Jour 77 et 78- Opposition en double
C'est trop fou. Le temps passe vite, j'réalise à peine à quel point. Enfin, ça dépend du moment et des circonstances. Il y a des moments qu'on attend trop pour qu'ils arrivent qu moment où on voudrait et d'autres qui s'éternisent et dont l'arrivée parrait impossible. J'ai souvent le sentiment que je vais devoir attendre, trop longtemps. Enfin bref, tout ça pour dire que j'attendais cette journée depuis si longtemps....
En fait,la journée d'hier et la journée d'aujourd'hui sont, comment dire, deux extrêmes différentes. Il y a encore du progrès à faire, mais c'est déjà beaucoup mieux que ce l'était auparavant.
Il fallait remettre le texte accompagnant nos projets d'intégration aujourd'hui et terminer le projet pour demain, alors hier et aujourd'hui c'était le free for all...le gros rush. C'est fou à quel point on peut être productif sous pression. Bref les 48 dernières heures n'ont pas été de tout repos, le baillement que je pousse actuellement est là pour en témoigner. Mais bon, tout ça pour dire que ce ne fut pas facile. En fait, en plus d'avoir des tonnes de trucs à finaliser, il fallait préparer l'examen d'astronomie de ce matin. Comme si ce n'était pas assez, j'avais fait la promesse a une amie d'aller voir sa présentation de projet de cinéma hier. Bref j'ai travaillé comme un fou, j'me suis couché tard et je n'ai pas pu faire le 1/12 de ce que j'voulais et devait faire. Aujourd'hui même scénario. Pas question de prendre une pause. L'enfer, la concentration était pas trop au rendez-vous. Mais bon, après environ 1h à sacrer intensement, des litres de sueurs et un taux de désespoir plus haut que jamais, j'ai fini par finir...
J'ai fini...enfin...presque fini. N'empêche le gros du travail est fait.
Soulagement! Le stress redescend lentement mais surement. En fait, j'ai l'impression que je n'ai plus rien à faire maintenant que c'est terminé. Une grande partie de ma vie vient de partir, mon quotidien, mes préoccupations se sont envolées. J'étais tellement axé sur ce projet, j'ai l'impression d'être un parent qui voit son enfant partir. Oui, je crois que c'est la meilleure façon d'exprimer ce que je rescent. Je vis un deuil, mais en même temps ce projet devait se terminer. Ma santé s'en ressentait, trop de stress n'aide pas. J'ai sacrifié tellement de mon temps, tellement de mon énergie avec ce travail. C'est fou, on dirait que ça va me manquer. J'espère seulement m'en remettre plus facilement que je me suis embarqué dans ce projet. Reste juste à voir le résultat final lors de l'exposition de la semaine prochaine.

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