lundi, mars 28, 2005

Jour 5- Joyeuse Pâques

Aujourd'hui, c'est Pâques. Bon je sais, j'suis pas pratiquant...j'irais même jusqu'à dire que j'ai horreur de la religion. Pourtant cette journée m'inspire. C'est sur j'ai la chance de me goinfrer de chocolat, mais c'était plus significatif que ça pour moi aujourd'hui.

La journée a commené comme elle le commence rarement: un réveil brutal dû à l'entrée précipitée de ma mère dans ma chambre. Elle est d'une de ces délicatesse, c'est épouvantable. Disons que la discréssion c'est pas vraiment son truc,mais peu importe,j'suis pas là pour la narguer. Toujours est-il que j'me suis réveillé un peu abruptement avec une invitation à me rendre à la cuisine pour y déjeuner...le traditionnel déjeuner de Pâques qui s'apparente plus à un souper de cabane à sucre que d'autre chose. Mais bon, c'est avec les yeux plongés dans la graisse de bean et fort pobablement le drap à moitié incrusté dans le visage que j'ai rassemblé tout mon courrage pour sortir du lit. Il y avait longtemps que je ne m'étais pas levé à cette heure là, et encore plus longtemps que je n'avais pas déjeuner avec ma famille. Sincèrement, j'crois que ça me manquait. Pas à un point insupportable,mais tout de même, une ambiance chaleureuse, une bonne bouffe et une journée très ensoleillée.

En fait, de nos jours Pâques marque surtout l'arrivée du printemps et cette année ça ne faisait pas exception. J'ai vu un gros 10 degrés sur le thermomètre, chose assez remarquable quand on considère qu'il y a à peine 2 semaines, le ciel menaçait encore de nous larguer une bonne bordée de neige sur la tête. Mais bon, pour l'instant la neige fond, les journées rallongent et se réchauffent, on sent la merde des chiens qui n'est plus recouvert par la neige et le beau gazon en semi-décomposition refait surface, nous rendant grâce de sa superbe couleur pour le moins douteuse....les jours heureux approchent.

Le printemps, c'est aussi le retour des oiseaux, les bernaches ( aussi appelées outardes ) plus particulièrement. C'est un bel oiseau, assez intelligent qui vole généralement en grands voilier en forme de V mais avec un cri épouvantable, preuve qu'on ne peut pas tout avoir. C'est le genre de chose qui me rassure. J'me suis cependant posé une question: pourquoi ces oiseaux migrent-t-ils? Je sais que la réponse est ''parce qu'ils ne sont pas adaptés au climat de l'hiver...'' mais d'un autre côté, j'me demande ce que nous serions si nous avions fait de même. Est-ce que fuir est une bonne solution? Dépendemment des cas, peut-être mais comme j'le dis, même si c'est difficile parfois, on est mieux de faire avec ce qu'on a. En fait, ça revient un peu à ce qu'un de mes profs m'a dit un jour.Mise en situation: j'étudis en art et j'suis pas trop patient. Quand quelque chose ne marche pas comme je le veux, c'est pas très long avant que je menace de tout lancer au bout de mes bras.....

'' Réussir quelque chose qui t'enrage est beaucoup plus satisfaisant que de réussir quelque chose que tu fais sans peine'' qu'il m'a dit. Sincèrement, ça m'en a bouché un coin. Comme j'le dis si souvent ''on fait avec le peu qu'on a...''.

Autre truc qui m'a fait réfléchir, j'ai entendu une personne dire qu'elle ''ne me méritait pas''... j'ai pas trop posé de question sur le coup, fort probablement parce que je n'ai pas compris ce qu'elle voulait dire. À partir de quoi peut-on savoir si on mérite vraiment quelque chose? J'ai pas trouvé de réponse à ce question, peut-être parce que j'suis incapable de déterminer si il y a des facteurs ou des conditions, mais peut-être aussi parce que tout le monde mérite tout ce qu'il y a de mieux. Dans cette optique, un vaillant pessimiste qui m'accote point de vue mentalité pourrait tout autant dire que personne ne mérite rien...donc on en sort pas plus avancé qu'on l'était au début.

En fait, je crois que tout le monde devrait avoir ce qu'il y a de mieux...du bonheur surtout, ce que j'suis visiblement incapable de donner ou d'avoir même. C'est sur que de jouer de la musique, écouter un bon film ou simplement resté bien évaché dans mon lit me procure un certain plaisir, j'en doute aucunement. Cependant, mon problème c'est les autres. Non, j'me trompe. Mon problème, DANS MA RELATION AVEC LES AUTRES, c'est tout simplement MOI! J'ai souvent dit que j'faisais fuire le monde, j'crois que plus le temps passe, plus ça se vérifie. Bonne nouvelle, personne n'est parti aujourd'hui, mais plus ça va, plus j'sens que ça va venir. Est-ce que je mérite d'être respecté? Bonne question! Est-ce que je mérite d'avoir une vie normale?? J'crois que j'aime mieux ne pas savoir la réponse.

1 Comments:

Anonymous Anonyme said...

Pas mal la relation interpersonnel dans un lein avec les outardes et Pâques.

à+

je continue un autre chapitre avant de quitter pour mes commissions !

1:47 p.m.  

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