Jours 215 à 218- Où?
Où est-ce que j'en suis? Sincèrement, c'est difficile à savoir. Parfois il y a des questions que j'aimerais mieux ne jamais avoir à me poser. Disons que, géographiquement parlant, j'suis chez mes parents. Ce qu'il y a de bien ici, c'est que j'suis dans un environnement que je n'ai pas peur d'explorer. Disons que je souffre moins de claustrophobie et que les odeurs dominantes ici sont moins désagréables qu'à l'appartement.
Enfin, disons simplement que j'ai du immigré ici, aucunement contre mon gré cependant, dans le but de commencer mon premier stage demain, dans l'école secondaire où j'ai passé tout de même 5 des années les plus bizarres de ma vie. Mais bon, c'est tout de même sans intérêt. En tout cas, disons que de me préparer mentalement serait pas une mauvaise idée car ça risque d'être un tentinet plus pénible que je ne l'aurais imaginé. J'aime mieux m'attendre au pire et vivre le meilleur que l'inverse, question de psychologie. À se faire trop d'attentes on fini toujours par être déçu.
Ces jours-ci cependant, la plus grande déception vient de moi. Disons que mon compotement m'exaspère réellement. J'ai du mal à me suivre parfois et disons que depuis quelque temps, c'est presque indescriptible toutes les choses que je fais sans réellement savoir pourquoi je les ai faites et comment je vais m'en sortir. En quelques mots, disons que j'ai tendance à me mettre les pieds dans les plats. Alors voilà, je suis à deux endroits en même temps....
Mis à part tout ça, je dois dire que j'ai eu une chance exceptionnelle au cours des 3 derniers jours. Alors voilà, je sais que tout est dans l'anecdotique, chose que je déteste, mais en même temps je ne peux m'empêcher de penser que c'est fort probablement l'une des meilleure choses qui me soient arrivées dans ma vie depuis un bon bout de temps déjà. Enfin, disons simplement que l'internet permet de créer des liens avec des personnes qui nous seraient normalement inaccessibles. J'ai eu la chance de passer toute la fin de semaine avec un ami très proche qui habite à plus de 6000km de chez moi, preuve comme quoi un océan ne peut pas venir à bout de l'amitié. Enfin, ironie du sort,à l'instant où j'écris ce message, ça fait exactement 5 mois que nous nous connaissons. Après tout ce temps à vivre des hauts et des bas, des bonheurs et des malheureurs, joies et tristesse, ennui et insomnie, il était bien temps que les choses avances. Le contact s'est fait....comment dire.....instainctivement. Même si on ne peut jamais connaitre à 100% quelqu'un ( et ça j'suis bien placé pour le savoir, je n'arrive même pas à me connaitre moi-même) mais pourtant sur ce coup là, j'avais l'impression de parler avec quelqu'un que je côtoie depuis des années..
Parler de tout et de rien, déconner, faire du tourisme...le programme était aussi long que complexe. Le genre de trucs que j'aime faire quoi. Disons que la répétition, la monotonie et les trucs qui ont tous un lien direct avec l'ennui ce n'est pas mon fort. Mais bon, le simple fait d'être avec quelqu'un que j'aime me suffit généralement pour trouver une discussion sur un arbre intéressante. Le naturel, le moi ou du moins le semblant de moi. En fait, je crois que les gens avec qui je suis aussi à l'aise sont rares et que finalement j'ai peut-être tendance à me censurer dans mes propos ou dans mes idées, plus par crainte non fondée que par réel risque d'être réprimandé. Tout ça pour dire que pour la première fois depuis très longtemps ( ou du moins pour la première fois sans avoir consommé d'alcool...l.'alcool c'est mal les enfants...) j'étais capable de me laisser aller, de dire ce que je pensais. Finalement, j'ai peut-être mon altère-égaux sur un autre continent. Sentiment de liberté procuré par le simple fait de sentir que la personne qui se trouve juste à côté est réellement intéressée par ce qui est dit, qu'elle ne se pose pas de question sur ce qui est fait, qui ne cherche pas à comprendre pourquoi les choses sont ce qu'elles sont....bref uniquement savoir profiter du moment présent. Le temps passe malheureusement tellement vite quand on est bien. Pourquoi les bons moments ne savent pas prendre leur temps??
Vivre, du mieux qu'on le peut, c'est généralement tout ce qui nous est possible de faire. Difficile à faire cependant, chaque chose en influence une autre qui, en bout de ligne, fini toujours par augmenter les risques de faux pas qui pourraient éventuellement tout gâcher. Où en suis-je donc maintenant? Fort probablement plus avancé...plus conquis que jamais surtout. Disons que les choses se déroulent parfois mieux qu'on aurait osé l'espérer. Oser, c'est surement mon plus grand problème. Disons que l'erreur me traumatise peut-être trop pour que j'ose comme je devrais le faire......Foncer, ce serait une idée. Mais à trop foncer on finit toujours pas entrer dans l'mur.....

3 Comments:
Ravi que ce bonheur fut partage... mais faisons simple ne repetons pas la meme chose encore une fois : moi aussi je taime, cher "altere egaux" !!!
JE relisais... en effet, jtrouve ça joli alors je relis, puis je suis ton blog un peu à tous le jours, tu sais bien... Et j'ai relu la fin. Tu as raison en disant qu'en fonçant trop on finit toujours dans un arbre ou un mur... mais à se traîner trop, on risque de se faire rentrer dedans (sans jeu de mots !!!). Quoi vaut-il mieux finalement ? Se prendre un accident tout seul, ou provoquer un carambolage ? Dans les deux cas, le risque est grand, dans les deux cas, tu cours à ta perte parfois, mais c'est comme avec le loto : à trop jouer tu peux tout perdre, à ne jamais jouer on ne peut pas se plaindre de ne jamais gagner non plus... Questions hautement philosophiques entre ta vie, ma vie, Loto-Québec et la sécurité routière... le fait de n'avoir pas gagné cette semaine encore et de m'etre fait pogner par le radar fixe hier n'est sans doute pas étranger à cette réflexion...
Clin d'oeil, François.
Ti gars...
J'ai failli passer complètement à côté, vu que je suis dans un état semi-comateux pour une fois non dû à de l'alcool mais à un énième refroidissement -des volontaires pour me réchauffer ?- mais je viens de me rappeler quel jour on était (à 21.30 passées il était temps, tu me diras...) mais voilà. Il y a 1 mois jour pour jour, c'était la première fois que l'on se rencontrait pour vrai... Crisse que le temps rétrospectivement passe vite, et en même temps quand tu le vis, se traîne tellement, alors que "les bons moments ne savent pas prendre leur temps"... Un mois déjà. Un de moins avant de te revoir, voyons le côté positif ! :p
Clin d'oeil, "monsieur sourire" ! François.
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