Jours 323 et 324- Ose!
Il m'arrive parfois, enfin, très très souvent de faire quelque chose et par la suite de me demander pourquoi j'ai agis ainsi. En fait, c'est le genre de questionnement qui ne cesse de me hanter à chaque fois qu'il est question de quelque chose de nouveau pour moi, quelque chose dont je n'ai pas la parfaite maîtrise ou encore tout simplement quelque chose que j'ai fait sans réellement réfléchir. Tout cela pour dire qu'il m'arrive de faire des erreurs, beaucoup trop à mon goût même, mais semblerait que l'erreur soit humaine alors voilà, il faut bien s'en permettre. Je ne croyais jamais qu'un jour je dirais un truc semblable. C'est vrai quoi, j'ai toutes les caractéristiques psychologiques du gars trop craintif et qui fuit l'erreur et l'échec comme la peste, qui à une peur bleue du manquement. Cependant, sur ce coup-ci, je dois avouer que j’ai de quoi être fier parce que j’ai réussi à surmonter un énorme problème. La fierté n’est pas quelque chose que je ressent souvent, je dirais même que je cadre particulièrement bien dans le rôle de l’éternel insatisfait.
J’ai tout simplement osé. Trois lettres, tout simplement, mais ça fait toute la différence du monde pour moi. C’est une première en fait, ou non, une seconde si j’y pense bien. Le fait est que je ne me sens pas différent, pas plus fort ni plus grand, mais je sais tout simplement mieux ce que c’est que de foncer, tête baissée, vers un ‘’je-ne-sais-quoi’’ qui se dresse devant nous. Rien d’extraordinaire, j’en ai ma foi trop conscience, mais quel sentiment de libération de savoir que ce n’est pas la fin du monde que d’essayer, que de se planter ne signifie pas une fin en soi. C’est le genre de conclusion que j’ai fait après avoir remis un projet scolaire en ayant la conviction d’être dans l’erreur, chose tout à fait normale quand on considère que je suis en apprentissage et que je ne connais pas la vérité justement, mais dans les faits, c’est quelque chose qui m’apparaissait comme inadmissible. Enfin, je me demande pourquoi je parle ici au passé car c’est toujours le cas de ce que je vais, mais je crois que j’en suis à un stade de ma vie où justement, les choses se chamboulent tellement que pour garder la tête hors de l’eau, je dois mettre de côté certains trucs qui me sont chères, la perfection par exemple. Je sais que ce travail ne met pas ma session en péril, je sais que j’ai compris de quoi il était question et j’admet m’être trompé ou du moins avoir peut-être tout simplement ne pas avoir mis un accent assez important sur ce qui devait être démontré. Enfin, objectif atteint ou pas, je comprend, la matière est assimilée et c’est tout ce qui devrait compter dans la situation actuelle.
Même manège aujourd’hui encore une fois. C’est fou à quel point une vague de changement peut passer lentement dans certains cas. Enfin, serait bien qu’elle reste cette fois, ça ne pourrait que faire du bien. Tout cela pour dire qu’aujourd’hui, je me suis fait couper les cheveux. Quelque chose d’habituel, surtout que mes cheveux ne sont pas quelque chose que je regarde particulièrement mais disons que leur longueur peut atteindre un seuil critique ou l’écoeurantite aiguë se développe et fais des ravages. Alors voilà, il était temps. J’en avais marre de toujours voir la même chose dans le miroir. De toute façon, au niveau de ce que je suis, c’est véritablement peine perdue, alors pour le changement on oublie ça! Dernière option, changement superficiel de mon apparence, quoi de plus banal. Enfin, disons que ça fait tout simplement changement. Dans les faits cependant, j’ai complètement laissé libre court à l’imagination de la coiffeuse qui est heureusement une amie. Disons que ça ne me ressemble pas trop d’agir de la sorte, mais le fait est que le résultat reste une partie de moi, alors je ne peux pas vraiment dire que ça ne me ressemble pas. Osé encore une fois me laisser aller, foncer sans me poser de questions. Je sais qu’en faire un mode de vie serait une erreur, mais je crois que ces deux expériences m’ont fait comprendre que dans la vie, certaines situations sont là pour donner une nouvelle direction à notre vie. En fait, je me rend compte que la vie c’est parfois comme une autoroute, il ne faut pas avoir peur d’essayer de nouveaux chemins et si on se trompe, on n’a qu’à sortir à la prochaine sortie!

1 Comments:
La vie , une autoroute ? Tres Belle comparaison ! Javoue !
En comprend tu tout son sens ?!
;-)
À bientot !
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