Jours 333 et 334- Pourquoi?
Retour à la naïveté, retour aux sources, retour à la maison mais surtout retour en arrière. La journée fût un peu étrange aujourd’hui, dans la mesure où tout a été fait selon un ordre précis, selon un plan que je n’ai même pas eu à élaborer par moi-même, un peu comme lorsque j’étais jeune et que la seule question que j’avais à me poser était ‘’qu’est-ce que je vais manger ce midi?’’. J’aimerais que ce genre de journées m’arrive plus souvent, question de me reposer en quelque sorte ou peut-être simplement d’arrêter de me casser la tête avec des détails qui, en bout de ligne, font une différence tellement minime que je n’en vois pas réellement la pertinence. Arrêter de me tracasser avec un rien, arrêter d’hésiter pour finalement savoir ce que je veux. Ma vie manque peut-être de certitudes. En fait, j’en arrive un peut à me demander le pourquoi des choses.
Ce soir, je suis retourné voir Memory, pièce totalement géniale selon mon avis. Enfin, je ne m’éterniserai pas sur le sujet car la première fois m’avais profondément marquée et j’en avais laissé un mot ici (faudrait vérifier les archives du mois de mai). Mais bon, le fait est qu’encore une fois encore j’ai été totalement emporté. En fait, c’était un peu une renaissance pour moi, dans la mesure où cette fois-ci, l’étonnement était moins grand mais qu’en même temps, il m’était possible d’anticiper davantage ce que je voyais, de comprendre avec une plus grande justesse ce que je voyais pour finalement en arriver à me dire que c’est ça la vie. J’ai réalisé beaucoup de choses en voyant cette pièce. En fait j’en suis venu à me poser une question fort simplement formulée mais pourtant difficile à répondre : Pourquoi? Enfin, pas un ‘’pourquoi?’’ sur lequel s’apitoyer, pas un pourquoi lancé sans raisons apparentes dans le seul but de contester mais bien afin de comprendre quelque chose d’illogique. On étudie, on apprend, on nous bourre le crâne, on nous préparer à vivre demain dans un monde tel qu’on le conçoit aujourd’hui, avec les réalités d’aujourd’hui, les préoccupations présentes. Les choses sont ce qu’elles sont, on ne peut rien y changer, mais il ne faut pas perdre de vue qu’un jour, ces choses seront. Reste à savoir si on arrivera à suivre le courant et nous adapter. La vie n’est que le résultat d’une sélection naturelle : les plus forts survivent, les plus faibles sont mis de côtés. Pourquoi la compétition? Pourquoi travailler comme des esclaves si ce n’est que pour obtenir de l’argent? Pourquoi vivre ainsi dans un monde qui n’est pas comme celui dans lequel on nous enseigne à vivre? Pourquoi la réalité nous force-t-elle à mettre un trait sur nos rêves, sur nos objectifs, sur ce que l’on voudrait? Pourquoi le malheur des uns doit-il forcement faire le bonheur des autres?
En fait, je crois que ce qui m'a le plus touché dans cette pièce c'est le fait que ce que l'on y présentait était en quelque sorte une caricature de la réalité, sorte de monde plus grand que nature mais pourtant fort ressemblant à celui dans lequel nous vivont. Cependant, je me sentais interpellé par le message qui était lancé, du fait que ce que l'on y voyait est ce que l'on nous enseigne mais d'une façon qui pourrait facilement nous amener à nous amener dans une situation comme celle-là...enfin, sorte de gigantesque cercle vicieux.Enfin, le fait est que plus le temps passe et plus j'ai l'impression que le monde tel que je le voyais quand j'étais jeune était finalement que le produit de mon imagination...Ce monde qui était à l'époque si beau est celui contre lequel je m'insurge aujourd'hui. Est-ce le monde qui a changé ou simplement ma perception? J'ai l'impression que c'est un peu des deux en fait. J'aimerais parfois être un peu moins conscient de ce qui ne va pas bien en ce monde, non pas pour être plus heureux, mais uniquement pour pouvoir garder de bons souvenirs...c'est ça la vie, les souvenir...se souvenir...garder en mémoire.

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