiant'', en fonction de la personnes qui est concernée. On ne peut pas tout avoir, la preuve est là. Enfin, je me dis que je peux toujours me concentrer sur ce que j'ai plutôt que sur ce que je pourrais avoir, mais encore là j'ai peur de manquer le train lorsqu'il passera... En discutant avec des amies un peu plus tôt dans la journée, j'ai réalisé que ma façon de pensée n'était pas unique. Enfin, je l'ai toujours su, mais pour la première fois j'entendais des gens qui étaient près de moi et qui ne s'étaient jamais réellement exprimé sur un sujet. Du coup, je me suis senti moins seul, comme si pour une fois je n'étais pas une sorte d'illuminé sorti de nulle part avec des idées complètements tordues. De nature insécure, je me demandais parfois si c'était moi qui était dépassé ou simplement si j'étais simplement différent mais sur un pied d'égalité avec les autres que je côtoie. Je n'ai pas trouvé de réponse à ma question ce soir, mais j'ai au moins trouvé des personnes qui sont au du moins sur le même palier que je ne le suis.

En même temps, je me sens seul. Je n'ai personne dans ma vie depuis plusieurs mois et chaque fois que je crois avoir trouvé quelqu'un, je réalise que ce n'est pas réciproque ou que c'est impossible. Plus le temps passe et moins j'ai l'impression qu'un jour de serai heureux en amour. C'est la première fois que je spécifie ce dommaine précis, mais disons que j'en ai réellement marre d'espérer...C'est comme si j'offrais tout ce que je suis et que, finalement , je ne recevait rien en retour. Que me reste-t-il à moi? Rien! Je m'épuise trop à voiloir voir l'impossible se réaliser. J'aimerais parfois que lorsque je rencontre quelqu'un qu'on me fournisse le manuel d'instruction qui va avec la personne, ou simplement un '' (nom de la personne) pour les nuls''...tout pourrait être tellement plus simple parfois. À mal comprendre les personnes on fini inévitablement par faire des erreurs, des erreurs qui finissent par coûter cher. Une personne sage ( qui se reconnaîtra à la lecture de ce passage ) a répondu à ma question en disant tout simplement qu'un tel livre prendrait finalement toute une vie à découvrir et tout autant de temps à l'écrire...bref, faute de temps me voilà ici à me plaindre que ma vie amoureuse marche foutrement mal. Avantage de la chose, mon cerveau se libère, laissant un peu plus de place pour certains projets qui vont peut-être voir le jour dans mon ''entre-oreilles'' et, qui sait, peut-être pouvoir grandir un peu plus et devenir une réalité.

''Who can say...Only time.''
-Enya

2 Comments:

Anonymous Anonyme said...

Tu dis: " Dans la vie, il faut savoir oser "

Savoir: être instruit dans quelque chose
Oser: avoir le courage de

Moi, je pense que la vie est un vaste laboratoire, et qu'on ne sait rien.
Alors j'aurais plutôt dit " Dans la vie, il faut oser oser "

Et puis si on se trompe, tant pis, on recommence, ou on fait autre chose.

Et pour te sentir moins seul, tu veux trouver quelqu'un. Et si tu te laissais quelqu'un te trouver, laisse-toi faire un peu, au lieu de vouloir jouer au tyran avec ta propre vie ...

Pardonne-moi, c'est parce que je t'aime bien que je te brusque un peu ...
Amitiés de Ph.

5:21 p.m.  
Anonymous Anonyme said...

"Dans la vie, il faut savoir oser. Théorie acquise, c'est la mise en pratique que je ne maîtrise malheureusement pas."
Au moins, je me dis que je n'ai pas crié dans un désert... ;-)

Je regrette une fois encore, je ne suis pas là, et je n'ai rien fait pour toi... le genre d'ami foutrement inutile, quoi... :-(
Moi non plus je n'ai personne dans ma vie, et ça fait concrètement -relations officielles- près de 4 ans que ça dure... et je ne desespère pas. Je déprime à mort souvent, c'est dans l'odre des choses, mais jme dis que la vie ne peut pas etre injuste à ce point et qu'il y a quelqu'un pour moi. Je sais que cette personne existe... Tu trouveras, toi aussi, et pas des connards qui se servent d etoi pour tirer leur coup et te jeter ensuite, ou encore des chauds-lapins qui au bout du compte ne te renront jamais heureux... Côté amour, je sais mieu que quiconque ce que c'est d'en souffrir... mais j'aurai toujours le dernier mot. C'est MOI le plus con, et je gagne toujours, parce que RIEN n'est impossible ! Je sais aujourd'hui que je suis prêt à endurer les pires crasses, à accomplir les choses les plus folles par amour, et je le referai, et je me battrais jusqu'au sang pour transmettre cette flamme...
Ca parait débile ce que jdis là hein... bah tu me pardonneras il est po loin de 4h du matin, et j'ai 14 heures de travail dans les pattes mais il n'empêche... jsuis tombé jusqu'à la limite de l'alcoolisme (si je ne l'ai as franchie...), et j'en bave encore aujourd'hui -mes jours sans alcool sont rares comme de la neige en été malheureusement, autant l'admettre -, comme toi j'ai été au fond du gouffre, et essuyé les pires desillusions, et combien de fois n'ai-je pas pensé à en finir... mais je vaincrai toujours ! Et toi, comme moi, on est faits du même bois ! On a passé les mêmes douleurs, on est d'éternels pessimistes en paroles, mais pourtant utopistes et fondamentalement optimistes sans le savoir : sans quoi, on ne serait tous les deux plus là depuis longtemps... et on trouvera le bonheur en amour, tu verras ! Ou plutot, on le retrouvera... je l'ai gouté. Or quand on goute à qqch de si bon, on ferait tout pour le retrouver !

Jserai toujours là pour toi, et jtiens très très fort à toi, François.

9:52 p.m.  

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