mardi, juillet 19, 2005

Jour 114-Changement

Étrange à quel point l'accomodation peut se faire étrangement...surtout lentement. Changement d'équipe, vive les vacances. Enfin, façon de parler, des vacances dans mon cas, c'est pas pour tout de suite. C'est compliqué, j'aime mieux ne pas comprendre en fait. Mais bon, j'ai hate de finir de travailler, petit répis, rien de mieux pour se changer les idées car c'est vraiment ce dont j'ai besoin en ce moment.

Enfin bref, changement d'équipe de travail. La dynamique n'est pas du tout la même et je dois sincèrment avouer que je trouve ça plutôt désagréable. L'avantage de mon emploie, c'est le fait qu'on travaille en équipe, de sorte à faciliter le travail et alléger la charge. L'ennui, c'est qu'en équipe, il y a rarement que des points forts...La pression, la chaleur surtout, un environnement désagréable....rien de tel pour se mettre à sacrer allègrement. Avec un peu de temps, je vais m'y faire. Je connais l'emploi, il ne reste qu'à s'habituer...le temps est la seule chose à considérer. Un minimum d'effort et hop, je devrais être en business.

J'ai peur d'échouer. Ce n'est pas nouveau, j'ai cette phobie depuis toujours, plus grande crainte en ce monde. Échouer quoi? Mais tout, sans exception! Je n'ai pas à me poser de question, dans ma tête, tout est sur le point de foirer, fort probablement le fruit du brain-wash que je me suis imposé au primaire et au début du secondaire afin de justifier le pourquoi du comment de mes relations quelque peu tumultueuses avec les autres. Enfin, on n'en est pas au stade de la psychanalyse. Ces temps-ci, le plus grand échec que j'entrevois concerne mes relations, principalement en vue de mon déménagement. Traumatisme par-dessus traumatisme. Je n'ai plus envie de partir et j'ai bien peur que rendu là-bas, ce sera encore le même cirque qui recommencera. Si c'est le cas, j'aurai un choix à faire..choix plutôt déchirant. Je ne rescent plus ce besoin d'exil, donc pourquoi s'en aller? En fait, la réponse est malheureusement trop simple pour que je puisse passer à côté, l'esquiver, l'éviter....et il est malhereusement trop tard pour revenir en arrière...

C'est fou comme la vie peut changer. Disons que les chemins qu'elle tend à suivre peuvent être bouleversés par à peu près n'importe quoi, mais surtout à n'importe quel moment. Quelque chose se produit et hop, changement de cap. Le problème, c'est que pour l'instant, je me sens plutôt à cheval sur la ligne pointillée, hésitant encore entre poursuivre le chemin que j'avais choisi d'emprunter et prendre une sortie, question de faire demi-tour. Le temps m'emmerde car il n'est pas réversible...Avoir su.....les mots les plus meurtriers de ce monde. Trop tard pour les regrets, il faut assumer, malgré les difficultés. Le problème n'est cependant pas là. Enfin, il est évident que je le vis, mais d'un autre côté, il n'engage pas uniquement moi, et c'est ce qui me tue royalement. Le bonheur des autres avant le mien, je l'ai toujours dit. Cependant, mon bonheur dépend des autres. J'ai besoin d'eux mais comment les garder près de moi si la distance qui va nous séperer les rend malheureux. Situation déchirante, avis à tous, je ne le souhaite à personne!

La vie mérite d'être vécue, aujourd'hui j'en suis plus certain que jamais. Les relations que j'entretient méritent de l'être encore, et avec encore plus de soins que jamais. Je ne veux rien perdre, rien manquer, rien échouer. J'en ai marre de me poser des questions, de me torturer. Je n'arrive pas à répondre, de peur de me tromper, de peur d'avoir une réponse qui me déplaise, par crainte de ne pas comprendre, juste au cas....se poser une question puis un autre, puis une autre...c'est toujours le meilleur moyen d'éviter d'affronter la réalisé.

Je vis, je suis heureux. Je vivrai, et resterai heureux...