vendredi, mars 03, 2006

Jours 339 à 341- Relâche

Il y a des semaines comme celles-ci qui devraient se répéter plus souvent, mais bon, la vie est structurée différemment et le stress n'a pas l'occasion de tomber très fréquemment, malheureusement. En fait, c'est dommage qu'il en soit ainsi, je réalise que les temps libres sont tellement rares dans ma vie que je dois les organiser avec un souci énorme, de sorte que ces rares moments de libération deviennent une source de stress incroyable que je contrôle particulièrement mal. Disons que côté gestion du stress, j'ai du progrès à faire...comme dans tout en fait, on n'est pas parfait quoi!

La semaine de relâche tire à sa fin déja. Le temps a été bien rempli, j'ai réalisé pas mal tout ce que je voulais faire, excepté peut-être en ce qui concerne mes devoirs mais bon, j'avais mis la barre assez haute, considérant que j'avais la chance de m'avancer. Je ne suis pas en retard, mais je ne suis pas en avance, c'est déjà ça de gagné! Je prend du temps pour moi, voilà tout. En fait, j'ai réalisé ces temps-ci que les choses vont bien de mon côté, pas exactement comme je le voudrais, certaines situations échappent à mon contrôle et le temps me manque, mais en même temps, c'est comme si j'avais passé à un stade supérieur dans ma vie, un peu comme si tout le travail que j'avais pu faire jusqu'à maintenant commençait enfin à me rapporter des bénéfices quelque peu plus visibles. Je sais que ma vie n'est pas parfait, j'ai depuis longtemps compris que ma vie ne serait jamais rose ( et fort heureusement, je déteste cette couleur ), mais en même temps c'est comme si je me relevais en quelque sorte d'un deuil. J'ai passé par l'étape du déni, de l'évidence...le deuil en tant que tel. Me voici donc maintenant rendu à l'étape la moins critique mais qui comporte tout de même son lot de difficulté: l'acceptation. J'accepte ce qu'il m'arrive tout simplement, je prends les choses comme elles passent et je me dis que ce que je n'ai pas aujourd'hui je l'aurai peut-être demain. Garder espoir? Qui sait? Peut-être est-ce que celà me rapportera demain. J'en ai simplement marre de me faire des espoirs, des attentes à propos de choses qui sont hors de mon contrôle. Ce que je peux changer, ce sont mes buts, mes objectifs, voilà sur quoi je me concentre. Les idées que j'ai en tête sont tout ce qui compte pour moi, mes ambitions, rien de plus. À quoi bon se battre si c'est pour perdre ou faire des perdants?

Enfin, le fait est que j'ai l'impression que je suis moins présent, peut-être moins conscient. Pourtant, les constatations se font d'elles-même. À quoi bon forcer les idées quand elles savent venir d'elles-mêmes. Tout peut être si clair quand on ne cherche pas de midi à quatorze heure! J'écris moins, c'est vrai. C'est à croire que ma vie n'a d'intérêt qu'une journée sur deux, l'autre journée étant utilisée pour je ne sais quelle raison. Mais est-ce que cela signifie que je pense moin? Non, en fait je crois que c'est plutôt le contraire, je pense plus mais surtout je comprends plus. C'est en quelque sorte comme si tout ce que j'écrivais était en fait le fruit d'une pure incompréhension de ma part par rapport à ma personne, à ce que je suis, à ce que je peux penser, à ce que je rescent. Do I know me? C'est une question que je me suis souvent posée et qui, même après tout ce temps, ne tiens toujours pas de réponse, laisse place à la spéculation. Enfin, question ouverte à laquelle je ne peux que répondre en disant ''je me connais mieux''. Il y a une amélioration, un progrès. Je ne régresse pas, c'est ça la bonne nouvelle. L'autre bonne nouvelles, c'est surtout que je me rend compte de ce progrès, que je l'accepte et que je le vis mieux. Le changement est quelque chose qui dérange, quelque chose qui fait peur, c'est foncer directement dans l'inconnu, c'est quelque chose que j'accepte mal... Le progrès est quelque chose que je veux atteindre mais qui me terrorise. Est-ce ce semblant d'adrénaline qui me procure cet intérêt, cet envie? Qui sait? De toute façon, ces questions sont inutiles, les choses vont bien, préparer demain consiste à s'imaginer toutes les possibilités avec ce que l'on a, pas ce que l'on pourrait avoir....