samedi, février 11, 2006

Jours 319 et 320- Étymologie et mal-entendu

Une fois de plus, je suis complètement assomé par la force des mots, l'usage qu'on en fait peut être porteur d'un sens tellement profond. En fait, je réalise que les mots ont une grande porté et que le choix de ce que l'on dit à une importance majeure sur les gens, principalement sur ce qu'ils peuvent attendre. Depuis le temps que j'écris ici, je devrais être particulièrement bien placé pour saisir tout l'impact qu'un mot plutôt qu'un autre peut avoir et toutes les répercussions que cela peut engender. Le fait est que bien souvent, on fonde des attentes sur des points spécifiques à cause que l'on interprète, à tors peut-être, quelque chose qui nous est proposé dans des termes qui, justement, ont peut-être été mal choisis.

Mise en situation:
Une exposition regroupant les ouvrages de plusieurs artistes de l'université et de l'extérieur a été montée autour d'un thème qui se fait de plus en plus présent et de moins en moins tabou dans la socitété, c'est-à-dire la sexualité mais sous le signe de l'érotisme. Le titre de l'exposition: Érotiquer. Enfin, je ne sais pas si on peut en faire un verbe, mais le fait est que je m'attendais à voir des oeuvres réalisées par des personnes qui ont une démarche artistique, un raisonnement profond et qui sauraient faire ressortir de façon innovatrice et créative ces aspect de notre société. Bref, au départ, un très bon ''feeling'' par rapport à l'exposition, surtout du fait que ce sont, pour la plupart, des gens que je connais qui y participent.

Dans ma tête, ce que j'allais voir à cette exposition étaient des représentations justement d'une forme d'érotisme. Enfin, je n'ai pas trop envi de parler de ma vie sexuelle (ça sent la censure) mais tout cela pour dire que pour moi, l'érotisme c'est en quelque sorte quelque chose de très suggestif, l'amour, la sensualité, le plaisir. J'ai fait des recherches dans le dictionnaire ( Antidote ) pour une définition de l'érotisme afin de voir si, justement, ma définition correspondait en effet avec celle que je devrais avoir. L'erreur est humaine et je tend à l'être le moins possible donc j'ai tenté de voir ce qu'il en était. Alors donc, selon ce dictionnaire, l'érotisme se décrit comme suit:

Goût pour ce qui est érotique, ce qui a rapport à l’amour, à la sexualité et à
l’art de les représenter; recherche variée du plaisir sensuel, sexuel.

Voilà, conclusion de la recherche démontre donc que j'étais plus ou moins près de la définition. L'ennui, c'est que ce que j'ai vu dans l'exposition ne correspondait pas réellement à cela. Disons que le titre qui est supposé être représentatif de l'exposition donne généralement une piste de réflexion sur laquelle on peut se baser afin de se préparer mentalement à ce que l'on y verra. L'ennui c'est que sur ce coup-ci, ce fut complètement raté. Au lieu de voir des oeuvres matures traitant de la sensualité dans une perspective érotique, je me suis retrouvé confronté à quelque chose de tout à fait différent. Vulgarité, sexualité au premier niveau, enfin, rien d'exceptionnel mais quelque chose de particulierement choqué. Dans la perspective où l'érotisme se veut quelque chose de doux, agréable et, avouons-le, particulièrement beau ( les grecs l'avaient même déifié sous les traits d'Éros, fils de la déesse de l'amour (Aphrodite) ), je ne m'attendais pas à voir ce que j'ai vu, quelque chose d'agressant, de vulgaire, de cru, comme si l'on tentait de salir quelque chose qui, à prime à bord, se veut un acte de passion, d'amour.
Ensemble de produits commerciaux consistant en des représentations d’ordre
sexuel et conçus spécialement pour exciter sexuellement les consommateurs.
• [Par extension] Obscénité dans une œuvre littéraire, artistique ou
cinématographique.

C'est en utilisant ces termes qu'Antidote définir la pornographie. Disons que la distinction entre les deux termes est assez grande, la différence marquante quoi que les deux se rapprochent. Enfin, le fait est qu'il semblerait que cette distainction n'a pas été faite par tout le monde. Le chois des mots était pourtant évident, la différence entre les deux termes était là mais elle semble être passée totalement inapperçue. Enfin, c'est peut-être moi qui en fait tout un plat avec quelque chose d'aussi insignifiant, mais à mon sens il faut être en mesure de répondre aux attentes que l'on donne aux autre en respectant ce que l'on dit. Déception garantie dans le cas contraire. Alors donc, comme je le mentionnais dans l'introduction, j'ai pris conscience du fait que le choix de chaque mot que j'utilise a une influence beaucoup plus grande que je ne le soupçonnais puisque chaque mot est porteur d'un sens qui, à sont tour, apporte son lot d'attentes... De là toute la complexité dans l'art de s'exprimer, art qui nécessite une certaine maîtrise. Je le mentionnais pas plus tard que dans mon dernier message, les mots ont un pouvoir exceptionnel, de là l'importance de savoir les utiliser adéquatement, question de limiter les dégats. L'ennui, c'est que bien souvent, c'est le genre de choses que l'on ne réalise que beaucoup trop tard.

2 Comments:

Anonymous Anonyme said...

Pourquoi tu cherches toujours à tout raisonner, dis moi ? Ca n'ira pas mieux parce que tu réfléchiras tout...

quant aux mots... C'est tellement évident qu'ils sont lourds de sens... parfois ça peut paraître un détail, mais certains mots en trop sont un couperet, certains qui manquent changent tout... quand ils manquent c'est la déprime, quand ils sont là les plus grandes joies, avec des mots on peut faire rire et pleurer, et même comme là... parler pour rien dire, ou plutot, parler sans que personne ne comprenne ce que jte dis ! LOL Spécialité : le message codé.

9:00 a.m.  
Anonymous Anonyme said...

Francois, je te rejoins sur ta réponse !

Mais pour toi cher Eric, je ne poeux commenter puisque tu m'en as parler de long et en large ;-)

à bientot !

Je me suis laisser dire qu'une exposition du meme genre aurait lieux à Montréal ...

8:09 p.m.  

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