dimanche, juillet 17, 2005

Jour 112- Prise de conscience

Journée humide, trop humide. Sale temps pour travailler, sale boulot. Enfin, encore du chialage pour faire changement. Je crois que j'ai perdu le cours des jours...112, c'est approximativement là où je suis rendu, mais c'est encore incertain. Peu importe, on s'en foue, ce n'est qu'une question de temps....de temps en temps.

En fait, certains événements dans la vie font réaliser certaines choses. Par exemple, mon bracelet de montre est foutu, bref je me retrouve maintenant dans l'impossibilité de la mettre à mon poignet. Je la traine donc dans mes poches, question de pouvoir voir l'heure qu'il est. Je suis cependant trop lâche pour la sortir de mes poches, résultat, je ne regarde jamais l'heure. C'est fou à quel point on ne voit pas le temps passer quand on ne regarde pas sa montre toutes les 5 minutes. Le meilleur truc pour faire passer le temps est de le laisser filer. Je déteste le temps, je l'ai déjà dit. Notion abstraite pour quelque chose de quelque peu réel. Enfin, si on veut. C'est tout de même bizarre comme phénomène. J'aimerais tellement repartir avec mes amis sur un long débat sur le voyage dans le temps..discussion sans but qui n'aboutie jamais à rien, faute de preuves scientifiques, mais toujours agréables de voir les opinions. Les esprits s'élèvent, on ne niaise plus! En fait, tout ce que l'on sait sur le voyage dans le temps est basé sur des clichés, c'est ce qui le rend d'autant plus intéressant.

Tantôt, je réfléchissais. Je crois être plus indépendant que je le pensais, enfin, dépendamment de la situation. Je suis toujours en train de me plaindre que je m'ennui de mes amis, que j'ai besoin d'être entourré. Pourtant, au travail, c'est tout le contraire. On dirait que je fuie comme la peste les autres, peut-être plus par mépris que par besoin d'indépendance. Enfin, tout ça pour dire que j'aimerais pouvoir ne rien faire. Au travail, il y a parfois des temps morts, rien de plus assomant, surtout lorsqu'on travaille de nuit. L'ennui, c'est de ne rien faire dans un endroit qui n'est pas particulièrement agréable. Ce que je veux dire en fait, c'est que j'aimerais pouvoir être là et ne rien faire, mais être heureux. Bon, je peux cligner des yeux, respirer, avale....bref laisser mes fonctions vitales faire leur bout de chemin, mais sans toutefois trop penser, ne pas planifier, ne pas analyser. J'aimerais tellement pouvoir me de dire ''je suis là..et alors?''. En fait, je crois que ce n'est que dans ces circonstance que l'on peut pleinement comprendre que l'on existe, sans même se demander pourquoi ni comment....oui c'est ce que j'aimerais. Une autre fois peut-être.

Je m'ennui, tout me manque, tout me semble si loin. La question que je me pose c'est à savoir si je suis vraiment libre, en tenant surtout compte du faire que je ne peux rien abandonner pour l'instant. À quand la journée de 40 heures? J'ai des amis que je ne peux pas voir, j'ai un amour qui me semble si loin. Je l'ai dit une fois dans un autre message: ''le temps a cette facheuse tendance à effacer le passage des hommes''. L'ennui, c'est que j'ai vraiment peur que le temps où je ne suis pas avec ceux que j'aime atténue ce qu'ils peuvent rescentir pour moi. De mon côté, je me n'imquiètes pas trop. Du fait, je suis trop dépendant pour pouvoir me débarasser d'eux et en même temps, ils sont la seule chose qui me permet de continuer. Je ne suis pas fort, mais endurant. Je tiens le coup, tant bien que mal...pour le meilleur et pour le pire mais je n'ai pas l'intention d'abandonner.

Je me sens quétaine en ce moment....J'vous aime gang!