dimanche, juillet 03, 2005

Jour 101-Désintérêt

On m’a dit aujourd’hui que j’étais travaillant. J’ai répondu ‘’merci’’, comme si c’était un compliment, mais je n’en ai pas fait un cas, principalement parce que je ne le crois pas vraiment. En fait, je le dis et je le répète, je me trouve lâche. Je suis paresseux, oui, c’est bel et bien le mot qui s’applique dans la présente situation. Pourquoi cette erreur dans ce cas? Tout simplement que je déteste m’emmerder. Rien de pire pour moi que de rester là à rien faire. Je crois que ce serait l’une des pires choses qui pourraient m’arrive de n’avoir plus rien à faire. Passer mon temps à me morfondre, sans cesse, ce serait atroce. En fait, quand je n’ai rien à faire, souvent il m’arrive de penser. L’ennui, c’est que généralement je pense à ce que j’ai fait, ce que je vais faire ou ce que j’aurais envi de faire. Bref, s’il n’y a rien à envisager, il n’y a rien à penser. Inversement, trop de temps pour réfléchir, ce serait pas mon truc. Je déprime trop facilement.
En fait, hier j’étais particulièrement déprimé. L’ennui, c’est épouvantable. Quand quelqu’un nous manque, c’est probablement l’un des pires sentiments au monde! C’est comme si il manquait une partie de nous, il y a surtout l’absence de bonheur. Difficile de se concentrer quand toutes nos pensées sont dirigées vers une seul et unique chose, une obsession. Je suis amoureux…
Je n’aime pas cette impression, je la déteste même. Mais en même temps, il faut savoir négocier, tirer le bon côté des choses. Je sais que si je m’ennui, c’est pour une bonne cause et que ma patience sera récompensée. J’hésite cependant. J’attend depuis si longtemps, je ne sais pas si mon ennui grandit encore à chaque seconde qui passe et qui devient finalement une répétition de déprimes. Inversement, je suis peut-être de plus en plus heureux, sentant qu’enfin je ne serai plus seul. En fait, je suis conscient que je serai à nouveau heureux bientôt, mais en même temps ce ‘’bientôt’’ m’apparaît encore comme trop loin…j’ai tant besoin de toi. ‘’Time is too long for those who wait’’. J’attend sans trop le vouloir, je sait que ça va en valoir la peine, je prend mon mal en patience et je regarde ma montre. Le problème c’est que je la regarde malheureusement trop souvent. À chaque fois, c’est comme être poignardé que de constaté qu’il n’est pas plus tard que ça. Le moment approche, le temps ne recule pas, c’est bon signe.
Quelques minutes de bref répit: une guerre d’eau! J’aurais jamais cru qu’être au boulot pouvait être amusant, ne serait-ce que quelque peu comme ce fut le cas hier. Relâcher son fou n’a jamais tuer personne, heureusement sinon j’y serait passé depuis des années.