mardi, février 07, 2006

Jours 312 à 316-Interprétation et illusions

Le temps me manque, je crois que c'est le plus grand constat que je peux faire à propos des derniers jours qui se sont écoulés et où j'ai brillé d'un feu éclatant par mon absence. Disons tout simplement que les circonstances ne s'y prêtaient par particulièrement et que, de toute façon, prendre un petit répis m'a fait du bien, question de mettre les vieux tracas de côté et de réellement me remettre les idées en places, ou du moins faire un peu de ménage avant les grands bouleversements, le calme avant la tempête quoi. Alors, dans le cas présent, deux questions se posent. La première est bien évidemment le très célèvre «Quoi d'neuf,docteur?» qui fut allègrement utilisé dans Bugs Bunny et la seconde est «Toujours sur ton nuage?». Fait intéressant, pour ces deux questions, une seule réponse suffit afin de bien représenter la situation actuelle. En fait, il sagit plutôt d'une définition:


Gravité: n.f; [PHYSIQUE] Phénomène en vertu duquel un corps est entraîné vers le
centre de la Terre


C'est l'histoire de ma vie qui se répète à nouveau, enfin, rien de vraiment traumatisant du fait que c'est une fois de plus une impression de déjà-vu qui laisse malheureusement un goût amer en bouche. Je suis conscient qu'il y a matière à réflexion, principalement du fait que je revis sans cesse les mêmes situations, c'est presque à croire que je cours après ces situations qui vont tourner au drame. Disons simplement que ce qui ne nous tue pas ne fait que nous rendre plus fort. Expérience non concluente, ou du moins pas aurant que je l'aurais espéré, est-ce un échec pour autant? En y réfléchissant bien, j'en suis venu à la conclusion que peu importe ce que je pouvais dire, chaque péripétie dans laquelle je suis impliqué ne fait que me faire grandir un peu plus. On apprend de nos erreurs comme on le dit si bien...alors selon cette vision des choses je dois être sur le point de devenir un sage. Enfin, en y réfléchissant bien, il ne s'agit pas là d'une erreur...non...simplement d'un événement. L'ennui dans ma vie actuelle, c'est que j'ai l'impression de ne pas avoir le contrôle sur les petits détails que j'amerais pouvoir faire jouer en ma faveur. Mais bon, comme je l'ai mentionné, c'est l'histoire de ma vie... Le principe est pourtant simple à comprendre, on l'expose aux enfants dans le Roi Lion avec la chanson d'ouverture:

«C'est l'histoire de la vie,Le cycle
éternnel»
-Le Roi Lion

En fait, je me suis rendu compte que ce problème dans mes relations provenait fort probablement du fait que les gens arrivent peut-être mal à me saisir dans ce que je suis vraiment. Un simple problème de perception de l'image que je peux projeter. En y réfléchissant, je me suis rendu compte que finalement je ne donne pas réellement l'air de ce que je suis réellement. Je suis de nature apparemment froide ou enjouée tandis que dans les faits, mon cerveau fonctionne bien souvent à sens contraire. Il y a en quelque sorte un problème de communication de mes émotions par le biais du langage non corporel. J'ai l'impression que le seul endroit où je suis réellement compris se situe entre mes oreilles. Enfin, tout ça pour dire que l'image que j'ai de moi-même semble ne pas coller du tout avec l'image que les gens peuvent se faire de moi. C’est pourtant quelque chose que j’ai de la difficulté à concevoir, dans la mesure où j’estime ne jamais avoir monté un bateau à personne… La seule personne avec laquelle je ne suis pas tout à fait honnête, c’est moi, uniquement. En y pensant, la perception que j’ai de moi est peut-être plutôt celle que je voudrais projeter que celle que je projette… En tout cas, le fait est que dans bien des cas on interprète mal ce que je pense, ce que je tente de dire. Il ne faut pas se leurrer, avec de bonnes intentions le sourd pourrait avoir entendu le muet dire que l’aveugle cherche un frigidaire bleu. De toute façon tout est question d’interprétation. La façon dont j’écrit est pleine de connotation de toute façon, je peux façonner ma vie de la façon que je le souhaite, donner l’apparence que je désire à mon existence. J’ai beau dire que je suis heureux, je peux bien crier que ma vie c’est de la merde…j’existe, c’est tout ce qui compte. Où est-ce que je me situe maintenant? Je ne sais pas, ni trop bas mais toujours trop loin du haut à mon goût…. Quoi penser, je dois remonter, seule solution possible.

Pour conclure, voilà un petit texte que j’ai écrit dans un cours de morale en quatrième secondaire, peu après la mort de ma grand-mère…Disons que c’est probablement la preuve que ma vision des choses ne date pas d’hier. Désolé à l’avance pour le style, disons que j’ai eu l’occasion de m’améliorer mais l’essentiel est là.

«Quand on dit que la vie est belle, c’est parfois difficile à croire. Il y a toujours quelqu’un pour venir péter ta balloune pour te faire redescendre. Et là, c’est la débarque du siècle. C’est comme si tout le monde autour de toi s’écroulait, comme un château de cartes dans un ouragan. Et là si t’es émotif, c’est un vrai déluge. Tu brailles pis tu te ramasse déshydraté en le temps de le dire. Si t’es plutôt du genre à enfermer ça en dedans, c’est comme avaler une bombe atomique. Ça passe mal et une fois à l’intérieur, ça te ronge sans que tu t’en rendes compte et tu ne sais jamais à quel moment ça peut exploser. Pis là un jour, ça passe comme ça ou ben ça reste là comme un volcan éteint. C’est à ce moment là qu’il y a comme un escalier roulant invisible, pis tu remontes, là, y’a toujours un tarla pour te faire redescendre. Encore une méchante débarque. T’as toujours l’impression d’avoir touché le fond du baril, mais tu descends, descends, pis t’arrête plus. Tu penses juste au moment que tu vas t’éclater la face en touchant le sol mais comme à la dernière minute, y’a un parachute qui s’ouvre pour que ta descente soit moins abrupte. C’est peut-être bon à première vue, mais le problème c’est que tu descends toujours. La vie, c’est fait comme ça pis on peut rien y changer. On est obligé de l’accepter comme elle est, avec ses hauts pis ses bas. Y faut pas lâcher en cours de chemin parce que notre tête, nos deux bras pis nos deux jambes sont là pour nous relever après nos débarques. La vie c’est ben des affaires : c’est comme une forêt, c’est beau, plein de secrets et de dangers. C’est comme l’univers, on n’a jamais fini de la découvrir. C’est comme un amour, il faut l’apprécier au maximum car ça ne vient qu’une seule fois. Finalement, c’est comme une route, tu ne sais jamais ce qui t’attend après chaque tournant. »

1 Comments:

Anonymous Anonyme said...

Wouin, cé particulièrement lourd comme texte. Le plus difficile à lire pour ma part !

Peut etre du déja vu de par rapport à mon vécu personnel.

Anyways, chose sur, je lai lu 2 fois et j'essais de comprendre !

Mais comme je ne suis pas du genre à t'embêter avec certains questionnement.

Si y'a de quoi, j'imagine que tu vas en parler à quelqu'un que tu choisiras.

Sur ce, passe une belle journée tout de meme !

Et je serai toujours là pour toi !

À bientôt

Calins - bisous

2:20 p.m.  

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