Jours 292 à 294-Parler pour ne rien penser
On dit qu'il vaut souvent mieux se taire que de parler pour ne rien dire. J'ai l'impression que plus les choses avances et plus j'ai tendance à aller dans le sens contraire, c'est à dire que je m'efforce de faire un acte de communication dans le seul but d'en faire un, pas expressement parce que j'ai quelque chose à dire, pas parce que je pense quelque chose en particulier, non...tout simplement parce que je m'en fais un devoir. C'est un peu comme de tondre une pelouse fraîchement coupée pour la seule et unique raison qu'il faut parfois(moment non-spécifier) la couper. En bref, il m'arrive de poser des gestes qui sont quelque peu inappropriés à la situation simplement par besoin de faire quelque chose. Plus le temps passe et plus il m'arrive d'avoir la drôle d'impression que mon cerveau se met à fonctionner à peu près en même temps que j'écris, enfin, les grandes révélations se font de plus en plus rares, peut-être que ça va selon mon humeur. Peu importe, le fait est qu'une fois de plus je suis là à me reprocher de parler bien trop souvent pour ne rien dire, de forcer les choses, de toujours trop penser justement parce que je m'y oblige. En fait, mon problème réside exactement sur ce point précis, cette fâcheuse tendance que j'ai Je pense, toujours, un peu trop même, mais tout cela s'explique uniquement par le fait que je m'y oblige: la ''crétinophobie'' si on peut l'appeler ainsi...enfin, cette foutue idée qui revient sans cesse et qui me pousse à croire que je pourrais devenir de plus en plus taré, ou du moins plus que je ne le suis déjà, ce qui serait quelque chose d'assez catastrophique. Pourtant, je ne considère pas que je perds mon temps ici, loin de là. Le regain d'optimisme dont je suis innexplicablement vicitime depuis quelques jours y est fort probablement pour quelque chose, mais on dirait que pour une fois, cette idée que j'ai de moi est en train de foutre le camp.
Je constate mes qualités, autant que j'arrive à voir mes défauts. J'accepte les deux facettes de ma personnalité, sans toutefois laisser complètement tomber le masque, mais il se fait toujours du progrès. De toute façon, les masques ne sont pas près de tomber: un peureux reste un peureux. Peur de quoi? LA question à laquelle j'aimerais pouvoir répondre en évitant de répondre ''la vie''. La peur est une manifestation d'une incompréhension qui ne peut être saisie que par la réflexion. En fait, en y pensant bien, mon problème autant que la solution à ce problème passe par la réflexion. L'ennui c'est que je suis sauveur et bourreau à la fois alors il m'est difficile de savoir exactement quelle attitude avoir par rapport à moi-même. J'ai besoin de penser pour comprendre, mais plus je comprends moins je veux penser. Seule échappatoire que j'ai trouver: mon blog. Faire le tour de toutes les questions possibles pour pouvoir éventuellement un jour être en mesure de mettre un frein à la machine...à mon cerveau. Jusqu'à date, les résultats ne sont pas des plus concluants mais loin d'être inefficaces. Quelques détails à apporter à la démarche et on pourrait presque la faire approuver...
À mon grand étonnement, je réalise de plus en plus que même sans me forcer, le raisonnement, le remue-méninges, le hamster courrant...peu importe l'appellation, mon cerveau fonctionne, avec ou sans efforts. En fait, je me rend surtout compte qu'il s'active beaucoup plus quand je fais quelque chose sans trop y penser que lorsque je rester la à pousser les idées pour qu'elles germent dans ma tête. L'inverse peut également se produire...un coup de tête tout simplement. Je crois que l'exemple le plus marquant s'est passé vendredi dernier. Choix qui me trottait au fond du steak haché que j'appellerai ''cerveau'' pour les besoins de la cause, j'ai décisé, sur un coup de tête, d'aller me faire percer le sourcil. Choix esthétique qui est loin de ce que j'aurais pu imaginer de ma personne. Enfin, de toute évidence, c'est joli. Autre utilité? Niet! Rien du tout...mais pourtant, chose étrange, j'en suis heureux et je ne le regrette pas du tout. Enfin, disons que pour mon cheminement personnel c'est toute une innovation que de vaincre une peur que j'avais et réussir à passer à l'étape suivante, à aller au-dela du stress, sorte de petite victoire personnelle. Pas de quoi se péter les bretelles mais je dois avouer que j'en retire une certaine fierté.

1 Comments:
Très Intéressant !
Je me suis toujours fait dire par ma prof de français de ne pas commencer un livre par la fin !
Mais me voici à la fin de ton dernier texte lol.
Je voulais me situer dans ton espace temps !
À bientôt !
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